Hey !

V'là la suite ^^ Retour de stage, et journée pendant laquelle Jun et Aiko profitent du soleil, parce qu'un peu d'amour et de bonheur dans ce monde de brutes, ça fait toujours du bien :3

Bonne lecture !

Yase

Remix de l'opening d'Albator 78 (je ne sais toujours pas pourquoi je l'écoute d'ailleurs ...)


Chapitre 14


Les navettes de liaisons partirent en direction de Mars le lendemain matin à huit heures précises. La jeune femme avait fait ses adieux à ses colocataires, et était montée dans le vaisseau immatriculé ZX-56 avec Zero une heure avant le départ. Elle n'avait pas recroisé Haya depuis la veille, et n'avait nullement envie de revoir le Zero Desigze avant de partir. Heureusement, son ami avait eu la politesse de ne pas évoquer ce qui était arrivé le soir précédent.

Il y eut quelques turbulences pendant le vol (ils croisèrent un nuage de meteo-shells), mais pas de complications dommageables. Le saut en Warp fut secoué, mais la navette arriva à bon port trois bonnes heures plus tard. Les jeunes soldats furent libérés de leur service journalier, et tous rentrèrent chez eux.

Zero déposa Aiko chez elle, et la militaire fut accueillie par un Jun heureux de retrouver sa grande sœur.


La jeune femme décida d'emmener son frère se promener, le lendemain. Ils marchaient dans les rues de la capitale, en discutant du stage qu'elle avait fait durant les deux semaines précédentes.

Plusieurs visites se présentaient à eux, et ils arrêtèrent leur choix sur la RATP*. Ils visitèrent l'institution, qui conservait les espèces aquatiques de la Terre qu'ils avaient pu sauver. Sur Mars, il n'y avait pas de l'eau naturellement, donc pas de poissons et d'espèces sous-marines. Le bâtiment et le parc étaient immense, et un nombre conséquent d'espèces y avaient été conservées : des poissons d'eau douce, d'eau de mer, des algues, des coraux, des requins, des otaries, des morses, des tortues, des pingouins, des dauphins, … Certains bassins étaient gargantuesques, et rassemblaient plusieurs dizaines d'espèces.

Quand on pensait à tous les animaux qui étaient réunis, on pouvait se dire que c'était vraiment cruel de les garder enfermés. D'ailleurs, c'était quelque chose qu'Aiko condamnait. Mais soudainement, alors qu'elle admirait la nage lente et harmonieuse d'une otarie, les paroles du pirate qu'elle gardait lui revinrent en mémoire :

« J'ai détruit la Terre ».

Ceci expliquait cela. C'était pour cette raison que tous ces pauvres animaux étaient emprisonnés dans ces immenses cages.

Quand on regardait le nombre d'espèces regroupées, on s'interrogeait sur la manière dont les scientifiques avaient réussi à en sauver autant. Ces personnes avaient certainement mis délibérément leurs vies en danger pour tenter de sauver un maximum de créatures originaires de la Terre.

La jeune femme trouvait toujours abject l'enfermement de ces pauvres animaux dans des cages, mais comprenait à présent les raisons qui poussaient certains humains à le faire.

On pouvait trouver beaucoup d'espèces semblables sur d'autres planètes, mais aucune ne serait identiques à celles de la Terre : par exemple, la baleine volante de Diane ressemblait en tout point à une baleine bleue de la planète des humains. Cependant, elle n'a pas les mêmes habitudes alimentaires, elle est violette et VOLE. Les baleines bleues ne volent pas.


Jun était vraiment heureux d'avoir pu visiter le Musée océanographique avec sa sœur.

- C'était dément, tu as vu la taille que faisait la reproduction de baleine ?

- Celle suspendue au plafond du hall ?

- Oui ! Elle était énorme !

- Et tu as regardé les reconstitutions de navires dans le Musée ?

- Ouais ! J'ai envie de faire des maquettes maintenant !

- Passe ton bac, on verra après, rit la jeune femme.

- Oh, c'est bon, je vais l'avoir, mon bac !

Ils se chamaillèrent pendant plusieurs minutes à ce sujet, avant d'aller s'acheter un repas bien mérité dans un café sur l'esplanade de la RATP.

Le frère et la sœur passèrent un week-end mémorable : du beau temps, les musées qu'ils visitèrent, de bons repas, et des délires à la pelle. Ils avaient mis de l'argent de côté pour des week-ends comme celui-ci, et ç'avait été une réussite complète. Le dimanche soir, quand il fallut envisager de retourner au lycée ou à la caserne, c'était la démotivation la plus totale. Fatigués de leurs deux jours de pause, Aiko et Jun s'étaient effondrés sur le tapis du salon en rentrant.

- Qui fait la bouffe ce soir ? demanda l'adolescent.

- Oh merde, j'ai une flemme de malade.

- Tu veux qu'on commande quelque chose ?

- On a plus le budget, là. Et y'a des patates dans le frigo.

Ils mangèrent donc des patates.


Ce fut un véritable bonheur de retrouver la caserne après deux semaines de stages : les bonnes odeurs du vestiaire, les douches, un Kiruta de bonne humeur (comme à son habitude), les heures debout à patrouiller, les horaires de garde interminables, … Néanmoins, la jeune femme avait hâte de retourner en cellule 999. Deux semaines s'étaient écoulées, et elle avait envie d'en savoir plus sur la manière dont il avait détruit la Terre. Elle avait même apporté une bouteille d'Eggnogs, et était plutôt fière de sa préparation. Il ne serait pas bu chaud, mais c'était déjà ça.

- Bonjour ! le salua joyeusement la militaire en entrant dans la geôle.

- Ça faisait longtemps … constata le pirate, imperturbable.

Ils discutèrent un bon moment, autours de l'Eggnogs de la jeune femme. Elle n'avait pas dit qu'elle l'avait fait, mais il eut l'air d'apprécier.

C'était leur petit rituel, un verre d'alcool en discutant. Aiko lui posa ses questions, et inversement elle lui raconta une partie de son stage, et lui, relata ses souvenirs en tant que capitaine de l'Arcadia. Un moment calme et agréable, dans une geôle miteuse de la Coalition.

*RATP : Reconstitution d'une Aqua-faune Terrestre Protégée


Oui, la petite astérisque est un vieux réflexe ^^ Mais j'avais pas encore trouvé l'endroit pour en mettre un :)

Il y a un dessin prévu pour cette semaine, que je mettrai incessamment sous peu ...

Merci, et à mercredi ! (j'espère avoir du réseau ...)