Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis. Je ne fais que massacrer son univers.

Note : Bonjouuuur !

J'ai survécu à mes partiels ! Et si cette semaine n'a pas été prolifique en termes de réussite, elle l'a été pour Pérégrinations.

Alors, j'espère que ça va vous plaire. Si vous voulez vous amuser, sachez que certaines parties sont tirées de ma vie, à vous de trouver lesquelles ^^ (et non, aucun de mes voisins n'est aussi canon que Tyler Hoechlin !)

Stiles entrait en période de partiels. La seule chose qui le mettait en joie, c'était qu'à la fin de cette semaine, validée ou pas validée, il en aurait fini avec les révisions en tout genre.

Vous savez, il existe un moment où il n'y a plus d'angoisse, juste une profonde résignation. Il était fatigué et un peu sur les rotules. Et son cerveau ressemblait à un gruyère à trou. Il avait déjà oublié ce qu'il avait révisé hier et espérait juste que c'était quelque part dans sa tête et que ça reviendrait au bon moment (l'espoir fait vivre.)

Demain commençait sa première épreuve. On était lundi soir, ses épreuves duraient jusqu'à vendredi et la seule pensée qui le faisait vibrer, c'était la grasse matinée qu'il ferait samedi matin. Très clairement, il faudrait un pied de biche pour le décoller de son lit.

Mais avant d'en arriver à cette douce récompense, il fallait d'abord survivre à la semaine. Après une soirée de révisions qui fut trop courte à son goût après que sa motivation ait fui, il prépara ses affaires pour le lendemain, programma 2 réveils et alla se coucher.

Il tenta de savourer le calme quand il se rendit compte que ce n'était pas calme du tout. Une chose que sa musique de fond lui avait masquée, les horribles boum boum venant d'un étage supérieur. Stiles tenta d'en faire fi, se retournant sur le flanc pour plonger sa tête dans son oreiller. Ne surtout pas s'énerver, ça risquerait de l'empêcher de dormir.

Mais qu'importe ce qu'il faisait, le boum boum faisait vibrer les murs et il entendait un peu trop bien à musique.

Au bout de 15 minutes (un temps record selon lui, il était vraiment décidé à ne pas s'énerver), il se leva, enfila un jean et son hoodie et monta, pieds nus aux étages supérieures pour trouver d'où venait ce vacarme. Il monta un étage, continua d'entendre le boum boum mais pas de musique. Il monta au troisième étage et tomba sur une porte qui semblait vibrer face aux basses. Il tenta de se calmer, ne voulant pas agresser son voisin. Il toqua mais forcément, personne ne l'entendait avec ce vacarme. Il sonna mais il n'eut pas plus de réponse. Aux grands maux, les grands remèdes, il laissa son doigt appuyé sur la sonnette, décidé à se faire entendre. Au bout de dix minutes à laisser la sonnette lui vriller les tympans (mais c'était moins désagréable que la musique pourrie qu'ils passaient à l'intérieur), la porte finit par s'ouvrir sur un mec de son âge aux cheveux bouclés qui semblait peu intéressé par la présence d'un voisin sur son pallier.

- heu, excusez-moi, je suis le voisin du 42 et je veux pas être le mec relou mais il y aurait moyen que vous baissiez la musique ?

- Non.

Et on lui claqua la porte au nez.

Stiles sentit la moutarde lui monter au nez. Il remit son doigt sur la sonnette, son timbre aigu gonflant sa colère à bloc. La porte se rouvrit sur le même petit con.

- Écoute-moi bien Boucle d'or. Peut-être que t'as décidé de rien foutre de ta vie mais c'est pas le cas de tout le monde. Demain, j'ai partiel à 8h et je te promets l'enfer sur terre si je ne peux pas dormir à cause de ta musique de merde. Si tu veux les flics à ta petite sauterie, ça ne me dérange pas mais j'ai peur que ça te pourrisse un peu ta soirée. L'information est montée jusqu'au truc qui te sert de cerveau ?! Merveilleux.

Et sans un regard en arrière, il retourna vers les escaliers. Il descendit les escaliers à fond, le cœur battant la chamade et la colère lui vrillant les tempes. Il entra dans appartement en claquant la porte, et se réjouit de moins entendre la musique pourrie. Problème, maintenant, il devait se calmer.

Cela allait lui prendre 20 000 ans. Alors, pour apaiser sa colère, il attrapa une feuille et un crayon et laissa libre cours à sa rage, appuyant avec force sur son stylo.

« Cher voisin.

Il est actuellement minuit, et, ô surprise, j'aimerais dormir. Le souci est que vous semblez avoir décidé de transformer cette résidence en discothèque, puisque, à 2 étages d'écart, le logiciel SHAZAM de mon téléphone arrive à déterminer quelle musique (de merde) vous écoutez.

Je suis venu, j'ai sonné (pendant un temps interminable mais je suppose que seul le silence d'entre deux musique vous a permis d'entendre cette sonnerie stridente) et j'ai tenté d'être aimable. Votre réponse était non seulement inadéquate mais en plus particulièrement irrespectueuse.

Loin de moi l'envie d'être le voisin casse-pied mais voyez-vous, j'aime mon sommeil. J'aime d'autant plus mon sommeil quand j'ai des partiels le lendemain. Et au prix que me coûte cet appartement tous les mois, je trouve que c'est largement assez pour avoir un peu de calme. La prochaine fois que je suis obligé de me déplacer et que vous affichez votre irrespect avec fierté, j'appellerai la police, directement. Si vous voulez jouer au débile, je peux tout à fait jouer avec vous, ça ne me dérange pas.

En vous souhaitant une journée désagréable,

Stiles Stilinski, appartement 42. »

Son petit message avait permis de faire baisser son rythme cardiaque. Bien décidé à glisser sa missive dans la boite aux lettres de son voisin, il la laissa bien en évidence et alla se coucher, beaucoup plus calme.

Peut-être devrait-il remercier son voisin d'avoir fait disparaitre son angoisse. C'est apaisé que Stiles s'endormit.

oOo

Ça avait été une hécatombe. Il pensait être vaguement prêt. Erreur. L'épreuve qu'il pensait pouvoir réussir avait été un fiasco, les réponses qu'il avait entendu en sortant de la 2e épreuve ne ressemblaient absolument pas aux siennes et il était en train de réfléchir à sa reconversion. Ours en hibernation semblait être une bonne idée. En plus, demain était une journée avec des épreuves à gros coefficient et honnêtement, aujourd'hui lui avait enlevé toute confiance en lui. Ca s'annonçait être un fiasco. Même l'idée de son voisin trouvant la missive déposée le matin même n'arrivait pas à lui tirer un soupçon de joie.

Bref, il était de mauvaise humeur, et la soirée de révision qui s'annonçait n'était pas pour lui remonter le moral.

C'est dans cet état d'esprit qu'il retourna à sa résidence. Il se déplaçait au radar, agissant par réflexe, complètement concentré sur ce qu'il avait à faire ce soir. Entrée, ascenseur, trouver son trousseau de clefs, ouvrir la porte, jeter son sac sur son lit. Il se laissa quelques instants de répit. Il décida d'aller prendre une douche et fit bouillir de l'eau pour préparer un thé. L'eau chaude lui fit du bien. Il enfila un pantalon de survêtement, son pull Doctor Who, parce qu'il était doux et prépara sa boisson. Il était maintenant dans un état d'esprit correct pour travailler.

Il était assis par terre, ses classeurs éparpillés autour de lui et ses fiches de révisions quand on sonna à la porte. Il lui fallut un instant pour reconnaitre le bruit et il éteignit sa musique pour aller ouvrir.

Il resta un instant surpris. Devant lui se tenait un mec canon, qu'il ne connaissait absolument pas mais qui ne semblait pas s'être trompé d'endroit. Et qui avait l'air de vouloir être ailleurs.

- Bonsoir. Désolé de vous déranger. Je m'appelle Derek Hale. Je suis l'habitant de l'appartement 91. J'ai bien lu votre lettre ce matin.

Il fallut un instant à Stiles pour se rappeler. Il retint les mots d'excuse qu'il avait sur le bout des lèvres. Après tout, il n'était pas en tort.

- Je voulais m'excuser. Pour le boucan et pour la manière dont mon ami vous a reçu. Je n'ai appris que ce matin, quand j'ai demandé des explications, que vous étiez venu et qu'il avait été … hum … discourtois.

Tous les deux sentirent l'euphémisme de ces mots.

- Et bien sûr, si dans le futur, il y a un souci, n'hésitez pas à venir me voir. Je ferai attention bien entendu, mais …

Stiles entendit les mots qu'il ne prononça pas « mais si vous pouviez éviter d'appeler la police. »

Il hocha la tête, ne sachant pas quoi répondre, ni quoi ajouter.

- Bon, bah voilà. Je ne vais pas te déranger plus longtemps. Bonne soirée et bon courage pour tes révisions !

Il lui lança un dernier regard bizarre et s'en alla. Stiles referma la porte et jeta un coup d'œil par réflexe dans le miroir à côté de la porte.

Super, sa journée ne pouvait pas être mieux. Il avait ouvert à son voisin super sexy avec du surligneur rose sur le visage. Il secoua la tête, désespéré et retourna à ses révisions sans plus tarder.

oOo

Bon, alors, sans surprise, aujourd'hui n'avait pas été beaucoup mieux que la veille. Il avait passé sa LV2 et c'est toujours difficile de faire une expression écrite quand on a aucune connaissance grammaticale et aucun vocabulaire.

Il reprit la même rengaine que la veille. Ascenseur, clefs, douche, thé. Révisions.

Son voisin ne vint pas sonner à sa porte ce jour-là.

oOo

Jour 3. C'était langue anglaise aujourd'hui. Pas une catastrophe mais il avait un gros doute sur son expression écrite. Peut-être que conclure un essai sur « la mondialisation et la possible destruction du commerce local » par « la vraie question serait de savoir pourquoi l'humain tient absolument à ressembler à son voisin, mais pour répondre à cela, c'est vers la psychologie qu'il faut se tourner » n'était pas une bonne idée. Mais ça l'avait bien fait rire.

Même rengaine que les jours précédents. Il dégusta une barre de chocolat avec son thé. Il l'avait bien mérité. Son voisin ne vint pas.

oOo

Avant-dernier jour. Les maths. Fondamentalement, Stiles aimait les maths et la logique qui se cachait derrière. C'est son enseignant qu'il ne pouvait pas supporter. En arrivant à son partiel, Stiles avait dit d'un ton pince-sans-rire qu'il y allait avec « sa bite et son couteau. Sauf que l'exhibitionnisme et le port d'arme blanche étaient prohibés dans l'établissement. » C'est sans surprise qu'il se foira.

Même soirée que les autres jours. Tout ce qui lui mettait du baume au cœur, c'était de savoir que c'était la dernière fois. (Jusqu'au prochain partiel, souffla la petite voix de Stiles).

oOo

C'ETAIT FINI. Voilà, ça n'avait pas été. Il était quasiment sûr de rattraper une bonne partie de ses matières mais c'était fini. Il allait maintenant pouvoir s'installer dans son lit et il faudrait un pied-de-biche pour l'y déloger. Il entra dans sa résidence d'un pas guilleret quand il tomba (enfin, pas au sens littéral) sur son voisin et une grande blonde un peu effrayante. Il les salua, comme le garçon poli que sa maman avait élevé.

La blonde hocha la tête en retour et Derek lui demanda comment s'étaient passés ses examens. Il ne put retenir son bras de partir en l'air, pour clamer que c'était fini. La fille éclata de rire et Derek sourit.

- Du coup, ton programme de la soirée ?

- Dormiiir. J'en rêve depuis deux semaines, dormir de tout mon soûl.

- On organise une soirée chez Derek ce soir. dit la blonde.

- Moins festive que la dernière fois, pas de risque d'embêter les voisins, ajouta précipitamment Derek.

- Tu veux venir ? Boire un verre, décompresser de ta semaine.

Stiles pesa le pour et le contre et finit par accepter. Voir des gens lui ferait du bien. Il allait boire une bière et rentrer.

oOo

Stiles ouvrit péniblement une paupière. Tourna la tête. Ce n'était pas son appartement. Mais le lit était confortable.

Attendez. Il se releva précipitamment.

Ce n'était pas son appartement !

Et la chaleur du lit appartenait à un individu.

Et il était nu. Merde.

Derek. Il se laissa retomber dans le lit. Il essaya de se souvenir de sa soirée.

Il était remonté à son appartement, le temps de poser son sac et de prendre une douche. Il avait rejoint l'appartement de Derek. Il avait appris le nom de la blonde. Erica. Il avait rencontré Boyd, accepté les excuses de Boucles d'Or. Isaac. Il avait rencontré Laura, la sœur de Derek. Il avait bu une bière et il a dit qu'il allait rentrer. On lui avait dit de rester, qu'un deuxième verre ne le tuerait pas et qu'il l'avait bien mérité. Et c'était vrai, il l'avait mérité. Alors il l'avait bu. Et ensuite, il n'avait plus été question de rentrer.

Comment il avait fini dans le lit de Derek ? Très bonne question. Dont il ne se savait pas de la réponse. Il se souvenait juste d'effleurements, des mains chaudes qui mettaient son corps au supplice.

Il réfléchit. Décida qu'éluder ce mystère pouvait atteindre une heure décente pour un samedi matin. Il se recoucha et se rencogna dans la chaleur de Derek.

C'était une bonne manière de finir ses partiels.

Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Ça me fait plaisir de vous retrouver .s à chaque histoire et je suis heureuse que ce recueil vous plaise !

Sterekement vôtre,

Math'