Mes plus plates excuses. D'abord, pour le délai. Parce que presque deux mois, c'est très long. Surtout pour vous, chers lecteurs et lectrices. Mais aussi pour l'absence de relecture. Effectivement, ce chapitre n'est pas corrigé par ma bêta. Je ne veux plus vous faire attendre alors...
Bonne lecture quand même!
Chapitre douze visites inattendues
« Je ne crois pas que Peter Petigrow ait été mauvais de nature. Pour l'avoir connu jeune, je pense même qu'il a été un garçon charmant et bon. Son manque de courage l'a hélas poussé à faire des choses horribles, des choses auxquelles il a pris goût pour ne pas sombrer dans la folie. »
Histoire de la Magie du XXème siècle, Gérald Binns
Après avoir redoublé sa seconde année d'école de Botanique pour finalement validé son diplôme en juin dernier, Peter s'était octroyer un petit congé sabbatique jusqu'en septembre. Il avait choisit le japon comme lieu de détente et ne regrettait pas : la beauté des paysages et des jardins, la beauté des femmes en kimono traditionnel et de leurs geste si précis, la beauté de leurs traditions… A chaque instant, Peter était émerveillé.
Cependant, par moment, Peter perdait son sourire. Dans la foule ou dans l'eau des bains, jamais loin de lui, le petit homme remarquait un visage familier. Un ancien étudiant de Poudlard, un Serpentard, avec qui il avait déjà eut une conversation qui s'était soldé par une bagarre. Oui, lui Peter Petigrow s'était battu sans le soutien de ses amis. Une première. Mais son ennemi n'était guère plus grand que lui, et pas très épais.
En le voyant, Peter se souvenait de la raison véritable de se voyage. Il avait fait l'école de Botanique parce qu'il aimait cela. Mais il aurait aimé pouvoir suivre ses amis qui étaient devenu aurore avec succès. Cependant, être aurore aujourd'hui, s'était s'opposer ouvertement à Vous-Savez-Qui.
Bien sur, Peter faisait parti de l'Ordre du Phénix ! Et bien sur qu'il était un Gryffondore, mais au cours de sa scolarité, il avait vu la puissance de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom monter en flèche, et son courage, lui, s'était évaporé.
Peter n'était brillant comme Remus, ni malin comme Sirius encore moins fort comme James. Il n'avait rien pour lui. Il s'était toujours caché derrière les trois autres Maraudeurs, qu'il enviait. Le petit homme avait conscience de cela et avait préféré fuir.
Le jour où il fut diplômé, ses amis n'avait pas peut venir : une mission de la plus haute importance. Ils en étaient désolés. Puis, sans que personne ne remarque rien, le Serpentard l'avait approché. Il avait souligné qu'il avait un an de retard sur ses amis, qu'il les ennuyait et que cette histoire de mission ne devait être que du vent.
Peter avait vu rouge et frappé. Sans se retenir. L'homme avait eut le nez brisé et s'était évaporé dans la foule, laissant l'animagus seul. Et au milieu des rires, il avait commencé à douté. De ses amis. De leur fidélité. Il s'en était voulu mais en même temps, eux qui étaient si parfait, pourquoi s'intéresseraient-ils à lui ?
Sans savoir que faire, le petit homme avait prit un congé sans solde et était partit.
Et maintenant, dans la chambre de l'auberge qui l'accueillait, toutes ses questions revenaient. S'il parvenait à les oublier et à se noyer dans la beauté du pays, n'y pensant qu'en voyant le Serpentard, à cet instant, il ne pouvait les taire.
Sur son futon était posée la missive de James. Elle datait de deux jours. Il apprenait ainsi que son ami était père, mais pouvait bien devenir veuf. Peter se demandait s'il lui fallait mettre fin à son voyage et aller soutenir son ami, ou ignorer simplement la lettre.
Une petite voix dans sa tête lui disait qu'il devait y aller, il était un Maraudeur après tout ! Il devait aller aider son ami, même s'il ne pouvait faire grand-chose. Mais une autre soutenait que James n'avait pas besoin de lui, qu'il avait Sirius et Remus pour lui tenir compagnie.
- Mais pourquoi m'a-t-il écris alors ? se demanda-t-il à voix haute.
Derrière lui, le panneau de bois glissa silencieusement et un pas se fit entendre. Devinant qu'il s'agissait du Serpentard, Peter soupira et se retourna, près à lui coller un autre poing pour réfléchir au calme. Il se figea et recula cependant lorsqu'il vit de qui il s'agissait.
Peter tomba à genoux alors qu'en face de lui, Voldemort lui-même le détaillait, impassible.
ooOoo
Lorsque Severus entra dans la chambre d'hôpital, son regard se posa immédiatement sur Sirius. Ses paupières se plissèrent alors que des images de la nuit précédente lui revenaient en mémoire. Il ne fit pourtant aucun commentaire, se contentant de refermer la porte derrière lui.
Il vit Black le fuir avec un plaisir bien dissimuler, se rapprochant de Potter. Les deux Griffon étaient essoufflé, il se demandait bien pourquoi mais ne posa aucune question. Par contre, Sirius l'interrogea des que sa respiration le lui permis. Pauvre petite créature.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici, Snivellus ? Le mariage de la veille ne t'as donc pas suffit, il faut…
- Mon cher Black, coupa Severus en s'approchant du lit ou dormait Lily. Il eut le déplaisir de voir Potter se redresser, baguette à la main. J'ai le regret de t'informer que le monde ne tourne pas autour de ta petite personne. Poursuivis cependant le maitre des potions d'une voix froide.
- Alors qu'est-ce que tu fiche ici, Snape ? interrogea le binoclard.
L'occlumens l'observa silencieusement, comme on détail un ennemi avant un duel. Les vêtements de Potter étaient froissés, tâché même, ses cheveux plus en batail que jamais et malgré ses lunette rondes, on voyait parfaitement les cernes sous ses yeux.
- Toi et moi, répondit le potioniste, avons un ami commun.
- Un ami commun, ça me ferai mal.
- Black, tu voudras bien jouer au bon chienchien une autre fois, c'est une discussion entre adulte. Railla Severus. Sans lui laissé le temps de rétorquer, il poursuivit : cet ami est venu me parler de Lily hier soir.
Severus tâchait d'être le plus neutre possible. Après tout, son amitié avec Evans s'était brutalement achevé en sixième année et s'était lui qui y avait mit fin. Maladroitement, certes, mais lui tout de même.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Demanda James, méfiant.
- Pas grand-chose, je te l'accorde. Mais cet ami commun m'a fait promettre de venir ausculter Lily et je ne déroge pas à mes promesses.
- Qu'est-ce que tu peux faire ?
- T'es pas médicomage…
- Qu'on sache ?
Severus se pinça l'arrête du nez, exaspérer par les deux Gryffondore. Il leurs rappela rapidement son titre de maitre des potions et, s'ils l'avaient oublié, d'expert en magie noire. Sirius et James échangèrent un regard puis le corniaud fit « non » de la tête, ne voulant évidement pas lui faire confiance. Mais James reprit :
- Tu crois que tu peux faire quelque chose ?
- Peut-être… il faut que je l'ausculte…
- James, non. C'est un Mangemort, putain ! grogna Sirius en agrippant le bras de son ami.
- Je sais ! Puis il se tourna vers Severus et dit plus fort : si tu lui fais du mal, je te tus de mes mains, compris ?
- Je suis terrifié, souffla le potioniste en dégainant sa baguette magique.
Sous les regards inquiets des deux rouge et or, le Serpentard entreprit d'ausculter la jeune femme. Il lui lança les sorts basiques utilisés par les médecins, qui lui apprirent qu'elle avait perdu beaucoup de sang et qu'elle avait une déchirure au niveau de l'utérus, ce que les docteurs devaient savoir.
Il en lança d'autre, moins connu, qui lui apprirent que Lily irradiait d'énergie magique. Plus qu'une personne éveillée, ce qui n'était pas normal. Severus ne comprenait pas d'où pouvait venir cette énergie mais il était évidant que son surplus avait provoqué le coma.
- Hum…
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- … Peut-être… murmura-t-il… Je dois faire quelque recherche. Je reviendrais demain.
Sans attendre de réponse de ses ennemis, Severus quitta la chambre d'un pas vif, la tête pleine de question.
ooOoo
Abraxas était dans le vieux salon du manoir Malfoy. Il aimait beaucoup cette pièce. D'abord, elle était peut utilisée, ce qui lui garantissait le calme. Ensuite, il y a de cela très longtemps, lorsqu'il était enfant, c'était dans cette pièce qu'il passait le plus claire de son temps avec son défunt frère, à apprendre leurs leçons, à jouer ou à manger. Il attachait à se salon un sentiment de nostalgie en repensant à son enfance.
Mais maintenant, Abraxas était vieux. Si vieux, qu'il ne parvenait plus à lire les parchemins qu'il devait signer sans utiliser un sort, qu'il avançait boiteux et courbé par l'âge et les fourberies. Car oui, Abraxas était un être fourbe et sans scrupule, qui avait légué sa vie à la grandeur de l'empire Malfoy.
Son fils ne serait sans doute pas de cet avis, jugeant que s'était plus à sa grandeur personnel qu'Abraxas avait travaillé, mais il n'en était rien. Aux yeux du vieil homme, tous ce qu'il avait fait, s'était pour sa famille.
Mais tout cela allait bientôt s'effondrer. Abraxas était malade. La Dragoncelle. Voilà qui lui donnait peut de temps pour sauver les meubles. Mais le vieil homme ne craignait pas l'avenir, et il avait déjà un plan en tête pour protéger son empire.
A l'entrée du salon se présenta un Elfe de Maison suivit par Bellatrix Lestrange. Malgré la mort de sa sœur, Narcissa, la jeune femme faisait toujours partie de la famille Malfoy par l'intermédiaire de Drago, dont elle était la tante. C'était pour Abraxas sa chance de tout sauver.
- Bella, mon enfant, l'accueillit-t-il.
- Abraxas, mon oncle, répondit-elle.
Après une accolade, ils s'installèrent sur le canapé en face du feu et échangèrent quelque banalité sur l'avancement de la guerre, les faits politiques et l'économie. Finalement, Bellatrix prit la parole, sourire aux lèvres :
- Vous ne m'avez pas fait venir ici pour parler de la nouvelle boutique du Chemin de Travers, n'est-ce pas mon oncle ?
Bella était une femme intelligente. Sous ses lourdes paupières, elles-mêmes masquées par de grande boucle brune, se cachait un regard fiévreux et brillant. Abraxas détourna le regard pour contempler les flammes. Il se tus un instant, réfléchissant aux mots à employer puis répondit :
- Je suis atteins de Dragoncelle. Il me reste un an à vivre.
- Ho. Mon oncle, je suis navrée. Mais dans la voix de la jeune femme, il n'y avait aucune once de peine ou de pitié.
- Cela veut dire, poursuivit-il, que dans un an, la famille Malfoy aura un nouveau chef.
- Lucius.
Bella avait grogné le nom avait haine et colère. Si la jeune femme s'entendait bien avec Abraxas, elle ne supportait pas le blond qui accaparait le Maitre et avait provoqué la mort de sa chère sœur. Près d'elle, le vieil homme sourit, conscient des sentiments de la Mangemort vis-à-vis de son fils.
- S'est exacte. Lucius. Mais…
- Il n'est pas digne de diriger quoi que ce soit ! craqua-t-elle en se levant pour faire les cent pas. Un… être, dit-elle pleine de rage en se forçant à la politesse, comme lui devrait rester cloitrer dans sa chambre bien sagement à attendre les visites de son maitre en se brossant les cheveux !
- Bellatrix, mon enfant, c'est de mon fils que vous parlez.
- Bâtard indigne de notre famille ! lâcha-t-elle finalement.
Il y eut un silence pendant lequel les deux personnes se regardèrent sans ciller puis Abraxas finit par soupirer en reportant son attention sur les flammes :
- Vous avez hélas raison. Fit-il. Si Lucius bien servit la famille Malfoy, contre son gré, il n'est pas digne de la diriger. Sans doute ai-je été trop tendre avec ce gamin, rajouta-t-il en se reculant pour s'adosser au dossier du canapé.
- Non, mon oncle. Ce n'est pas votre faute ! le contredis Bella en s'installant près de lui. Tout vient de sa mère…
Sa mère. Abraxas se souvenait parfaitement d'elle. La pauvre enfant été morte dans la fleure de l'âge, quelque année après qu'elle lui ait donné un héritier. N'ayant pas eut le temps de vieillir, il en gardait le souvenir vivace d'une jeune beauté à coupé le souffle.
- Toujours est-il que Lucius ne peut devenir chef de famille. Reprit le vieil homme en revenant à l'instant présent.
- Proposez-vous de… ? fit Bellatrix, un immense sourire fendant son visage en deux.
- Drago est un esprit jeune, malléable. Jusqu'à ses seize ans.
Bella perdit un instant son sourire. Bien sur, elle avait conscience de la nature du fils, compte tenue de celle du père, mais elle aimait l'enfant comme elle avait aimé sa sœur. Elle ne voulait pas lui faire de mal. Cependant, seize ans, s'était encore loin. Il était tôt pour prendre parti et s'opposer à Abraxas.
- Il reste mon cousin, fit remarquée la jeune femme.
- Ce jeune freluquet exerce un métier dangereux. Répondit simplement le vieil homme.
Il y eut un silence au cours duquel chacun médita ce qui était dit. Sans Lucius ni son époux pour hériter à la mort prochaine d'Abraxas, Drago allait tout avoir mais étant trop petit, un intendant allait être chargé de tout gérer jusqu'à la majorité de l'enfant.
Ou plutôt une intendante. Certes, il y avait Snape, le parrain de l'enfant, mais il suffirait de faire jouer son titre de Lady doublé de celui de tante de sang du petit pour être nommer. Ce plan était parfait et sans accroc.
Il n'y avait plus qu'à se débarrasser des époux Malfoy.
A suivre…
N'oubliez pas de reviwer! Ca fais plaisir et ça motive^^
A+
BD
