Bonjour à tous(tes) ! Un énorme merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont adressés des reviews très gentilles et motivantes. Saurimonda est très contente que sa fic soit autant appréciée et elle est d'autant motivée à continuer. Nous mettons tout notre cœur à cette fic.

Voici le chapitre 14. Bonne lecture. A bientôt


Chapitre 14

Pendant que Bones était sortie chercher de la glace, Booth se mit à réfléchir à leur situation. Si seulement elle voulait se laisser aller un peu…

Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi elle changeait d'avis sans arrêt. Ça n'avait rien à voir avec lui, il en était certain. Peut-être était-ce l'attirance évidente qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre qui l'effrayait.

Et il savait pourquoi. Tous deux travaillaient ensemble. Ils étaient sans cesse en contact. Qui savait où tout ça pourrait les mener ? Peut-être finiraient-ils par se rendre compte qu'ils étaient faits l'un pour l'autre ? Ou peut-être pas ? En tout cas, lui était certain d'une chose : il était très amoureux de la belle anthropologue. Quant à elle ?

Il jeta un coup d'œil au réveil. Elle était sortie depuis bientôt cinq minutes. Pourvu qu'elle n'est pas décidée de le planter là ! Ça ne l'étonnerait pas outre mesure.

Il soupira. Bones ne quittait pas ses pensées.

A l'époque de leur première rencontre, il n'avait pas vraiment apprécié son caractère. Elle était froide, inhumaine, associable, mais aussi courageuse, franche, et sûre d'elle-même. Et, par-dessus tout, elle se donnait à fond dans son travail. Trop à son avis. Ils avaient échangé un baiser et avaient failli coucher ensemble, mais au dernier moment, elle s'était défilée et l'avait laissé planté là sous la pluie tandis qu'un taxi l'emportait.

Il ne comprenait toujours pas son enthousiasme pour cette profession, mais admirait sa conviction et sa persévérance. Et le FBI avait besoin de ses compétences pour résoudre des affaires délicates. Et lui, Seeley Booth, agent spécial du FBI, avait besoin d'elle. En tant que femme et amante.

De nouveau, il contempla le réveil et marmonna. Visiblement, elle l'avait abandonné, sinon elle serait déjà de retour. Décidé à aller chercher lui-même de la glace dans le couloir, il ouvrit la porte… pour se retrouver nez à nez avec Bones, le seau rempli de glace dans les mains.

Il lui sourit.

- Tu as oublié la clé ?

Elle hocha la tête.

- J'ai pensé que tu avais changé d'avis, dit-il.

Elle rit.

- Bah ! Tant que tu ne te montres pas trop pressant…

Elle entra, et posa le seau à glace sur la table basse.

Tandis qu'elle se baissait, il ne put s'empêcher de contempler les courbes de son corps. Il voulut détourner son regard, mais elle se retourna. C'était encore pire ! Le décolleté de sa robe ne cachait presque rien de ses seins.

Pour déguster leur boisson, ils s'installèrent sur le canapé. Tempérance alluma la télé, histoire de ne pas trop penser au corps de Booth, juste à côté d'elle, tout contre elle. Elle zappa les chaînes, mais ne trouva rien d'intéressant à regarder. Elle finit par éteindre l'écran. Elle allait poser son verre sur la table de nuit quand, soudain, Booth attrapa sa main. Leurs regards se croisèrent. Elle se sentit devenir nerveuse.

- Bones…

De son pouce, il lui caressa le dos de la main.

- Alors, dis-moi la vérité, demanda-t-il. Tu cherches à m'éviter ?

- Non… je…

- Je croyais que tu appréciais ma compagnie.

- C'est le cas, mais je…

- Quoi ?

Elle soupira.

- Eh bien, peut-être que je l'apprécie un petit peu trop.

Il resta silencieux un long moment.

- Et alors ? demanda-t-il. Où est le problème ?

- Comment envisages-tu notre futur ? lui demanda-t-elle soudain. Tu te souviens que nous nous sommes mariés que pour me permettre d'hériter de grand-père ? Que nous devons divorcer dans quelques mois ?

Il lui jeta un regard intrigué.

- Alors ? dit-elle, voyant qu'il tardait à répondre.

- Tu veux vraiment que je te dise comment j'envisage notre futur ?

Il se rapprocha plus près d'elle.

- Je nous voie très bien avec une jolie maison, un jardin où tu pourrais faire pousser de magnifiques fleurs, des enfants courants partout, et surtout… surtout un « VRAI » mariage avec toi. Bones, je ne veux plus divorcer… Je veux passer ma vie avec toi… Voilà comment, moi, je vois notre futur. Je ne peux pas vivre sans toi.

Tempérance déglutit, et détourna le regard au-delà de la baie vitrée, vers l'océan. Avait-elle bien entendu ? Il avait dû dire ça en pleine possession de ses pensées, car il savait pertinemment qu'elle était contre le mariage et que ces paroles allaient la faire reculer. Elle ne voulait pas qu'il lise les émotions qui traversaient son visage. Elle était stupéfaite. Effrayée. Non pétrifiée, plutôt.

Booth soupira.

- Je sais que tu es contre le mariage, Bones. Mais tu m'as posé une question, j'y ai répondu avec franchise.

Elle refusait obstinément de le regarder. Il avait trouvé les mots justes, ceux qu'elle voulait entendre. Il ne le savait pas et avait parlé avec toute la sincérité qui le caractérisait.

Elle regarda l'horizon. Bien sûr, il y a quelques temps, elle était contre le mariage, mais son « faux » mariage avec Booth avait fait tourner son opinion dans le bon sens, sans qu'elle lui ait avoué une seule fois. Et maintenant, elle l'aimait. C'était sa faute. Comment ne pas tomber amoureuse de Booth ? Pour une femme normalement constituée et saine d'esprit, c'était impossible. Mais il ne fallait surtout pas qu'il le sache.

Pourquoi, Brennan ?

- C'est vraiment ridicule de se comporter ainsi. Pourquoi n'en profiterions-nous pas pour approfondir notre relation ? demanda-t-il en lui coulant un regard séducteur. Nous sommes des adultes.

Tempérance sentit son pouls s'accélérer, et elle s'écarta légèrement de lui. Booth se pencha vers elle. Elle recula à nouveau, mais il s'approcha encore un peu plus d'elle en souriant.

- Tempérance, je suis amoureux de toi. Tu me rends complètement fou.

Elle avait l'intention de repousser sa main.

- Il ne reste plus que quelques jours, dit-il. Pourquoi perdons-nous tout ce temps ?

- Booth…

- En lune de miel, rien n'a d'importance, murmura-t-il.

Tempérance sentit une vague de chaleur qui montait en elle, et cette délicieuse sensation qui grandissait dans son ventre.

- Embrasse-moi, Tempérance, gémit-il.

Elle déglutit. En lune de miel, rien n'a d'importance.

N'était-ce pas ce qu'elle avait décidé, tout à l'heure ? Laisser libre cours à ses fantasmes, à ses envies sexuelles, à son délire érotique, toutes ces choses qu'elle mourrait d'envie expérimenter avec lui. Alors, pourquoi ne pas réaliser tout ça avec lui ?

Il posa doucement ses lèvres sur les siennes. Elle ne pouvait plus penser à rien. Tout ce qu'elle ressentait, c'était la chaleur de Booth sur sa peau.

Il continua à l'embrasser. Elle s'agita sur le canapé.

- Booth…

Il posa une main sur sa bouche.

- Vas-y, crie si ça te chante ! lui dit-il.

Elle écarta sa main.

- Ne me tente pas !

- Laisse-moi t'aimer, répondit-il en la fixant au plus profond de ses yeux.

Sous son regard ardent, elle frissonna.

- Tu es magnifique, chuchota-t-il.

Alors, une barrière invisible s'ouvrit dans son corps et dans son esprit, sans qu'elle ait eu le temps de s'en empêcher, et Tempérance se précipita dans les bras de Booth et pressa sa poitrine contre son buste. Il gémit, et la tint un peu plus serrée contre lui, sa main libre caressant son dos.

Il posa ses lèvres sur son cou, laissant une traînée de feu sur sa peau derrière ses baisers. Lorsqu'il prit à nouveau ses lèvres, elle gémit, et posa une main sur sa tête, dans un signe d'encouragement.

Puis, à son tour, c'est elle qui l'embrassa dans le cou, sur sa pomme d'Adam, lui mordillant le lobe des oreilles pour revenir à ses lèvres.

Booth poussa un gémissement.

Se redressant, Tempérance retira sa robe, en proie à des impulsions qu'elle n'arrivaient plus à contrôler. Le regard admiratif de Booth lui redonna confiance en elle, et elle laissa tomber la robe à terre. Il la prit dans ses bras et l'embrassa passionnément.

Ils retombèrent sur le canapé. Booth prit le temps de la contempler, la découvrant ainsi pour la première fois.

Par miracle, l'embarras de Tempérance s'était évanoui. Elle s'approcha de lui, et le toucha d'un seul doigt, parcourant sa peau soyeuse, et elle l'entendit gémir, avant qu'il ne la repousse sur le dos, jusqu'à ce qu'elle soit complètement allongée.

Booth sourit, et écarta une mèche de cheveux de son visage.

- Je t'aime, Tempérance.

Puis leurs deux corps ne firent plus qu'un.


Booth était assis sur la plage, et regardait le soleil se lever. Ce n'était pas dans ses habitudes de se lever aussi tôt, mais il avait à peine réussi à dormir trois heures la nuit dernière.

Bones dormait encore.

La nuit passée avait été sensationnelle. Ils avaient fait l'amour plusieurs fois, divinement, et au fond de lui, il savait que ça n'était pas que du sexe. Le lien qu'il ressentait lorsqu'il était avec elle le stupéfiait. C'était comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Depuis l'éternité.

Il regarda sa montre, et remarqua qu'il était assis au bord de l'eau depuis plus d'une heure. Il avait dû résister pour ne pas la réveiller. Bon sang, elle lui manquait déjà. Il se leva, et ramassa un coquillage sur le sable.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

Il sursauta.

- Et toi ?

Bones lui sourit. Elle portait un pantalon blanc et un T-shirt bleu, qui se mariait très bien avec ses yeux.

- Quand je me suis réveillée, tu n'étais plus là.

- Je n'arrivais plus à dormir.

Il lui prit la main, et elle s'approcha de lui, sûre d'elle.

- Tu as faim ? demanda-t-il.

- Ça dépend de ce que tu as en tête, répondit-elle avec un petit sourire taquin.

Il l'embrassa sur le bout du nez.

- Booth ?

Il retint son souffle. Bon sang, ce n'était quand même pas du regret qu'il entendait dans sa voix ?

- Oui ?

- Après le petit déjeuner, pourrions-nous, heu…

Elle haussa les épaules et sourit.

- La femme de ménage est en train de refaire le lit et la chambre. Ce serait vraiment dommage de ne pas la remettre en bataille.

Il lui sourit.

- Chérie, tu lis dans mes pensées.


Tempérance se pelotonna contre le corps tiède de Booth, et refusa d'ouvrir les yeux. Le matin était là. Elle le sentait à la douce lumière qui pénétrait la chambre. Mais aujourd'hui était leur dernière journée à l'hôtel, et elle ne voulait pas la voir finir. La semaine passée avec Booth avait été encore plus merveilleuse qu'elle n'aurait osé l'imaginer.

Il remua dans le lit à côté d'elle, glissant aussitôt sa main sur sa taille.

- Salut, dit-il d'une voix endormie.

- Salut.

Elle adorait sentir sa poitrine pressée contre son dos, et elle passa ses bras autour de lui, pour caresser son torse.

- Tu n'en as pas eu assez, c'est ça ? plaisanta-t-il.

Elle rit.

Il se retourna, et la fit asseoir sur lui. Elle se mit aussitôt à onduler et sourit en voyant la lueur de désir dans ses yeux.

Comme transpercée, Tempérance tremblait de plaisir rien qu'au regard de Booth sur elle. Le contact de sa peau lui arracha des gémissements qu'elle ne se croyait pas capable d'émettre.

Au moment où ils se joignirent l'un à l'autre, elle eut presque peur de perdre connaissance, submergée par une vague incontrôlable de frissons et d'extase. La passion et l'amour exultaient littéralement de leurs gestes et de leurs corps, les enflammant sous les tracés de leurs doigts, Booth s'attardant sur sa jugulaire et elle sur sa pomme d'Adam. Étouffant mutuellement leurs cris, après un plaisir mutuel torride, ils atténuèrent peu à peu l'intensité de leurs ébats et restèrent pantois au milieu du lit.

Ils s'embrassèrent passionnément, et Tempérance tenta de chasser la soudaine vague de mélancolie qui s'empara d'elle. Demain, leur « faux » voyage de noces prendrait fin.


A suivre...