Les personnages appartiennent à la grande Stephenie Meyer.

L'histoire et son évolution sont de simple transcription de mon esprit.

Corriger par Galswinthe.

Chapitre 14 : Papa

-OK Emmett tu es prêt. Que la fête commence.

-Amusez-vous bien !

Edward pov

Elle est magnifique ma femme dans sa robe bleue nuit et argent. Alice sait que je craque littéralement pour cette addition de couleur. Le ciel et ses étoiles, le crépuscule. J'aime cela. Elle pianote sur son ordi et nous met en relation avec Emmett.

Elle me regarde et me sourie. Je place ma main dans son dos et la dirige vers moi. Je lui embrasse la joue, et la conduis hors de cette chambre.

Une fois dans l'ascenseur, le portier salue Bella. Il me regarde bizarrement.

Je me penche vers ma femme et lui murmure combien elle est jolie. Bella s'empourpre et me sourie. Je n'ai qu'une envie, celle de continuer notre découverte intime mais ce soir c'est le boulot. Ce soir je dois la protéger plus que jamais. Je vais découvrir une autre facette d'elle, un autre univers.

L'ascenseur s'arrête et Bella remercie le portier. Elle me conduit devant une double porte qui s'ouvre aussitôt à notre approche. Il y a un monde fou. Tous en tenue de soirée. Des petites tables rondes sont disposées un peu partout. Il y a des rideaux en fond de salle. Des serveurs, et autres personnels sont présents pour le service.

-Mr et Mme Swan.

Les gens se retournent et Bella me prend par la main. Je la sens se tendre devant tous ces regards sur nous. Je place mon autre main dans son dos et l'accompagne jusqu'au serveur qui nous désigne une table. Elle me regarde et me sourie. Elle serre ma main et je lui fais comprendre que je ne la lâcherai pas.

-Pourquoi sommes-nous ici ?

-Un repas concert caritatif.

Nous nous installons. Nous sommes seuls à notre table. Mais des assiettes sont disposées devant nous. Il manque trois personnes.

Les gens parlent doucement, entre eux.

-Regarde, là-bas nous avons notre cher et tendre gouverneur et sa femme.

Je me tourne. Le chef de notre service est avec eux.

-Oh mais Mr Blondi est avec eux.

-Emmett !

Il nous donne des infos sur ses goûts, ses activités, son travail. Puis des infos plus intimes par sa date de naissance, le lieu. S'il est marié avec ou sans enfants. Maîtresse, situation de compte. Un véritable compte rendu de sa personne.

Nous continuons d'énumérer les personnes que nous reconnaissons. D'autres viennent d'elles-mêmes se présentées à nous. C'est étrange, ils nous dévisagent avec une certaine fascination et à la fois des questionnements et des messes basses une fois que notre entrevue est finie. Et Emmett nous bombarde d'informations sur eux. J'avoue que j'ai dû mal à enregistrer les infos et répondre aux sollicitudes des invités en même temps. Bella s'en sort à merveille. Elle arrive à jongler comme une pro. A croire qu'elle a fait cela toute sa vie.

-Edward Cullen !

Je me retourne et me fige en la voyant devant moi.

Elle me serre dans ses bras, je reste stoïque.

Bella me secoue un peu. Je reprends cours à la vie.

-Permets-moi de te présenter ma femme, Isabella Swan. Isabella je te présente Tanya.

Je vois Bella s'approcher et lui faire la bise comme si elles se connaissaient depuis longtemps. Je suis surpris par se geste. Tanya la dévisage puis se recentre sur moi.

-Je vois que tu as toujours autant de charisme, Edward. Elle s'approche et passe son index sur mon torse. Je ne savais pas que tu étais marié.

-Et je n'ai jamais été aussi heureux. Elle me dévisage encore.

Bella se rapproche de moi et je l'enlace de mon bras.

-Vous vous connaissez depuis longtemps ?

-Isabella, Edward et moi avons été très proches. Si je peux m'exprimer ainsi.

-Oh, aussi proche que vous l'êtes avec Monsieur Wood derrière vous.

Elle se retourne, un homme châtain clair d'une trentaine d'année est debout derrière Tanya.

-Edward je te présente mon ami, Julien.

Je lui serre la main.

-Tanya, je ne suis pas sûr que Mme Swan apprécie d'être dérangée ici.

-Bonjour Julien.

-Madame, c'est un honneur de vous voir en personne. Il lui fait un signe de tête, elle répond.

-Julien pourquoi autant de cérémonie, Edward est un ami. Décompresse mon chou.

-Madame et Monsieur Swan, Veuillez excusez le comportement mon amie. Elle ne saisie pas l'importance de votre venue dans cette salle.

-Il serait tout à votre honneur de lui expliquer dans ce cas. Mon époux et moi-même espérons que vous serez satisfait de cette soirée.

-J'y travaille depuis tellement longtemps.

-Alors il n'y a aucune raison pour que cela ne se passe pas correctement.

Il prend la main de Tanya et après nous avoir salués, il la tire vers un coin de la salle.

Je n'entends pas mais il semblerait qu'il lui passe un savon. Elle regarde Bella de temps en temps. Puis je la vois qui revient avec d'autant plus de conviction. Julien essaye de la retenir mais elle se dégage et arrive à grand pas.

-Bella, elle revient.

-Je m'y attendais.

Elle me regarde et me sourie.

-Edward, tu veux bien me laisser faire ?

-Ai-je le choix ? Elle fait un signe de la main.

Et deux hommes interviennent aussitôt. Ils encadrent Tanya, et la dirige vers une porte sur le côté. Bella me regarde, et me passe la main sur le visage. Elle se penche sur moi et tout en embrassant ma joue demande à Emmett de connecter les micros entre eux. Elle se redresse et va en direction de la porte. Un homme lui ouvre, elle le remercie et je la perds de vue mais pas de son.

-Merci messieurs, mademoiselle, vous avez sollicité une entrevue particulière. Que puis-je pour vous ?

-Alors il est comment l'inspecteur de police. Il est bon n'est-ce pas ?

-Je ne vois pas en quoi je peux vous aider sur ce sujet.

-Arrête de prendre tes airs princesses, il te lâchera tout comme moi.

-Je ne crois pas que nous ayons la même vision de la vie de couple, mais s'il se lasse, je vous ferais part de sa décision. C'est bien de cela dont il est question.

-Il est à moi, Swan.

J'entends un bruit sourd.

-OK maintenant écoute la pouliche décolorée. Si tu as le malheur de t'approcher encore une fois de mon mari, si tu fais encore une plaisanterie sur ses performances, ou repasse encore une fois ton doigt crochu sur lui et je peux te dire que la prochaine fois où l'on se rencontrera, tu laperas l'eau des caniveaux pour te désaltérer. Tu veux peut-être que je rappelle les deux hommes de la sécurité, à ce que j'ai appris c'était ton truc, deux hommes. Ah non j'oubliais, il te faut un public. Si jamais tu lui adresses un regard ou la parole, je te jure que les inspecteurs des fraudes interviendront pour fouiller ton commerce de sac à putes en tout genre. Ai-je été assez explicite ou désires-tu approfondir cette entrevue ?

-Non, j'ai compris.

-Alors je vous souhaite une bonne et agréable soirée, Tanya.

Je la vois réapparaître peu de temps après. Elle me regarde. Je passe ma main dans mes cheveux. Elle me sourie. Emmett est en délire total sur ce qu'il vient d'entendre. Il rigole comme pas permis.

Une douche de lumière s'abat sur Bella. Elle se stoppe et sourie pour se tourner vers la scène.

Une musique retentie. Year de Usher.

La salle applaudie. J'aime bien ce chanteur. Ce que je ne comprends pas c'est la réaction de Bella.

Le rideau s'ouvre et Usher est sur la scène. Ils se regardent et se saluent d'un signe de tête. Il lui adresse un signe pour qu'elle le rejoigne sur scène. Elle lui tire la langue. Il sourie alors que son compère reprend sa partie chantée. Il saute de scène et s'avance vers elle en dansant. Elle secoue la tête et elle a un sourire magnifique. Il se trémousse et lui attrape la main pour l'embrasser. Il lui parle dans l'oreille, elle lui répond et il me regarde. Je lui fais un signe. La chanson se termine.

-Merci à tous d'être présent pour les orphelins d'Etat, le concert se fera après le repas. Merci encore.

Les gens applaudissent et il s'approche de moi avec Bella dans son bras.

-Je crois que je dois vous rendre votre femme, Mr Swan.

-Edward.

-Usher.

Nous nous serrons la main. Juste à ses cotés. L'autre chanteur vient aussi ainsi qu'un troisième homme.

-Edward je te présente papa, Dias et le garde malade Bobby.

Je serre la main aux autres gars et je regarde Usher.

-Oh bah merde. Ils rigolent.

-Et moi je n'ai pas le droit d'avoir un bisou.

Lui dit le dénommé Bobby. Il est aussi impressionnant qu'Emmett. Elle lui sourie et l'embrasse ainsi que Dias. Ils s'installent à table. La notre est maintenant pleine.

-Et si tu me donnais les détails ?

-Disons que les méchants se sont renseignés sur toi. Et comme ils ont eu Renée. Je préférais d'avertir.

-Oups pour Renée.

-T'inquiète.

Quoi « oups », c'est sa façon de s'excuser, de dire qu'il est désolé. C'est quoi ce « oups » ?

Bella ne me lâche pas la main.

-Bobby a appris que la police a remis la main sur les Frères.

-Oui j'y étais. Edward et son équipe les ont attrapés.

-Bien jouer. Il me regarde et me fait un signe de tête. Je lui réponds.

-Ben et Angie bossaient pour l'autre équipe.

-Oups !

Maintenant c'est sûr « oups » est une façon de s'excuser.

-Les cd c'était elle.

-Et maintenant ?

-La cour est pour bientôt. J'ai un rendez-vous demain.

-Bien je garde encore la clé si j'ai tout compris.

-Oui mais je risque d'en avoir besoin plus vite que prévu.

-J'en ai quelques uns. Mais ton cerveau me dépassant, je merde sur beaucoup de dossiers.

-Quels dossiers ?

-Tu ne lui as rien dit ?

-Je ne savais pas comment lui faire comprendre ! C'est un jenk.

-Montre-lui ! Tu lui fais confiance ?

-Oui, il a ma vie.

Je la regarde à cette annonce. Je lui caresse la main.

Le repas commence et nous nous régalons. Ils parlent de leur vie, de ce qu'ils font en général. Comme un père et sa fille. Ils ont une telle complicité, c'est incroyable. Il est normal. Je veux dire, pas prétentieux, pas de luxe, pas de mise en avant. Il me parle comme son égal et j'apprécie cela.

-Messieurs, veuillez me permettre de me rafraîchir.

Je me lève et lui déplace sa chaise. Elle me sourie et caresse mon visage.

-Ne pars pas sans moi !

-Aucun risque.

Elle part sous notre regard. Bobby se lève et la suit sous ordre d'Usher.

-Comment va-t-elle ?

-Absence de réaction pour Renée. Par rapport à Angie, elle a eu mal. Le reste elle le gère je dirais.

-Et ses démons ?

-Si tu parles de ses cauchemars, il y a du mieux.

-Merci de prendre soin d'elle.

Je le regarde.

-C'est mon boulot.

-Je ne parlais pas du côté professionnel. Je ne l'avais jamais vu aussi heureuse. Pas besoin de te raconter son histoire.

-Je ne connais que les grandes lignes.

-Et c'est mieux, crois-moi !

-J'aimerais l'aider.

-Tu le fais, elle a enfin trouvé quelqu'un qui la respecte comme elle le mérite. C'est bien. Je suppose que cela ne sert à rien de te mettre en garde que je te tuerais si tu lui fais du mal.

-En effet, ce n'est pas utile.

-Content qu'on soit d'accord sur ce point.

Il me tend sa main et me serre la mienne le plus fort qu'il peut.

-Merci mais j'ai compris le message. Pourquoi papa ?

-Lorsque nous nous sommes rencontrés, elle m'a battu sur une intrusion. Et pour me le signifier elle a écrit : « Habitue-toi aux nouvelles technologies, papa. » J'avais 23 ans. Tu n'imagines même pas comment j'étais vexé. Je l'ai poursuivi sur le réseau et j'ai fini par l'attraper. Nous avons sympathisé et c'est resté. C'est la seule personne qui ne me juge pas, qui me parle normalement, qui me passe un savon lorsque je fais des conneries. Peu importe que je sois connu ou pas. Elle me traite comme son égal. Puis il y a eu le gymnase. Elle m'a tout envoyé lorsqu'elle était là-bas. J'ai tout gardé mais la clé qu'elle a crée est tellement compliquée. Je n'arrive pas à tout ouvrir.

-Pourquoi ne le fait-elle pas ?

-C'est un pari. Si j'y arrive elle m'appellera mon héros.

Je sourie. C'est bien elle.

-Elles sont si importantes que cela, les données.

-Oh je ne sais pas, voyons voir ce que tu en penses. Disons qu'une seule et unique personne peut avoir accès à n'importe quelles données sur n'importe qui ou quoi. Que cette personne peut interagir, sur ces données. Prendre tout l'argent d'untel et le versé sur une tiers personne. Disons qu'elle peut toute lire, tout décrypter. Elle peut même tout savoir sur le moindre petit secret d'état. Et cela est la partie visible de l'iceberg. Pour V. Il pense qu'elle a juste les comptes de ses transactions, mais ce n'est qu'un grain de sable. Voilà pourquoi elle est spéciale, voilà pourquoi il faut la protéger comme personne, c'est la pionnière. Est-ce assez énorme pour toi ?

-Oh bah merde. Elle peut bouger ou détruire toute l'économie de ce pays. Elle peut tout gérer, tout bloquer.

-Tu as bien compris.

-Oh Bella, pourquoi toi ?

-Elle travaillait pour le gouvernement pour la création d'un système de sauvegarde des données primordiales, les banques, assurances, bourses… Si jamais l'Etat était attaqué ces données s'auto-conserveraient dans différents espaces qu'elle créait. Elle travaillait là-dessus lorsqu'ils l'ont attrapée au gymnase.

-Et toi là dedans ?

-Je la seconde ?

-Comment ?

-Je suis censé trouver les failles de son système, de déjouer ses plans. Nous sommes plusieurs là-dessus, mais elle nous bat.

-Et Angéla et Ben ?

-Elle n'a jamais voulu qu'elle soit impliquée là dedans.

Bella revient près de nous. Elle s'assoit et nous regarde.

-Oh tu as vendu la mèche, papa !

-Il avait besoin de le savoir.

-Je sais. Elle me regarde, je repositionne sa mèche rebelle et lui prends la main.

-Tu vois, tu ne l'effraies pas. Je regarde Usher. Il sourie à Bella.

-Pas pour le moment, reste à savoir ce qu'il va se passer avec les vidéos surveillances.

-Il ne partira pas !

-Je suis ici. Pourquoi j'ai l'impression que vous parlez de moi comme si je n'étais pas là. Je suis là assis avec vous.

-Il est spécial ?

-Il a son caractère, mais il me convient.

Je le regarde, elle est centrée sur son assiette. Je ne dis plus rien.

-Je crois savoir que tu lui conviens aussi.

-Et ?

-Tu as ma bénédiction. Elle relève la tête et le dévisage.

-Je ne le demande pas en mariage.

-Je sais mais si un jour vous passez le cap et je chanterais pour vous.

Je les regarde l'un après l'autre dans leur parole. Je suis largué par ce que je comprends.

-Tu ne sais plus ce que tu racontes, papa. On n'en est même pas là.

-Et vous en êtes où ?

-Bella, je ne crois pas que cela est nécessaire.

Elle me regarde.

-Je dois dire que nous faisons des progrès tous les jours.

-Alors, il a des doigts de fées.

-Les fées n'ont rein à voir là dedans, mais je ne pense pas que seuls ses doigts sont magiques, ils font parti d'un tout.

Ça y est je ne sais plus où me mettre. Elle parle avec Usher de nos relations des plus intimes sous l'oreille de mon frère. Merci Beaucoup.

-Alors de quoi as-tu peur ?

-Tu le sais, ma seule approche a été totalement différente.

-Alors prends le temps qu'il te faudra.

-C'est ce que nous faisons.

-J'en suis heureux pour toi, tu le mérites. Tu sais ce que j'en pense ma princesse d'Argent.

Elle redresse le regard et le fixe. Il lui sourie.

-Nos conversations me manquent.

-Et moi donc, parler de ta sexualité devant l'incriminé est des plus jouissif, je dois te l'avouer.

-Contente que cela te plaise. Elle le regarde et lui tire la langue.

Nous prenons le dessert. Puis Usher et son équipe, nous saluent et se lèvent pour aller préparer leur concert. Nous nous retrouvons en face à face. Je la regarde, elle rougie.

-Oui, dis-moi Edward !

-Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ?

-Tu aurais fait quoi de plus.

-Et le tableau ?

-Oh un bon résumé de la partie Volturi.

-Bella pourquoi douter de moi ? Elle me regarde avec questionnement. Les vidéos surveillances !

-Je n'ai pas voulu ce qu'il s'est passé, Edward. J'ai peur que tu prennes conscience que je ne suis pas assez bien pour toi, que je ne te mérite pas ou que je sois trop salie pour te plaire. J'ai peur de ta réaction face à ce qu'ils m'ont fait.

-Bella, comment te dire ce que tu représentes pour moi. Ne comprends-tu pas que tu m'as ouvert une porte, une vie que je me croyais à jamais perdue. Lorsque je t'ai entendu avec Tanya, ou encore avec papa. Tes paroles ne pouvaient pas me faire plus plaisir. Je sais que nous sommes loin de l'entendre chanter pour nous mais je dois t'avouer que le fait qu'il y pense me donne encore une raison supplémentaire d'avoir de l'espoir face à notre relation. Une fois le procès fini, nous serons libre de faire ce qu'il nous plaît. Ne ferme pas cette porte sous prétexte que tu as peur d'une prétendue réaction. Je ne dis pas que je ne ressentirais rien. Mais je peux te promettre de t'en parler. Est-ce que cela te convient ?

-D'accord.

-Mesdemoiselles, Mesdames, messieurs. Je suis heureux de vous accueillir dans cette salle en l'honneur des orphelins d'Etat. Ils ont besoin de vous et de vos chéquiers. Ce soir nous avons l'immense honneur d'accueillir Mr et Mme Swan. Leur aide a été des plus généreuses. Je les en remercie. C'est Julien Wood qui parle au micro. Bella se lève et fait rejoindre ses mains comme pour le saluer.

-Julien, vous êtes ici chez vous. Merci pour ces enfants.

-Merci à vous Madame Swan. Je sais que vous n'aimez pas les remerciements alors un dernier pour la route. Mme Swan nous a fait l'immense honneur d'inviter son ami, Mr Usher pour notre concert de ce soir. Veuillez donc applaudir l'immense artiste, Mr Usher.

La salle retentie sous les applaudissements et Bella se rassoie.

-Je ne pensais pas que tu étais aussi célèbre.

-Je ne le suis pas, pas de photo, pas de fuite. Il ne m'avait jamais vu. Tout est sous contrôle.

-Mais comment ?

-Regarde ton téléphone.

Je le sors, il est inscrit hors réseau. Je la regarde.

-Tout est sous control. Lorsque tu sors, tu passes sous des portiques qui effacent toutes données. C'est puéril mais nécessaire. Il faut que tu comprennes, j'ai gagné tout cela, J'avais quinze ans. Je ne voulais pas de reconnaissance sociale. Je n'aime pas cela.

-Alors pourquoi t'exposer ce soir ?

-Il était indispensable que je voie papa. Et le concert était ici. Alors…

-Tu aurais pu le rencontrer dans une suite.

-J'aurais pu mais le personnel s'attendait à nous voir ici. C'est la raison de notre venue.

-Oh couverture.

-Il n'y a pas que toi qui sais faire cela.

Usher débute son concert par des reprises de Sinatra, Nate King Cole ou encore Tony Bennett. Je danse avec Bella dans mes bras. Elle est magnifique, légère, gracieuse. J'adore danser avec elle. Nous sommes à une autre époque, dans un autre univers. Elle se laisse guider et me sourie. C'est un moment inoubliable. J'adore ces musiques d'un autre temps où le romantisme et la bienséance ne tuaient pas. Elle danse divinement bien. Les différents rythmes, différentes passes de pieds. J'ai l'impression qu'elle est née à une autre époque.

-Qui t'a appris cela ?

-Mon père. Il aimait beaucoup danser. Et toi ?

-Esmée nous a tous appris comment se débrouiller dans toutes les situations. Mais je n'ai jamais dansé avec autant de plaisir.

-Il semblerait que l'on se complète dans beaucoup de domaines.

-Et c'est avec un énorme plaisir.

Je la fis basculer vers l'arrière et passai ma main le long de sa jambe. J'ai des frissons rien que de la voir renverser sa tête en arrière. Je la redresse et continue notre tour de piste. Elle est resplendissante.

Apres plusieurs chansons, Usher reprend son répertoire. Bella m'entraîne à notre table. Elle s'assoit à mes côtés. Elle se penche sur moi. Elle m'embrasse le cou.

-Nous pouvons vous déranger ?

Je relève la tête, le gouverneur et sa femme sont devant nous. Il y a aussi le chef de polie et sa femme.

Je leur fais signe de prendre un siège et me lève pour demander une chaise supplémentaire. Ils s'installent et je me rassoie une fois toutes les femmes sont assises.

-Vous n'avez jamais fait de représentation publique Mr et Mme Swan. Pourquoi ce soir ?

-Oh nous voulions soutenir la fondation des Orphelins de l'Etat. En effet je trouve incroyable que les pompiers, policiers, soldats, et autres métiers du même type n'ont pas de soutien lorsqu'un malheur arrive au sein de leur famille. Ces pères, mères donnent leur vie pour ce pays et nous les abandonnons lorsqu'ils ont le plus besoin de nous.

-Il semblerait que vous soyez touchée par cette cause.

-En effet j'ai perdu mon père, lors d'une prise d'otage.

-Laquelle j'ai peut-être travaillé dessus.

Je serre la main de Bella sous la table. Elle me répond.

-Je ne vois pas en quoi le nom de cette affaire peut aider notre cause.

-Mais quelle âge avez-vous mon enfant ?

-Vingt ans ?

-Et vous êtes déjà marié ?

-Lorsque l'on a trouvé son âme sœur, il est difficile de s'en séparer.

-C'est mignon, comment s'est-il déclaré ?

-Je vous demande pardon, je ne comprends pas votre demande.

-Oh que je suis indiscrète, c'est privée. Bien sûr. Sean m'a demandé ma main sur le ponton de Seattle lors du feu d'artifice du 4 juillet. Et pour vous ?

-Laisse-moi répondre à cela mon amour ! Elle me dévisage et me sourie. Elle se colle à moi.

-Je voulais faire quelque chose de spécial, rien de courant, ou d'extravaguant. Je lui ai fait livrer un bouquet de freesia avec une invitation pour le soir à 20h. Comme je sais qu'elle n'est pas boutique, je lui ai fait livrer aussi la tenue pour le soir. Donc le soir venu, je l'ai emmenée dans notre clairière. Elle était parsemée de bougie, lampions et un repas pique-nique était disposé sur une couverture au sol. En effet. Elle aime ce qui est simple, pas d'extravagance. Cela ne sert à rien. J'avais aussi apporté un lecteur de musique. Cette clairière est symbolique pour nous. C'est ici qu'elle m'a fait mourir de rire la première fois. C'est dans cette clairière qu'elle s'est laissé aller pour la première fois, loin de tout, pas de soucis dans ce lieu. J'ai pu voir combien elle était magnifique ce jour là. Elle m'a éblouie par sa simplicité. Enfin pour moi il était évident que c'était notre lieu. Nous avons passé une super soirée et après le dessert je me suis agenouillé devant elle, seuls quelques lampions étaient encore allumés et les étoiles nous éclairaient. C'est sous le clair de lune que je lui ai demandé de partager ma vie. Et elle a fait de moi l'homme le plus heureux de la terre.

-Que c'est romantique !

-Oh oui tout a été parfait. Je n'aurais jamais rêvé mieux.

-Et le jour de votre mariage a dû être magique.

-Lorsqu'elle a posé son pied sur le chemin de pétales de rose. J'ai cru mourir tellement elle était belle. Je ne voyais qu'elle. Je suis chanceux que cette femme veuille partager ma vie.

Elle me regarde avec une lueur étrange dans le regard. Elle me sourie je lui embrasse la joue.

Nous parlons encore un peu avec le gouverneur et sa femme. Le chef de police lui me regarde depuis un moment. Sa femme, elle est dans la conversation avec Bella et la femme du gouverneur sur notre mariage. Bella reste dans le vague mais son regard se pose souvent sur moi. Elle réussie à diriger la conversation sur la fondation. Les femmes font d'énorme chèque pour cette cause. Bella serait une vendeuse hors pair.

-Pourquoi j'ai l'impression de vous connaître ?

Je regarde le chef de police.

-Sûrement parce que je travaille dans l'un de vos services.

-Et lequel ?

-Je suis inspecteur dans la criminelle.

-Je n'ai aucun Swan dans la criminelle.

-J'ai gardé mon nom de famille, je m'appelle Cullen Edward.

-Edward, Cullen, Oh mais alors vous devez être la fille de Charlie Swan. Swan mais que suis-je bête. Mais attendez, vous ! Il regarde Bella puis se retourne vers moi. Cullen vous ne deviez pas la mettre en sécurité ?

-Et elle y est ! Qui s'attaquerait à elle ici ?

-Chéri, calme-toi, les gens nous regardent.

Il regarde tout autour et se recentre sur moi.

-Suivez-moi ! Maintenant.

Je me lève et regarde Bella qui me fait un sourire d'excuse. Je lui caresse le visage et je suis le chef de police.

Il m'emmène dans un couloir et me regarde.

-Vous êtes mariés au témoin le plus important du procès, Cullen.

-Ce soir oui !

-Vous voulez dire que vous l'avez épousez aujourd'hui.

-Oui.

-Vous m'expliquez.

-Mlle Swan avait besoin d'un mari pour pouvoir venir ici ce soir.

-Je ne comprends pas.

-Maintenant que vous me le demandez, moi non plus.

-Super ! Décidément heureusement que j'avais demandé des inspecteurs chevronnés. Mais dites-moi, où on en est dans l'enquête ?

-On avance, les frères sont sous les verrous. Et nous allons voir l'avocat demain.

-Bien et quand commence le procès ?

-Dans une dizaine de jours. Je connaîtrai la date du jour précis demain je pense.

-OK. Continuez votre travail, enfin si on peut toujours l'appeler ainsi. J'espère que la partie adverse n'est pas au courant de ce mariage et des liens qui vous unissent.

-Cela n'a aucunement gêné mon travail.

-Si vous le dites. Il est primordial qu'elle soit au tribunal contre les Volturi. Le FBI prendra le relai.

-Comment cela le relais ? C'est mon enquête, je ne la lâche pas.

-Ce ne sera pas de votre ressort, Cullen.

-Elle ne leur fera pas confiance.

-Nous verrons bien. Pour le moment allons finir cette soirée.

Et nous voici de retour. Bella me regarde, je la rassure de mon sourire en coin. Elle est vraiment magnifique dans sa robe.

La soirée se termine. Usher et ses copains viennent nous saluer.

-A bientôt Usher, Bobby Dias.

Ils enlacent Bella et lui font les dernières recommandations d'usage. Usher me serre la main et me demande de veiller sur elle.

Nous sortons dans l'ascenseur et entrons dans notre suite.

-Bonne nuit Emmett.

-Bonne nuit les jeunes mariés.

Elle pianote sur son ordi.

-Pourquoi avoir besoin d'un mari ?

Elle me regarde et sourie.

-Et bien dis donc, tu en auras mis du temps. Alors pour informations, à quinze ans, je ne pouvais pas gérer une compagnie. Alors je les mis au nom de Mr et Mme Swan. Mon père m'y a aidé. Maintenant, je suis en âge d'être marié. Cela répond à ta question ?

-Oui, je la serre dans mes bras. Elle se blottie contre moi et respire mon odeur.

-Tu me sens.

-J'adore ton odeur. Elle me calme.

-Content de te servir à quelque chose.

Nous sommes devant la vitre, nous regardons les lumières de Vancouver.

-Il faudrait aller se coucher, demain sera une longue journée.

-A quelle heure le rendez-vous ?

-Quinze heures à Port Angeles.

-Tu veux bien m'aider pour ma robe ?

Je la regarde, elle me montre son dos.

-Oh attends viens là. J'allume la musique et la prends contre moi. J'ai envie de faire cela depuis tout à l'heure.

Je la fais danser contre moi. Je la fais virevolter, la penche et lui embrasse le cou. Elle passe sa jambe autour de moi. Je lui caresse la cuisse et tout en douceur passe ma main sous sa robe.

-C'est moi Babylove !

Elle gémie sous mes doigts. Que j'aime l'entendre gémir.

Apres quelques pas de danses, de câlins, de caresses, je la soulève et la porte jusque dans la chambre. Je la pose délicatement sur le lit. Sa respiration est rapide, elle me regarde. Je sens qu'elle appréhende. Je m'agenouille devant elle. Je pose son pied sur ma cuisse et lui enlève sa chaussure.

Puis tout en la regardant je passe mes mains sous sa robe et descends son bas. Je fais de même avec l'autre. Que j'aime cette femme. Je la relève, elle me regarde et m'enlève les boutons de ma chemise. Elle regarde mon torse se dévoiler petit à petit et rougie devant ces gestes. Je ferme les yeux et la laisse maître du jeu.

Je sens ses doigts se promener sur moi. Elle est tellement douce dans ses gestes. Puis d'un coup elle descend ses mains et vient déboutonner mon pantalon. J'ouvre les yeux, elle est assise sur le lit et a son visage en face de mon bassin. Elle me regarde. Je lui souris. Elle est rouge comme personne. Elle est tellement timide, naïve, inquiète qu'elle en est magnifique. J'enlève mes chaussures et mes chaussettes. Elle me fait quitter mon pantalon. Je suis en boxer devant elle. Elle me regarde avec envie mais ne bouge pas. Je dois faire quoi ? Je la laisse faire ? Je reprends le control ? Elle s'humidifie les lèvres avec sa langue. Oh mon Dieu. Elle va me tuer. Je lui pose ma main sur sa nuque. Elle sursaute de mon geste et ses larmes coulent aussitôt.

-Non Babylove, c'est moi. Regarde-moi !

Elle relève le regard, et merde ses joues sont inondées. Je la redresse et la colle contre moi. Elle se blottie et me serre dans ses bras. Je lui dirige sa bouche vers moi et l'embrasse. Elle se laisse aller dans ce baiser plein de douceur. Je descends la fermeture de sa robe et lui donne mon haut de pyjama. J'ai toujours voulu voir une femme là dedans. Elle fait tomber son soutien-gorge. Je ne porte que le bas et nous voir accorder me fait un effet bœuf. Elle rigole de nous voir dans le miroir de la salle de bains. Elle se démaquille et se décoiffe. Je suis dans le lit. Elle arrive et me regarde.

-Me feras-tu l'honneur de venir dormir avec ton mari ?

Elle rougie et saute sur le lit.

-Tu es magnifique Bella, tu vas me faire devenir complètement cinglé.

Elle rigole j'aime ce rire. Elle se blottie contre mon torse et je lui caresse le dos. Ses doigts qui parcourent mon torse.

-J'adore ton haut de pyj, il a ton odeur.

-Et bien il est à toi.

-Merci. Je peux te poser une question ?

-Je t'en prie.

-Comment t'es venue l'idée de la clairière pour la demande en mariage.

-Si je devais demander à une femme de partager me vie, c'est comme cela que j'aimerai le faire.

-J'avoue que l'idée est très jolie, très romantique.

-Oui j'aime assez.

-As-tu déjà envie d'amener une fille là-bas ?

-A part Alice, tu es la seule fille que j'ai emmenée là-bas.

-Quel honneur !

-Bonne nuit Bella.

-Bonne nuit Edward.

Je la sens qui s'alourdie contre moi. Sa respiration se fait plus lente, plus profonde. Un léger ronflement sort d'elle. Je lui caresse toujours le dos. Aurais-je un jour l'envie d'emmener une fille là-bas ? Bien sûr, que j'en ai envie. Mais c'est précipité, trop rapide. Je ne sais même pas ce que je ressens pour elle. Oh bien sûr elle m'a ouvert pas mal de portes, elle m'a donné l'espoir, l'envie de recommencer de lui laisser ma vie. Mais tout d'abord, il faut attendre que ce procès soit fini. Et après, voudra-t-elle encore de moi ?

-Je t'aime Edward.

-Moi aussi je t'aime.

Je la regarde, elle dort. Elle parle en dormant. Oh mon Dieu je lui ai dit que je l'aimais. Et bien voilà, nous sommes fixés. Je l'aime, oui je l'aime comme jamais. Je donnerais tout pour elle. Je sais que les prochains jours vont être difficiles pour elle. Elle va se retrouver en face de ses démons, de ses enfoirés qui lui ont fait du mal. Je ne sais comment je vais réagir, mais une chose est sûr. Il va falloir que je sois fort pour elle.

-Edward, non ne pars pas !

-Je suis la Babylove, jamais je ne te quitterais.

Elle se blottie contre moi et je lui caresse le bras. Elle se calme.

-J'aime Babylove.

-D'accord.

Elle sourie tout en dormant.

Je m'endors à ses côtés, que je suis bien contre elle.