Titre : Pirate tout terrain.
Auteur : ben… moi… enfin, je crois… attendez… je vérifie… j'espère que c'est moi, que je suis moi… haaaaaaaa !!!
Base : Kingdom Hearts, Final Fantasy 9 et Final Fantasy 12. Kid Icarus et Legend of Zelda peuvent être fusionnés sous le nom de Super Smash Brosser Brawl.
Résumé : une bardée de beaux gosses dans un vaisseau.
Genre : bin, comme d'hab, je peux pas m'empêcher d'esquinter les persos… je suis de ces êtres tordus qui baignent leur existence dans la douleur psychique et dans les espoirs déchus… niark niark… ahem. Beaucoup yaoi, je peux pas m'en empêcher.
Couples : let's rock!!!
Disclaimer : square and nintendo. Forever.
Avertissement : c'est parti pour Ze lime!!! Enfin! Depuis le temps que je l'attendais!!
Note : Ce chapitre est carrément long.
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La nuit était tombée sur le vaisseau, et Riku, fidèle à son habitude, cogitait, allongé sur sa couche, à laquelle il avait attaché sa ceinture. Ses yeux clairs fixaient le plafond sans le voir, et se demandaient ce qu'il pouvait bien advenir de Sora et Kairi.
Sans doute son vaisseau était-il arrivé sur la plage de l'île de la Destinée, sans doute Sora était-il parti à son secours, certainement sans Kairi. Mais, Riku n'avait plus besoin de ce secours, et Sora se mettait alors inutilement en danger. Bien sur, il faisait confiance en ce petit héros pour s'en sortir sans une égratignure, mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Il espérait que Sora rebrousse simplement son chemin, et retournerait sur leur île où ils pourraient tous deux se retrouver.
Ce plan était devenu sa nouvelle priorité.
Car la priorité qui l'avait tant obsédé jusque là, n'était dorénavant plus.
Elle lui semblait peu à peu ne devenir qu'un rêve lointain et intouchable.
Un doux rêve qui rappelle douloureusement les autres rêves abandonnés.
Un rêve insolent, qui toque discrètement à la porte.
- MMMnnoui?
Un rêve qui entrouvre cette porte, et qui jette dans la pièce un œil timide. Un rêve qui se décide finalement à rentrer, d'un mouvement étonnamment souple et rapide. Un rêve, habillé de blanc, qui referme la porte derrière lui, mais qui s'accroche encore à la poignée, comme pour s'assurer de pouvoir s'échapper le plus vite possible.
Riku s'assit sur son lit, les yeux rivés sur le nouveau venu. Celui-ci restait le dos collé à la porte, et lui rendait son regard. Un imperceptible sourire apparu au coin des lèvres de Riku, et sa prunelle brilla d'un éclat pervers.
- Tu as… étudié ma proposition? (1)
L'elfe acquiesça, sans entrain. Le pirate s'empressa de devancer un éventuel changement d'avis, et se leva rapidement pour atteindre la porte en une fraction de seconde. Il enclencha le verrou de celle-ci, puis se tourna de nouveau vers son "invité", qui n'avait pas bougé et tenait encore la poignée.
- Donnes-moi ton prix.
Le chevalier ne su quoi répondre. En réalité, il n'avait absolument rien réfléchit, et s'était juste décidé au dernier moment. Mais il était hors de question que le pirate ne se doute de quoi que ce soit. Il le regarda alors droit dans les yeux, comme s'il lui lançait un défi. C'était ce qu'il faisait de mieux, plutôt que de trouver ses mots. (2)
- Je te donne le mien, alors.
Le chevalier continua de soutenir le regard du pirate, qui se rapprochait de lui, son sourire cynique dangereusement près de son visage.
- …Une heure.
Sans plus attendre, Riku ignora les réticences de sa proie et lui saisit délicatement le menton, lui attirant son visage vers le sien, pour en embrasser la bouche.
Une fontaine illuminée par le soleil.
Mais avant q'il n'ai pu goûter à ses lèvres qui lui faisaient tant envie, l'elfe l'arrêta net de sa main, plaquée sur la bouche du pirate. (3)
- Avant, j'aimerais…
Riku fut surpris. Il n'avait encore jamais entendu le son de la voix de l'elfe. Et c'était un joli son, un son qui lui rappelait…
- J'aime… Ailleurs, et j'aimerais… Lui garder au moins une chose que tu n'aurais pas touché…
Le pirate eut un sourire que la main du chevalier cachait.
- Malheureusement pour toi, ça change mon prix, vois-tu?
L'elfe se détourna de ce regard obscène qu'il ne parvenait plus à soutenir. Puis il prit une nouvelle inspiration, et ficha de nouveau ses amandes bleues dans les yeux du pirate.
- Donnes-le, ton nouveau prix!
- Une nuit. Entière.
- Mais tu…
- Tu me prive de quelque chose qui me faisait très envie, vois-tu? (4) Alors j'exige une nuit entière, jusqu'à l'apparition du soleil.
Le chevalier détourna de nouveau son visage, décontenancé. Il ne parvenait à lutter face à l'humain devant lui, qui l'affrontait avec des armes qu'il ne savait pas utiliser. Il n'était pas bon parleur, et se contentait de sortir son épée face au danger, tandis que le pirate lui donnait l'impression de le dominer dans un domaine où il ne s'était jamais aventuré.
- …Très bien, murmura-t-il.
Riku était ravi. Il avait gagné (5). D'abord, il saisit délicatement la main posée sur sa bouche, qu'il rabaissa. Puis, se glissant derrière sa proie, il ôta celle qui enserrait la poignée de porte. Il enfouit son visage dans les cheveux de celui qu'il tenait un peu comme une poupée, soufflant derrière son oreille, déposant par moments ses lèvres contre son cou long et fin (6).
- Je ne compte pas t'humilier, tu sais?
Mais malgré ses paroles rassurantes, l'elfe était loin de se détendre, et continuait de serrer les dents à chaque fois que le pirate l'effleurait. Celui-ci jouait avec ses mains écartées, caressant ses paumes du bout de ses ongles, entrelaçait leurs doigts et jouait avec la souplesse de ses poignets.
- Tu devrais arrêter de te défendre.
Il délaça leurs doigts et remonta ses mains le long des bras fins et solides du chevalier. Lorsqu'elles furent arrivées autour de son cou, l'une pencha la tête de l'elfe tandis que l'autre déliait les lacets de son col. Puis le lacet tomba au sol, sous le regard résigné de sa proie. Puis le pirate commença à soulever la chemise de son invité. Celui-ci, comme réveillé en sursaut, pinça soudainement ses bras pour les repousser, se débattit, se tourna vers la porte. Mais le pirate fut le plus rapide, et profita de la force que déployait l'elfe pour la retourner contre lui. D'une simple détente de ses bras, il le jeta sur sa couche, et profita de son déséquilibre pour lui retirer ses bottes d'un geste vif.
- Tu t'es décidé, maintenant. Tu ne peux plus revenir en arrière.
Il s'agenouilla sur le matelas. Celui-ci grinça sous son poids, alors qu'il n'avait pas grincé lorsqu'il y avait jeté un elfe. Il plaça consciencieusement un genou entre les cuisses de ce dernier, et l'autre contre son flanc. Sa proie était prise au piège, et n'avait plus pour autre sort que de se faire dévorer langoureusement par un prédateur avide et sans scrupule. Un prédateur qui soulevait sa chemise, lentement, glissant ses lèvres contre la peau qu'elle découvrait. Le pirate se retrouva à nouveau plongé dans cette étrange impression que dégageait la jolie créature. Cette chose qu'il aurait aimé appeler "odeur", mais qui était bien trop entêtant pour un mot si faible. Il posa bientôt tout son visage contre le ventre de sa proie, et respira de toutes ses forces.
Des petites feuilles dorées et volatiles, portées par le vent. Du bout des doigts.
Il embrassa sa peau, enfonçait sa langue dans son nombril. L'elfe s'agrippa aux draps pour retenir son envie de se débattre. Cette situation lui faisait horreur (7). Mais il laissa faire le pirate tandis que celui-ci remontait peu à peu ses coups de langues vers son cœur et lui retroussait sa chemise. Il fermait les yeux, et essayait de faire divaguer son esprit ailleurs. Maintes fois avait-il été torturé (8), maintes fois avait-il tenu en serrant les dents. Mais cette fois-ci, il lui semblait être soumis à une chose dont il ignorait tout. Une chose qui le répugnait et l'humiliait bien plus que n'importe quelle torture. Riku releva la tête.
- Tu veux de la drogue pour tout oublier demain? Ça m'éviterait de devoir t'attacher…
- Quoi!?
- T'étonne pas, j'en ai toujours dans mes poches…
- Et comment je saurais si tu as tenu ta parole?
Le pirate dévisagea sa victime un instant, inexpressif. Il semblait que son elfe ait de bien étranges obstinations. Tous les elfes étaient comme ça?
- Je… Tu as raison… J'en profiterais… Bon…
Riku afficha un large sourire.
- …Je t'attache, alors?
- Quoi!?
Le chevalier avait fait un bond, et se retrouvait soudainement adossé au mur, recroquevillé sur le matelas. Du coin de l'œil, il cru entrapercevoir la ceinture du pirate, passée nonchalamment entre les barreaux de la couche, et dégluti. Son prédateur serait bien capable de le ligoter.
- …Mais je ne compte pas le faire (9). Je te l'ai dit, je ne compte pas t'humilier.
Il se rapprocha de sa proie, mêlant leurs genoux.
- … Ou seulement si tu m'ennuies! Alors laisses-toi faire!
D'un geste vif et imparable, il lui retira sa chemise, qu'il fit voler à travers la pièce. Il dévora ses épaules de baisers, puis son cou, tout en glissant astucieusement ses doigts à l'intérieur du pantalon de sa victime, qui griffait le mur. Si le cœur de l'elfe était loin d'être de son côté, son corps semblait près de se rendre. Son souffle s'accélérait, peu à peu, lorsqu'il remontait ses mains le long de ses flancs, et ses boutons de chair se durcirent soudainement lorsqu'il posa ses doigts dessus. Riku sourit, imperceptiblement. Il avait gagné ce joli corps exotique, et c'était tout ce qui comptait (10). Il glissa son visage sous la gorge de sa proie, et respira, profondément.
Un chemin sinueux, baigné dans la lumière du soleil, morcelée entre les feuilles des arbres.
Riku retira prestement ses habits, qu'il jeta sans ménagement contre les murs. Il avait grande hâte de dévorer sa "denrée", et s'impatientait. Ils étaient face à face sur la couche, mais l'elfe détournait son visage du pirate, et regardait le mur. Agacé, son hôte saisit alors sa mâchoire entre ses deux mains, et se plongea dans ce regard pur où il ne trouva que du mépris. Même si son corps semblait trahir le contraire, le chevalier était bien loin de se rendre, et son prédateur n'avait que plus envie de le dévorer. Il rapprocha son visage de celui de sa proie. Il rapprocha lentement leurs lèvres, jusqu'à ce que le mépris de ce regard angélique devienne haine. Alors le pirate s'inclina sur le côté et, fidèle à sa parole, renonça à cette jolie petite bouche, pour se contenter de la gorge du chevalier. Une maintenait sa tête, ses ongles s'enfonçant dans sa mâchoire, l'autre lâcha son visage, et descendit le long du cops blanc et humide. Puis elle se glissa de nouveau dans son pantalon, qu'elle desserra progressivement. Riku enfonçait ses ongles dans la chair tendre et claire de l'elfe, tandis que celui-ci, les dents serrées, sentait son unique vêtement glisser le long de ses cuisses, écrasé contre le mur par son prédateur. Une fois de plus, il fut tenté de se débattre. Il repoussa le pirate, essaya de se dégager, mais celui-ci parvint à la maîtriser. Riku lui saisit ses mains rebelles, et, l'entraînant de tout son poids, le fit basculer. L'elfe fut allongé de force dans la couche, incapable de rassembler correctement ses idées, un prédateur impitoyable entre ses longues jambes.
- Je te l'ai dit, je ne veux pas t'humilier, seulement si tu m'en donne l'envie…
Riku se pencha, et glissa son visage contre les tempes de sa victime qui se débattait maladroitement.
- …Et c'est précisément ce que tu es en train de faire…
Il le pénétra, sans pitié. L'elfe encaissa d'un gémissement étouffé sa furieuse intrusion. Riku sentait enfin sa jolie proie sous sa domination, les bras de celle-ci écrasés sous son poids, écartés de chaque côté du matelas. Il le regardait droit dans les yeux, confrontant son regard pervers au regard pur de sa victime. Le chevalier se fit moins combatif, et même lorsque le pirate revint en lui comme s'il enfonçait un poignard dans son corps, il renonça à gémir, et ferma les yeux avec résignation. Riku lâcha ses bras, et caressa ses flancs, avec toute la douceur dont il était capable. Cette étrange et nouvelle délicatesse tranchait avec la violence de ses douloureuses intrusions. Un peu de sang souillait les draps, alors que le pirate saisissait les côtes de sa proie, pour cambrer son dos, et posait un instant son visage contre le corps de sa victime.
Des murs aux reliefs usés, cachés sous les feuillages. La démarche d'un loup silencieux.
L'elfe laissait tomber ses bras en croix, l'une de ses mains étendue hors de la couche. Le pirate ne le regardait plus. Lui aussi avait fermé les yeux, et ses râles trahissaient la jouissance qui montait en lui, alors qu'il continuait de le pénétrer et de le dévorer. Il couvrait ce corps pur et nacré de coups de langue et de dents, griffait ses côtes de ses ongles, et s'enfonçait, toujours un peu plus brutalement, plus douloureusement, entre ses cuisses fines et cahotées. Puis enfin il se déversa, sans retenue, ses coups de reins redoublant de violence au point de cogner la tête de sa victime contre les barreaux de la couche. Celle-ci sembla soudainement se réveiller, retint un gémissement de douleur, puis ouvrit les yeux. Tout semblait fini.
Un sanctuaire sacré. Au fond d'une forêt. C'est ce que tu es, au fond.
Riku s'écroula de sommeil sur l'elfe. Celui-ci, soulagé, le repoussa, puis se leva pour s'asseoir sur le lit.
- Tu aurais pas oublié un détail?
L'elfe se retourna, et dévisagea le pirate.
- J'avais dit une nuit "entière".
Le chevalier resta immobile. Son violeur se releva alors et, écartant ses jambes encore couvertes de son pantalon grand ouvert, enferma les reins de sa proie entre ses cuisses.
- Le soleil n'est pas prêt de se lever. Tu restes ici. A moins que tu ne veuilles absolument partir, en ce cas tu connais l'autre alternative de notre accord?
L'elfe semblait réfléchir un court instant, puis baissa la tête. Riku le rallongea alors, comme s'il couchait une poupée, en le glissant sous ses draps.
- Tu es à moi, pour toute une nuit. Tâche de ne pas m'agacer, n'oublies pas que je t'ai promis de ne pas t'humilier.
- Tu l'as déjà fait…
- Tu es innocent au point de ne pas t'être douté de ce qui t'attendait en passant cette porte?
- "Innocent"?
Riku s'allongea aux côtés de sa proie. Il ferma les yeux, sans aucune intention de lui répondre, et s'endormit aussitôt, bien que ce ne fut que d'un sommeil de guerrier. A ses côtés, écrasé sous son bras, l'elfe essaya de dormir lui aussi, en vain. Il fixait le plafond, sans parvenir à se résigner davantage. Il ferma les yeux, essayant de rêver de son village.
Il resta immobile des heures durant.
Mais le pirate, même endormi, était bien trop présent, et la situation lui était insupportable. Il rouvrit les yeux, et observa son agresseur. Celui-ci dormait à point fermés. Alors, lentement, il souleva le bras qui l'entravait, et le posa délicatement sur l'oreiller. Il se leva avec précaution. Il trouva son pantalon, l'enfila rapidement, trouva sa chemise, et se dirigea vers la porte, qu'il entreprit d'ouvrir avec le plus de discrétion possible. Ce fut à cet instant que ces espoirs de fuite tombèrent à l'eau. Le pirate s'était réveillé. Pas à cause du verrou usé et grinçant de la porte, ni même à cause du mouvement inexistant du matelas lorsque l'elfe s'était levé, ni même lorsqu'il avait déplacé son bras. Il avait rouvert les yeux au moment même où l'elfe s'était décidé de fuir. Trop de mauvaises ondes, sans doute. A une vitesse folle, Riku se leva, se jeta sur le chevalier et, l'agrippant de toute ses forces, lui mordit la gorge, comme pour le dévorer (11). Sa victime protesta, gémissant de douleur, sans parvenir à se dégager. Le pirate l'éloigna de la porte et, sans ménagement, le balança dans la couche, où il s'assit sur lui pour être sur de l'immobiliser.
- Là, tu m'agace, sale petite bestiole des forêts! Ne compte plus sur moi pour être gentil! (12)
Il s'empara des deux mains de sa proie, qu'il ramena contre les barreaux de sa couche, où ce trouvait sa ceinture. Il se servit de cette dernière pour y attacher solidement les membres de sa victime, de plus en plus récalcitrante. L'elfe s'apprêtait à hurler. Alors le pirate manqua de l'étouffer de sa main.
- Tu ne devrais pas. J'ai cru comprendre que tu ne voulais pas de ma petite drogue? Au besoin, je te la fais avaler de force. Là tu serais à moi… Et tellement "à moi"…
- Non…
Le regard haineux du chevalier devenait presque implorant.
- Laisse-moi partir…
- Alors tu me laisses tes lèvres?
L'elfe le fixa, droit dans les yeux, longuement. Riku se pencha alors, doucement, comme pour devancer une réponse qu'il voulait affirmative. Mais sa victime l'interrompit.
- J'aimerais… tellement… qu'elle soit…
- …Ton "premier baiser"?
Le pirate ricana.
- Moi aussi j'ai voulu ça. Mais tu vois, j'y ai renoncé. Et je suis pas si malheureux…
- Oh si… sinon tu ne t'acharnerais pas sur moi.
Il se pencha encore sur sa proie.
- Moi, je m'acharne?
Riku se releva et, d'un geste vif, retira son pantalon, ainsi que celui de l'elfe. Malgré les supplications de ce dernier, il le pénétra de nouveau. Il lui arracha un cri étouffé et quelques larmes de douleur, qu'il ne pu voir dans l'obscurité. Puis il se retirait, pour revenir plus violemment encore, tel un coup de poignard répété, où chaque entaille était plus profonde et plus douloureuse que la précédente. Tout son corps tremblait, ébouillanté, et dans sa gorge naissaient des râles qu'il avait peine à dissimuler. Riku s'offrait ce plaisir qu'il avait attendu jusqu'à perdre espoir, et comptait profiter de cette unique nuit. Une agréable nuit, où il avait entre ses mains un joli petit habitant des forêts. Celui-ci se mordait les lèvres pour ne pas hurler, au point de faire perler son sang, dont l'odeur excita un peu plus le pirate, qui redoublait alors de violence. Ses à-coups se firent plus crus encore, et bientôt les draps se souillèrent de nouveau du sang de l'elfe, qui se sentait près de hurler, de le supplier d'arrêter. Mais il savait que rien ne le sortirait de cette situation (13). Alors il endura, interminablement, insensible à la jouissance du pirate. Car celui-ci avait rejeté sa tête en arrière et, la bouche grande ouverte, se délectait des trésors cachés à l'intérieur de sa jolie créature. Il l'envahit, sans retenue, un sourire dément dessiné sur ses lèvres. Puis ses à-coups s'espacèrent. Et, lorsque ses muscles arrêtèrent de se tordre au nom du plaisir, il s'écroula dans la couche, à ses côtés, et ferma les yeux. Le chevalier reprenait péniblement son souffle, puis se souvint de son interrogation restée sans réponse.
- "Innocent"…
- Oui…
- As-tu la moindre idée du nombre de vie que j'ai pu prendre?
- Tu as le regard d'un gamin… Un petiot qui n'a encore jamais embrassé une fille… Et qui joue avec une épée en bois pour l'impressionner…
- …
- …Oui, c'est ça… On joue avec une épée en bois, jusqu'à ce qu'on s'en prenne une en pleine tête… Et qu'on aies tellement mal en tombant, qu'on décide que les autres auront mal aussi, pour que "justice soit faite".
Il ricana. Puis son petit rire s'arrêta brutalement.
-Et l'épée qu'on prend, à ce moment-là, n'est plus en bois. On ne joue plus, et cette fille, on l'embrasse. Qu'elle le veuille ou non… Je devrais peut-être y aller…
- L'embrasser?
- Ouais.
- Au moins, tu ne t'acharneras plus sur les elfes que tu croises.
- Je ne m'acharne pas!
Le chevalier ne répondit pas. Il ne ressentait ni l'utilité, ni l'envie de faire entendre davantage l'évidence au pirate. Ce dernier s'apprêtait à s'endormir, une main dominatrice posée sur lui, promenant par moments le bout de ses doigts le long du dessin de ses muscles. Lorsqu'il entendit la respiration de son agresseur devenir régulière, il le fixa, longuement, jugeant s'il pouvait retenter une fuite. Car celle-ci serait bien plus difficile. Pour commencer, il se tordit le cou, pour entrevoir la ceinture qui marquait la chair de ses bras. Il essaya de remuer ces mains. Ce qui lui sembla vain de premier abord se révéla efficace, et les nœuds hâtivement serrés se précisèrent. Alors il se hissa, lentement, jusqu'à pouvoir manipuler ses liens entre se dents. Se faisant, la main du pirate qui caressait jusque là sa poitrine, se posait désormais sur son ventre, où le contact des doigts froids du pirate lui était des plus répugnants. Mais il continua néanmoins, calculateur, de déceler les failles de ses entraves. Il glissait sa langue dans les interstices des nœuds pour les comprendre, puis tirait avec ses dents pour desserrer l'harnachement.
- Alors tu embrasses ma ceinture et pas moi?
L'elfe sursauta. Son violeur s'était réveillé.
- Tu ne veux toujours pas que j'embrasse ta bouche?
- Arrête…
Le pirate se délectait du regard suppliant de sa proie, et posa ses lèvres sur son ventre.
- Je vais bien trouver autre chose…
- Arrête…Non…
Le chevalier se tordait, cambrait son dos et remuait ses jambes en vain, loin d'être libéré de ses liens, alors que son prédateur s'apprêtait à dévorer une part de son corps encore épargné.
- Je t'ai pas déjà dit de pas faire de bruit?
- Arrête! S'il te plaît… Non!
Mais il était trop tard, et déjà le pirate tenait son intimité entre ses mains. L'elfe redoublait d'efforts désespérés et vains pour se dégager, ses gémissements devenant des cris.
- Arrête!… Ar…
Il le mordait. Il avait plaqué une main sur son visage pour éviter d'autres cris, et dévorait le membre qu'il n'avait pas encore souillé. Tout le corps de l'elfe se raidissait et tremblait, possédé, alors que son agresseur se délectait de lui. Il renonçait à se débattre, et essayait, vainement, de lutter contre ce qui l'envahissait contre sa volonté. Une chaleur, tenace et morbide, qui lui inventait la sensation d'aimer. Mais celui qui le dévorait était bien trop savant. La bouche encore ouverte, le visage crispé, il supportait la passion du pirate comme il le pouvait. En lui montait une haine mêlée à la jouissance forcée infligée par son agresseur, dont il sentait la langue dans ses moindres mouvements, et les dents qui parfois s'appuyaient sans douceur contre sa peau. Il se cambrait, se tordait pour supporter ses sensations forcées. Puis, lorsque enfin sa denrée laissa échapper son jus, Riku l'avala goulûment. Il lapa encore ce qui n'avait pas été goûté, puis délaissa sa prise.
- Laisse-moi… partir…
Le pirate se releva, dominateur et souriant, tandis que sa proie reprenait son souffle tant bien que mal.
- Laisse-moi…
Il ne pu finir sa phrase. Riku le pénétrait de nouveau. Il n'entendait plus aucune de ses plaintes, et avec une ardeur aussi violente que langoureuse, il s'adonnait à un plaisir qui ne touchait que lui seul. Par moments, alors qu'il s'était immiscé à l'intérieur de l'elfe avec un gémissement partagé, il se penchait vers sa victime. Il lui donnait quelques coups de langues gourmands le long de sa gorge, avant de s'enlever, lentement.
- A… Arrête…
Puis il revenait en lui, victorieux, et lui arrachait un nouveau gémissement. Mais ceux-ci se faisaient déjà plus faibles. Le pirate souriait, fier et impitoyable, et s'emparait sans pitié de sa proie. L'elfe, de moins en moins combatif, semblait se vider de son énergie. Il était, peu à peu, épuisé par la violence de son agresseur, mais aussi par sa propre colère. Puis il se laissait bientôt manipuler. A bout de forces, l'elfe ne parvenait plus à tenter le moindre geste, et ne se débattait plus. Ses jambes étaient écartelées de part et d'autre du matelas, ballottées par les mouvements de Riku. Les yeux clos et la bouche entrouverte, son visage n'exprimait plus rien. Le pirate, clément, le détacha, et déposa ses bras de part et d'autre de la couche, écartés. Il caressait ses bras, ses flancs, soulevait son dos, brisait cette silhouette jusque là si fière, désormais à sa merci. Sa jolie tête renversée ballottait au rythme de ses agressions. Ses jambes, écartées, se balançaient en suspension, emmenées par ses coups de reins. Il était enfin en possession d'une jolie poupée inanimée qui lui appartenait toute entière. Il s'apprêta à jouir dans le silence, de nouveau, et balança sa tête en arrière. Mais rien en lui ne survenu. Ou si peu. Alors il se vida avec hargne, souillant sa jolie créature des forêts une fois de plus, les draps se parsemant de ce sang clair qui le rendait fou. Puis il se retira, déçu. Même une denrée rare avait ses limites. Il se pencha dangereusement sur le visage de celle-ci, profitant qu'elle ne réagissait plus à rien, et respira l'air qui se glissait faiblement entre ses lèvres. Il souriait avec gourmandise, se rappelant soudainement qu'il n'était pas homme de parole.
- C'est pour ça…
L'elfe rouvrit les yeux, et regarda le pirate.
- …Que je doit garder les yeux ouverts.
- Il te reste encore toute une nuit à garder les yeux ouverts. Et si tu ne dors pas, alors moi non plus, puisque je te surveillerais.
Riku se pencha sur sa mâchoire, qu'il mordit langoureusement avant de reprendre la parole.
- Et je continuerais…
- Arrêtes…
Le pirate s'interrompit, surpris. La voix de sa victime luttait contre sa propre extinction.
- Laisse-moi partir.
Riku sourit.
- La nuit n'est pas terminée, tu le sais?
- Je le sais. Ne me laisse pas le temps de changer d'avis.
Le pirate sourit, ravi. Alors il s'exécuta, immédiatement. Il lécha la jolie bouche de l'elfe, dessinant adroitement son contour délicat, qui restait immobile. Puis il l'effleura de ses propres lèvres et le forçait, peu à peu, à lui céder le passage. Comme pour le convaincre de se laisser faire, il continuait de le caresser. Ses deux mains appuyées de tout son poids, il le parcourait, pinçant même sa peau là où elle devenait rose et érectile. L'elfe voulait alors s'échapper, détourner son visage, mais il était arrêté, et restait prisonnier de la solide mâchoire de son agresseur qui lui mordait les lèvres. Ce dernier comptait bien profiter du temps qu'il lui restait. Et si sa victime voulait écourter ce temps insoutenable, elle devait céder. Alors il céda. Il entrouvrit timidement ses lèvres, et Riku se délecta de ses dents, de son palais, de sa langue, leurs bouches bientôt grandes ouvertes. L'une de ses mains se posait sur sa joue, et la griffait avec délicatesse. Le chevalier serrait les poings, au point de trouer les draps avec ses ongles, tandis que le pirate, excité, l'écrasait de tout son poids. Désormais en pleine possession de sa jolie denrée, il la dévorait toute entière, cette jolie bouche triste, ce gracieux corps blanc, cette délicate intimité jusqu'alors encore vierge.
Puis l'elfe le frappa, décidé à s'enfuir. Il avait nettement senti contre lui l'excitation de son agresseur, et ne pensait plus qu'à se sauver. Il parvint à se dégager, jetant le pirate sur le côté, attrapa ses habits éparts, et couru vers la porte. Mais il ne pu l'atteindre. Il fut rattrapé au milieu de la petite chambre, écrasé, et jeté à quatre pattes par terre. Derrière lui, Riku enserra d'une main son épaule, de l'autre son flanc, et le viola sans ménagement. Il le pénétra avec une violence à les faire hurler tous deux, plusieurs fois, avec rage. L'elfe essaya de se libérer, mais son agresseur parvint alors à lui plaquer le dos contre le mur. Tout en le pénétrant avec force, Riku l'embrassait, de tout son désir, mêlé à sa colère de ne posséder la jolie créature que par la violence. Celui-ci semblait pleurer, et son visage humide et tordu par la fatigue ne cherchait plus à se dérober. Il lui appartenait, tel une poupée qui, par moment, aurait tenté de posséder une volonté aussitôt vaincue. Son dos raclait contre le mur, tandis que les genoux du pirate se cognaient contre le sol, avec un rythme infernal et saccadé. Riku se déversa à nouveau, comme si son corps avait été excité par la tentative de l'elfe.
Puis il se calma, peu à peu.
Il resta longuement en lui. Il l'embrassait encore, s'arrêtait, regardait son visage blême. Puis il léchait ses lèvres roses avant de l'observer de nouveau.
Puis il se retira, doucement. Comme une excuse.
Il s'éloigna, et le corps de sa victime s'effondra sur le sol, inerte. Le pirate recula, sans la quitter des yeux. Il avait terminé. Il avait dévoré sa denrée jusqu'à la dernière miette (14).
Il tâtonna pour retrouver leurs habits épars, saisit son pantalon, qu'il enfila rapidement, avant de réunir les vêtements de l'elfe. Celui-ci se redressait, péniblement, son regard incertain baissé vers le sol. Lorsque Riku se rapprocha de lui, il voulu se reculer, mais se cogna au mur. Alors son agresseur en profita pour lui passer sa chemise autour du cou, et le chevalier n'eut d'autre choix que de se laisser faire. Le pirate rhabilla ainsi sa poupée, qui prenait soin de ne lui adresser aucun regard.
Puis il s'éloigna, lentement, laissant l'elfe recroquevillé contre le mur, et s'assit sur sa couche.
Le chevalier se redressa, hésitant, puis, sans un regard, il se releva et se dirigea, incertain, vers la porte.
- Dis-moi…
L'elfe s'interrompit. Il posa sa main sur la poignée, s'y accrochant, s'habitua à être debout en attendant la phrase du pirate.
- … Ton nom…
Sans se retourner, le chevalier ricana doucement.
- Ah? J'ai un nom?
Il ouvrit la porte, la franchit, puis disparu.
Le pirate resta immobile, le regard fixé sur la porte.
Le chevalier couru à travers le vaisseau endormit, jusqu'à ne plus avoir de force dans les jambes. Et lorsqu'il s'effondra, il s'appuya contre un mur, et pleura, silencieusement.
L'aube éclaira alors ses premières larmes.
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1:"Tu as… étudié ma proposition?" Pourquoi cette réplique me fait autant rire?
2:"plutôt que de trouver ses mots" ça, c'est mon explication à "pourquoi Link ne parle pas?"
3:"l'elfe l'arrêta net de sa main" PAMM !! désolé, c'était trop tentant…
4:"vois-tu?" ça commence à faire beaucoup de "vois-tu?"
5:"Riku était ravi. Il avait gagné." Et moi aussi !! youhou!!
6:"le cou long et fin" m'enfin c'est pas une girafe, non plus!
7:"Cette situation semblait lui faire horreur" mais pas à moi, chéri, alors on continue!!!
8:"Maintes fois avait-il été torturé" ça aurait bien pimenté Legend of Zelda, ça…
9:"Mais je ne compte pas le faire" et là, j'imagine ben sexybeam se dire "Oh non! Ça m'aurais bien plu, pourtant!"
10:"il avait gagné ce joli corps exotique, et c'était tout ce qui comptait" mais quel monstre je suis pour écrire ce genre de truc… C'est parce que je me suis regardé docteur House, la nouvelle saison? Je deviendrais sadique?
11:"lui mordit la gorge, comme pour le dévorer" tiens! Du vampirisme! Chez moi! C'est bien la première fois!
12:"Ne compte plus sur moi pour être gentil" chouette! Fée Vaga va pouvoir se lâcher!
13:"rien ne le sortirait de cette situation" si, en fait, il pourrait facilement s'en sortir, mais c'est moi qui veut pas qu'il s'en sorte. Niark!
14:"dévoré sa denrée jusqu'à la dernière miette" ça me rappelle que les elfes ça peut se manger farci avec des pommes…
Hoo hi hoo haha ting tang walla-walla bang-bang! J'ai cette chanson dans la tête depuis Parismanga… c'est un vrai cauchemar… (Witch doctor de Cartoons)
J'ai mis plusieurs semaines à écrire ce lime. Un soir, quelques phrases, le soirs suivant, je reprends les ratés de la veille et je rajoutes quelques phrases de plus… C'est pas drôle…
J'aime bien ma fin (prétentieux, oui.). J'aime bien la cruauté du soleil qui se lève à la fin car ça veut dire qu'il aurait pu tenir quelques minutes de plus seulement.
Enfin bref.
Saviez-vous que régulièrement je vais sur rien que pour voir, le cœur trépidant, si on m'a laissé des commentaires?
Zoubi à toutes les yaoistes (et aux autres aussi mais elles me lisent pas…)
