Bonjour !
Vous avez été nombreuses à me le demander, alors voici le chapitre avec un peu d'avance.
Un immnse merci pour vos reviews, vous avez explosé mon record ! Merci à paulipopo, Rose-Emilie, doudounord2, Jackye, anayata, cricri2388, Natacha35140, wuguanfu, katner, bellaeva, Mamanlily, familykoala, aelita48, hp-drago, Grazie, sand91, Stella82, Athenais Lavallière, Miss Sadique, CeriseBella, SweetAngel818, Olivia.K.A., calimero59, alinette74, cchope, erika shoval, odrey010 (Je n'ai pas réussis à te répondre, la faute au bug de ffn. J'ai abrégé le temps d'attente, alors au lieu de l'extrait, voici le chapitre en entier ! Merci beaucoup pour ta review.)
twilight-et-the-vampire : Je suis heureuse que le chapitre t'ai plu, surtout de voir qu'Alice reparle. Pour savoir ce que les gorilles veulent à Bella, il faut lire le chapitre ! Merci beaucoup pour ta review :)
cs85 : On n'est pas dimanche, mais voilà la suite ! Merci pour ton commentaire !
Chapitre en plusieurs points de vue, qui vous apportera quelques réponses. Merci pour votre fidélité ! Bonne lecture.
Les personnages ne sont pas à moi. L'histoire, oui !
Chapitre 13
Pov Bella
La voix de mon amie se répétait en boucle tandis que je me débattais, mais je ne fis qu'énerver l'homme qui me retenait. Il me balança sur son épaule et avança plus rapidement, suivant ses « copains ». Nous passâmes devant le bureau de Jasper, et par la porte ouverte, je vis Edward et son beau-frère étendus au sol.
-Edward ! Jasper !
Je redoublai d'efforts pour que le type me lâche, mais rien à faire. Mon cœur battait très fort, au point d'en être douloureux, et le fait de penser qu'Edward et Jasper pouvaient être morts me tordait le ventre. Aro Volturi apparut soudain et me regarda.
-Très bien messieurs, nous pouvons rentrer chez nous. Je suis ravi que tu te joignes à nous Bella !
Il fit un geste avec son menton, et je reçus un coup à l'arrière du crâne qui m'assomma.
Pov Jasper
Quand Aro Volturi avait sonné à ma porte, j'avais été furieux. Je n'avais pas pu m'assurer que Bella changeait assez les idées de ma femme pour qu'elle pense le moins possible à ce visiteur des plus désagréables.
Il m'avait forcé la main pour travailler au manoir, et j'avais accepté, non sans lui avoir fait promettre de respecter mon intimité. Je lui avais alloué une chambre au second étage, pour lui et ses sbires. Ainsi, il pouvait se rendre au bureau sans passer devant nos chambres.
Monsieur Volturi avait fait appel à moi pour le défendre lors d'un procès pour corruption, fraudes, blanchiment d'argent et escroquerie. Je savais par mes relations dans la police qu'il était soupçonné d'enlèvements, meurtres et trafic de drogues, mais le FBI comptait le plonger dans un procès futile pour avoir le loisir de fouiller plus en détail sa vie et trouver enfin les preuves leur permettant de le conduire en prison. C'est donc à moi que la police avait demandé de le défendre, après qu'Aro soit venu me voir.
Le premier jour se passa bien. Il me donna sa version des faits, et j'eus connaissance des preuves qu'avait le procureur. Mon client était détendu, et pour cause : j'étais sensé être un des meilleurs avocats de la région de Seattle, il n'y avait donc aucune raison pour qu'il perde. Ce qu'il ne savait pas, c'est que je ferai en sorte que non seulement il ne gagne pas, mais qu'en plus il doive payer le prix maximum.
Je n'avais pas peur pour Alice : son frère restait avec elle, donc je savais qu'il faisait tout pour son bien-être. Ma femme était celle qui comptait le plus pour moi. Son bien-être, son bonheur, son sourire, tout ça était ma priorité. L'arrivée de Bella avait amélioré la situation à un point que je n'aurais jamais imaginé. Alice souriait, riait, s'amusait. Et même mieux, elle était sortie ! Certes, elle était restée dans le jardin, mais c'était un pas de géant vers sa guérison !
Nous travaillâmes jusqu'au soir, puis je lui proposai d'aller se coucher pour reprendre tôt le lendemain.
-Je suis heureux que vous ayez accepté de prendre ma défense, me dit-il en tenant la porte ouverte. Je suis persuadé que notre collaboration va être profitable à tous les deux.
-N'oubliez pas notre accord, lui rappelai-je.
Cet homme m'insupportait, mais si les fédéraux pouvaient avoir des preuves grâce à moi, je devais les aider. Quitte à devoir supporter un homme aussi détestable et mielleux que Volturi.
Celui-ci hocha la tête et me souhaita bonne nuit en fermant la porte. Je soufflai en me disant que d'ici moins d'une heure, Alice serait dans mes bras, en sécurité, et que je pourrais profiter d'elle.
Je mis par écrit une ébauche de mon futur plaidoyer mais fus interrompu par un Edward assez furieux.
-Je croyais que tu avais dis que nous étions tranquilles !
Mon beau-frère était agité, un comportement très nouveau. Depuis l'arrivée de Bella, lui aussi avait changé : il s'était affirmé, et même si sa priorité restait Alice, notre nouvelle amie était très importante pour lui. Lui aussi avait cessé de parler en présence d'Alice, mais comme il avait jusqu'à présent préféré la solitude ou sa sœur, garder le silence était une seconde nature pour lui. Il lui arrivait de me parler, et j'aimais quand, de temps en temps, nous discutions de tout et de rien, une fois Alice endormie. Je ne lui imposais pas le silence, mais je savais qu'il me craignait un peu, sans que je ne sache pourquoi.
-De quoi parles-tu ?
-De ton client ! Il s'est permis de venir jusqu'à l'atelier d'Alice, et il a vu Bella !
Je me levai, surpris mais surtout furieux. Aro n'avait rien à faire là-bas, et je n'avais pas envie qu'il fiche en l'air mes plans pour assurer le bonheur d'Alice, et celui d'Edward par la même occasion.
-Il lui a fait peur, grommela-t-il.
-Comment va Alice ? M'enquis-je avec angoisse.
-La porte était fermée, donc elle ne l'a pas vu. Et j'ai fait en sorte qu'elle n'entende pas notre échange.
-Et Bella ? M'inquiétai-je.
-Elle a eu peur, mais j'ai plus d'un tour dans mon sac pour lui changer les idées.
Il sourit, et je grimaçai à l'image mentale qu'il pouvait imaginer. Je secouai la tête pour évacuer ces idées et sortit de mon bureau.
-Va rejoindre Bella, lui conseillai-je. Je vais remettre les pendules à l'heure avec Aro.
Edward acquiesça et s'éloigna. Quant à moi, je montai voir si Volturi avait trouvé sa chambre et le trouvai devant la baie vitrée, en train d'observer le jardin.
-Nous avions un accord, Monsieur Volturi. Vous deviez respecter les limites de mon bureau et du deuxième étage.
Il resta silencieux plusieurs instants.
-Vous m'avez caché une bien jolie créature, dit-il finalement avant de se tourner vers moi.
Il arborait un fin sourire qui ne me plaisait pas, et j'eus peur pour Bella.
-Je ne vois pas de quoi vous parlez, mentis-je, voulant voir où il voulait en venir.
-Votre beau-frère m'a présenté sa compagne, et elle est très belle.
Il pencha la tête sur le côté et plissa les yeux, attendant ma réponse avec un peu trop d'impatience visible.
-Vous êtes ici pour votre affaire, monsieur, le reste ne vous regarde pas. Je vous prierai de rester à cet étage cette nuit, sans quoi je couperai court à notre travail.
-Ne vous inquiétez pas, Maître Hale, je resterai sage cette nuit.
Il fit une petite courbette ridicule, et je sortis de la chambre, furieux contre moi de lui avoir permis de venir. J'allai voir Alice pour m'assurer qu'elle allait bien, et la trouvai assise devant son chevalet. Quand elle s'aperçut de ma présence, elle me sauta dessus et se coula dans mes bras, m'étreignant de toutes ses forces.
J'étais heureux d'avoir trouvé Bella dans la forêt. J'étais parti faire la chasse aux braconniers, une activité que je faisais une fois par mois. Il m'arrivait d'un tuer un, mais uniquement pour me défendre : je leur demandais d'abord de partir, et si cela ne suffisait pas, je tirai un coup de semonce en menace. Généralement, à ce stade-là, la plupart des braconniers filaient et allaient chasser sur d'autres terres. Mais les plus résistants tiraient sur moi, et eux ne faisaient pas exprès de me rater. Mieux, ils me visaient. Dans ce cas, je répondais, et jusqu'à présent, je sortais vainqueur.
Ce matin-là, en marchant dans la forêt, j'avais vu sa silhouette allongée par terre, la jambe prise dans un piège à loups. Je l'avais longtemps regardée dormir en réfléchissant longuement, puis elle s'éveilla et me regarda en retour. C'est sa supplique qui me persuada de l'aider, attendant beaucoup de sa présence. Alice n'avait pour compagnie que son frère et moi, et je m'étais dis qu'une jeune fille de son âge pourrait la changer de son quotidien. Je voulais aussi apporter quelque chose à Edward, pour le remercier de prendre soin d'Alice.
Certes, Bella eut du mal à comprendre son rôle dans notre famille, et j'aurais peut-être dû agir avec plus de compassion et de gentillesse envers elle, mais au final, notre nouvelle amie avait été forte, et avait finalement accepté son sort. Je lui en saurais gré pour l'éternité.
J'avais fait des recherches sur elle, les deux premiers jours. J'avais appris qu'elle s'appelait Isabella Swan, et avait 18 ans. Ses parents étaient décédés dans un accident de voiture, et elle était élevée par une tante. Celle-ci avait prévenue de la disparition de sa nièce, mais elle ne fit aucun commentaire, aucune apparition à la télévision. Une banale affaire de disparition… En cherchant plus loin, j'appris qu'Isabella était timide et réservée au lycée. Visiblement, selon son dossier scolaire, depuis le décès de ses parents, elle restait à l'écart, un peu comme Edward après l'accident de sa sœur, avant que je ne lui demande de venir vivre avec nous. Selon la psychologue scolaire, Isabella avait l'habitude de se promener de longues heures, seule. Il me fallut plusieurs jours avant de trouver le témoignage de sa seule amie au lycée sur le jour de son arrivée chez nous. En effet, elle et Isabella avaient décidé d'aller à Seattle pour faire des achats, puis d'aller visiter la forêt. Il était fort probable qu'elles se soient perdues.
Un jour, j'avais demandé à Bella ce dont elle se souvenait, et après m'avoir fusillé du regard, elle m'avait expliqué qu'elle courrait avant de mettre le pied sur ce piège. Avaient-elles rencontré un ours ? Ou jouaient-elles ? Son amie ne l'avait pas mentionné. Cependant, je n'envisageais pas de chercher, sauf si Bella le souhaitait vraiment.
Je revins dans le présent, serrant dans mes bras ma tendre Alice. Finalement, je décidai d'aller me coucher sans me détacher de ma femme.
Le lendemain, après m'être préparé, j'allai chercher mon hôte. Aro était dans sa chambre, assis à un bureau, terminant son petit-déjeuner qu'un domestique lui avait apporté.
-Ah, mon cher ami ! S'exclama-t-il, joyeux. Une bonne journée nous attend !
-Je ne suis pas votre ami, monsieur Volturi, mais votre avocat. Veuillez ne pas l'oublier !
-Allons, allons ! Ne soyez pas si sérieux !
Il se leva après avoir avalé sa dernière bouchée de viennoiserie et s'essuya la bouche du coin de sa serviette.
-Je suis à votre disposition !
Nous allâmes dans mon bureau, et nous attelâmes à notre tâche. Avec le recul, j'aurais dû trouver étrange qu'il manquait ses gardes du corps, mais inconsciemment, je m'étais dit qu'ils étaient partis.
Edward passa peu après, m'apportant le journal du jour après l'avoir lu. Il m'expliqua qu'un des gardes d'Aro lui avait dit que j'en avais besoin. C'est là que tout partit de travers.
Aro se leva et sortit un pistolet, le braquant sur nous.
-C'est maintenant que je vous laisse.
Il se déplaça avec précaution et ouvrit la porte, révélant deux de ses gorilles qui entrèrent.
-Vous ne verrez aucun inconvénient, j'espère, à ce que je ne parte pas seul. Il me manquait une compagnie féminine, et je l'ai trouvée ici.
Edward comprit immédiatement de qui Aro parlait.
-Je vous interdis de la toucher ! Hurla-t-il en s'avançant doucement, surveillant les mouvements de Volturi.
Je le retins par le bras, de peur qu'il ne soit blessé, et me maudis une fois de plus d'avoir laissé ce monstre franchir ma porte. Tout à coups des cris s'élevèrent, des cris féminins : Alice et Bella criaient. Alice ! Je lâchai Edward et allai bondir pour secourir ma femme mais Edward s'effondra à côté de moi, avant que je ne reçoive un coup derrière la tête, me faisant sombrer dans le noir.
Pov Alice
Je ne pouvais pas m'en empêcher : crier, crier, crier… Mais Bella ne revint pas. Ces inconnus avaient enlevé mon amie, et j'avais peur pour elle. C'est ce qui me poussa à me taire, me lever et courir jusqu'au bureau de mon mari. Il était là, inanimé sur le sol, face contre terre, à côté de mon frère.
-Jasper ! Edward !
Je m'agenouillai à côté de mon Jasper et le retournai pour voir son visage, que je tapotai pour le réveiller. Les larmes roulaient sur mes joues
-Jasper, mon chéri ! Reviens à toi s'il te plaît ! Il faut aller sauver Bella !
Voyant qu'il ne réagissait pas, je me déplaçai jusqu'à Edward et le secouai légèrement.
-Edward, je t'en prie ! Il faut vous réveiller !
Enfin il ouvrit les yeux difficilement avant de se redresser doucement en se tenant l'arrière du crâne.
-Alice, tu vas bien ? Me demanda-t-il inquiet.
-Edward, ils ont emmené Bella ! Pleurai-je. Elle est partie ! Et Jasper…
Il regarda mon époux et se précipita sur lui, vérifiant son pouls. J'embrassai son front, espérant une réaction de la part de Jasper. Celui-ci gémit tandis qu'Edward tâtait son crâne.
-Il va bien Alice, il doit juste avoir un bon mal de crâne. Veux-tu bien aller nous chercher un antalgique chacun et de l'eau s'il te plaît ?
Edward était en mode médecin, et avant mon accident, je l'aidais lorsqu'il faisait ses études. J'aimais ça, et le fait de l'aider à nouveau me ramena plusieurs années en arrière, quand tout allait bien. C'est là que je me rendis compte que tout allait bien aussi maintenant : j'avais la sécurité, un mari merveilleux, un frère qui était allé jusqu'à s'enfermer ici pour veiller sur moi, et une amie qui m'avait rendu le sourire et qui m'aidait à vaincre mes peurs. Je séchai mes larmes et respirai un bon coup, voulant me montrer forte pour Bella.
Quand je revins avec l'eau et les cachets, Jasper s'était réveillé et se tenait la tête en grimaçant. En me voyant, il tenta de se lever mais Edward l'en empêcha.
-Alice ! Est-ce que ça va ?
Je vis mon frère retenir un sourire, mais je remarquai un coin de sa bouche se relever et il me fit un clin d'œil. Je m'approchai de Jasper et me mis à genoux devant lui en posant mes mains sur ses joues.
-Je vais bien Jasper, sanglotai-je. Mais Bella…
-Al… Mais tu parles !
Jasper se mit sur ses genoux et m'embrassa férocement. J'avais envie de me perdre dans ce tumulte de chaleur que m'offrait Jasper, mais il recula le premier.
-Que s'est-il passé Alice ? M'interrogea-t-il en serrant ma main.
Les larmes, qui avaient cessé, se remirent à couler.
-Ils sont entrés dans la pièce. Ils avaient une arme, et il y en a un qui a dit qu'il voulait une brune aux yeux marron, et l'autre a pris Bella et l'a traînée…
Les sanglots m'étouffèrent, mais Jasper me serra contre lui, frottant mon dos.
-Je vais la retrouver, ne t'inquiète pas.
-Je viens avec toi, affirma Edward.
-Non, tu restes avec Alice. S'ils reviennent, je veux qu'il y ait quelqu'un pour la protéger.
Ils se jaugèrent du regard, s'affrontant visuellement. Fianlement, Edward se leva et Jasper en fit autant, tout en m'aidant à l'imiter. Mon mari se dirigea vers son coffre-fort et en sortit deux armes. Il en tendit une à Edward.
-Juste au cas où. Je t'interdis de quitter la maison et laisser ta sœur toute seule.
Edward me prit dans ses bras.
-Je vais veiller sur elle, comme toujours. Mais retrouve Bella je t'en supplie.
Jasper acquiesça puis me dit au revoir avec un profond baiser. Je le regardai sortir de la maison, angoissée pour mon amie, et maintenant pour lui. J'espérai les revoir vivants tous les deux.
Vous y voyez plus clair ? J'espère avoir apaisé votre frustration ! N'hésitez pas à me donner votre avis !
Je vous souhaite un bon week end, et vous donne rendez-vous dimanche 26 février !
Bisous
