Yellow à tous ceux qui sont en vac'. Je vous souhaite de vous étouffer avec votre propre salive.
Bref, yes it's me! Après plusieurs mois sans avoir le chapitre 13, je vous envoie le 14 en moins d'un mois. Je m'améliore ^^ Le 15 est presque bouclé, c'est la première fois que je poste un chapitre en en ayant un d'avance. Un exploit. Ce chapitre s'est écrit en une journée, un record.
Alors réponse à Loupiote: Faux sur toute la ligne! C'était bien tenté. J'aurais peut être dû le travestir... So, vu comme c'est parti, tu ne le sauras pas avant un petit moment. ^^ Désolée.
Ah. Ce chapitre est un big bazard. C'est fait exprès, mais j'ai réussie à m'emmêler moi-même. Donc, si vous pigez que dalle ou si vous voulez des précisions ou si vous en avez juste marre de chercher la logique, je me ferais une joie de vous expliquer. (Comment ça, je raquette des reviews? Pures calomnies)
Bonne/mauvaise lecture, lecteurs de mon cœur!
Dans un bâtiment d'un sinistre inqualifiable, aux peintures tellement neutres quelles déprimaient, un homme essayait d'échapper à son bourreau de Lieutenant. Comme tous les matins depuis qu'il avait été promu capitaine. Les locaux de la 12 ème aurait put être La Mauvaise Idée du siècle pour moins puissant que lui. Mais bon, tout était bon à prendre pour échapper à la paperasse. Un véritable fléau administratif. Chaque membre du Gotei était d'accord pour dire que le type qui avait inventé ce style de classement était masochiste. Les nombreuses pétitions qui avaient circulé pour un changement drastique n'avait malheureusement rien changé. Alors Kyôraku avait décidé de sécher. Comme s'il allait passer l'éternité à noircir d'encre des rapports inutiles. Non merci, sans façon, très peu pour lui.
-Capitaine Kyôraku? Que faîtes vous ici? demanda une fillette étrange portant une pile de dossiers.
-Je me promène, répondit il avec un sourire.
-Je vois ça, fit elle d'une voix atone. Dans ce cas, pourriez vous allez vous promenez ailleurs que dans la division n'étant pas sous votre juridiction? A moins que vous sachiez éplucher un relevé de fréquences énergétiques, vous n'avez rien à faire ici, reprit elle impassiblement en passant devant lui comme s'il n'existait pas.
Cette gamine l'intriguait. Lui qui se demandait comment s'occuper avant que son gardien de prison personnel ne le retrouve.
-Ces dossiers ont l'air lourd, fit il en marchant à ses côtés. Tu ne veux pas que je t'en prenne un peu?
-Non, claqua sa voix inflexible.
Bon. C'était mal barré.
-Mais comme je suis Capitaine, je t'ordonne de me passer quelques uns de tes précieux dossiers.
Elle s'arrêta et fixa ses yeux froids dans ceux chocolats de son supérieur.
-Je ne reçois d'ordre que de Kurotsuchi Mayuri, dit elle d'un ton désintéressé.
Et elle poursuivit sa route, plantant là le puissant capitaine éberlué devant tant d'aplomb et de culot. Plus important, la 12ème division fomentait-elle un coup d'état? Objectivement, ce serait amusant.
La gamine entra dans l'Aile Interdite qui, comme son nom l'indique, est interdite. Il n'y avait que les plus hauts gradés qui avait habilité à entrer dans ces locaux à la sinistre réputation. La gamine n'en était donc peut-être pas une.
Se disant qu'il n'allait plus s'ennuyer, il la suivit.
Kurotsuchi était à l'intérieur, occupé à jouer avec des prélèvements d'il-ne-savait-quoi.
-Avez-vous l'intention de devenir capitaine commandant à la place de Yama-jii? fonça t il dans le tas.
-Pas du tout. Toutes mes subventions ont été acceptées. Avez-vous l'intention de restez plus de trente secondes chez moi?
-J'essaye d'échapper à mon Lieutenant, avoua t il avec un sourire gêné.
-Comme toujours. Puis-je vous utiliser? demanda t il avec une lueur dans les yeux.
-Je ne préférerais pas, avoua t il.
-Peut-être devrions-nous lui montrer les enregistrements? intervint l'enfant. Etant donné son âge avancé, il est possible que sa mémoire soit plus à jour que nos archives.
Ca faisait toujours plaisir... Elle commençait à lui titiller les amygdales, celle-là.
-Fais donc cela, l'autorisa son supérieur direct.
La gamine entra dans une pièce annexe à la salle principale sans attendre autre chose, ses précieux dossiers en mains. Intrigué, et n'ayant sincèrement rien de mieux à faire, Shunsui la suivit. L'intérieur était illuminé par les multiples panneaux de contrôle, les bips incessants rompaient le silence et trois autres... personnes étaient en pleine discussion.
-De tels résultats sont impossibles! s'exclama avec véhémence un shinigami aux yeux bioniques.
-Je dirais plus "improbable", corrigea l'un avec quatre bras.
-Ces résultats sont fiables, ajouta l'enfant en posant ses dossiers près de l'un des panneaux.
-Bonjour Capitaine Kyôraku! le salua avec enjouement une femme à la peau turquoise. Que faîtes-vous ici, si ce n'est pas trop indiscret? paniqua t elle un chouilla.
Le Capitaine n'avait jugé adéquat de faire parvenir leurs observations au l'intrus découvrait quoique ce soit, ils étaient bons pour finir en steak tartare avant de subir les Trucs Louches. Ce qu'elle ne voulait absolument voir se produire. Mais alors pas du tout.
-Mayuri a bien voulu que je jette un oeil sur quelque chose, expliqua t il avec un sourire.
Elle regarda la fillette.
-Sur... ce qu'il s'est passé hier? demanda t elle timidement.
-Oui, lui répondit elle de sa voix atone.
La turquoise s'empressa d'aller à l'un des panneaux pour montrer au Capitaine des chiffres et formes géométriques placés arbitrairement sur l'écran.
-Qu'est-ce que c'est? demanda t il poliment devant ces incompréhensions.
-Eh bien... commença t elle. Pour être honnête, nous n'avons que des suppositions, mais nous avons pu déterminer sa source, fit elle comme s'il arrivait à décrypter ces hiéroglyphes.
Elle alla sur un autre écran montrant un point rouge sur une carte du Japon.
-Karakura? fut il surpris.
-Plus précisemment, commenta celui à six membres, dans le quartier Nord, celui de Urahara.
-Nous n'en sommes pas sûrs, reprit la femme, mais il semblerait que l'une de ses expériences ait mal tournée.
-Ou alors réussie, complémenta son collègue.
-Nous ne pouvons être certains que d'une chose, intervint le suspicieux, le Capitaine Kuchiki ne va pas rentrer à la Soul Society avant un bon moment.
Ce devait donc être quelque chose d'assez important.
-Et en quoi exactement puis-je vous être utile? s'informa l'intrus.
-Vous étiez déjà en fonction lorsque les condamnations étaient faites avec les colliers shugyoku, nous aimerions savoir si vous avez eu connaissance d'effets secondaires sur les sujets.
Shunsui se gratta le crâne sous son chapeau.
-Sur les condamnés? Eh bien... commença t il en posant son index sur son menton. Les shinigamis au reiatsu supérieur à celui d'un Lieutenant arrivaient étrangement à survivre. J'avais cru comprendre qu'avant que Yama-jii ne les exécute personnellement, ils étaient devenus beaucoup plus puissants qu'ils n'auraient dû. J'ai d'ailleurs un exemple assez intéressant en tê..
-C'est tout? coupa la fillette avec une pointe de déception dans la voix.
-J'avais donc raison en extrapolant qu'une telle matière ne pouvait être à l'origine de ce qu'il s'est passé! s'enorgueillit celui aux yeux robotiques.
-Je maintiens l'hypothèse selon laquelle la matière ayant absorbé le reiatsu du sujet s'est retrouvé entre les mains de Urahara, intervint le larron tentaculaire.
-Je suis entièrement d'accord avec la conclusion que nous avons tous validée hier, certifia le sceptique. Mais cela ne peut pas expliquer l'autre phénomène! s'enflamma t il.
-Dîtes? essaya de revenir dans la conversation l'intrus.
-Les résultats sont fiables, répondit la fillette d'un ton désintéressé.
-De tels résultats sont impossibles! réfuta son collègue.
-La preuve en données.
-Ces données ne peuvent qu'être erronées! explosa t il.
-Je pensais que vous vouliez écouter ce que j'avais à dire, fit Kyôraku avec un petit sourire.
-Allez-y, l'encouragea quatre-bras.
-La chambre des 46 a décidé de bannir ces colliers dans le monde réel par mesure de sécurité.
-Parce qu'ils augmentaient le reiatsu? demanda timidement la femme.
-Si ce n'avait été que cela, il aurait suffit de les garder au Seireitei sous scellé. Le problème était que les perles shugyoku, une fois qu'elles avaient drainé tout le reiatsu d'un shinigami, l'expulsaient chez le premier venu.
Un silence de mort se fit dans la salle informatisée.
Ah. Peut-être que cet épisode était classé secret-défense? Il y avait tellement de trucs que le pluricentenaire n'était pas sensé dire qu'il ne se souvenait plus desquels.
-J'avais raison, souffla la turquoise, n'en croyant pas ses oreilles.
-Je savais qu'il y avait une raison pour laquelle le Capitaine ne t'avait pas encore utilisée, fit la gamine.
/
Shia était dans la merde. Dans la merde inter galactique mutante. Bref, elle était foutue.
-RATTRAPEZ LA! beugla l'un de ses poursuivants.
Majinai n'était jamais là quand on n'avait besoin de lui. Avec sa poisse légendaire, il aurait pourtant fait une bonne diversion.
Elle tourna à droite dans un magnifique dérapage contrôlé. Elle eut un sourire mauvais en entendant des bruits de chutes et des gémissements. Bien fait.
Shia était incapable de les faire lâcher ses basques, semant derrière elle toutes les petites choses, qu'elle avait réquisitionnées, à chaque foulée. Où étaient les chevaliers servants, alias les porteurs de sacs, quand on avait besoin d'eux?
L'un de ses assaillants lui bloqua le chemin. Utilisant sa petite taille, elle passa sous ses bras tendus en perdant quelques babioles au passage. Dommage que Gin n'ait pas voulu qu'elle emporte son sac à la Mary Poppins. En parlant du mort vivant, le lâche s'était escamoté dès qu'elle avait voulu faire des emplettes. Sans payer, bien sûr, sinon où était le plaisir?
Elle sortit du centre-commercial aussi vite qu'elle put et arriva à semer les coléreux en voulant à son précieux pactole. Son fric. Tant qu'il lui restait un souffle de vie, personne ne toucherait à son précieux. Personne. Même pas un Bilbon shinigamisé. Jamais.
Elle était en train de récupérer son souffle dans une ruelle calme quand quelqu'un la dérangea. Elle leva ses yeux noirs vers la source momentanée de ses ennuis. Elle déglutit difficilement.
Un yakuza.
Elle était pas dans la merde.
Elle voulait Majinai. Tout de suite. Maintenant. Elle voulait son grand-frère capable de survivre à tout.
Elle se plaqua contre le mur suintant d'humidité comme s'il pouvait l'avaler. Le yakuza savait qui elle était. Elle le voyait dans son regard vénal. Nul doute que celui qui la livrerait à son chef recevrait une partie du pactole. Son fric.
-Ca ne se passera pas comme ça! rugit elle en cramponnant son larcin.
-Tu vas être une gentille petite fille, poupée, lui répondit le criminel avec un sourire lubrique. Tu vas me dire où tu as planqué l'argent de mon boss et peut-être qu'il ne te torturera pas avant de te tuer.
Sa raison, du moins ce qu'il en restait, lui souffla qu'il mentait.
-Jamais, siffla t elle.
L'homme sorti un couteau et caressa son visage séduisant avec. Shia ferma ses yeux noirs pour les empêcher de pleurer de peur. Elle ne put cependant stopper le tremblement de ses mains et de ses jambes. Son subconscient lui souffla à son tour que les prédateurs adoraient voir leurs proies perdre la face.
-Tu as peur, lui souffla le possible meurtrier à l'oreille. Tu fais bien, je n'aurais aucun scrupule à abîmer cette jolie peau.
Elle retint un gémissement de terreur pure. Elle s'offrirait à personne le luxe de la voir perdre ses moyens. Personne. Jamais. Il n'y avait jamais eu que Majinai capable de passer outre sa carapace émotionnelle. Elle voulait son grand-frère. Maintenant.
/
Quelque chose clochait. Majinai n'aurait pas été capable de dire quoi, mais quelque chose merdait dans l'univers.
Il faut que je retrouve Shia.
-Hey! Le sapin d'Noël! apostropha t il Renji. T'aurais pas un machin magique qui permet de retrouver quelqu'un?
-Je ne pense pas...
Super utile ce mec...
-Y'a un centre commercial dans ce bled?
-Aucune idée, avoua t il en haussant ses robustes épaules.
Plus utile, tu meurs...
-Mais je sais qui pourrait nous aider, poursuivit il.
-Rassure-moi et dis moi que ce mec n'est pas chez Kisuke.
-Non, il est au lycée de Karakura.
Le bahut maudit?! C'est une blague?! Je peux pas avoir un karma aussi pourri! Oh. Non. Un doute affreux m'assaille.
-Ce type, demanda t il lentement, il serait pas roux par hasard?
-Si, pourquoi?
Et merde. Saloperie de malédiction!
-Parce qu'il me fout les chocottes. Il a un réservoir à machin magique de la taille de Kyuushu! Et il est totalement vide!
-Tu arrives à sentir ça? demanda le gorille avec ahurissement.
-Pourquoi? Toi tu peux pas?
Ce s'rait vraiment l'pompom.
-Bah... commença t il, gêné. J'ai jamais été fort en kido, avoua t il comme si Majinai savait de quoi il parlait.
Attends une minute. Le kido, ce serait pas le truc qu'ont utilisé le cousin psycho du chat du Cheshire, Béton-man et le pote à Jack l'Eventreur pour me guérir? Dans ce cas, ça voudrait dire que Yoruichi est un shinigami dans un corps de chat. Oh le fourbe! Il a pas voulu payer un corps gonflable alors il a parasité un malheureux chat! Pauvre bête...
-J'ai aucune idée de quoi tu parles.
-Sentir le reiatsu, c'est pas vraiment ce que je sais faire de mieux.
-Et tu sais faire quoi d'autre? le questionna avec avidité le vivant.
Nan, parce que, s'ils sont capables de dézinguer un truc pas en disant "abracadabra!", moi je suis preneur!
-Me battre, fit il en bombant son torse tatoué.
Okaaaaayyy. Un dingue du dégainage, c'est bon à savoir. Au moins, je me ferais plus poursuivre par les trucs pas beaux.
-Contre des tr... des hollows? se reprit il.
-Principalement.
Principalement? Comment ça principalement? Il zigouille les types dont la tronche lui revient pas ou quoi?
Ah. Nan. La 11ème division. Il a dit tout à l'heure qu'il séchait là-bas. Mais qui peut bien vouloir aller en toutes connaissances de cause dans le repère des fêlés du bocal, à part un adepte de la baston? Le fait de vouloir se faire intentionnellement latter la gueule me dépasse totalement.
-Bref, il faut que je retrouve Shia. Maintenant, insista t il.
/
Ce n'était pas normal. Il y avait quelque chose d'absolument anormal. Mais c'en était presque... euphorisant.
Sa poitrine lui faisait mal. Sa respiration devenait saccadée. Tout son corps paraissait parcouru de spasmes. Il ne remarqua que plus tard qu'il était à terre en train de convulser. Il n'entendait même plus les personnes penchées sur lui, ne voyait plus que quelques formes indistinctes.
Mais il était bien. Presque heureux. Il en aurait hurlé de joie si son corps lui répondait encore.
Parce qu'il sentait. Et que ça valait toutes les souffrances du monde.
/
Shia crut qu'elle allait commencer à hyper-ventiler. Il ne fallait pas qu'elle panique. Elle ne devait pas paniquer. Garder la tête froide. Attendre Majinai. Attendre Gin. Ils n'allaient pas la laisser ici, dans cette cave humide avec un homme la déshabillant du regard et un autre la menaçant.
-Alors, ma petite, demanda le tokyoïte d'un voix douceâtre. Tu ne veux toujours pas me dire où se trouve mon argent?
De toute façon, même si elle mourrait, elle se retrouverait à la Soul Society, donc ce ne serait pas réellement une mort. N'est-ce pas?
Son subconscient, le traître, lui répondit positivement.
Elle empêcha de son mieux sa voix de trembler.
-C'est de mon fric que vous parlez.
Le nouveau yakuza en chef eut un tic nerveux à sa paupière gauche. Il y eut quelques secondes de silence, puis:
-Sais-tu ce que sont les thanatomaturges, ma petite?
Son silence fut une réponse en lui-même.
Le criminel dégaina un katana et toucha avec la chaire tendre de son petit ventre.
-Quand ces personnes veulent des réponses à leurs questions, ils les trouvent directement dans des entrailles sanguillonantes. Tu ne veux toujours pas me dire où est cet argent?, lui redemanda t il.
Incapable de parler, la blonde ne fit que hocher négativement de la tête.
Une chance qu'il ignore où se trouvait la bague à 800 millions de yens. A moins que la somme ne se compte en dollars?
L'homme affreusement effroyable soupira de lassitude. L'intimidation marchait mais ne portait pas ses fruits. Cela le répugnait, mais il allait devoir passer à l'étape supérieure.
Jetant un dernier regard à sa captive, il sortit de la pièce, laissant son subordonné seul avec la gamine trop mature pour son jeune âge. Cela aurait put se passer tellement mieux si elle avait parlé.
/
Majinai commençait à paniquer. Ca faisait plusieurs heures qu'ils cherchaient sa petite soeur dans le centre-commercial. Si la blonde avait laissée plusieurs commerçants mécontents sur son passage, personne n'avait la moindre idée de l'endroit où elle pouvait être. Même Gin et Yoruichi essayaient de la localiser, sans succès. Béton-man, débarqué en même temps que le chat-parasite, parcourrait même les rues à sa recherche.
Le type aux lunettes qu'il avait croisé dans l'antre démoniaque lui fit savoir qu'aucune enfant métis n'avait été reçue dans tous les hôpitaux environnants Karakura. Un playboy l'informa qu'aucun de ses nombreux contacts féminins fréquentant le centre-commercial ne savaient où elle était. Le colosse avec un machin magique de truc pas beaux lui avait certifié qu'elle ne s'était retrouvée dans aucune bagarre de rue. Un mec hyper-actif avait piraté le service de la police et n'avait rien trouvé.
Majinai paniquait.
/
-Alors, poupée? C'est entre toi et moi, maintenant.
Shia avait la nausée. Peut-être que si elle lui vomissait dessus, il la laisserait tranquille. Une voix lui souffla qu'elle ne ferait que perdre des forces dont elle allait avoir cruellement besoin.
L'homme qui l'avait trouvée s'avança. La fillette se plaqua contre le mur froid, espérant inutilement pouvoir se fondre dedans.
L'homme s'approcha encore, son sourire malsain scotché au visage.
Tout pourrait s'arrêter. Il suffisait qu'elle dise qu'elle à qui elle avait confié l'argent. Et tout serait fini. C'était le choix le plus logique.
Non. Jamais. C'était son fric. Le sien. La seule personne avec qui elle pourrait le partager était son frère. Personne d'autre. Jamais. Parce que le fric avait toujours eut une valeur que personne à part les Hitonami ne pouvait comprendre. Parce qu'ils avaient tout deux été élevés par une femme qui voyait l'argent, qu'elle avait réussie à gagner illégalement, comme le bonheur à l'état brut. Avoir du fric, c'était avoir du bonheur. Et ça, Shia ne laisserait personne lui prendre le peu de bonheur qui leur restait.
Elle allait arrêter de trembler comme une faible, mettre ses mains traîtresses dans ses poches et serrer les dents. Après tout, ça ne pouvait pas être si horrible que ça? N'est-ce pas?
Une voix lui souffla qu'elle ne faisait que se voiler la face.
L'homme s'approcha encore. Il déboucla sa ceinture.
Elle voulait Majinai.
/
Dans son état de conscience comateuse, il sentit des choses qui n'avaient rien à faire chez lui.
Panique.
Terreur.
Horreur.
Dégoût.
Détermination.
Il fallait qu'il l'aide.
/
Ce n'était pas normal. Il aurait dû ressentir la présence de la bague à défaut de la sienne. Pourquoi ne pouvait-il pas sentir sa présence? Sa puissance était telle que même un incompétent de la 11ème aurait put savoir où elle était à plus d'un kilomètre. Mais là, rien. Même pas le plus infime résidu de reiatsu. C'était loin d'être normal.
Il ressentait l'inquiétude proche de l'hystérie de Ma-chan. Il arrivait à savoir à quel endroit se trouvaient toutes les personnes ayant une once de pouvoir spirituel. Et Aizen pouvait attester lui-même qu'il y en avait beaucoup. Mais pas Shia. Pas cette bague amplifiant pourtant n'importe quel reiatsu à proximité.
Et ne n'était pas normal.
/
-Je crois que quelqu'un est en train de trafiquer les détecteurs, intervint laconiquement une fillette dans un laboratoire glauque.
/
Ses mains tremblantes dans les poches de son blouson, Shia tomba sur un larcin dont elle avait oublié l'existence même.
Une espèce de badge ressemblant à une tête de mort.
Elle se souvenait l'avoir trouvé en faisant les poches des types qui avait vu Majinai péter un fusible. Dans celle d'un roux, si sa mémoire n'avait pas été altérée par le stress.
La voix lui souffla qu'elle allait l'aider.
Prise d'une impulsion subite, Shia sortit le badge noir de sa poche.
Alors? Pas trop mal au crâne ou c'est moi qui est une logique pitoyable? J'accepte toutes les critiques concernant ce chapitre spécial. Ouais, je sais ça change. J'avais envie d'écrire un truc du genre et je me suis vraiment demandée si je devais tuer Shia ou non. Mais j'me suis dit qu'un Majinai en dépression, c'est pas drôle alors... Oui, ça c'est joué à "ça". Je sais, je suis impitoyable. ^^
Je vous dit donc à bientôt pour les désemmêlages de cette histoire et que les mandarines mexicaines mélodramatiques de la mafia magouillent pour VOUS faire danser la salsa!
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