Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Et bien le bonjour ^^

Pour ce chapitre qui clôture ce mois de juin horriblement chaud [j'espère que tout va bien pour vous avec cette canicule], je vous souhaite une bonne lecture. Perso, et sans me vante, je le trouve assez drôle.


Jeudi 24 avril 2008 !

Lycée de Forks !

Bella hésitait entre rire et lever les yeux au ciel tellement la situation était ridicule. Il lui avait fallu attendre deux jours avant d'avoir l'accord de Sam pour retourner au lycée, et son retour avait été très remarqué. Ses cheveux plus courts et sa façon de s'habiller… Pour son retour, elle avait opté pour un jean noir, une robe tunique à manches courtes beige, des bottines de la même couleur et une veste en jean noir. Si les professeurs lui avaient simplement dit qu'ils étaient contents de la voir rétablit, les élèves n'avaient cessé de la dévisager, mais Bella s'en moquait royalement. Elle était arrivée à la cafétéria avec Angela avant leur groupe « amis », et elles en étaient au milieu de leur plateau quand elles furent rejointes par Mike et compagnie, qui continuaient de la dévisager.

« Mais qu'est-ce qui t'est arrivé ? » demanda Jessica.

« Quoi ? Vous n'avez jamais vu quelqu'un changer de look ? » s'amusa Bella, qui retenait furieusement son envie de rire.

« Tu n'as pas changé de look t'es… carrément une autre personne. » dit Lauren.

« C'est bon, laissez couler, d'accord ? » leur dit Bella. « Je n'ai pas vraiment envie de débattre sur mon nouveau look. »

Elle termina son déjeuner en retenant une grimace et alla déposer son plateau. Angela la suivit et toutes les deux allèrent marcher.

« A partir de demain, je me fais mes propres déjeuners. » dit Bella.

« C'est la cuisinière en toi qui parle. » dit Angela. « Alors, comment ça se passe entre Paul et toi ? »

« Très bien. » répondit Bella. « On a mis les choses à plat ce week-end, et depuis on s'éclate bien ensemble. »

« Tu m'étonnes ! » pouffa Angela, qui compris que son amie avait sauté le pas avec son loup.

« Tu ne me demandes pas de détails ? » s'étonna Bella.

« Non, parce que je sais que Claire va te les demander samedi, alors je patiente. » sourit Angela. « Cette fille est d'une curiosité sans limite, je t'assure, t'aurais dû voir l'interrogatoire que j'ai passé quand j'ai couché avec Embry. »

« Mais, on est toutes un peu curieuses, non ? » souligna Bella. « Même si je ne vous demanderais rien de ce genre, je ne veux pas trop en savoir sur mes frères à ce niveau-là. Sauf si c'est pour leur mener la vie dure. »

« Ouais, j'ai remarqué que ça te plaisait de les rendre dingue. » s'amusa Angela.

« Et c'est réciproque, crois-moi. » dit Bella. « Dis, tu crois que Monsieur Molina accepterait de me changer de place pendant le cours de Sciences ? »

« Je t'aurais bien dit non, mais je te connais assez pour savoir que tu peux être très convaincante. » dit Angela.

Alors Bella tenta le coup à la reprise des cours l'après-midi. Elle prétexta ne pas s'entendre avec son partenaire de labo – ce qui n'était pas tout à fait faux – et qu'elle préférerait être à côté de quelqu'un qui avait de vraies difficultés en Sciences afin de pouvoir l'aider à s'améliorer.

« S'il vous plaît, Monsieur Molina ! »

« Et bien, il est vrai que vous êtes très douée dans ma classe, Mademoiselle Black, et malgré votre absence ces dernières semaines, vous avez su me rendre des devoirs parfaits. » dit l'enseignant, ce qui fit sourire Bella.

« Oui, j'adore les Sciences. » admit-elle.

« D'accord, Isabella, et je compte sur vous pour aider votre nouveau partenaire de labo pour le reste de l'année. » dit Molina. « Si je vous mettais à côté de Monsieur Newton… »

« C'est parfait ! » assura Bella.

Elle préférait largement avoir Mike comme partenaire de Sciences que ce vampire dont l'odeur agressait ses narines de loup.

« Bien. » dit Molina en s'adressant la classe. « Eric, s'il vous plaît, veuillez changer de place et vous mettre à côté de Monsieur Cullen. Isabella, rejoignez votre nouvelle place. »

« Merci Monsieur, et je préfère qu'on m'appelle Bella. » lui sourit-elle.

« J'en prends note ! »

En passant devant son ancienne paillasse, elle ne pu résister et offrir un sourire hypocrite à Edward, et rejoignit sa nouvelle place.

« Désolée Eric. » s'excusa-t-elle auprès de son nouvel ami. « Mais je ne peux vraiment plus le supporter. »

« Je ne t'en veux pas, mais tu me dois un service. » lui dit-il.

« Je peux te soudoyer avec des gâteaux ? » demanda-t-elle. « Je ne peux pas faire plus, j'ai déjà un copain qui est très jaloux… »

« Tu sais faire les tartes meringuées ? » demanda Eric.

« Les doigts dans le nez. » répondit-elle.

« Alors on a un deal ! »

Ils se serrèrent la main, et Bella ne pu s'empêcher de rire avant de s'asseoir à côté de Mike.

« Salut, nouveau partenaire ! » lui sourit-elle.

« Salut ! » dit-il en lui rendant son sourire.

« Bon, la raison officielle que j'ai servi au prof c'est que je voulais aider quelqu'un qui a du mal en Sciences. » dit-elle en parlant doucement.

« J'ai pigé. » s'amusa Mike. « Oh, il n'a pas l'air content de son nouveau coéquipier. »

« Si tu savais comme je m'en fou. » dit Bella en sortant ses affaires.

« Dis, je peux te soutirer quelques gâteaux, moi aussi ? » demanda Mike.

Bella retint un fou rire, et se contenta d'hocher la tête. Pendant le reste du cours, Bella écouta attentivement le prof, et pendant un exercice, elle prit le temps nécessaire pour bien expliquer à Mike la leçon. Après le cours, Bella alla à son casier quand elle sentit une présence derrière elle. Elle prit une grande inspiration pour ne pas se mettre en colère. Oh oh, grosse erreur ! L'effroyable odeur de vampire la fit s'étrangler. Bon, il était temps de lui faire face. Doucement, elle se retourna et se retrouva face à son pot-de-colle personnel.

« Je croyais qu'on t'avait dit de rester loin de moi. »

« Tu ne vas pas faire de scène au beau milieu du lycée. » dit Edward, sûr de lui.

« Si tu crois une connerie pareille, ça prouve que tu ne me connais pas. » répliqua Bella.

« Tu n'étais pas obligé de changer de place, tu sais ? » lui dit-il.

« Mais si, j'y étais obligé. » dit Bella. « Tu me harcèles depuis des semaines, et tu ne sembles pas comprendre que je ne veux rien avoir affaire avec toi. On n'est pas du même monde, et j'ai déjà un copain, alors peu importe ce qui te pousse à vouloir te rapprocher de moi, reste loin de moi. »

Elle claqua la porte de son casier, et sans un regard de plus pour lui, se dirigea vers la sortie.

« Qu'est-ce qu'il te voulait ? » lui demanda Angela, une fois dans sa voiture.

« Me dire que je n'étais pas forcé de changer de place en cours. » dit Bella. « Putain, Paul va péter les plombs. »

Angela ne dit rien. Elle ne savait pas quoi dire. Elle déposa Bella chez elle, et parti à la réserve retrouver son propre loup.

Il fallut une heure seulement à Bella pour faire ses devoirs pour le lendemain, quand la faim la tirailla. Merde, il fallait faire des courses. Les placards et le frigo étaient presque vide. Bon, elle vérifia qu'elle avait ce qu'il fallait dans son portefeuille, qu'elle mit dans son sac à main qu'elle s'était payée lors de sa virée shopping avec Emily, et descendit au même moment où Paul entrait.

« Dis donc toi, on ne t'a pas appris à frapper aux portes ? » railla-t-elle en remettant sa veste en jean.

« Tu comptes aller où comme ça ? » demanda-t-il en évitant de réponse à la question.

« Je dois faire des courses. » répondit-elle. « T'es venu avec ta voiture ? »

« Ouais ! Tu veux que je t'accompagne ? »

« Si ça ne te dérange pas. » dit-elle en se coulant dans ses bras. « Bonjour ! »

« Bonjour ! »

Il goûta sa bouche, et le loup et l'homme s'apaisèrent. Vingt minutes plus tard, Paul poussait un caddie, et Bella le remplissait. Elle prit du temps au rayon des fruits et des légumes, ce qui fit grimacer Paul.

« C'est quoi ce truc ? » demanda-t-il en prenant un légume de forme ovale et violet.

« Ça s'appelle une aubergine. » répondit Bella en la lui prenant des mains. « Faut vraiment que je t'éduque. »

Quand elle remplit le caddie de produits pour faire des gâteaux, elle vu le sourire approbateur de Paul.

« Ravale ce sourire, j'ai promis à un ami de lui faire une tarte pour le remercier. » dit-elle en mettant trois paquets de farine dans le caddie.

« Le remercier de quoi ? » demanda Paul.

Bella fit le tour du caddie et alla se planter à côté de lui.

« J'ai demandé à mon prof de Sciences de me changer de place, en lui faisant croire que je voulais aider un élève qui était en difficulté. » expliqua-t-elle. « Et donc, un de mes amis s'est vu attribué ma place à côté d'Edward, et il m'a demandé si je savais faire les tartes à la meringue alors, voilà. »

« Et, tu te retrouves à côté de qui ? » voulut-il savoir.

« A côté de quelqu'un qui sait que je ne suis pas libre. » le rassura-t-elle en l'embrassant. « Maintenant, arrête avec les questions et laisse-moi finir de remplir ce caddie, comme ça on pourra vite rentrer à la maison pour que je prépare, et des gâteaux et le dîner de ce soir avant de faire ce qu'on fait de mieux depuis lundi. »

Elle l'embrassa à nouveau, et lui tourna le dos pour continuer ses emplettes, ayant très bien remarqué l'étincelle de désir dans le regard de son loup. A la caisse, Paul l'aida à mettre les achats dans des sacs, mais Bella fut détourné de cette tâche par le regard scandaleusement indécents de la caissière sur son homme. Elle semblait même être passé en mode Je prends mon temps pour scanner les articles. Bella fit claquer ses doigts devant elle, la détournant de Paul, qui continuait de ranger les courses.

« Dis donc… Nancy. » dit Bella en lisant le prénom sur le badge de la caissière. « Si tu ne veux pas finir avec mon poing dans la gueule pour mater mon mec comme tu le fais, je te conseille vivement de te remettre au travail, et pas plus tard que maintenant. »

Quand la caissière afficha un rictus en reportant son regard sur Paul, Bella fit claquer le plat de sa main sur le métal de la caisse, ce qui fit sursauter Nancy et les clients qui attendaient leur tour.

« Tu crois que je plaisante ? » demanda Bella.

Si Paul n'intervenait pas, c'est parce qu'il savait que Bella n'était pas en colère et qu'elle n'était pas sur le point de se transformer. Non, elle était d'un calme olympien.

« Je sais très bien me servir de mes poings alors, si tu ne veux pas une démonstration, tu sais ce qu'il te reste à faire. »

Nancy baissa les yeux et se remit à l'ouvrage avec plus de rapidité, ce qui fit plaisir à Bella. Elle paya la note, et avec un sourire ravi, suivit Paul à l'extérieur du supermarché, sauf qu'il marchait très vite jusqu'à la voiture.

« Tout va bien ? » demanda-t-elle.

« Super ! » dit-il en grinçant des dents.

Il rangea les courses dans le coffre, qu'il ferma d'un bruit sourd. Prenant une grande inspiration, il se tourna vers Bella, qui s'attendait à le voir en colère, mais non.

« On va vite rentrer, et que ton père soit là ou non, je n'en ai rien à foutre. » dit-il. « Te voir remettre cette fille à sa place m'a tellement excité que je suis dur comme de la pierre. »

Se mordant la lèvre, Bella alla remettre le caddie à sa place et retourna à la voiture. Paul mit cinq minutes pour les ramener, mais Bella dû ranger les courses, ce qui prit un peu plus de temps que prévu. Bella eut à peine refermé le placard, qu'elle se retrouva renverser par-dessus l'épaule de son homme. Il grimpa les escaliers et disparu dans la chambre, poussant le verrou. Heureusement pour eux, Charlie n'était pas là. Paul remit Bella sur ses jambes et, sans attendre, s'empara de sa bouche.

« Pressé, Monsieur Lahote ? » demanda Bella, le souffle court.

« Pressé de me fondre en toi. » répondit-il en lui enlevant sa veste.

Sa propre veste suivit, puis, son t-shirt et ses baskets. Avec un sourire carnassier, il observa Bella enlever sa robe tunique trop moulante à son goût. Elle s'asseya sur son lit, et quand Paul s'approcha, elle l'arrêta en levant une jambe. A moitié allongée sur le lit, Bella avait pris appuie sur ses coudes. Sans la quitter des yeux, Paul lui ôta les bottes. Elle ramena ensuit ses jambes sous ses fesses, donna une poussée en arrière et recula dans le lit.

« On a envie de jouer, bébé ? » susurra Paul en grimpant sur le lit.

« Peut-être bien. » répondit-elle en se léchant la lèvre.

En grognant, Paul lui attrapa les chevilles et la tira vers lui, bloquant son corps du sien.

« Si tu savais comme j'aime ton nouveau look. » dit-il en caressant sa clavicule.

Du bout des doigts, il effleura sa peau et traça le contour de son soutien-gorge noir.

« J'ai le bas assorti. » lui dit Bella.

« Ah oui ? » dit Paul en déposant un baiser sur sa peau.

« Oui, mais tu devrais peut-être te dépêcher, tu as des devoirs à faire. » lui rappela-t-elle.

« Je les ferais pendant que tu prépareras le dîner. » dit-il en attrapant ses mains pour les mettre au-dessus de sa tête. « Maintenant, tu ne bouges plus, que je puisse te dévorer. »

Il prit sa bouche et joua avec sa langue de longues minutes, titillant le désir qui la tenaillait. Il dévia ensuite dans son cou, sur sa clavicule, le creux de sa poitrine… Toute parcelle de peau qui passait à portée de sa bouche. Il la débarrassa de ses vêtements, en prenant bien soin de ne rien déchirer, et quand elle fut nue, il se lécha la lèvre supérieure en la voyant se cambrer. Elle ne semblait pas avoir envie de préliminaires, et lui non plus, à vrai dire.

« Et merde ! » souffla-t-il.

Son loup retroussa les babines, dévoilant des crocs assoiffés de son corps, lorsque Bella déboutonna son jean. Elle le baissa suffisamment pour qu'il soit libre de tout mouvement, et Paul n'attendit pas de l'ôter entièrement. Il écrasa son corps à celui de Bella, et entra en elle d'une seule et vigoureuse poussée. Ils lâchèrent tous les deux un grognement animal qui se répercuta autour d'eux.

« J'ai envie d'être brutal. » avoua-t-il d'une voix rauque.

« Alors sois brutal ! » lui dit-elle en prenant son visage en coupe pour l'embrasser.

Mais elle savait qu'il n'allait l'être qu'à cinquante pourcent. Paul détestait une chose plus que tout. Faire du mal à Bella, et il avait peur de se laisser trop aller. Répondant à son baiser, il prit ses mains et les emprisonna au-dessus de sa tête en donnant un premier coup de reins. Bella referma ses jambes autour de lui comme une seconde peau et réussit à se défaire d'une main pour agripper les cheveux de Paul, qui enfoui son visage dans son cou.

« Paul… je vais… oui… juste-là… »

Paul se fia aux demandes de sa compagne et la fit jouir avec une telle force qu'il éclata en elle après une dernière poussée. A bout de souffle, la louve avait envie de griffer son mâle pour s'être retenue. La prochaine fois, se dit-elle.

Après une longue douche, ils descendirent et, pendant que Paul s'installait à la table de la cuisine pour faire ses devoirs, Bella prépara des tartelettes. Elle avait décidé d'en faire à la meringue pour Eric, et d'autres à la fraise pour le reste de la « bande ». A son arrivée, l'entente avec Lauren et Jessica avaient très mal débutée, et Bella avait été surprise de les voir, toutes les deux, changer de comportement. Bella savait que c'était en partie dû à sa filiation avec Jacob, mais quand elles avaient essayé d'aborder le sujet une fois de plus après l'épisode de son premier jour, une simple mise en garde et un regard bien acéré qui montrait bien qu'elle ne plaisantait pas, avait suffi à faire changer le comportement de ces deux pestes. Bella ne les considérait pas vraiment comme des amies, mais plus comme des camarades de classe. Elles se voyaient au lycée, et c'est tout. A choisir, elle s'entendait mieux avec Eric, Tyler et Mike. Ce dernier n'avait pas cherché à la draguer comme le lui avait dit Angela le jour de son arrivé. Bella ne savait pas pourquoi, et elle s'en portait très bien. Deux heures passèrent quand Charlie rentra. Bella était alors en train de préparer un rôti qui embaumait toute la maison.

« Oh, que ça sent bon ! » dit le shérif en entrant dans la cuisine. « Bonjour Paul ! »

« Salut Chef ! » répondit ce dernier. « Dure journée ? »

« Tu n'as pas idée ! » lui dit Charlie. « Une bonne nuit de sommeil, c'est tout ce qui m'attends ce soir. »

« Tu n'es pas d'astreinte ? » demanda Bella.

« Non, et c'est tant mieux. » répondit son père. « Bon, je vais aller prendre une douche. »

Il disparut à l'étage. Paul mit le point final à son devoir, et rangea ses affaires. Il posa son sac dans un coin du salon, et rejoignit Bella en se coulant dans son dos.

« Tu me déconcentres. » dit-elle alors qu'il embrassait son cou.

« Tant mieux. » sourit-il contre sa peau.

« Ça ne sera jamais prêt si tu continues de me coller. »

Elle avait de plus en plus de mal à contrôler son corps, qui répondait de manière positive au touché de Paul, qui faisait glisser ses lèvres le long de la peau de son cou. En parallèle, il caressait la peau nue de son ventre. Elle lui facilitait la tâche. Après leur douche, elle avait mis une simple brassière de sport ultra moulante, en complément d'un legging.

« Si tu ne veux pas que je te touche… » susurra-t-il à son oreille. « … il ne faut pas t'habiller comme ça. »

« Je veux que tu me touches… tout le temps… » dit-elle, la voix haletante. « … mais pas quand je cuisine. Et je te signale que mon père va être là toute la soirée… et toute la nuit. »

« Parce que tu crois que ça va m'empêcher de te dévorer avant mon tour de garde ? »

Oh, elle avait bien conscience que rien n'y personne ne pourrait l'empêcher de faire quoi que ce soit, à moins qu'elle ne dise non. Ce qui ne risquait pas d'arriver. Sa transformation avait acéré son désir pour ce fougueux mâle qui lui appartenait. Et ne parlons pas du sexe.

« Laisse-moi faire le dîner tranquillement, et je te promets que je me montrerais très sage, quand on s'enfermera dans ma chambre. »

Un grondement roula dans la poitrine de Paul. Il lui mordilla le lobe de l'oreille et claqua son bassin dans son dos. Merde, se dit Bella ! Il était en pleine érection. Ce fut dur toute la soirée, pour Bella, de ne pas craquer. Elle avait fini de préparer le dîner en faisant celle qui était concentrée, mais elle ne l'était qu'à moitié. Ereinté après ces derniers jours de gardes et très peu de sommeil, Charlie s'était enfermé dans sa chambre après le dîner en s'excusant auprès des jeunes. Une demi-heure plus tard, alors que Bella rangeait la vaisselle propre avec l'aide de Paul, un ronflement colossal se fit entendre dans le silence ambiant de la maison.

« Je ne savais pas qu'il ronflait aussi fort. » pouffa Paul.

« Ris pas, ou je t'interdis l'accès à mon corps pendant une semaine. » le prévint Bella, en pliant le torchon qu'elle avait dans ses mains.

« Tiens dont ! » s'amusa-t-il. « Tu ne tiendrais pas une semaine. »

« Ah, vraiment ? » dit-elle en lui faisant face. Elle croisa les bras sur sa poitrine, et une lueur de défi perla dans son regard. « Tu veux parier ? »

« Comme si t'avais une chance. » répliqua-t-il, un sourire en coin.

« Très bien, alors pas de sexe pendant une semaine. » le défia-t-elle.

« Et, je gagne quoi, quand t'auras craqué ? » demanda-t-il, déjà sûr de gagner le pari.

« Moi, pendant toute une journée à faire absolument tout ce que tu voudras. » répondit-elle. « Mais si c'est moi qui gagne, disons que ta défaite sera très satisfaisante pour moi. »

Et là, avec un sourire posé, elle lui tourna le dos et monta à l'étage. Elle avait bien conscience que Paul la suivait aussitôt, et elle fit donc exprès de balancer ses hanches à chaque montée. Le grondement qui s'éleva derrière elle la fit sourire davantage. Elle s'allongea sur son lit en poussant un gémissement appréciateur. Elle était toute courbaturée et fatiguée. Les mains nouées derrière la tête, elle darda un regard vers la droite, et vit Paul qui se tenait, immobile mais à fleur de peau, près du lit.

« Le pari ne commence que demain. »

Cela suffit à Paul pour qu'il pousse un profond soupir de soulagement. Il grimpa sur le lit et colla son corps à celui de Bella, qui entoura ses jambes et ses bras autour de lui.

« J'ai quand même le droit de t'embrasser pendant le pari, hum ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils.

« Oui, bien sûr ! » répondit-elle. « Pourquoi ? Tu veux déclarer forfait ? »

« Jamais de la vie ! » répliqua-t-il. « Mais j'ai une question ? Qu'est-ce qui se passe si aucun de nous deux craquent ? »

« Et bien, je reconnaitrais publiquement que tu as plus de self-control que je ne le pense. » dit-elle.

« Parce que tu crois que je n'ai aucun self-control ? » s'étonna-t-il.

« A toi de me le prouver. » dit-elle simplement en haussant les épaules. « Bon, l'heure tourne et tu as… » Elle tourna la tête vers son réveil. « … deux heures avant de devoir patrouiller alors… »

Elle n'eut pas le loisir de finir sa phrase qu'il l'embrassa…

Le lendemain, Bella prenait un malin plaisir à envoyer des sms coquins à Paul. A la pause déjeuner, avant d'être rejointes par Mike & Cie, elle parla à Angela du pari, et cette dernière explosa de rire.

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? » demanda Eric.

« Oh, rien. Juste un truc perso ! » répondit Bella, qui sortit d'un sac une petite boîte, qu'elle donna à Eric. « En remerciement pour avoir échangé ta place avec moi en Sciences. »

« Merci Bella ! » lui sourit Eric en ouvrant la fameuse boîte. « Wow, ça a l'air trop bon. »

« Régale-toi ! » lui dit-elle en lui rendant son sourire. Elle sortit une seconde boîte, l'ouvrit et la posa au milieu de la table. « Et pour vous ! »

Les tartelettes à la fraise furent un grand succès, tout comme celles à la meringue d'Éric. Le soir venu, lorsque Paul vint la retrouver après avoir dîné avec sa mère avant de l'emmener au travail, Bella avait fait exprès de très peu se vêtir. Après tout, son père était au travail, et bien que le pari fût en cours, elle n'avait pas l'intention de perdre. Peu importe ce que Paul prévoirait pour tenter de la faire plier en premier. Elle était assise sur le canapé du salon, à zapper toutes les chaînes pour trouver un programme potable pour passer sa soirée. Elle n'était pas du tout fatiguée, et Paul devrait bientôt aller en patrouille avec Jared.

Toc toc !

« Entre ! » lui dit-elle en haussant un peu le ton.

Paul entra, et s'étonna de trouver Bella sur le canapé, et devant la télé. Ce n'était pas du tout son genre. Elle pencha la tête en arrière à son approche, attendant un baiser qui vint sans qu'elle ait à supplier.

« Ce n'est pas du tout ton genre de traîner devant la télé. » lui dit-il en faisant le tour du canapé pour s'asseoir.

« Je ne suis pas fatiguée, et tous mes devoirs pour la semaine prochaine sont faits. » dit-elle en allongeant ses jambes sur les siennes. « Et en restant devant la télé je suis plus près de la cuisine. »

Paul rit doucement, mais son attention était focalisée sur les jambes de Bella. De longues jambes lisses et nues. Elle portait le shorty le plus court qu'il n'ait jamais vu sur elle. Elle l'avait fait exprès, il le savait, d'autant plus que la brassière était aussi moulante et fine que le shorty. Le noir lui allait vachement bien.

« Un problème ? » demanda-t-elle, sentant parfaitement le désir qu'il éprouvait au travers du lien.

« Aucun ! » répondit-il avec une assurance qui surprit Bella. « J'admirais seulement tes jambes. »

Il releva la tête pour ne fixer que ses yeux, et ainsi éviter d'être le premier à craquer. Une semaine sans faire l'amour à Bella. C'était un vrai défi, pour ainsi dire, mais il tiendrait.

« T'as passé une bonne journée ? » demanda-t-elle innocemment, remontant sa jambe gauche.

« Très bien ! » répondit-il.

Son loup se moquait du défi et voulait se jeter sur sa moitié, mais Paul le musela. Les minutes s'égrenèrent dans un silence pesant. Si Paul n'avait pas tendu la perche à Bella pour le pari, la veille, il l'aurait déjà allongé sur le canapé pour la prendre.

« Faut que j'y aille ! » dit-il en se levant.

« Ok ! » dit-elle simplement.

Elle le raccompagna à la porte, contente de son effet. Paul se retourna avant d'ouvrir la porte, prit le visage de Bella dans ses mains et l'embrassa fiévreusement.

« Viens dormir à la maison, s'te plaît ! »

C'était très tentant, et Bella avait déjà prévu de passer le week-end avec lui, à la réserve.

« Je te rejoindrais demain matin, ta mère passera me prendre après son service. » lui dit-elle en enroulant ses bras autour de son cou.

« Ah, je comprends mieux pourquoi j'ai dû venir ici à pieds depuis l'hôpital. » dit Paul en faisant une moue qui fit sourire Bella. « Tu complotes dans mon dos avec ma mère, je rêve. »

« Si tu n'avais pas insisté, une fois de plus, tu aurais eu l'agréable surprise de me voir à ton réveil. » dit-elle dans un susurre. « J'avais prévu de venir te réveiller en me glissant dans ton lit. »

Paul grogna.

« Et, s'il n'y avait pas eu le pari, je me serai collé à toi… nue et… »

Il la coupa d'un baiser, qui la laissa pantoise quand il s'en alla. Elle s'éventa de ses mains tout en fermant la porte à clé. Ce mec savait embrasser à vous en faire perdre la tête. Bella retourna devant la télé, et s'allongea après avoir mis la chaîne CW, qui rediffusaient des épisodes de la série Supernatural. Une série que Bella avait commencée à regarder deux ans plus tôt avec Paul, sans jamais continuer. Peut-être devrait-elle s'y remettre. Il était plus d'une heure du matin quand, alors que Dean Winchester essayait de retrouver la trace de son frère Sam, les narines de Bella frémirent. L'odeur n'avait rien d'agréable, du moins la faible fragrance qui émanait de l'étage, et la louve fut sur le qui-vive…


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Et oui, la fin promets un tout petit peu de baston.

Je vous dis à la semaine prochaine pour avoir la réponse *-*

Bizzz, Aurélie !