Bonjour tout le monde, voici un nouveau chapitre. Je sais, ça date, mais je vous avoue que cette fanfiction était passée à la trappe et que je préférais écrire des OS au lieu de vous la bacler faute d'inspiration.
J'ai le prochain chapitre fini, mais je ne sais pas quand je vous le posterai, j'aimerais finir celui d'encore après avant si possible pour pas vous faire attendre trop longtemps.
Voili Voilà, je me tais et vous laisse lire.
IchiIchiIchiIchiIchi
Chapitre 14 : Couples & surprises.
Ishida était arrivé, intimidé, aux côtés de Chad dans le salon d'un manoir qu'il ne connaissait pas. Tout ce qu'il savait, c'était que son futur employeur vivait ici. Sado lui avait proposé un travail alors qu'il n'avait pas encore fini ses études. Il avait été surpris. Autant que lorsqu'il l'avait revu après sa disparition du lycée avec Ichigo et Abaraï, environ trois mois plus tôt. Ils avaient parlé et le jeune homme avait découvert que son ami était au service d'une famille noble. Puis, autre chose s'était installé lentement mais tranquillement entre eux. Un lien plus fort que celui de la simple amitié. Et cela s'était concrétisé car ils formaient maintenant un couple.
Le plus petit se demandait ce qu'ils faisaient là jusqu'à ce que le chef de la famille Shiba n'entre lui-même. Ses yeux s'écarquillèrent en même temps que sa bouche laissa échapper un cri de surprise :
- Kurosaki ?!
- Cela fait longtemps Ishida ! Ou devrais-je dire délégué ? Fit moqueusement le roux.
- Mais… Se tournant vers son petit ami demanda : Qu'est-ce que ça signifie ?
- Je te l'ai dit. Je suis au service du dirigeant des Shiba, et ce dirigeant est Ichigo.
Ce dernier s'amusait de voir les réactions de total ébahissement du jeune homme qui, quelques mois auparavant, était l'un de ses amis les plus proches. Le lunetteux se tourna une fois de plus vers son ancien amour et le regarda de la tête aux pieds. Ses cheveux avaient légèrement poussé tombant maintenant sur sa nuque ce qui rajoutait à son charme. Mais, quelque chose d'autre le troublait, l'aura que dégageait le roux n'avait plus rien à voir avec celle qu'il avait au lycée. Une chose était sûre, Ichigo Kurosaki – non, Shiba – était un véritable chef de clan. Aussi pour ne pas paraître irrespectueux, le jeune homme s'inclina légèrement. En réponse il eût un petit rire puis la voix chaleureuse lui dit :
- Pas besoin de formalités entre nous Ishida. Tu es le petit ami de mon bras droit après tout.
Un rougissement apparut sur les joues blanches du futur médecin. Soudain, un grand brouhaha se fit entendre ainsi qu'un éclat de voix :
- Shiba-sama ! Est-ce ma faute si vous n'y arrivez pas ?!
- Exactement !
- Eh bien justement non. Si vous vous donniez la peine d'écouter ce que je dis…
- Raaah, vous n'étiez pas prof d'Arts vous à la base ?
- Si, mais je suis polyvalent alors maintenant, revenez étudier.
La porte du salon s'ouvrit de nouveau, laissant passer une tignasse rouge qui s'arrêta net en constatant le monde dans la pièce. Ishida fut stupéfait de découvrir Abaraï Renji dans cette demeure. Ichigo et lui n'étaient-ils pas ennemis ?
- Renji !
Les yeux de l'invité s'élargirent de nouveau en remarquant Gin Ichimaru à la suite du premier. Il ne savait plus quoi penser. L'argenté vit l'étranger à la demeure et haussa un sourcil en faisant :
- Ishida-kun ? Que fait-il ici ? Demanda-t-il ensuite en se tournant vers le roux présent.
- Il nous rejoint, enfin, il doit finir ses études de médecine d'abord mais il sera un docteur assigné à notre famille.
- Ah ouais ? S'incrusta Renji. Et en quel honneur ?
- C'est l'amant de Chad.
- Hein ?! Firent les deux nouveaux arrivants.
Leurs yeux s'étaient posés sur les deux hommes. Ils étaient en tout point différent et ils ne les auraient jamais mis ensembles. Un silence flotta jusqu'à ce qu'Ichigo ne dise :
- Donc, Ishida, même si tu les connais déjà, je vais te dire leur place au sein de la famille. Renji est mon mari et Gin est l'un des leaders.
- Mari ? S'étonna le jeune homme. Toi et Abaraï êtes mariés ? Depuis quand ?
- Mmmh, environ six mois maintenant.
- Six mois ? Mais ça correspond à votre disparition au lycée ! Enfin, je savais grâce à Sado que vous étiez en bonne santé mais… Vous deux, ensemble…C'est stupéfiant.
- Je n'en doute pas. Rétorqua le chef, puis se tournant vers sa moitié : Renji, est-ce moi ou tu sèches encore un cours de Gin ?
- Mais…
- C'est exact Shiba-sama. Votre mari ne semble pas aimer gérer les comptes d'une entreprise. Il trouve qu'il y a trop de chiffres et que ceux-ci lui donnent mal à la tête. Fit le professeur.
- Sensei !
Le cri surprit le nouveau membre de la famille. Depuis quand Renji appelait-il Gin Ichimaru « Sensei » ? En fait, même Yasutora était surpris. Certes les rapports entre les deux hommes s'étaient améliorés ces derniers mois au point qu'ils plaisantent ensemble et que Renji accepte les conseils et les enseignements que l'argenté pouvait lui donner sur sa fonction, mais il ne savait pas que le respect du rouge allait si loin. Un sourire s'inscrivit sur ses traits. Peut-être y aurait-il enfin un peu de paix dans la demeure ? Il observa son maître sourire d'amusement face aux chamailleries des deux autres hommes. Il semblait que cet apaisement des tensions profitait à tout le monde.
Ichigo, lui, avait beau s'amuser de la dispute amicale des deux autres, il devait aussi remplir d'autres obligations. Il s'approcha donc de son amant par derrière. Celui-ci ne le remarqua pas, trop occupé à rabrouer son professeur qui, lui, avait compris le manège du chef de clan. Il réprima donc un sourire et continua d'occuper le rouge. Arrivé à la hauteur de ce dernier, le Shiba lui attrapa les mains et les attacha grâce à une ceinture qui traînait là. Il se demandait d'ailleurs ce qu'elle faisait là et il avait bien une idée, mais il ne chercha pas à comprendre, essuyant déjà la foudre de son amant :
- Qu'est-ce que tu fou Ichi ?!
- J'aide juste Gin à te refaire prendre ses cours. C'est toi-même qui l'as décidé alors ne te défile pas.
- Mais c'est parce que je voulais….
- Tut, on respecte ses engagements dans ma famille.
Le jeune homme grommela mais se laissa traîner par son professeur qui remercia son patron d'un signe de tête. Ce dernier soupira puis se tourna de nouveau vers son invité. Celui-ci semblait circonscrit face à ce qu'il venait de voir, mais il n'y avait rien de bizarre là-dedans. Il s'approcha de la petite table et prit la feuille posée dessus en parlant :
- Donc, Chad t'as déjà tout raconté, mais voici le contrat qui te reliera à nous. Je te laisse le lire.
Uryuu attrapa le papier puis se mit à la lecture en s'asseyant sur l'un des fauteuils de cuir. Il fronça les sourcils au fur et à mesure puis releva la tête vers le roux. Il n'y avait que des avantages dans ce document. La famille ne demandait rien sauf la priorité dans les visites. Il demanda :
- Es-tu sûr de ne vouloir que ça ?
- Bien sûr, tu es libre d'avoir ton propre établissement, ou de faire ce que tu veux du moment que tu nous places dans tes priorités.
- Mais c'est peu non ?
- Que veux-tu que je te demande d'autre ?
- Je ne sais pas, des réductions ou même consultations gratuites et que je reste à demeure.
- Nous n'en avons pas besoin. Nous avons l'argent nécessaire. Tu seras donc payer pour le poste de médecin attitré en plus des consultations ponctuelles. Pour ton logement, je pense que de toute façon, tu vas vivre avec Chad non ?
- Oui. Répondit-il avec une légère coloration rouge aux joues. En tout cas, on peut dire que tu n'es ni égoïste, ni avare.
- Ce n'est pas le mode de vie de la famille. Donc, cela te convient-il Ishida ?
- Si ça me convient ? Je serais fou pour ne pas accepter. Où dois-je signer ?
- Juste en bas de la page.
Le brun signa d'une écriture fine et travaillée puis tendit la feuille à son nouveau patron qui ratifia lui-même le contrat. Suite à cela, il se leva et appela des serviteurs qui apportèrent des boissons. Il sourit en trinquant :
- Bien que l'on ne soit qu'en plein milieu de l'après-midi, je trinque à notre futur partenariat ! Alors tu as intérêt à réussir tes études.
- Tu me prends pour qui Kurosaki ?
Le roux eut un sourire mélancolique à l'appellation « Kurosaki ». Quand les deux autres hommes partirent, il se laissa tomber dans un canapé et se rappela son altercation avec son père quand celui-ci avait appris sa situation.
Flash back :
Ichigo se tenait sur le seuil de la clinique familiale. Il était tard, mais il savait que son père était encore debout. Il inspira un grand coup puis frappa, de peur de réveiller ses petites sœurs. Il entendit les pas sourds de son paternel dan le hall. Quand la porte s'ouvrit, Isshin Kurosaki se figea en reconnaissant son visiteur. Il parla d'une voix à peine audible, justifiée par son trouble de voir le fils qu'il cherchait depuis un mois :
- Ichigo ?
- C'est bien moi, papa.
- Ichigo ! S'écria-t-il : Où étais-tu passé ? Je t'ai cherché partout !
Le brun avait pris son rejeton dans ses bras et le serrait tellement fort que le dit rejeton faillit s'étouffer. Ce dernier repoussa tant bien que mal son père et lui fit :
- Tu vas finir par me tuer un jour. Bref, je peux entrer ? Je dois te parler de quelque chose.
Voyant l'air sérieux de son fils, l'homme remit à plus tard ses enlacements musclés et fronça les sourcils en suivant le plus jeune qui semblait redécouvrir sa maison. Celui-ci se déplaça jusqu'à la cuisine. Il ne savait pas pourquoi, mais à chaque fois qu'il voulait aborder un sujet délicat avec son père, c'était dans cette pièce qu'il venait. Il la trouvait à la fois chaleureuse et encourageante. Il vit l'homme dans la quarantaine le regarder fixement et inspira un grand coup avant de commencer :
- Ce que je vais te dire ne va pas forcément te plaire. Alors, je voudrais que tu m'écoutes jusqu'au bout. Si tu le souhaites, tu m'engueuleras et me frapperas après mais je ne changerai pas d'avis.
Les sourcils du père de famille se froncèrent avec plus d'accentuation. Le chef du clan Shiba débuta son récit, expliquant à son père qu'il avait découvert ses origines, qu'il était devenu dirigeant, qu'il s'était marié et tout ce qui s'était produit après. Le patriarche Kurosaki s'avança lentement vers son fils et ce dernier ne put éviter la gifle qui s'abattit sur sa joue. Sa tête vola sur le côté sous la puissance du coup et il glissa ses yeux ambre vers ceux charbons. Il y lut déception et tristesse. La voix rauque de l'aîné s'éleva :
- As-tu la moindre idée de la frayeur que j'ai eu à te perdre ? De plus, tu m'apprends que cette absence résultait à rejoindre cette noblesse que j'ai eu tant de mal à quitter pour vous protéger ?
- Nous protéger de quoi ? Des jalousies, assassinats et tout le reste ? C'est vrai que grâce à cet éloignement, nous avons appris à vivre simplement et de nous-même. Mais d'un autre côté, nous avons perdu de la famille. J'ignorais jusqu'à ce que je le découvre que j'avais des cousins et une cousine ! Et, je pense être assez grand pour assumer mes actes.
- Tu ne comprends rien ! Tu risques ta vie.
- Non ! Tu ne comprends rien ! Je connais tout de l'histoire de Kaïen. Je connais la face cachée du monde doré de la noblesse. Je connais les complots.
- Tu penses les connaître.
- Soit. De toute façon, je ne venais que t'avertir. Je ne ferai rien qui porterait préjudice à cette famille. Je vous aime. Mais papa, tu ne m'empêcheras pas d'être à la tête du clan Shiba.
Le médecin observa son fils. Il lisait la détermination dans son regard et savait qu'il était sérieux. Mais il n'arrivait pas à se dire qu'Ichigo ait rejoint les nobles qu'il fuyait. Il n'arrivait pas à croire à cette aura de puissance qui émanait de son être. Il n'arrivait pas à se dire que son fils avait l'âge de quitter le nid. Il soupira un grand coup pour se calmer. Il savait une chose : Le conseil des anciens n'aurait pas choisi son rejeton sans une grande réflexion, il avait donc les qualités requises. Il grommela dans son début de barbe. Le vieil ancêtre devait y être pour beaucoup. La deuxième chose dont il était sûr, était le fait que son fils ne mettrait pas sa famille en péril. Un nouveau soupir franchit ses lèvres. Décidément, son fils avait retrouvé tout seul le chemin de la maison. Il releva les yeux et vit la mine soucieuse du jeune. Il lâcha :
- Fais ce que tu veux. J'ai beau avoir coupé tout lien, tu sembles être attaché à cette vie. Je ne dirais donc rien. Mais n'implique pas tes sœurs.
- Tu crois vraiment que c'est mon souhait ? En tout cas, merci papa.
- De rien.
Le roux commença à amorcer la route vers la sortie mais se stoppa en entendant la voix de son père :
- Mais je veux connaître mon beau-fils !
Un sourire s'inscrivit sur les lèvres du chef de clan. Il tourna la tête et dit :
- Je viendrais avec lui la prochaine fois.
- T'as intérêt.
- Bonne nuit p'pa.
- Bonne nuit fiston.
C'est la conscience tranquille que le jeune homme avait quitté sa maison d'enfance.
De retour à la réalité, le jeune homme vit la mine soucieuse de sa cousine devant lui. Il fronça les sourcils. Six mois étaient passés depuis son intronisation et il savait que Kuukaku et Ganju étaient très occupés et sollicités puisqu'il ne se montrait pas en public. Mais qu'elle soit en face de lui avec cette tête-là, tout ne devait pas se passer comme prévu. Il se redressa sur son fauteuil et demanda :
- Kuu' ?
- Ah, désolée.
- Qu'y a-t-il ?
- Rien de bien important, juste le fait que je ne pensais pas que les Kuchiki et les Aïzen avaient encore tant de pouvoir.
- Qu'ont-ils fait ?
- Juste qu'ils ont toujours l'aura qui attire les jeunes entrepreneurs. Mais au fait, t'aurais pas vu Shinji ? Je le cherche depuis une heure sans le trouver.
Un sourire s'insinua sur les traits du roux. Il interrogea innocemment :
- Tu as été voir dans la chambre de Kensei ?
- Hein ? Pourquoi Kensei ?
- Vas voir, tu comprendras.
La cousine du chef fronça les sourcils et partit en de grandes enjambées vers la chambre de l'albinos. Ichigo adopta de nouveau une position confortable, son sourire toujours présent sur les lèvres. Ce ne fût pas long avant qu'il n'entende un cri :
- Punaise, c'est quoi ce bordel ?!
Il éclata de rire en imaginant la tête de Kuukaku face à la scène qu'elle avait du surprendre. Il voyait très bien Shinji et Kensei endormis et enlacés nus dans le lit de l'albinos. Peu de personne était au courant, mais le blond et ce dernier étaient ensembles depuis un mois. Il avait été surpris au début, pourtant il s'était senti soulagé. Pas pour lui, c'était plutôt pour son ami. Shinji l'aimait vraiment, il le savait, pourtant il n'aurait jamais pu lui rendre ses sentiments. Alors savoir qu'un autre homme, si proche de lui, avait réussi à le séduire lui faisait plaisir. Les deux vivaient leur petite idylle tranquillement jusqu'à maintenant. Oui, car dès que Kuukaku avait crié, ils ne pourraient plus jamais être tranquilles. Il devait déjà y avoir un attroupement face à la porte de la chambre alerté par le bruit.
Le roux se calma et pensa au fait qu'il aimait sa famille. Chaque personne la composant. Il les aimait tous. Certes certains avaient des places spéciales dans son cœur mais il ne pourrait se séparer de l'un d'eux.
Des pas de course se firent entendre dans le couloir et le chef de famille se leva bien vite, sortant de la pièce pour ne pas se faire attraper par un albinos et un blond en colère. Il arriva rapidement à l'entrée du manoir et vit une voiture l'attendre pour aller chez son ami Kyouraku. Il fit rapidement démarrer le chauffeur et le véhicule démarra juste à temps. Il vit les deux hommes le regarder avec des promesses de souffrance. Il leur sourit et fit un petit signe en pointant derrière eux. Les deux tournèrent la tête et constatèrent avec frayeur qu'une Lisa complètement excitée par la nouvelle les observer avec des étoiles dans les yeux. Puis ils revinrent à leur patron qui les salua de la main. Shinji cria :
- T'es mort Ichigo !
Le concerné éclata de rire puis se calma une fois les lourdes portes du manoir passées. Il ne pourrait vraiment pas perdre ne serait-ce qu'un seul membre de sa famille. Il faudrait d'ailleurs qu'il organise quelque chose pour qu'ils se retrouvent tous ensemble.
IchiIchiIchiIchiIchiIchi
Six mois avaient passé au sein du manoir Shiba. Le couple Kensei/Shinji était finalement bien intégré dans la vie de famille ainsi que celui d'Ishida/Sado. Personne n'avait rien à dire de toute façon.
Ichigo se sentait bien ce jour-là. Il s'était tranquillement réveillé aux côtés de son mari encore endormi après une nuit fort agréable. Il était maintenant assis à son bureau, évaluant les affaires de sa famille qui prospérait chaque jour un peu plus. La porte s'ouvrit, laissant passer Gin. Le roux haussa un sourcil en voyant sa mine soucieuse. L'homme s'approcha de lui et lui tendit un pli en précisant :
- Selon les sceaux, cela provient des Kuchiki et des Aïzen.
Ce fut cette fois un froncement de sourcil qui vint barrer le front du jeune homme. Il se saisit de l'enveloppe et la décacheta rapidement. Ses yeux parcoururent la missive et un sourire moqueur vint s'installer sur ses lèvres. L'argenté demanda :
- Qu'est-ce que cela dit ?
Les yeux ambre revinrent à son leader sur le marché et répondit :
- Ils semblent enfin vouloir me rencontrer, soit disant dans le but d'une invitation officielle.
- Invitation ?
L'ancien professeur se prit le menton dans la main et réfléchit. Il cherchait en quelle occasion leurs ennemis les inviteraient. Il se souvint soudainement de quelque chose :
- Ah oui, le cousin de Kuchiki Byakuya va se marier. C'est sûrement pour cela.
- Tiens, je ne le savais pas.
- Je n'ai pas jugé utile de vous le dire.
- Ce n'est pas de ta faute Gin. Ce n'est pas important. De toute façon, ils ne viennent pas vraiment pour ça.
- Vous allez accepter ?
- Accepter quoi ? Fit une voix dans le dos de l'argenté.
La cousine du chef de famille apparut dans l'encadrement de la porte, un poing sur la hanche.
- Kuchiki et Aïzen souhaitent me rencontrer.
- Ah, ce n'est pas trop tôt.
- Tu trouves aussi. S'amusa le roux.
- Ben quoi, ça fait un an qu'ils savent qui nous sommes et ils n'ont jamais rien fait. Je pensais Aïzen plus actif.
- Byakuya a sûrement du le maîtriser. Enfin, il faut préparer l'entrevue.
- Je m'en occupe. La semaine prochaine, Ganju et moi n'avons pas grand-chose, nous organiserons cette rencontre à ce moment-là. Ne pense même pas à les recevoir sans notre présence Ichigo !
- Je sais. Je te laisse cette corvée alors.
- Haï !
La jeune femme sortit de la pièce aussi soudainement qu'elle était apparue. Gin soupira puis tourna de nouveau le tête vers son patron. Il le surprit avec une expression assez mélancolique qu'il ne lui connaissait pas. Il se contenta de faire celui qui ne l'avait pas remarquée et demanda :
- Renji-sama n'est pas encore levé ?
- Il semblerait. Dis-moi Gin, que penses-tu qu'ils vont faire ? Tu connaissais bien Aïzen et je connaissais bien Byakuya, je me demande ce que ces deux-là pourraient bien tenter. Je sais que Byakuya n'est pas assez fou pour essayer une attaque directe lors de la rencontre, qu'en est-il d'Aïzen ?
- Il n'hésiterait pas, mais avec son association à Kuchiki je suppose qu'il ne va pas le faire. Une autre de ses lubies est d'assassiner sa proie dans l'ombre ou après l'avoir suffisamment chamboulée pour s'amuser.
- L'assassinat a déjà été utilisé, ils en sont donc capables. Par contre, s'amuser avec une proie n'est pas ce que préfère Byakuya, je ne pense pas qu'il approuverait.
- Il ne reste donc que l'assassinat pur et simple. Pourquoi ne pas embaucher un garde du corps expérimenté ?
Le chef de clan fixa son subalterne. Il lut une grande inquiétude dans les prunelles bleues ouvertes. Il avait déjà remarqué que son ancien professeur n'ouvrait ses yeux que lorsqu'ils étaient seuls. Il soupira et dit :
- Sûrement pas. Je ne veux pas d'un chien qui me suit partout. En plus le fait d'en avoir un montrerait de la peur et je ne le supporterais pas.
- Très bien. Mais fais attention à toi.
L'homme sortit, laissant Ichigo surpris par sa familiarité. Depuis combien de temps l'ancien professeur d'Arts ne lui avait pas parlé ainsi ? Un sourire se dessina sur ses lèvres. Pourraient-ils enfin discuter comme des amis et non pas comme de simples associés ? C'était quelque chose que souhaitait le roux depuis un an. Néanmoins, abandonnant sa joie, il se remit à sa paperasse.
IchiIchiIchiIchiIchiIchi
Deux heures plus tard, la porte de son bureau s'ouvrit de nouveau, laissant passer une tignasse rouge. Le propriétaire de celle-ci s'approcha lentement du meuble et s'appuya sur le coin. Le silence plana le temps que le chef du clan Shiba finisse de lire le document sous ses yeux et le signe. Il releva la tête et dit doucement :
- Bonjour Ren.
- Bonjour Ichi. Tu as encore du travail ?
- Pourquoi ?
- Réponds avant de poser une autre question.
- J'en ai encore, mais il n'est pas urgent. Puis-je avoir ma réponse maintenant ?
- J'ai envie de sortir.
Le roux grimaça. Il ne savait pas quoi faire. Sa cousine et même le reste de sa famille lui avaient demandé de rester le plus possible à l'intérieur. Mais il comprenait très bien son mari qui était comme lui, un actif n'aimant pas la stagnation. Finalement, une idée lui vint en tête.
- Je veux bien, mais tu m'accompagnes quelque part alors.
Renji tourna la tête vers son époux, intrigué. Il commençait à étouffer dans le manoir. Pas qu'il ne soit pas agréable mais ne pouvoir rien faire comme un jeune homme de son âge lui cassait les pieds. Il comprenait maintenant pourquoi son ami Kira semblait si monotone. C'était tout à fait normal s'il avait vécu comme cela depuis le berceau.
Le rouge observa l'autre se lever puis ranger les documents important dans le petit coffre fort de la pièce. Il le vit ensuite se diriger vers lui et lui prendre la main. Il sourit discrètement en attirant son amant contre lui et l'embrassa. Il avait grandi en un an et dépassait le roux d'une tête. Il aimait d'ailleurs le taquiner sur sa taille même s'il recevait ses foudres en retour.
Environ un quart d'heure plus tard, les deux hommes étaient dans une voiture. Ichigo avait soufflé leur destination au chauffeur pour ne pas gâcher la surprise du rouge. Il ne savait pas comment ce dernier prendrait ce qu'il faisait mais il le devait. Du côté de Renji, celui-ci ne cessait de contempler le paysage. Ils s'éloignaient de leur propriété et n'allait pas non plus vers Tokyo. Il revint à son mari et le fixa interrogatif. Ce qui ne fit que dessiner un sourire sur les lèvres de l'autre. Il fronça les sourcils.
Ils mirent encore une demi-heure pour arriver à destination. Le plus grand savait très bien compris où ils étaient. Karakura, plus précisément, devant la clinique Kurosaki. Le jeune homme regarda surpris son conjoint. Ils n'allaient quand même pas…
- Je te présente mon ancienne maison, Ren.
- Tu vas me faire rencontrer ma belle-famille comme ça ? Non mais t'as vu comment je suis habillé ? Ce n'est pas possible !
- Tu es comme tu es. C'est justement ce qui passera le mieux ici.
Le rouge lança un regard atterré à son compagnon qui s'avança vers la porte d'entrée. Il sonna et patienta. Quelques minutes plus tard, une petite tête brune se montra. Ichigo sourit à sa plus jeune sœur qui lui sauta dessus :
- Ichi-nii !
- Bonjour Yuzu.
- Ichi-nii ?
Le roux leva les yeux pour apercevoir son autre sœur. Il lui fit un sourire et celle-ci ne se fit pas prier et vint elle aussi s'engouffrer dans les bras de son frère. Le jeune homme leur ébouriffa les cheveux en disant :
- Je n'étais pas mort vous savez.
Un toussotement le dérangea. Il releva de nouveau la tête et tomba sur le visage de son père. Il lui fit un signe de tête en guise de bonjour et reçut la même chose en retour. Le brun observa son fils consoler ses petites sœurs avant de se rendre compte d'une autre personne derrière celui-ci. Il haussa un sourcil aux tatouages et à la couleur de cheveux. D'ailleurs, cet individu ne semblait pas vraiment à son aise. Ichigo lâcha enfin ses sœurs et leur demanda d'en faire de même. Une fois fait, Karin demanda :
- Qui est-ce Ichi-nii ?
- Justement, on peut rentrer ?
- C'est toujours ta maison, fils.
Le chef du clan Shiba acquiesça et fit signe à Renji de s'approcher. Les trois membres de la famille Kurosaki s'étaient déjà regroupés dans le salon où ils les rejoignirent. Le roux fit les présentations :
- Je me suis dit qu'il était temps de faire les présentations, papa, voici Renji Shiba-Abaraï, mon mari. Et Renji, je te présente mon père Isshin Kurosaki ainsi que mes deux petites sœurs, Karin et Yuzu.
- Enchanté, s'inclina le rouge, impressionné malgré lui par la carrure de son beau-père.
Ce dernier le détailla avant qu'un grand sourire ne s'installe sur ses lèvres. Il s'approcha de son gendre, qui eut un léger mouvement de recul, et lui donna une tape dans le dos. Renji se retint d'hurler de douleur et ne fit qu'une légère grimace. Quelle force !
- Bienvenue dans la famille Renji !
- Merci.
- Bonne chance pour supporter mon frère. Fit simplement Karin.
- Depuis quand êtes-vous mariés ? Demanda timidement Yuzu.
Elle était assez timide face à ce beau jeune homme qu'était son beau-frère. Il dégageait une certaine aura qui lui inspirait confiance. Le rouge se tourna vers elle et répondit :
- Environ un an maintenant.
- Tant que ça ? Pourquoi tu ne nous as pas prévenu Ichi-nii ?
- Je ne pouvais pas Yuzu. Pas encore du moins.
Le chef de clan se tourna vers son père qui secoua la tête positivement. Il avait donc tout raconté à ses sœurs.
- Vous ne connaissiez pas encore vos cousins.
- Ouais, puisque quelqu'un le cachait, s'immisça Karin en fusillant son paternel du regard.
- Papa avait ses raisons Karin. Rétorqua Ichigo, bien qu'assez d'accord.
Isshin toussa et demanda, pour changer de sujet :
- Vous mangez ici ?
- Si ça ne dérange pas…
- Pas du tout Ichi-nii, je vais préparer le repas !
Yuzu partit vers la cuisine et commença à sortir différents plats et aliments. Le roux l'observa un instant le sourire aux lèvres. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu cette scène. Il partit ensuite s'installer dans le fauteuil, imitant son père qui l'avait déjà fait. Celui-ci ne cessait de regarder son fils. Il ressemblait encore plus à un chef de clan qu'à sa dernière visite. Plus décontracté, moins stressé. Il soupira puis reprit son air jovial et proposa à son beau-fils resté en arrière :
- Viens t'asseoir avec nous Renji, ce n'est pas payant.
- Euh, oui, merci. Fit ce dernier avec une petite rougeur.
Le patriarche Kurosaki éclata de rire au même titre que ses filles. Ichigo ne fit que sourire, comprenant l'éclat des autres. Par contre, de son côté, le rouge se demanda ce qu'il se passait. Son mari le renseigna :
- Tu n'es pas obligé d'être timide. Tu es un membre de cette famille maintenant.
- Mon fils a raison, je n'aimerais pas que mon gendre soit timide en notre présence.
Renji se sentit ridicule pendant un instant puis un sourire s'installa sur ses lèvres. Autant que la famille Shiba, celle des Kurosaki était engageante. Il s'assit tranquillement à côté du roux et regarda les informations. Ce fut à ce moment là qu'il entendit :
« Kuchiki Byakuya nous annonce aujourd'hui les fiançailles de son cousin avec l'héritière de la famille … Celui-ci reçoit toutes nos félicitations. Le mariage sera célébré en grande pompe dans un mois, comme l'ordonne la tradition. Par contre, cet évènement amène une autre question : le leader de la demeure Kuchiki a beau marier tous ses proches, quand annoncera-t-il son propre engagement ? Selon certaines sources, il aurait eu une relation d'un an avec une personne n'étant pas de la noblesse, mais aucune information sur celle-ci n'a été trouvée… »
Le regard de l'époux aux cheveux rouges glissa sur l'autre époux. Il vit celui-ci observer le petit écran avec indifférence. Il soupira de soulagement.
- A table !
La voix de Yuzu ramena tout le monde sur terre et tous passèrent à table. Les deux jeunes filles ne cessèrent de poser des questions à Renji sur sa rencontre avec Ichigo, ou sur ses propres origines sans être indiscrètes, et beaucoup d'autre chose. Le père de famille regardait tout cela avec amusement. Son regard coulait souvent sur son fils qui ne cachait le sourire sur ses lèvres aux réponses maladroites de son homme. C'était peut-être la chose qui fit le plus plaisir à Isshin. Voir son fils si heureux. Plus heureux encore qu'au début de sa relation avec Kuchiki Byakuya. Il espérait tout de même qu'il n'arriverait rien de désolant.
IchiIhiIchiIchiIchiIchi
Lorsqu'ils rentrèrent au manoir ce soir-là, Ichigo et Renji se retrouvèrent dans leur chambre sans dire mots. Le rouge était très heureux de sa journée. Il n'avait plus le poids de ne pas connaître sa belle-famille directe. Mais pour autant, il trouvait son mari perdu dans ses pensées. Il l'observa se diriger vers le balcon et s'asseoir dans la même position que la première fois qu'il était entré dans ce manoir sur la rambarde. Il s'approcha doucement de lui et l'enlace par la taille. Il posa ses lèvres dans son cou et le trouva tendu. Il fronça légèrement les sourcils et demanda :
- Qu'y a-t-il Ichi ?
- Rien de grave. J'avais juste oublié quelque chose.
- Laquelle ?
- Que ce sera la première fois que je verrai ouvertement le visage de Byakuya depuis que je l'ai quitté. Pas que je le regrette, je t'aime bien plus que je ne l'ai aimé, mais je pense que cela va me faire bizarre.
Renji ne comprit pas. Quand son mari allait-il revoir son ex ? Il n'était pas au courant.
- Pourquoi dis-tu ça ? Tu vas le revoir ?
Ichigo se rendit compte qu'avec la demande de son époux le matin même, il ne l'avait pas mis au courant de l'invitation des familles Aïzen et Kuchiki. Il se tourna vers le tatoué et entoura sa taille. Il lui répondit doucement :
- Ça m'était complètement sorti de la tête. Je devais te le dire à ton réveil mais ta demande me l'a fait oublier. Kuchiki et Aïzen m'ont demandé un rendez-vous.
- Vraiment ? S'étonna l'autre.
- Oui, pour m'inviter au mariage du cousin de Byakuya, du moins officiellement. Officieusement, tu connais la raison.
- Et donc, quand est-ce ?
- La semaine prochaine, le jour, c'est Kuukaku qui s'en charge selon son emploi du temps et celui de Ganju. Mais je ne veux pas que tu sois là.
- Hein ? Pourquoi ? S'ils tentent quelque chose…
- Justement. De plus, je n'aime peut-être plus Byakuya, mais il va déjà être choqué de savoir que je suis le chef du clan Shiba. Alors, savoir en plus que je suis marié, il vaut mieux lui laisser du temps.
Le mari du dirigeant de famille savait que celui-ci avait raison. Il comprenait très bien. Il n'aimerait pas être à la place de Kuchiki Byakuya, mais il avait peur. Il ne voulait pas perdre le roux. Ce dernier savait ce qui agitait son amant. Aussi, il attrapa sa nuque d'une main et l'attira pour s'emparer de ses lèvres. Quand il cassa le baiser, il fit doucement contre la bouche encore entrouverte de l'autre :
- Ne t'inquiète pas, ils ne tenteront rien de direct en ma demeure. Pas de leur main en tout cas. Donc il n'y a rien à craindre.
Il reprit immédiatement les lèvres offertes devant lui et serra plus fort contre lui le corps plus grand. Le possesseur de celui-ci se laissa entraîner dans le baiser et souleva son mari. Il ne voulait rien, sauf le tenir dans ses bras. Il les fit tomber à la renverse sur le lit et entoura de ses bras le corps de l'autre, enfouissant son nez dans la chevelure rousse. Rien ne lui arriverait. Il y veillerait. Il murmura une chose :
- Je te protègerai toujours mon amour. C'est une promesse.
- Que ? Ren ce n'est pas nécessaire.
- Chut, laisse-moi faire ce que je veux. En contre parti, je veux que tu me promettes une chose Ichi. Si jamais je meurs plus tôt que toi, continue ta vie et garde ton clan, ne te morfond surtout pas. La tristesse ne va pas avec ton visage.
Le roux bougea et plaça son visage juste devant celui de l'autre. Il planta ses yeux ambre dans les orbes rouges et fronça les sourcils. Son amant était mortellement sérieux. Il était obligé :
- Je te le promets Ren. Mais cela n'arrivera pas !
- Ce n'est qu'une supposition. Je n'ai jamais dit que cela devait arriver.
- Ne me dis plus ce genre de chose alors.
Renji sourit en voyant son homme lui tourner le dos et bouder. Il s'approcha doucement de lui et le prit dans ses bras, le collant à lui. Il posa ses lèvres dans le cou parsemé de fils orange. Il inspira l'odeur de musc qu'émettait la peau si douce du chef Shiba. Il aimait cette sensation, n'être que deux sur Terre. Une sensation spéciale que l'on ne pouvait expérimenter qu'en étant avec son âme sœur. Son sourire s'élargit lorsqu'Ichigo se retourna vers lui avec des yeux doux. Sa main caressa doucement la joue de son aimé, puis ses lèvres ravirent leurs jumelles.
Quelques minutes plus tard, après une petite séance câline, les deux hommes s'endormirent le sourire aux lèvres.
IchiIchiIchiIchiIchiIchi
Cela faisait une semaine depuis leur demande et Aïzen Sôsuke et Kuchiki Byakuya étaient enfin dans la demeure des Shiba dans l'après-midi du vendredi. Ils avaient été accueillis par Shinji Hirako qui n'avait pas caché sa haine pour Aïzen, et ils attendaient maintenant dans le salon depuis cinq minutes. Ils entendirent tout d'un coup un :
- Shiba-sama, attendez !
- La ferme, pourquoi devrais-je porter cet accoutrement ? La voix donna un mauvais pressentiment à Byakuya, il lui semblait la connaître.
- Mais, c'est la tradition de…
- Je l'emmerde cette tradition !
- Mais…
- Laissez.
- Kuukaku-sama ?
- S'il ne veut pas le porter alors qu'il ne le porte pas. De plus, je n'en vois pas l'utilité.
- Très bien.
La conversation se clôt et les dirigeants des plus grandes familles se regardèrent. Leur hôte allait apparaître d'une minute à l'autre. Ils connaîtraient enfin le visage de celui qui les avait fait plonger. Les portes s'ouvrirent et Aïzen sentit le corps de son partenaire du moment se figer. Lui, par contre, reluquait de haut en bas le corps du dirigeant Shiba qui l'avait déjà intéressé lors d'une réception, bien qu'il ne sache pas son identité. Une physionomie assez fine enserrée dans un costume trois pièces, noir, et très bien proportionnée. Son visage suivait son corps, fin mais restant viril. La couleur de cheveux était inhabituelle mais les yeux ambre se mariant parfaitement avec celle-ci lui plaisaient. Inconsciemment, sa langue passa sur sa lèvre supérieure. Il suivit les mouvements fluides de son concurrent qui s'assit gracieusement dans le fauteuil en face d'eux avec à ses côtés, Kuukaku et Ganju Shiba, ainsi qu'un géant à la peau métissée qui, lui, resta debout derrière le divan.
A côté de lui, Kuchiki était sans voix. Son cerveau n'arrivait pas à tourner. Celui qui mettait à mal sa famille était son ex-amant ? Il n'arrivait pas à y croire. D'un côté, il comprenait mieux l'adaptation de celui-ci lors des soirées auxquelles il l'emmenait. Mais c'était tout simplement un trop gros choc pour qu'il puisse l'assimiler.
Le roux était conscient du trouble de l'homme aux cheveux de jais mais il ne pouvait pas se laisser attendrir. Il entama donc la conversation :
- Je vous souhaite la bienvenue au manoir Shiba, Aïzen-san et Kuchiki-san.
- Merci…Eh bien, je ne connais pas votre nom… Fit Aïzen un sourire ironique sur le visage.
- Je ne sais pas si cela est vraiment ce que vous voudriez dire, Ichigo Shiba-san.
Tous les regards se dirigèrent vers Byakuya Kuchiki qui, lui, gardait son regard charbon sur le roux de la pièce. Aïzen fronça les sourcils. Ainsi son partenaire le connaissait. Ichigo sourit discrètement.
- On dirait que tu n'as pas changé Byakuya. Toujours aussi indifférent en affaire.
L'homme ne dit rien mais détourna les yeux. L'objet de son trouble depuis un an se tenait devant lui en tant qu'adversaire. Il voulait crier mais son rang le lui interdisait. Voyant que le dirigeant Kuchiki ne dirait plus rien pour le moment, celui des Shiba se tourna vers l'autre homme :
- Aïzen-san, je comprends la venue de Kuchiki-san pour l'invitation au mariage de son cousin, mais vous, pourquoi êtes-vous ici ?
- Par curiosité sans doute. Juste voir celui qui n'a fait que se terrer depuis que sa famille montait les échelons de la société.
- Oh, cela était juste par précaution. Je n'avais pas envie de finir avec une balle dans la tête sur le bord d'un trottoir.
- Tiens donc ?
Ichigo lui lança un regard noir, il n'aimait pas cet homme. Il remarqua que sa réaction ne fit qu'amuser l'autre. Il reprit donc :
- Mais ne vous inquiétez pas. Maintenant que tout est prêt, je ne vais pas me gêner pour me rendre aux réceptions.
- Oh ? Alors nous aurons l'occasion de vous revoir.
- Bien sûr, bien qu'il y ait quelque chose de prévu avant.
- Prévu ? De quoi parles-tu ? S'invita surprise une voix.
Le dirigeant du clan Shiba sourit et se tourna vers sa cousine qui avait posé la question. Il lui fit signe de s'approcher, ce qu'elle fit, piquée par la curiosité. Elle se pencha vers lui et il lui murmura quelque chose à l'oreille. Un grand sourire apparut sur ses lèvres. Elle s'écria :
- Tu n'es pas possible. Depuis quand as-tu prévu ça ?
- Depuis la première fois où j'y ai mis les pieds.
- Je sens que certains vont sauter de joie, et un particulièrement.
- Je m'en doute.
Revenant vers ses invités, il les vit le regarder en haussant les sourcils. Il leur sourit et s'excusa :
- Excusez-moi. Donc Kuchiki-san, puis-je savoir quand se déroulera le mariage ?
- Dans trois semaines.
- Très bien. Je viendrais, soyez-en assuré.
La voix d'Aïzen se fit entendre :
- Maintenant que cela est réglé, j'ai une idée profitable à nos trois familles.
Byakuya fut surpris et tourna la tête vers son partenaire. Il fronça les sourcils à l'expression satisfaite qu'il arborait en regardant le Shiba. Celui-ci demanda méfiant :
- Laquelle ?
- Si Kuchiki-san l'accepte, je promets que nos deux familles ne tenteront rien contre les Shiba.
Le dirigeant de la famille Kuchiki fronça les sourcils et se mit à réfléchir. S'ils faisaient ça, leurs familles ne pourraient plus rien contre la montée en puissance des Shiba. Il ne comprenait pas où voulait en venir son semblable. Mais d'un autre côté, il ne devrait pas combattre Ichigo et cela était la chose qu'il voulait le moins. Tout était bénéfique pour lui. Il répondit donc aux deux hommes qui attendaient sa réponse :
- Cela me va.
- Très bien. Et vous Shiba-san ? Questionna Aïzen.
Le roux glissa ses yeux vers ses cousins qui ne firent qu'hocher la tête. Son regard rencontra celui de Sado qui lui fit un signe de pouce vers la sortie. Il sourit, après tout, il devait leur demander. Le jeune homme se leva, surprenant les deux invités. Il leur fit :
- Excusez-moi, je dois connaître l'avis de certaines personnes.
- Bien sûr, allez-y. Fit Aïzen mielleusement.
- Kuukaku, Ganju, je vous laisse gérer ici.
- Ok, mais juste pour savoir, ça va être long ? Je ne pense pas pouvoir tenir très longtemps. Demanda Ganju.
- Avec l'un, non. L'autre, un peu plus compliqué, quoique je ne pense pas qu'il dira quelque chose.
- Très bien.
Le chef de la famille sortit et les deux cousins restèrent silencieux. Ils se retenaient de ne pas sauter sur Aïzen pour l'étrangler. Trouvant une autre solution, Kuukaku s'intéressa au dirigeant Kuchiki. Elle ne pouvait nier qu'il était un très bel homme et à son goût. Mais pour elle c'était net. Il n'avait toujours pas tourné la page sur son cousin. Elle soupira discrètement. Pas qu'elle en veuille à son parent, elle-même l'avait poussé à clore cette relation, mais l'homme aux cheveux d'ébène lui faisait de la peine.
Ils patientèrent environ un quart d'heure dans cette situation jusqu'à ce que le dirigeant Shiba ne revienne. Quand celui-ci entra, il avait une mine soulagée. Kuukaku conclut que les entretiens avec Renji et Ichimaru s'étaient bien passés. Le roux se réinstalla à sa place et commença :
- J'accepte votre offre.
- Très bien. Avez-vous du papier et un stylo ? Autant signer tout de suite ces accords.
- Chad ?
Le géant partit vers une commode de la pièce et sortit le matériel. Aïzen le prit et commença à écrire :
« Nous certifions, Kuchiki Byakuya et Aïzen Sôsuke, que nos familles n'attenteront pas à la famille Shiba, que ce soit dans ses affaires ou sur elle-même. »
- Cela vous convient-il ? Questionna Aïzen
Les deux autres acquiescèrent et l'homme signa puis donna le stylo à Kuchiki Byakuya qui fit de même en datant. L'accord fut donné au dirigeant Shiba qui apposa également son sceau, montrant qu'il avait pris connaissance de ce certificat. Le chef du clan Aïzen se leva, suivi de celui des Kuchiki et s'inclinèrent. Shinji les attendait à la porte pour les raccompagner. Alors qu'ils s'y dirigeaient, Ichigo fit :
- Byakya, je peux te parler une minute ?
L'homme se tourna vers lui puis soupira légèrement avant de répondre positivement à sa demande. L'autre brun fronça les sourcils, mais se fit entraîner par les cousins du roux hors de la pièce.
Une fois seuls, Byakuya planta ses yeux charbons dans les ambres qu'il avait tant aimés. Il demanda d'une voix blanche :
- Depuis quand es-tu à la tête de ce clan ?
- Un an environ. Je t'avais déjà quitté quand je le suis devenu. Mais il y a une chose que je veux te certifier Bya, l'année que j'ai passée avec toi n'était pas un mensonge.
Le brun se figea en entendant cela, alors il ne l'avait pas manipulé ? Son cœur battit un peu plus fort et plus rapidement. La suite le conforta dans sa pensée :
- Notre rencontre au festival était vraiment un hasard, et les sentiments que j'éprouvais pour toi étaient réels. Mais tu comprends n'est-ce pas ? Avec nos deux positions, il nous est impossible de poursuivre une telle relation.
- De plus tu ne m'aimes plus. N'est-ce pas la véritable raison ?
Cela tendait plus vers une affirmation qu'une question, mais dans le cœur de Byakuya restait un petit espoir. Le Shiba soupira en se passant la main sur la nuque. Il se doutait que cette question allait tomber.
- En effet. Je suis désolé Bya. Mais, je te vois plus comme un potentiel ami que comme un amant.
Cette réponse eut l'effet d'un coup de poignard dans le cœur de l'homme aux cheveux d'ébène. Il fallait s'y attendre. Il le savait. Alors pourquoi avait-il si mal ? Il fit son maximum et répondit de la voix la plus nette qu'il put :
- Très bien. Alors, nous ne serons que des partenaires. Rien de plus Ichigo Shiba.
- Désolé Byakuya.
- Au revoir Shiba-san.
- Au revoir...Kuchiki-san.
Ce dernier sortit de la pièce, il voulait pleurer. Il fallait qu'il se dépêche, il n'arriverait pas à se retenir très longtemps. Il l'aimait, il l'aimait trop. Pourquoi fallait-il qu'il soit un autre noble ? Pourquoi ? Il traversa les couloirs de la demeure et arriva à l'entrée. Shinji ne dit rien en le voyant passer rapidement devant lui et Aïzen qui l'attendait. Par contre, il retint l'homme à ses côtés en faisant :
- Laissez-le tranquille. Il en a besoin.
- Et pourquoi cela ?
- Comprenez-vous ce qu'est perdre la personne que vous aimiez le plus ? Si non, alors n'essayez même pas d'aller le voir. Si oui, vous saurez qu'il ne faut pas le faire.
Sôsuke glissa ses yeux vers le dirigeant Kuchiki qui entrait dans sa voiture. Ainsi cet homme était l'ex-amant de Byakuya Kuchiki. Il comprenait mieux. Il soupira puis commença à partir jusqu'à ce que la voix du blond ne le fasse s'arrêter :
- Vous savez, j'ai une grande envie de vous tuer en ce moment même.
- Et pourquoi ne le faîtes-vous pas ?
- J'ai trop de respect pour Ichigo pour cela. Et puis, finir en prison pour un gars comme vous n'en vaut pas la peine. Sur ce, au revoir Aïzen.
La porte de la demeure claqua et l'homme eut un sourire. Le dirigeant Shiba l'intéressait au plus haut point. Depuis Gin, personne ne lui donnait autant envie. Il se dirigea vers sa voiture et se glissa à l'intérieur. Il mit doucement en route le moteur et s'engagea dans le chemin pour finir par sortir de la propriété. Les deux grandes portes se fermèrent derrière lui. Il sourit en jetant un œil au rétroviseur avant de s'engager sur la route, en imaginant différents moyens de faire tomber ce jeune homme dans ses filets.
IchiIchiIchiIchiIchiIchi
Dans la demeure Shiba, Ichigo avait rejoint la grande salle à manger où attendaient Gin et Renji. Ces derniers se levèrent lorsqu'ils le virent entrer. Le rouge demanda immédiatement :
- Alors ?
- Ils sont repartis et les accords sont signés. Maintenant, nous verrons s'ils seront respectés.
- En tout cas cela m'étonne d'Aïzen. Fit Ichimaru songeur.
- Moi aussi, mais je pense en connaître la raison. Tu devrais comprendre Gin.
Les sourcils argentés se froncèrent. Il se souvenait du regard de son ex sur l'orangé et de ses mots. Ainsi Aïzen espérait mettre la main sur Ichigo. Un sourire moqueur vint prendre sur ses lèvres et il questionna :
- Et il pense vraiment y arriver ?
- Je pense, mais cela n'arrivera pas.
- Je n'en doute pas.
Un regard entendu prit place entre les deux hommes. Renji n'aimait pas cela mais il connaissait aussi l'ancienne relation de l'albinos avec Aïzen, donc il connaissait des choses que lui non. Il s'approcha de son mari en décelant une certaine excitation chez lui. Il l'accosta suspicieux :
- Qu'y a-t-il d'autre Ichigo ?
- Pourquoi crois-tu qu'il y ait autre chose ?
- Tu crois que je ne connais pas cette attitude ? Alors, qu'as-tu encore prévu cette fois ?
- Je le dirais au dîner quand tout le monde sera là. Par contre Gin, viens-tu ce soir ?
- Bien sûr, comme d'habitude.
- Ok.
Le chef de la famille Shiba partit vers le salon et s'y installa. Il savait la peine qu'il avait causée à Byakuya et cela lui laissait un goût amer dans la bouche.
Toujours dans la salle à manger, Gin demanda au mari de son patron, surpris de ne pas le voir suivre ce denier :
- Tu ne le suis pas ?
- Non, il a besoin d'être seul.
- Pourquoi ?
- Tu n'es pas au courant ? Byakuya Kuchiki était l'amant d'Ichigo il y a un an.
- Je ne le savais pas. Cela ne te gène pas ?
- Non, après tout, nous ne nous étions pas encore rencontrés. C'est comme pour moi, Ichi n'a pas été mon seul homme. Le passé est le passé. Du moment qu'il n'empiète pas trop sur le présent cela ne me dérange pas.
- Je vois.
Un sourire était présent sur les lèvres de Gin. Son rival devenait de plus en plus mature. Oh, il pourrait en être énervé mais pour lui ce qui comptait à présent, était seulement le bonheur d'Ichigo. Si celui-ci se résumait à être avec Renji alors il souffrirait en silence dans son coin mais c'était tout.
IchiIchiIchiIchiIchiIchi
A la prochaine ! :D
