Nda : Bonjour, bonjour !!! Je suis vraiment désolée, mes délai se font de plus en plus long, j'en suis consciente seulement avec les cours et tout et en plus c'est ma première fic et de savoir que la il me reste pratiquement plus rien a écrire… Je désespère.

Je vais la finir !!! d'ailleurs le dernier chap est déjà écrit depuis … un bon moment . Enfin bref j'arrête mon blabla est je vous poste ce chapitre , il est plus court que les autres mais bon. C'est soit ça soit encore attendre que je finisse d'écrire encore car là je vous poste la moitie du chap prévus, il aurait du être plus long mais dans ce cas il arriverait … dans longtemps et voila

Fin bon j'espère qu'il vous plaira !!!

D'ailleurs merci beaucoup à

tchingchonq, yuitsu, angeline johnson4, shaeline, 666naku et lauralavoiepelletier!!! Vos review m'aide énormément !!!

Disclaimer : Le monde de Harry Potter appartient à Jk Rowling et Anna, Alessandro Mckinon ainsi que Lila, Mégane, L'elfe , les parents Mckinon m'appartiennent !

«Vivre est ce qu'il y a de plus beau au monde, la plupart de gens existent, c'est tout.»
Oscar Wilde

« D'une joie même, le souvenir a son amertume , et le rappel d'un plaisir n'est jamais sans douleur. »

Chapter 14 : Comment Anna fit le topo de sa vie, crut en la fée ménagère mais pas au miracle encore moins au coïncidence

Ce furent ses derniers mots à mon égard. Depuis cette soirée, tout mon monde commença à s'effondrer. Il n'a été que le premier, ou si je remonte un peu plus dans le temps, il n'a été que le deuxième, le premier a été Edward.

Bref on ne se voyait plus, c'est comme s'il n'existait plus. Parfois, une fraction de seconde, je l'apercevais dans un couloir. Pendant les cours, lorsqu'on les avait en commun, on s'ignorait.

Je ne parlais pas de ce qui s'était passé aux autres, je suppose qu'il fit de même car Isa, Lily et mon frère ne faisaient que me harceler. Je demeurais muette.

Un vent glacial, suivi du tintement de la clochette de la porte d'entrée, me sort brusquement de ma torpeur. Je secoue la tête, lasse, et passe mes mains dans mes cheveux courts, m'y appuis dessus, fatiguée. Je ne sais même pas pourquoi je suis revenue ici.

Cela fait si longtemps. Deux ans.

Deux ans que Poudlard c'est fini, deux ans que je ne l'ai pas revu.

Peut être par nostalgie ?

Seulement ça ne fait que me raviver des souvenirs pénibles. Je pousse un long soupir.

-Vous avez besoin de quelque chose ? Vous vous sentez bien ?

Je relève vivement la tête.

Mme Rosmerta. Brune, le regard pétillant, assez jeune … et curieuse, normal qu'elle sache tout ou presque sur ce qui se passe à Pré au lard !

-Non ne vous inquiétez pas, souriais-je tristement, merci beaucoup.

-Ancienne élève de Poudlard ? sourie-t-elle à son tour.

J'acquiesce.

-Poudlard vous manque, devine-t-elle.

-Comme tout le monde, j'imagine, éludais-je.

-Je ne vous reconnais pas, quel est votre nom ?

-Mckinnon.

Ca semble lui rappeler quelque chose.

-Vous étiez souvent avec les Maraudeurs non ? Mais vous aviez les cheveux longs ! Je ne vous avais pas reconnue.

Au nom des Maraudeurs, mon cœur se serre.

-Oui c'est cela, souriais-je, crispée.

-Et votre frère ? Alessandro ? C'est bien ça, comment va t-il lui.

Je ne l'écoute déjà plus.

Mon frère… A l'époque, il m'avait harcelée pour savoir. Seulement je me suis renfermée sur moi même. Je ne pouvais en parler à personne. Même pas à lui. Il le prit mal d'ailleurs, car il ne comprenait pas. Pourquoi j'avais changé, pourquoi Sirius et moi on s'ignorait… Il m'en a tellement voulu pourtant lorsque les grandes vacances arrivèrent il me proposa de venir avec lui mais je savais qu'il allait chez les Potter donc qu'il y aurait Sirius alors quand Lily me proposa de venir chez elle, j'acceptai. J'étais dans un état lamentable, pâle, maigre, toujours à l'ouest. Je ne riais plus.

A la rentrée Isa n'était plus là. Je reçu une lettre d'elle. Une seule dans laquelle elle m'annonçait qu'elle ne reviendrait pas, elle ne pouvait plus car sa famille l'avait mariée pendant l'été.

Ils l'avaient reprise.

-Mlle !

Je sursaute, cligne des yeux.

-Euuuh je … hein ?

Je regarde autour de moi. Je me mords les lèvres.

-Excusez moi Mme Rosmerta. Oui il va bien, bredouillais-je. Hum... Je vais y ailler.

-Très bien passez une bonne fin d'après midi.

Je sors rapidement. La veille, il a neigé. Tout est recouvert d'une épaisse couche de neige. Elle s'est posée partout. Sur les toits des boutiques jusqu'aux arbres défrichis aux corps noueux. Et partout où ils ont pu, les villageois ont accroché des décorations de Noël. La place centrale est envahie par les badauds. Mais malgré toutes ces couleurs, il règne tout de même une atmosphère de tension, légère mais présente tout de même… La menace de Voldemort est très présente dans les esprits des sorciers. D'ailleurs je remarque que tous les sorciers marchent rapidement, espérant finir vite leurs achats de noël, mal à l'aise avec toutes les attaques qui s'intensifient en nombre et en dégâts dans toute l'Angleterre.

Un vent froid, dur qui oblige les gens à se courber et à bien se couvrir, parcourt Pré au lard. Je marche sans vraiment avoir de but précis en tête, ne croisant que des personnes affairées, perdue dans mes pensées, mes souvenirs.

Dans un couloir :

-Anne Lou ! Dis moi ce qui s'est passé ! Qu'est ce que Sirius t'a fait ?

-Il m'a rien fait Lily, laisse moi, je ne veux pas en parler.

A la bibliothèque :

-Bon sang, tu vas me dire ce qu'il s'est passé ! Pourquoi tu ne veux rien me dire !

-Je ne veux pas en parler Lily, c'est tout !

-Tu ne veux pas ou tu ne peux pas ! J'ai fait des recherches, qu'est ce que tu crois ! Qui c'est qui t'a mis un bracelet du serment ? Sirius ? Tes parents ?

-Personne, tu délires…

-Il faut que le professeur Dumbledore soit au courant, c'est de la magie noire, on t'a fait du chantage ?... Je suis sûre que c'est tes parents.

-Lily, tu ne sais pas de quoi tu parles, je t'interdis d'en parler à qui que se soit, tu es mon amie ? Fais moi confiance.

-Par Merlin, je suis ton frère ! Après tout ce qui s'est passé tu n'as pas confiance en moi ? J'ai confiance en Sirius, je sais que le problème ne vient pas de lui. Dis moi ce que tu nous caches, je peux et je veux t'aider !

Lorsque je ferme les yeux, des milliers de scènes comme celles-là défilent. Tous les jours c'était les mêmes discours. Ils étaient au courant pour le bracelet mais c'était tout. J'en pouvais plus de leurs incessantes questions. Ajouté à cela l'imminence de la fin des études et donc pour moi, de mon enrôlement chez les Mangemorts, j'ai fini par craquer.

Au matin du dernier jour de ma septième année :

-Je … Lily, aide moi s'il te plaît, ils vont venir me chercher.

J'étais complètement paniquée. Deux ans de pression. Un long compte à rebours. Je n'en pouvais plus. Je venais encore une fois de faire un cauchemar, un de trop alors, totalement irrationnelle, je ne pensais plus à la menace de mort qui planait au dessus de ma tête et qui s'exécuterait si je parlais. Il fallait que j'en parle à quelqu'un.

-Anne Lou ? Qu'est ce que tu fais dans ma salle commune ?... Mais tu pleures ?!

-Je ne veux pas devenir mangemorte et je ne veux pas mourir ! Je te jure je ne l'ai pas voulu, ils m'ont obligée… Je…

-Chut... Calme-toi, respire doucement...

-Non … je… c'était … chantage … Sirius ….

-Je ne comprends rien, articule s'il te plait…

-Mes parents … du chantage sinon ils s'en prenaient à Sirius. Je ne voulais pas, je n'ai rien pu faire, et puis il y avait cette douleur. Je m'en fiche de mourir maintenant j'en peux plus…

-Par Merlin ……… mais …où est ton bracelet tu as réussis à l'enlever ?

Elle avait raison, il avait disparu.

Le matin même, à l'heure du courrier, j'appris dans la gazette qu'un groupe de mangemorts avaient été arrêtés et on comptait trois morts parmi eux.

Mes parents en faisaient parti.

Je me masse les tempes. Qu'est ce que j'ai mal à la tête. Et cela depuis ce matin. Même les médicaments ne me font plus aucun effet. Trop pris. Je m'y suis habituée sûrement.

En attendant, moi j'ai mal.

Et puis qu'est ce que je fous ici ! Nostalgie de Poudlard ! Que dalle, c'est un tissu de conneries! Même à moi je me mens. Ca fait deux ans ! Deux ans que je le cherche… sans succès. J'ai essayé partout. Tout les endroit susceptible de le trouver. Rien.

J'ai 19 ans et qu'est ce que je fais dans ma vie ?

Rien !

A si, j'erre telle une âme en peine. Qu'est ce que c'est pathétique. Je suis devenue pathétique.

Je fous ma vie en l'air pour un gars qui me hait et qui en a rien à faire de moi. Il doit déjà m'avoir oubliée depuis longtemps.

Je suis tombée bien bas dis donc. Moi autrefois fière, orgueilleuse. Je suis devenue ça ! Une ombre. Que j'ai honte!

Ah... Si! Je fais quelque chose quand même. Mais c'est insignifiant pour moi… enfin pour l'instant. J'ai continué mes études.

Non, rectification. Alessandro m'a fait continuer mes études.

Erreur de la nature ou miracle, il s'avère que mes Aspics n'ont pas étés catastrophiques. Bon pas non plus brillant mais pas mal quand même. Erreur de la nature j'vous dis. Enfin bon quand j'ai annoncé à mon frère que je comptais rien faire l'année suivante, il m'a convaincue de continuer. Comment ? A vrai dire, je n'en sais rien, je ne m'en souviens plus. Bref grosso modo je continue des études dans le domaine de la photographie.

Perso je préfère les photographies moldu. Instant unique figé à jamais. Je sais pas je préfère c'est comme ça un point c'est tout !

Et puis pourquoi je me justifie ? Depuis quand j'en ai à faire de quoi pensent les autres de moi ?

De tout façon, ils ne peuvent pas me voir.

Je suis devenue une ombre. Insignifiante, sans aucun intérêt.

Mme Rosmerta a raison, j'ai beaucoup changé et pas que sur le plan physique.

Pratiquement plus rien n'a d'attrait à mes yeux. Peut être … A part... Bon ok! A part la photographie. Malheureusement mon professeur ne les trouve pas à son goût. D'après lui, elles ne font ressortir aucun sentiment, acun message, rien, ni même ma personnalité.

Mais quelle personnalité ?

Il a parfaitement raison. Pourquoi ! Pourquoi prendre en photo l'échoppe de tom, le Chaudron Baveur, le Chemin de Traverse, la faculté des sorciers ou encore plus stupide Pré au lard qui est si banal car des milliers de photos ont déjà capturées sur ces sites et certainement par des personnes plus douées que moi.

Alors oui, c'est stupide parce que elles ne signifient rien pour lui. Mais pas pour moi. Elles me rappellent ma déception. Causée par une personne que je cherche en vain.

Presque mécaniquement je sors mon appareil photo de mon sac pour prendre diverses photos. Comme par exemple ce père qui prend sa petite fille dans ses bras pour la consoler d'une mauvaise chute, ou ce groupe là-bas, composé de jeunes de Pouddlard sûrement en quête de cadeaux de Noël pour telle ou telle personne.

Je prends encore plusieurs clichés avant de transplaner dans mon appartement, fatiguée et toujours avec ce mal de tête.

J'arrive directement dans le salon.

Aussitôt je sors ma baguette. Il y a quelque chose qui ne va pas là.

-Si tu t'étonnes de la propreté soudaine de ton appart, rends-moi louange, s'exclame une voix narquoise dans mon dos.

Je me tourne brusquement vers Lily.

Jeune femme rousse aux yeux d'un vert magnifique. Mariée à James. Longtemps elle s'est rebiffée, affirmant ne pouvoir aimer un abruti pareil. Mouais…

Leur mariage s'est fait dans la plus grande intimité, les mariés, le témoin et quelques amis dont la plupart membre de l'Ordre du Phénix. D'ailleurs je me souviens avoir été assez intrigué par le comportement du témoin. Dès que je m'avançais vers lui, il s'arrangeait pour disparaître rapidement. Mes souvenirs sont assez flous, j'avais pris quelques tranquillisants. Il était brun et portait pratiquement tout le temps une capuche. La seule fois où j'ai vu son visage, c'était pendant la cérémonie, d'ailleurs il me semblait le connaître. Juste une impression. Mais c'est comme essayer d'attraper de l'eau avec ses mains. Et puis j'ai arrêté de chercher. Après tout, à quoi ça m'avançais de connaître son identité ?

Je ne baisse pas pour autant mes défenses.

-Anita, soupire-t-elle, je sais que tu prends à cœur ce que t'a dit Maugrey mais quand même, tu te souviens au moins qu'il faut connaître ton mot de passe et être sur la liste pour pouvoir tranplaner ici ?

-Excuse moi, en ce moment je suis un peu fatiguée, avouais-je penaude. Tu veux boire quelque chose ? continuais-je pour me rattraper.

Elle lève sa main droite dans laquelle se trouve une tasse remplie de café.

-Oh Lily ! Pourquoi tant de timidité ! Fais comme chez toi, ironisais-je.

Par là je fais allusion à la soudaine propreté de la pièce.

-Ne t'inquiète donc pas pour ça, sourit-elle.

-Hum je vois ça soupirais-je. Est-ce que au moins tu sais qu'un certain elfe de maison est toujours heureux de me rendre ce service ?

Je la vois froncer les sourcils, mécontente, touché.

Je souris angélique.

-Tu sais très bien ce que je pense de l'esclavage, s'énerve-t-elle.

-Oulala! Ne crie pas si fort, j'ai mal à la tête, gémis-je, c'était une blague ! Enfin non, mais si donc pas la peine de t'énerver, marmonnais-je en fermant brusquement les yeux, une main sur mon front. Hum... Je vais me prendre un calmant et dormir, décrétais-je.

-Je ne crois pas que cela va pouvoir se faire, j'ai jeté tous tes médicaments douteux.

-Quoi ? m'exclamais-je ahurie, mais t'es folle, tu sais combien ils m'ont coûté ? Et puis j'en ai besoin ! C'est les seuls qui me font encore de l'effet.

-J'en ai marre que tu avales tout ces trucs, ça te fous plus en l'air qu'autre chose !

Je n'ai même pas la force et l'envie de l'engueuler.

-Je sais que tu penses bien faire, mais t'es quand même chiante marmonnais-je crevée.

Je finis ma dose de caféine pour me garder encore éveiller.

Elle ne se vexe pas, elle sait que je n'en pense pas un mot.

-Tu fais encore des nuits blanches ? s'inquiète-t-elle.

-Hum... Hum... Un peu, minimisais-je, alors quelle est la raison de ta venue ? Mme Potter ?

Je la vois rayonner, grand sourire béat.

-Devine...

-Lily, grognais-je.

Je la vois se tortiller de gauche à droite comme une gamine.

-Dis-moi suppliais-je.

-…

-Bon très bien tant pis pour toi, moi je vais faire une petite sieste, dis-je en baillant.

-Je suis enceinte, murmure-t-elle.

-Pardon ?

Le temps que je comprenne l'étendue de sa petite phrase, elle est déjà partie dans un monologue.

-Mais c'est génial !!! la coupais-je, dit donc vous n'avez pas chômé.

Elle rosie, je m'esclaffe.

-Tu veux bien être sa marraine ?

Je suis touchée de cette attention.

-Evidemment pour celà, je suis même prête à accepter sans rechigner que tu nettoies mon appart quand tu veux, rigolais-je.

-Ce n'est pas drôle, sourit-elle en me balançant un coussin.

-Je sais et ça me touche, affirmais-je sérieuse, et … euh… c'est qui le parrain?

Je me doute de la réponse mais j'ai besoin de l'entendre.

-Sirius, souffle-t-elle doucement.

Elle remarque l'appareil photo à mon cou.

-Tu as été où cette fois? murmure-t-elle.

-Pré au lard, rigolais-je crispée. Comme si après deux ans d'absence, il allait se montrer la bas, enfin bon… sourie ! fais-je en me laissant tomber à coté d'elle.

-Et une photo pour immortaliser ce moment! Au fait, chou ou fleur ?

-De quoi ?

-Ca veut dire garçon ou fille, soupirais-je désolée, tu viens d'une famille moldue en plus.

-Ouais mais si tu passes du coq à l'âne comme ça aussi … Comment veux-tu qu'on te suive, s'esclaffe-t-elle.

-Alors, la pressais-je.

-Harry.

-Hein ?

Elle ricane.

-Ce sera un garçon.

-Pourquoi Harry alors ?

-C'est son prénom.

-Ah. C'est joli.

-Bon je vais te laisser, il est déjà deux heures de l'après-midi, décrète-t-elle soudain, et Euh... Evite d'en parler tu sais avec Voldemort…

-Ne t'inquiète pas, la rassurais-je en baillant une nouvelle fois.

Avant même qu'elle ne soit partie, je dors déjà.

Je marche dans le noir, il me semble que celà fait des heures.

Une lueur guide mes pas, m'attire tel le papillon vers la funeste flamme des chandelles. Je sens que cette clarté n'est pas bienfaitrice mais une curiosité morbide me pousse à poursuivre mon chemin. J'entends comme un jappement, un gémissement animal lointain. Il souffre. Il est perdu. Je dois le trouver à tout pris. Un sentiment de panique monte en moi. Je dois le trouver … mais … quoi ? Je ne sais même pas ce que je cherche pourtant d'une certaine façon j'ai l'impression de le savoir mais d'avoir oubliée.

Je me mets à marcher vite, à courir. La plainte s'élève plus clairement à chacun de mes pas.

Puis brusquement je comprends.

Sirius murmurais-je.

Sans m'en rendre compte je me retrouve dans une forêt. Je n'ai pas arrêté de courir. J'aperçois une ombre devant moi, j'entends un bruit de galop.

Je cour, trébuche, me rattrape et repars, désespérée, poussée par des ailes imaginaires. Il faut que je le rattrape. J'ai du mal à le voir a travers les arbres.

J'arrive soudain dans une clairière. Il est là, il m'attend. Mais contrairement à ce que je croyais il n'est pas blessé. Il est sous sa forme animal, Patmol.

Il retrousse ses babines dans un grognement. Ses yeux me fusillent d'une intelligence inhabituelle pour ceux d'un chien. Il semble trahi, en colère, il m'en veut toujours, prêt à attaquer. Brusquement il bondit vers moi.

Je me redresse rapidement, la respiration saccadée, les yeux inondés de larmes. Je me souviens plus de mon rêve, juste un sentiment de détresse reste. Comme à chaque fois que je m'endors.

Je m'autorise une minute pour me reprendre avant de me lever rapidement.

Il n'est que deux heures et demie. J'ai l'impression d'avoir dormi des heures alors que juste une demi heure s'est écoulé.

Mon regard se pose sur l'appareil photo. Je soupire et me lève pour les développer.

Une heure plus tard, mon travail achevé, je les pose à plat sur la table de la cuisine pour les examiner.

Vive les produits sorciers qui me facilitent énormément la tache.

En les examinant de plus près, je fais le tri de celle qui sont ratées ou non.

Mon regard s'attarde comme à chaque fois sur tous les détails.

Je souris au cliché de Lily et de moi.

Puis je passe aux autres jusqu'à tomber sur celui du papa et de son enfant. Je le trouve très beau avec la neige autour.

Un froid envahit soudain mon cœur, me fait suffoquer.

Là, derrière eux, dans le décor de fond accolé à la devanture d'un magasin, une silhouette d'un homme. Je reconnais ses cheveux brun mi long, ce maintient.

J'ai du mal à respirer. J'en laisse tomber la photo par terre, attrape mon manteau et transplane aussitôt.