Note d'auteur : Bonjour, bonsoir ! Pas de chapitre au mois de septembre, je m'en excuse, mais ça a été la course à la rentrée... J'aimerais réussir à vous offrir au moins un ou deux chapitres par mois, plus risque d'être difficile. Je suis pas mal prise à cause des cours, et surtout de mon mémoire (qui porte aussi sur de l'écriture, donc bon...).

Dans l'idéal, je voudrais terminer cette histoire en début d'année, elle traîne depuis trop longtemps, j'ai du perdre pas mal de lecteurs, et les idées que j'avais au départ ne sont plus là. J'ai également une autre histoire en tête, mais je veux terminer celle-ci avant d'en commencer une autre, ou sinon elle passera aux oubliettes pour de bon.

En attendant, voici le quatorzième chapitre, où les choses commencent à avancer. On approche doucement, mais sûrement de la fin : cette suite sera plus courte que Ragnarök, mais j'espère qu'elle vous plait quand même ! Il reste peut-être des fautes, n'hésitez pas à m'en faire par.

Bonne lecture !


CHAPITRE XIV

L'homme de la situation

Quand elle ouvrit les yeux le lendemain matin alors que le soleil se levait à peine, Hermione réalisa que malgré la fatigue, elle n'avait pas réussi à dormir plus de quelques heures. Sachant qu'elle avait peu de chance de se rendormir, elle se leva doucement, prenant soin de ne pas réveiller Harry au passage, puis sortit de sa hutte.

Elle erra quelques temps à travers le village, perdue dans ses pensées, profitant du calme et de la fraicheur matinale, avant que ne surgissent le brouhaha et la chaleur de la journée.

Alors qu'elle se rapprochait de l'orée de la forêt, elle fut surprise d'apercevoir au loin, adossé à un arbre, la silhouette de Ron. Il avait la tête inclinée et semblait étudier ce qu'il tenait dans ses mains avec attention.

Heureuse à l'idée de pouvoir passer un peu de temps seule avec son ami avant le début de la longue journée qui les attendait, la jeune femme s'approcha silencieusement de lui.

Lorsqu'elle fut à une distance raisonnable, elle se racla discrètement la gorge afin de lui faire remarquer sa présence.

Le jeune auror releva la tête, et un sourire illumina son visage quand il découvrit qui se tenait près de lui.

« Tu es bien matinale, plaisanta-t-il avant d'inviter Hermione à s'assoir près de lui d'un geste de la main.

- Je pourrais en dire de même de toi, répliqua la jeune sorcière, un sourire malicieux au coin des lèvres. »

Elle s'installa à ses côtés, et les deux amis restèrent silencieux un long moment, admirant la fin du lever du soleil par dessus les cimes des arbres de la forêt. La nature s'éveillait lentement autour d'eux, des oiseaux commençaient à gazouiller un peu partout, et les animaux sauvages sortaient de leurs trous pour profiter de l'air frais du matin, avant que l'agitation humaine ne vienne les perturber.

Ron rompit le silence le premier lorsqu'il avoua d'une faible voix :

« Je vous ai entendus, Harry et toi, hier soir. »

Hermione leva les yeux vers lui mais ne répondit pas, l'incitant à continuer.

« J'allais me coucher quand je suis passé près de ta hutte, reprit-il, et je vous ai entendus malgré moi. Je connais ta...situation. Et je voulais que tu saches que je suis très heureux pour toi. »

Ses yeux s'embuant, et ne sachant que répondre à un tel aveux, Hermione se jeta au coup de son ami et l'étreignit aussi fort qu'elle le pouvait, sans se préoccuper si elle lui faisait mal ou non.

« Merci Ron, finit-elle par souffler près de son oreille. Si tu savais comme j'avais peur de ta réaction...

- Pourquoi ? lui demanda-t-il en riant. Tu avais peur que je sois jaloux ?

- Non, je ne sais pas, répondit-elle en détournant la tête. C'était stupide je sais.

- Après tout, reprit-il, ce n'est pas comme si le père de ton bébé était quelqu'un de terrifiant. Je sais pas, quelqu'un comme Rogue, tiens ! »

Alors qu'il s'attendait certainement à la voir rire de bon cœur avec lui, Ron fut certainement surpris quand la jeune femme baissa les yeux et que ses joues s'empourprèrent. Il arrêta immédiatement de rire, et s'immobilisa complètement, la bouche grande ouverte.

« Attends, ne me dis pas que... »

Il fut incapable de terminer sa phrase, comme si l'avouer ne ferait que rendre cette information plus vraie encore. Hermione quant à elle resta muette, et essuya une larme qui s'était échappée du coin de son œil, ce que Ron ne loupa pas.

« Il ne t'as pas... commença le jeune homme, soudainement inquiet.

- Non, le rassura son amie. On était ensemble.

- ''Était'' ? » souligna-t-il, fort curieux de savoir comment les choses avaient pu en arriver là entre la jeune sorcière et le professeur de potion.

Hermione soupira, consciente désormais qu'elle ne pouvait plus cacher à son ami la relation secrète qu'elle avait entretenue avec Severus.

« Ça n'a duré que quelques mois, avoua-t-elle, amère. Disons qu'on avait pas vraiment les mêmes attentes. »

Ron hocha la tête, les mains crispées, et Hermione pu lire dans ses yeux qu'il mourrait d'envie d'aller mettre une bonne droite à Severus. Mais à la place, il passa un bras autour des épaules de la jeune femme et la ramena gentiment contre lui.

Malgré son incompréhension face à cette révélation, Ron voyait bien que la situation affectait énormément la jeune femme. Plutôt que de poser mille et une questions ou de s'emporter, comme il l'aurait fait quelques années en arrières.

Si réconforter quelqu'un n'avait jamais été le point fort du jeune sorcier, Hermione dû s'avouer que cette étreinte amicale lui faisait plus de bien que tout ce qu'il aurait pu dire.

Ils restèrent ainsi jusque tard dans la matinée, à discuter de choses et d'autres afin de se changer un peu les idées, puis ils retournèrent au cœur du village à la rencontre de leur compagnons qui étaient probablement réveillés désormais, mais non sans qu'Hermione ai fait jurer à Ron de ne rien raconter de leur conversation à Harry.


La matinée était déjà bien avancée quand ils retrouvèrent Harry, Marty et les autres aurors, ainsi que Toniatiuh. Severus n'était pas parmi eux, ce qui n'étonna pas Hermione. Ces quelques derniers jours avaient étaient difficiles pour eux, et il se pouvait qu'il ait besoin de se retrouver un peu seul. Hermione avait eu ses deux amis à qui elle avait pu se confier, et qui étaient toujours prêts à l'écouter et à l'aider.

Severus lui, n'avait personne. Il s'était rapproché de Marty Baxter, mais Hermione était bien consciente qu'on ne forgeait pas une amitié forte en seulement quelques jours. La jeune femme savait qu'elle était une des rares personnes à qui le maîtres des potions faisait réellement confiance. Au fond d'elle, elle espérait que leur séparation de la veille ne changerait pas cela.

Secouant la tête afin de remettre ses pensées à plus tard, elle s'avança vers le petit groupe qui semblait animé par une grande discussion. Tous se turent pour saluer Hermione et Ron, puis se fut Harry qui les mis au courant de ce dont il parlaient depuis apparemment un bon moment.

« Nous avons un plan, déclara-t-il ferme. Nous allons préparer les Lacandons au mieux pour la bataille qui les attends.

- Mais il ne nous reste que quelques jours, répliqua Hermione dépité. Il ne seront jamais prêts à temps ! Les Lacadons ne sont pas un peuple fait pour la guerre...

- Et pourtant nous devons essayer. » intervint l'un des aurors, un homme d'une cinquantaine d'années aux cheveux grisonnants, qu'Hermione ne connaissait pas.

Les autres acquiescèrent comme un seul homme. Tous regardaient Hermione, espérant qu'elle réaliserait qu'ils tenaient là leur seule chance de victoire et qu'elle leur prêterait main forte.

La jeune femme les regarda un à un, et pu lire la détresse dans leurs yeux. Ils avaient raison, elle le savait. Il était hors de question que les habitants de ce village se rendent, et abandonnent leur magie à ces mangemorts. Elle ne le permettrait pas. Elle soupira, et hocha imperceptiblement la tête, et ces compagnons semblèrent tous se détendre tout à coup.

« Bien, souffla-elle avec un brin d'espoir dans la voix, que proposez-vous ?

- Pour commencer, lui répondit Harry, un léger sourire au coin des lèvres, ils leur faut des baguettes, afin de canaliser et de renforcer leur magie.

- Et où penses-tu trouver des dizaines de baguettes Harry, intervint Ron pour la première fois, en plein milieu de la forêt ?

- Exactement, Ron. » répliqua Harry, sûr de lui.


À peine une heure plus tard, Harry, Ron et Hermione se frayait un chemin entre les arbres épais de la forêt, à la recherche de bouts de branches fins et suffisamment longs pour faire affaire de baguettes magiques improvisées.

« Vraiment Harry, c'est du génie ! s'exclama Hermione joyeusement.

- Merci, mais c'est vraiment pas grand chose. » répondit le jeune homme, rougissant sous le compliment. D'ordinaire, c'était lui qui complimentait son amie sur la brillance de l'une de ses trouvailles pour leur sauver la vie, et les sortir du pétrin. Il était peu habitué à être dans la situation inverse.

« Elle à raison, avoua Ron à son tour. Je n'y aurait jamais pensé moi-même.

- Ces baguettes ne seront pas du niveau de celles d'Ollivanders, loin de là reprit Hermione, mais elle feront parfaitement l'affaire. »

Ils avaient déjà trouvé un bon nombre de baguettes de fortune, et ils prenaient désormais la direction du village. Cette petite escapade dans la forêt leur avait rappelé à tous les trois les nombreuses aventures qu'ils avaient vécues à Poudlard et dans la forêt interdite pendant leurs jeunes années.

« Vous pensez que les autres auront trouvé de quoi alimenter les baguettes ? s'inquiéta soudainement Ron.

- Cet endroit baigne dans la magie, expliqua sagement Hermione, je suis certaine que les animaux qui y vivent ont chacun une particularité qui devrait être suffisante pour nos baguettes.

Alors que les trois sorciers parcouraient a forêt à la recherche de plus de morceaux de bois de taille et de forme adéquates, le reste du groupe s'était chargé de trouver des poils d'animaux, magiques si possibles, sans lesquels les baguettes ne seraient que de vulgaires bâtons sans aucune utilité.

L'après-midi touchait à sa fin quand tout le monde se réunit au cœur du village pour partager leurs trouvailles. L'un des aurors qui accompagnait Ron et Harry, un ancien élève de Serdaigle du nom de Sam Beckett qui était à Poudlard lors de leurs deux premières années, avait par hasard travaillé quelques temps pour un fabriquant de baguettes étranger, et avait par la même occasion appris une chose ou deux quand à cet art particulier. Il se proposa de s'occuper de la tâche de création des baguettes, pendant que les autres enseignerait aux Lacandons quelques sorts de bases qu'ils auraient à lancer avec leur futur accessoire. Severus, toujours avide de nouvelles connaissances, se proposa d'accompagner Beckett afin de gagner du temps sur cette activité laborieuse.

La soirée fut longue pour tout le monde, et minuit était largement passé lorsque les sorciers laissèrent les Lacandons retourner à leurs habitations respectives. L'apprentissage, malgré la bonne volonté de chacun, n'était pas simple : apprendre à un tout un groupe d'adultes plusieurs années de connaissances magiques, en seulement quelques heures seulement n'était pas une mince affaire.

La journée du lendemain serait certainement encore plus difficile : les Lacandons recevraient enfin les baguettes que Severus et Beckett avaient péniblement réussis à finir quelques heures avant l'aube, et les premières utilisation promettait d'être riche en émotions, et en sortilèges ratés.