Bonjours à toutes. J'espère que vous avez passé une belle semaine. Je tiens à remercier toutes celles qui me lisent, qui ont mis cette fic en alerte story ou en favorite story.

Merci : Claudia – petitefilledusud – aude77 – isabellamisa – caro30 – linea – lapiaf83 – COCOTTE 56 – Pata – Mariefandetwilight – alinette 74 – cynthia – luna – bettypoussin – chouchoumag – Izzy80 – eliloulou – Miliampère – angel – sistabetina

Claudia : Bonjour à toi nouvelle lectrice. Comme toi, le 3e tome est mon préféré et moi aussi je préfère lire en français. J'ai l'impression que ça me détend plus. Et moi aussi j'adore le POV d'Edward. On en apprend plus et j'adore connaître les pensées de sa famille. Enfin bref, tout ça pour dire qu'on a pas mal le même point de vu. Merci de me lire et merci de ta review.

Petitefilledusud : Merci de me lire et merci de me laisser une review à chaque chapitre. C'est très apprécié.

Linea : Oui, lorsque je saurais pour la date, je te le ferai savoir. Mais il y a une lectrice qui m'a dit qu'il sortait la même date, soit le 5 juin. Et je l'ai vu sur un site d'information. Reste juste à confirmer. Mais si je me fis au 4e tome, je crois qu'il est sortit la même journée en anglais et en français.

COCOTTE 56 : Merci de ta review.

Pata : Merci de me laisser une review à chaque semaine. Je l'apprécie énormément. Et comme tu dis Bella a peut-être autant la poisse pour compenser d'avoir Edward.

Cynthia : Oui, pour être parfait, il l'est… Pas comme ce cabot… Lol!

Luna : Oui, tu as totalement raison. J'ai vraiment trop Twilight dans la tête. Je ne me reconnais même plus… Ça fait plus d'un an que j'ai découvert ces livres et je n'ai pas encore décroché… Je suis complètement accro… Ne t'inquiète pas, pour ATO, c'est juste parce que j'attends la correction.

Bettypoussin : Mon ange gardien du week end est passé… Wow, ça fait partie des plus beaux compliments qu'on m'ait fait. Quoi dire de plus qu'un énorme Merci. Et en passant, moi aussi je suis accro. Parfois, je ne déjeune même pas avant d'allumer mon ordi… Lol!

Angel : En tous cas, ces fics sont pas mal moins engraissantes que le chocolat… Lol!

Sistabetina : Bienvenu chez moi. J'espère que tu aimes la ville et que tu profite de ton voyage, même s'il pleut.

Disclamer 1 : Tous les personnages appartiennent à SM.

Disclamer 2 : Cette merveilleuse histoire est écrite par ForksVampireGirl.

Bonne Lecture!


SUITE DU CHAPITRE 8 – INDICES

« Nous devons en découvrir le plus possible avant de prendre une décision. Si nous réussissons à discuter avec des jeunes, à leur expliquer nos lois, les choses s'arrangeront en douceur. » Lorsque je prononçai ces mots, ils me semblaient impossible à réaliser. Je ne pouvais pas imaginer raisonner un groupe de nouveaux nés qui avait déjà prouvé qu'ils ne se contrôlaient absolument pas. « Attendons qu'Alice ait une meilleure idée de ce qui se passe. Inutile de nous en mêler si ce n'est pas nécessaire. Après tout, cette responsabilité ne nous incombe pas. » Je ne voulais pas que ça se termine en combat – nous en avions déjà assez à gérer comme ça – et Carlisle détestait l'idée de tuer quelqu'un, même si ce « quelqu'un » était un tueur impitoyable. En tressaillant, je me rappelai à quel point il lui avait été difficile d'admettre que tuer James était la seule solution. Emmett quand à lui, serait beaucoup trop désireux de combattre un groupe de nouveaux nés. Si nous n'étions pas là pour l'en empêcher, il serait probablement déjà à Seattle. Son entêtement et sa confiance en lui n'était généralement pas un problème, mais dans cette situation, ça me rendait nerveux. Il ne comprenait pas entièrement ce à quoi nous étions confrontés. « Heureusement que nous avons Jasper, cependant », dis-je doucement, pour la première fois reconnaissant de sa brutale histoire. « Il ne sera pas de trop s'il s'agit effectivement de jeunes vampires. »

« Jasper? Pourquoi? », me demanda-t-elle.

Je souris malgré mon appréhension. Il sera probablement heureux d'apprendre que son passé allait finalement servir à quelque chose. « Il est une sorte d'expert en la matière. »

« Précise. »

« Il t'expliquera lui-même. Son histoire est en cause. » En cause et… brutale. Et par conséquent, censurée. Évidemment, je connaissais tous les détails. Depuis toutes ces décennies, j'avais perdu la trace de ce qu'il avait dit à voix haute, mais je l'avais appris par inadvertance dans ses pensées. Je respectai sa vie privée pour ne pas parler de son passé, de peur de révéler quelque chose qu'il préférait garder pour lui. Il n'avait jamais voulu admette – pas même à Alice – à quel point la culpabilité des atrocités auxquelles il avait été impliqué le rongeait toujours.

« Quel bazar », marmonna Bella. Exactement ce que je pensais.

« N'est-ce pas? J'ai l'impression que tout nous tombe sur la tête en même temps. » Ma culpabilité revint à la charge en pensant à quel point je risquais la vie de la personne que je m'étais juré de protéger. Si ce n'était pas un vampire assoiffé de vengeance ou dans les bras du loup garou dans lequel je l'avais pratiquement jeté, c'était un groupe de nouveaux nés, complètement hors de contrôle, qui avait choisis de faire leur saccage juste un peu plus au Nord Ouest de Forks. D'accord, ce n'était pas de ma faute, mais sans moi, Bella croirait que c'était seulement un tueur en série. Au lieu de cela, elle devait vivre avec de la peur en connaissant la vérité. Je soupirai, détestant à quel point j'avais perturbé sa vie. « Tu ne crois pas que ta vie aurait été plus simple si tu ne t'étais pas amourachée de moi? », demandai-je misérablement.

« Ce ne serait pas une vie. »

« Pas pour moi en effet », murmurai-je, vaincu par l'amour inconditionnel que je voyais dans ses yeux. C'était beaucoup plus que ce que je méritais. Et en cet instant, je me rappelai le bout de la conversation qu'elle avait eu avec Jacob, celui j'avais entendu. Je lui prenais tellement de choses, que le moins que je puisse faire, c'était de lui donner tout ce qui la rendait heureuse. Peu importe si cela me semblait insensé. « Bon, à présent », dis-je en souriant, avec autant de sincérité que je pouvais, compte tenu de ce que je voulais lui dire. « Tu as une question à me poser, non? »

Elle sembla perplexe. « Pardon? »

« Ou peut-être pas », dis-je en souriant. Qui étais-je pour lui rappeler ce qu'elle avait déjà oubliée. Sois raisonnable. Donne-lui ce qui la rend heureuse…, me rappelai-je « J'avais cru comprendre que tu avais promis de demander la permission de te rendre à une espèce de soirée entre loups garous. »

« Tu as encore écouté aux portes, toi! » Elle n'avait pas l'air surprise ou particulièrement ennuyée par ça, et cela me fit sourire.

« Presque pas. Juste à la fin. »

« J'avais renoncé à aborder le sujet, de toute façon. Inutile d'ajouter à ton stress. »

Encore une fois, elle me donnait plus que ce que je méritais. Je fis un pas vers elle jusqu'à ce que je puisse sentir son cœur battre dans sa poitrine. Je pris son visage en coupe pour la regarder droit dans les yeux. Je posai la question, même si j'étais sûr de connaitre la réponse.

« Tu as envie d'y aller? »

« Ce n'est pas grand-chose », mentit-elle. « Oublie. »

« Tu n'as pas à solliciter mon autorisation, Bella. Je ne suis pas ton père, heureusement d'ailleurs. C'est à lui que tu devrais t'adresser. »

« Charlie sera toujours d'accord, je ne t'apprends rien », dit-elle en esquissant un sourire. Il faudrait que je me souvienne de ce sourire lorsqu'elle serait absente pour me rappeler pourquoi je sacrifiais – momentanément – ma santé mentale.

« Je reconnais que je devine comme personne ce qu'il a dans le crâne. » L'une des tendances les plus constantes dans l'esprit flou de Charlie, c'était que Jacob était bon, digne de confiance. La paix qui semblait s'installer dans son esprit lorsqu'il s'imaginait que Bella et Jacob étaient ensemble rivalisait amplement avec les soucis qui s'installaient lorsqu'il pensait à la relation qu'elle avait avec moi. J'avais la certitude que je n'arriverais jamais à réparer les dégâts que j'avais fait en la quittant, du moins lorsque Charlie était concerné. D'ailleurs, je ne pouvais pas m'attendre à ça. Non. Pas quand je pensais à ce qu'il avait du vivre en s'occupant de Bella durant des mois.

Je vis la confusion, puis l'indécision sur son visage. Je savais qu'elle voulait y aller, mais elle considérait – finalement – mes sentiments, comme je le souhaitais depuis longtemps. Cela me donna encore plus confiance en ma décision.

« Bella », dis-je en la regardant profondément dans les yeux. « Je t'ai promis de me montrer raisonnable et de me ranger à ton jugement. Je suis sincère. Si tu fais confiance aux loups garous, je ne m'inquiéterai pas. »

« Hé bien! », dit-elle en me regardant, incrédule.

« Jacob a raison, sur un point au moins. Sa meute devrait suffire à te protéger l'espace d'une soirée. » Je faillis rire. Je me demandais s'ils avaient réalisé que garder Bella saine et sauf était un travail à temps plein.

« En es-tu sûr? » Elle me donnait une porte de sortie et la garder près de moi au lieu de l'abandonner aux bons soins des loups. Je considérai durant un instant d'en profiter, mais le sourire qui menaçait de se rompre sur son visage me rappela que, ce qui comptait le plus, c'était son bonheur – et que je lui devais bien après tout ce qu'elle avait subi par ma faute.

« Bien sûr », dis-je en verrouillant un sourire sur mon visage. « Sauf que… » J'avais de la difficulté à la confier à Jacob – j'étais sûr qu'elle en avait conscience – et j'étais certain qu'elle accepterait mes demandes. « Autorise-moi à te conduire jusqu'à la frontière de nos territoires, pour commencer. Équipe-toi aussi d'un portable, de manière à ce que je sache quand revenir te chercher. »

« Ça semble… raisonnable », dit-elle.

« Parfait », dis-je avec le plus de calme que je pouvais. Elle n'avait pas besoin de savoir qu'à l'intérieur de moi, j'hurlais. Rien de bon ne pouvait ressortir du fait que je me sentais misérable à l'idée de la laisser aller avec une bande de chiens immatures. Elle voulait passer du temps avec eux, et je n'avais pas le droit de lui refuser. Je l'avais quittée et blessée de la pire des manières qui soit, et je m'étais juré de la rendre heureuse pour le reste de mon existence et de ne plus jamais la quitter.

Je détestais ne pas être en mesure de tenir ma promesse en la laissant aller là où je ne pouvais pas la suivre.

Je l'écoutai avec une patience mesuré expliquer à Jacob que je voulais la reconduire à la frontière et revenir la chercher lorsque le feu serait terminé. J'essayai de ne pas écouter Jacob, mais il m'était impossible de ne pas entendre la suffisance dans son ton.

Je devais aller la reconduire à six heures, alors il ne me restait pas assez de temps pour dévoiler à Bella la surprise qui l'attendait chez moi. C'était quelque chose qui m'avait trottée dans la tête depuis que j'avais su pour ses petites escapades de motos. Je détestais l'idée de l'empêcher de faire quelque chose – même si c'était téméraire – et dès que j'avais acheté ma moto, j'avais su que j'avais fait le bon choix. Elle avait minimisé son excitation, mais je savais qu'elle adorait en faire et je voulais lui rendre ce bonheur. Et ce serait encore mieux maintenant, parce qu'elle roulerait pour le plaisir et non pour essayer de retrouver quelque chose de perdu.

Je l'avais laissé si brisée qu'elle avait senti le besoin de faire des activités extrêmes pour entendre ma voix. J'aurais pu être beaucoup plus furieux parce qu'elle avait risqué sa sécurité pour quelque chose de si absurde, mais si j'avais pu faire apparaitre une hallucination si claire d'elle, moi aussi j'aurais fait n'importe quoi pour y parvenir. J'aurais couru autour de Volterra en me moquant des Volturi comme un fou pour pouvoir passer un moment avec ma Bella.

Donc, j'avais mis ma nervosité de côté – après tout, je serai là pour la rattraper avant qu'elle ne puisse se blesser – en décidant de m'acheter une moto pour que nous puissions en faire ensemble. Je ressentis un léger pincement de culpabilité en pensant à quel point Charlie désapprouverait qu'elle fasse de la moto, mais honnêtement, il n'y avait pas beaucoup de ses règles que je ne rompais pas, alors pourquoi ne pas en ajouter une de plus à la liste?

Par contre, il y avait une très grande différence entre ce que Jacob lui avait appris et ce que je voulais. Ça m'avait rendu furieux de savoir qu'il n'avait pas insisté sur ce point dès le début. Avec ma moto, j'avais aussi acheté des vêtements appropriés pour Bella, y compris un casque. Non pas que je comptais la laisser tomber, mais il n'y avait aucune raison de prendre la chance.

Je laissai mon esprit vagabonder tandis que Bella terminait sa conversation avec Jacob et je finis par réaliser qu'elle me parlait à moi.

« Alors, avons-nous le temps? », me demanda-t-elle.

« Je suis désolé, mon amour, mon esprit était ailleurs. »

« Ce n'est pas grave. De toute façon je parlais plus ou moins pour moi-même. J'ai parlé à voix haute pour voir si tu m'écoutais », dit-elle avec un sourire narquois. « Je voulais savoir si nous avions le temps d'aller chez toi pour récupérer ma moto. Vu que je ne l'utilise pas, je crois que je devrais la rapporter à Jacob. Peut-être qu'il pourra la vendre. Nous ne pourrons plus en faire ensemble, et je me sens mal vis-à-vis du temps qu'il a passé à la réparer. »

Mon cœur se serra à la vu de son triste regard et au ton de sa voix. Je ne savais pas pourquoi ça ne m'était jamais venu à l'esprit avant. L'idée de faire de la moto avec moi ne serait pas aussi excitante pour elle que je le croyais parce que ce n'était pas à propos de la moto. C'était à propos de Jacob. C'était quelque chose de spécial qu'elle avait partagé avec lui.

J'hochai la tête. Je me sentais comme un parfait imbécile et nous roulâmes en silence jusqu'à chez moi. En entrant dans le garage, je me disais que c'était beaucoup trop espéré qu'elle ne dise rien à propos de la moto argenté à côté de la sienne. Les voitures rapides étaient une espèce de fascination pour moi et ma famille, mais Bella savait que personne n'avait un intérêt pour les motos. Personne ne pouvais ce méprendre sur cette moto.

« Qu'est-ce que c'est que ce machin? »

« Rien. »

« Excuse-moi? »

Je forçai un sourire, déterminé à ne pas lui laisser savoir à quel point j'étais déçu. « Comme j'ignorais si tu pardonnerais à ton ami et comme je me demandais si tu aurais toujours envie de faire de la moto, j'ai pensé que je pourrais t'accompagner. Au cas où. Tu sembles aimer cela. »

Une expression triste et inexpliquée apparue sur son visage tandis qu'elle regardait les motos et je me demandais si je venais – sans le savoir – de lui rappeler les horribles mois que nous avions passés éloignés l'un de l'autre. Au moment où je m'apprêtais à m'excuser pour cette odieuse erreur, elle murmura : « Tu m'aurais semée sur place. »

Heureux qu'elle se préoccupe de ça, je tendis les mains pour prendre son visage en coupe. Je touchai ses joues, ses lèvres, et fixai mon regard au sien pour qu'elle puisse voir à quel point je serais heureux de faire de la moto avec elle si ça la rendait heureuse.

« J'aurais maîtrisé ma vitesse. »

« Tu te serais ennuyé. »

« Bien sûr que non, puisque j'aurais été avec toi. »

Elle sembla perdue dans ses pensées pour un moment, le front plissé. Peut-être que ce n'était pas une erreur. Peut-être que je pourrais lui donner cette petite joie.

« Admettons », dit-elle finalement. « Juste un truc, cependant. Si tu avais estimé que je roulais trop vite, si tu avais craint que je ne perde le contrôle de la moto, comment aurais-tu réagi? »

J'attendis avec de répondre, commençant à comprendre pourquoi elle trouvait ça excitant de faire de la moto avec Jacob. Avec lui, il y avait du danger. Même si j'étais sûr qu'elle savait qu'il ne la laisserait pas se blessée gravement, il n'était pas constamment sur le point de se précipiter sur elle pour la rattraper. Et elle savait aussi bien que moi que je ne pourrais pas faire la même chose.

« C'est activité est réservé à Jacob », dis-je en essayant de sourire. Je ne voulais pas qu'elle se sente coupable. « D'accord. »

« Lui et moi sommes sur la même longueur d'onde, dans ce domaine. Certes, toi et moi pourrions… »

Elle essayait de me ménager, de me faire plaisir, rien de plus.

« Oublie », dis-je en riant lorsque je réalisai ce que j'allais en faire. Alice devait l'avoir vu et ça expliquait pourquoi elle avait été si enthousiaste lorsqu'elle m'avait aidé à l'acheter. Elle n'avait pas fait du shopping pour moi, elle l'avait fait pour Jasper. « J'avais remarqué que Jasper avait contemplé la chose avec grand intérêt. Il était sans doute temps qu'il découvre un nouveau mode de transport. Maintenant qu'Alice a sa Porsche… »

« Edward, je… »

Je l'embrassai rapidement, ne voulant pas qu'elle ait des remords. La seule raison pour laquelle je l'avais acheté, c'était parce que je pensais que ça la rendrait heureuse. Si tel n'était pas le cas, il n'y avait aucune raison pour y penser une seconde de plus.

« Oublie, je te répète », lui assurai-je lorsque nos lèvres se séparèrent. « En revanche, j'ai une requête. »

« Tout ce que tu voudras. »

Je me penchai pour attraper le casque et la veste que je lui avais choisis. Ce n'était pas parce qu'elle ne voulait pas en faire avec moi qu'elle n'en ferait pas du tout. Je détestais l'idée de ne pas être là, lorsqu'inévitablement elle tomberait, mais je me sentirais mieux qu'elle soit plus protégée que dans ses précédentes tentatives.

« S'il te plaît », suppliai-je lorsqu'elle posa ses yeux septiques sur le casque.

« J'aurai l'air stupide », protesta-t-elle.

« Mais non. Juste assez intelligente pour te protéger comme il se doit. » Je tendis la main pour toucher son visage à nouveau, soudainement encore plus conscient de sa fragilité. « Je tiens tant à toi que j'aimerais que tu prennes soin de ton corps. »

« Bien. Et ça, qu'est-ce que c'est? »

« C'est un veste en cuir », dis-je en riant des choses que les humains devaient utilisés pour se protéger. Je suppose qu'il y avait quelques avantages à être un vampire. « J'ai entendu dire que s'éplucher sur le goudron était douloureux. »

À contre cœur, elle mit le casque et la veste. C'était tellement différent de ce qu'elle portait habituellement. Et l'air renfrogné qu'elle avait sur le visage lorsque je zippai la veste pour elle lui donna un air drôlement féroce – du moins pour Bella. Je souris à l'image que j'avais devant moi. Ma douce Bella me lançant un regard noir à l'intérieur d'une mer de cuir noir.

« Sois honnête, je suis hideuse, hein? », me demanda-t-elle.

Je reculai pour la voir entièrement, et pour la première fois, elle n'avait pas l'air si fragile. Pour de brèves seconde, je l'imaginai comme moi, un être fort, puissant, irrésistible…

J'arrêtai rapidement le train de mes pensées. Qu'est-ce qui n'allait pas avec moi?

« C'est si terrible que ça », demanda-t-elle, et je réalisai qu'elle attendait toujours une réponse. Il n'y avait aucune chance que je lui dise ce qui venait de se passer dans mes pensées.

« Non, non, Bella. En vérité… » Je m'arrêtai. Il n'y avait pas d'autre façon de lui dire. Bien qu'il me fût douloureux de penser qu'elle perde sa mortalité, je devais admettre que j'étais attiré par cette image de Bella – incassable et forte – debout à côté de moi. « Tu es plutôt… sexy. »

« Ben tiens! », rit-elle.

« Vraiment sexy en fait. » Pour une fois, j'étais content qu'elle ne veuille pas me croire. Comme ça je n'aurais pas à lui expliquer pourquoi je la trouvais particulièrement sexy en ce moment.

« Tu dis ça pour que j'accepte de mettre tout ça. Mais bon, d'accord. Tu as raison, c'est plus raisonnable. »

Je l'enlaçai en riant sous cape. Après tout ce temps, elle ne se voyait toujours pas clairement.

« Tu es sotte, ça fait partie de ton charme. Bon, ce casque a ses inconvénients, je l'avoue. »

Je lui enlevai, laissant sa chevelure retomber autour de ses épaules et je l'embrassai en me rappelant qu'elle était toujours fragile. Je constatai que j'avais plus de difficulté que d'habitude à rester doux dans mon baiser. J'essayai de ne pas penser au pourquoi de ça, mais une autre image de Bella, la peau pâle et dure comme le marbre, m'agressa sans y être invité.

« Je suppose qu'on doit y aller », dis-je en m'éloignant d'elle.

« Oh, je n'ai pas vraiment besoin d'y aller », répondit-elle légèrement essoufflée.

« Ne commence pas. J'ai fait beaucoup d'effort pour arriver à me convaincre de passer une soirée sans toi. N'essaie pas de me faire flancher. »

Bella sembla considérer ma proposition, alors je nous dirigeai rapidement vers ma voiture. Je savais à quel point elle avait envie d'aller à La Push ce soir, même si elle n'était plus sûre en ce moment.

Bella fut relativement calme durant le trajet, lorsque soudainement, elle se tourna vers moi avec une expression très étrange.

« Tu sais ce que ça me rappelle? Mon enfance, lorsque Renée passait le relais à Charlie pour l'été. J'ai l'impression d'avoir sept ans. »

Cela me fit rire, mais je décidai de ne pas commenter. Nous nous rapprochions de La Push et j'avais besoin de rester concentré et calme. J'entendis Jacob avant de le voir, et même s'il faisait des efforts, son amertume n'avait pas diminuée. Je ne pouvais pas le comprendre. Après tout, il était le point de passer sa soirée avec Bella sans que je sois dans les parages. Je ne serais même pas en mesure de la rejoindre, peu importe à quel point je le désirais.

Je ne comprends toujours pas à quoi il joue, pensa-t-il, juste avant qu'il entre dans mon champs de vision. Oh génial. Il se raidit lorsqu'il nous vit et je l'entendis essayer de bloquer ses pensées. Il commença à penser à des choses sans importances, clairement irrité par mon don. Il finit par y renoncer lorsque Bella lui fit chaleureusement un signe de la main en lui souriant et il ajouta avec ironie : Merci d'avoir laissé Bella sortir pour jouer.

« Appelle-moi dès que tu seras prête à rentrer, et je viendrai te chercher », lui dis-je en me stationnant. Je devenais de plus en plus nerveux, mais le bonheur que je vis sur le visage de Bella me confirma que je ne pouvais pas revenir en arrière.

« Je ne resterai pas tard. »

Jacob attendait, nous regardant avec confusion lorsque je déchargeai la moto de Bella de ma voiture.

Tu la laisses faire de la moto avec les grands garçons?, pensa-t-il sèchement. Quoiqu'avec une protection. Quoi? Tu ne me fais pas confiance pour la garder en un seul morceau? Pourtant j'ai bien travaillé lorsque tu étais parti.

« Tu n'as rien oublié? », demandai-je à Bella en ignorant Jacob et en essayant d'étouffer le grondement qui menaçait de sortir de moi.

« Non. »

Même si je ne cherchais pas à être aussi rancunier et mesquin que Jacob, la malice dans ses pensées me fit succomber à un moment de faiblesse. Je tirai Bella vers moi pour l'embrasser fiévreusement.

Sale, dégoûtant, terrifiant comme l'enfer… Comment peut-elle le supporter?

Jacob essaya de faire taire son esprit, mais il était trop tard. Je ris sous cape en libérant Bella de mon étreinte.

« Au revoir », dis-je doucement, ravi d'entendre son cœur battre la chamade. Je me demandais s'il pouvait l'entendre lui aussi. Je ne savais pas à quel point leurs ouïes étaient fines. « J'adore le blouson », ajoutai-je en souriant tandis qu'elle rougissait.

Elle s'éloigna lentement de moi, comme si elle voulait me donner une dernière chance pour changer d'idée. Une brève, mais violente vague de terreur m'assaillit tandis que je réalisai vraiment vers qui je l'envoyais, mais je l'enterrai aussi rapidement que je pus. Je ne voulais pas que sa soirée soit entachée par la culpabilité. La souffrance que j'étais sur le point de ressentir était mon problème. Pas le sien.

Parce qu'il aimait me rendre les choses le plus difficile possible, Jacob compta chaque pas qu'elle faisait, me disant ce que je savais déjà.

Elle a presque atteint la ligne… Que vas-tu faire lorsque tu ne pourras plus t'approcher d'elle? Encore quelques pas… et tu ne pourras plus la toucher, n'est-ce pas, buveur de sang?

Je grondai faiblement, incapable de me retenir plus longtemps. Jacob sourit lorsque j'entrai dans ma voiture en le fixant du regard.

« Qu'est-ce que c'est que tout ça? », demanda-t-il en tournant son attention vers Bella, lorsqu'elle fut à quelques pas de la frontière.

« Je tenais à la remettre à sa bonne place. »

Cette fois, son enthousiasme l'emporta sur son désir de me contrarier. Tout ce que j'entendis, fut une liste d'endroit où il voulait emmener Bella pour faire de la moto. Il ne me narguait pas. Il était tout simplement extatique.

Jacob ne perdit pas de temps. À la seconde où Bella franchit la ligne, il s'approcha d'elle pour la serrer dans ses bras.

Toute à moi, pensa-t-il ironiquement. Mon pied appuya instinctivement sur l'accélérateur, souhaitant pouvoir lui passer dessus, mais je m'arrêtai lorsque son esprit ajouta ce qu'il détestait et par la même occasion ce qui me ramena à la raison. Pendant quelques heures…

C'était plus que je pouvais en supporter, alors je me forçai à partir en laissant mon unique amour avec une créature que je ne pouvais que détester. Pourtant, au fond de moi, je savais qu'elle serait en sécurité. Je me permis momentanément d'être reconnaissant envers Jacob pour s'être occupé d'elle lorsque je l'avais laissée seule. Son amour – aussi stupide et stérile qu'il était – l'avais protégé jusqu'à ce qu'elle soit revenu dans mes bras.


Hou la… Moi qui n'aime déjà pas Jacob, là je le déteste carrément!

Petit message pour celles qui lisent ATO : Je sais que ça fait plusieurs jours que je n'ai pas posté sur cette fic. Ne vous inquiétez pas, le prochain chapitre est en cours de correction, alors aussitôt qu'il est prêt, je vous le poste.

Bisous xoxo

Miss Lunatik