Tatadaaaaaaaaa !
Comme toujours, je précise que rien ne m'appartient, sinon les choses terribles (et belles aussi, hein ! Promis !) que je vais faire vivre à la Nouvelle Génération.
J'apporterais des précisions si nécessaires au fur et à mesure, et je rappelle qu'il y aura du H/H dans cette fiction, donc homophobe, passez votre chemin !
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Coupable
Scorpius adorait le cadeau que lui avait offert Albus pour son quatorzième anniversaire : un objet moldu absolument fabuleux, un MP4. Scorpius, assis le long d'une alcôve ouverte sur le parc, profitait de son heure de permanence pour contempler le lac Noir, la forêt devenue rouge, or, brune avec le mois de septembre qui avait cédé sa place au mois d'octobre. Or, son moment de paix musicale et visuelle fut interrompu par des cris dans le couloir. Il enleva un des écouteurs et reconnut la voix de Jason, le Serdaigle, et de James.
- Tu peux pas me faire ça !
- Mais t'es pas bien, Jason, mais arrêtes ! Lâche-moi !
- Mais je t'aime moi !
- Mais moi je t'aime pas ! T'en a pas marre de pleurnicher ?! On est trop jeunes pour savoir… Je vais pas en discuter plus longtemps, pas là au milieu d'un couloir.
- James !
- Laisse-moi tranquille !
James apparut dans le couloir où se trouvait Scorpius, rouge de colère. Il s'arrêta en face de l'endroit où il s'était installé et nota enfin sa présence.
- Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ?
Scorpius souffla et tourna à nouveau sa tête vers le paysage.
- Olala, si t'es comme ça avec tout le Monde, tu m'étonnes que le vide se fasse autour de toi… Tout le monde déserte en ce moment, non ?
Bien sûr, James avait toujours ses amis, mais ses… « partisans » étaient bien moindres.
- Je préfère ça qu'être la petite pute de mon frère.
Scorpius posa son MP4, se leva et s'approcha de James, menaçant. Il était peut-être plus petit mais son regard qui tue de Malfoy en faisait frissonner plus d'un.
- Répète un peu ça.
- Tu m'as très bien compris.
Scorpius secoua la tête, la lèvre retroussée dans une moue de dégoût.
- C'est quoi ton problème en fait ? T'es imbuvable avec moi depuis le début de l'année.
- Tu sais très bien pourquoi.
Scorpius haussa un sourcil.
- T'as choisi.
Scorpius leva les yeux au ciel, gardant cette proximité menaçante.
- Oh c'est ça… Monsieur a été blessé dans son amour propre, du coup il se la joue grand connard ! Ecoute-moi bien, James Potter, j'ai rien choisi du tout, j'ai jamais dit que j'étais plus ton… ton pote ou peu importe ce qu'on est toi et moi. Et si tu détestes tant Albus, tu m'expliques pourquoi tu as tout fait pour qu'il soit pris dans l'équipe de Quidditch de Serpentard ?
James se mordit l'intérieur des joues et cela n'échappa pas à Scorpius.
- Bien sûr que j'ai compris que c'était toi. Tu étais en retard au premier cours de Firenze pour aller faire de la lèche auprès de Madame Bibine et le professeur Picquery et tu n'es pas venu aux sélections, ni à la fête en son honneur pour ne pas le déstabiliser et qu'il ait toutes ses chances.
Le visage de James se détendit et un sourire hésitant se dessina à la commissure de ses lèvres.
- Non, je n'étais pas à la soirée parce que j'avais plus intéressant à faire.
Scorpius se balança légèrement d'un pied sur l'autre.
- Avec Jason ?
- Ça, ça ne te regarde pas, maugréa James en reculant d'un pas.
Scorpius s'humidifia les lèvres et déglutit. Il retourna à ses affaires et les rangea.
- Alors ce que je ne comprends pas, reprit-il, détaché, c'est la raison pour laquelle tu as quitté l'équipe. C'est quand même pas pour sublimer ton petit frère.
Scorpius ricana mais James tira violemment sur son épaule pour le forcer à lui faire face.
- Alors là, certainement pas. Je suis suffisamment dans l'ombre depuis que ce microbe est arrivé.
Scorpius fronça les sourcils.
- Mais-
- Oh bien sûr, ça n'a pas dû te marquer, après tout on était des enfants quand c'est arrivé, mais tous les journaux qui ont parlé de moi au fil de ces années, moi, je ne les ai pas oubliés. J'ai été traîné dans la boue par sa simple existence et quand il est entré à Poudlard, ça a été encore pire.
Le regard de James était empli de colère mais Scorpius était persuadé qu'il y avait autre chose.
- S'il est la fierté des Potter, l'héritier du Sauveur du Monde Sorcier, qu'il se démerde.
James s'en alla, sans laisser à Scorpius le temps de répondre et de comprendre ce qui venait d'arriver. Le blond reprit son souffle et s'assit, le regard vide. Il resta là jusqu'à la sonnerie à méditer les paroles de James. De vrais mystères, les Potter…
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- Vas-y Albus !
Toute la foule de Serpentard acclamait le nouvel attrapeur. Le match contre Gryffondor était électrique, les équipes étaient à égalité, les cognards filaient à toute vitesse dans les airs et le vent faisait rage sur le terrain. Scorpius était fier. Il regarda encore une fois vers la loge réservée aux professeurs : Harry Potter était venu avec son père. Narcissa aussi. Il n'avait qu'un seul regret, c'est que son grand-père soit absent, mais celui-ci avait interdiction formelle de se rendre à Poudlard. Cela faisait un moment qu'il n'était plus allé le voir...
- Harry Potter, ici, c'est vraiment trop la classe ! s'exclama Jensen, sautillant à ses côtés.
Scorpius sourit et hocha la tête. Il regarda dans les bancs au-dessus de lui mais ne trouva pas James. Pourtant, il était sûr de l'avoir vu au début du match, mais il semblait avoir disparu.
- Scorpius, regarde !
Scorpius se retourna vivement vers le terrain et des cris de joie retentirent : Albus avait attrapé le Vif d'Or.
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Draco restait un peu à l'écart, poussant Harry à se mêler aux élèves et à se sociabiliser. Et puis, il savait que sa popularité était importante. Bien sûr les yeux des élèves brillaient d'admiration pour le Sauveur du Monde sorcier et la jeunesse était la faiblesse d'Harry. Albus, qui n'avait jamais été très démonstratif et qui l'était d'autant moins ces derniers temps, se tenait un peu en retrait, observant les faits et gestes de son père.
- Papa, c'était un beau match, n'est-ce pas ?
Il baissa les yeux sur Scorpius dont les joues étaient rosies par le froid.
- Oui, magnifique.
Les deux Malfoy regardèrent autour d'eux et Scorpius interrogea son père.
- Toi aussi tu te demandes où est James, n'est-ce pas ?
Draco soupira.
- Je ne m'attendais pas vraiment à le trouver là.
- Je crois qu'il est parti lorsque la foule s'est rendue compte de sa présence.
Draco sourit.
- Tu t'entends bien avec lui ?
Scorpius haussa les épaules.
- Tu sais, avec Albus…
Scorpius n'avait pas besoin d'en dire plus. James avait toujours été un sujet tabou, c'est le seul nom que Draco avait interdiction de prononcer. Depuis le début, il faisait énormément de peine à Draco.
- Je vais tout doucement rejoindre le château. Reste ici avec tes amis, ne te soucie pas de moi.
Scorpius tapa dans l'épaule de son père en signe d'affection et rejoignit Albus. Draco les regarda encore quelques instants puis rejoignit Poudlard.
Ses pas résonnaient dans le couloir, peu d'élèves avaient déjà rejoint le château. Il observait le château comme s'il le redécouvrait. Tant de moments passés entre ses murs. Il se souvenait de ses jeux d'enfants avec Pansy et Blaise, de leurs après-midis au bord du lac, les entraînements de Quidditch… le cours de duel avec Harry, le délicieux buffet dans la Grande Salle, ses premiers amours…
Il s'arrêta lorsqu'il trouva enfin le Serpentard qu'il cherchait. James était assis dans un couloir, caressant un furet endormi sur ses genoux. Il regardait dans le vide, semblant attendre quelque chose qui ne venait pas. Draco s'approcha lentement et s'appuya contre le mur à côté de lui.
- Bonjour, James.
James arrêta un instant de gratter les oreilles de Diego, puis reprit.
- Bonjour.
Draco hocha discrètement la tête, satisfait.
- Tu sais qui je suis ?
James fit claquer sa langue contre son palais.
- Bien sûr. Vous êtes le père de Scorpius.
Draco sourit.
- Ecoute, je sais qu'on ne se connait pas, et je n'ai aucune idée des rapports que tu entretiens avec mon fils, mais moi je te connais-
- Non. Vous connaissez mon père, vous connaissez mon frère, mais moi, vous ne me connaissez pas.
Draco baissa les yeux vers lui. James regardait toujours droit devant lui et Draco prit conscience que c'était certainement la première fois qu'il revoyait son père d'aussi près depuis… l'âge de deux ans.
- Tu as raison, James. Je ne te connais pas. Mais j'aimerais apprendre à te connaitre, j'aimerais t'aider.
- Pour quoi faire ?
- Parce que je connais ton histoire et qu'elle me touche.
- C'est pas vrai, répliqua James en relevant la tête vers Draco.
Draco plongea dans les yeux noisette, caractéristiques de son grand-père paternel.
- Je connais celle d'Harry. Et elles sont liées.
James se leva, Diego grimpant sur son épaule, et prit la direction des cachots.
- James, attends.
James s'arrêta mais resta dos à Draco.
- Si un jour tu as besoin de parler, que tu cherches une oreille attentive à ce que tu as vécu, quelqu'un qui ne déformera et n'inventera pas ton histoire pour la souiller dans les journaux, tu peux m'écrire.
James se mordit la lèvre, ferma les yeux un instant, puis continua son chemin.
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Scorpius monta les escaliers menants à son dortoir. Albus faisait encore et toujours la fête en bas mais lui n'arrivait plus à suivre. Il s'était fait traiter de rabat-joie par son ami, avant que celui-ci ne l'attire à lui pour l'embrasser dans le cou sous les cris enthousiastes de leurs camarades. Scorpius posa une main dans son cou, gêné. Il avait l'habitude du caractère possessif d'Albus, mais cette fois-ci c'était devant tout le Monde et Scorpius se sentait gêné mais flatté de recevoir tant de marques d'affection d'Albus, lui qui était si entouré.
Scorpius entra dans le dortoir et remarqua que seul James était là, beaucoup plus seul que son frère. Il ferma la porte derrière lui et se dirigea vers son lit pour chercher sa trousse de toilette.
- C'était un très beau match. Albus est plutôt doué.
Scorpius esquissa un sourire. Malgré les sautes d'humeur de James depuis le début de l'année, il l'appréciait toujours.
- Tu étais là alors ?
- Bien sûr, j'étais en bas des gradins.
Scorpius n'insista pas, il préférait rester muet concernant la présence d'Harry. De plus, il soupçonnait que son père était allé trouver James pour lui parler de ça et il ne voulait pas en rajouter. Il passa donc devant James pour rejoindre la salle de bain. James attrapa son bras.
- Scorpius.
Le blond se retourna, une mèche tombant dans ses yeux.
- Excuse-moi et… merci.
Scorpius haussa les sourcils.
- Merci ? Merci de quoi ?
James leva la tête vers lui et croisa son regard.
- De ne rien dire et de ne pas me juger autant que tu pourrais le faire.
Scorpius fronça légèrement les sourcils, puis hocha la tête et se dégagea pour aller se préparer à se mettre au lit. Ainsi, James pensait être jugé ? Jugé de quoi ? Il n'était coupable, pas coupable d'être rejeté par son père, pas coupable du manque d'intérêt d'Harry pour lui, pas coupable de la séparation de Ginny et Harry, pas coupable du côté ténébreux d'Albus. Coupable de rien. Il pensait que Scorpius le jugeait ? Mais qui était-il pour se prononcer sur ce qu'il vivait et ses agissements ? Etre le meilleur ami d'Albus et connaitre sa vie lui donnait-il le droit de critiquer et d'accuser celle de James ?
Que pensez-vous de ce dernier échange entre James et Scorpius ? Que pensez-vous de la scène entre Draco et James ? Je suis bien curieuse :D
