Chapitre 13

La vérité

Jacob n'avait pas muté depuis bien longtemps, enfin pas depuis notre départ de Forks il y a 40 ans de cela. Déjà que je trouvais l'odeur de Jacob assez agaçante, dix loups réunis à la même place en même temps m'étais insupportable. Je retins mon souffle en passant devant eux et, en leur adressant un signe de tête en guise de bonjour, j'entrai dans la maison. Toute la famille était réunie au grand salon alors que je vis Edward tenant la main de Bella, cette dernière avait un regard remplie de désarroi et était dévastée. Je m'imaginai alors qu'on lui avait probablement dit toute la vérité sur la venue des Volturi à Forks. Je savais qu'elle devait l'apprendre tôt ou tard, mais jamais je ne l'avait vue ainsi, ce qui me procura une grande peine. Depuis que j'étais avec eux, il n'y avait pas eu le moindre incident, pas le moindre accrochage. Nous vivions une vie paisible et remplie de bonheur au nord tout près du clan des Denali. Mais pourtant, la vérité devait éclore afin d'être certain du bon fonctionnement de notre plan. Mais ce que j'entendis me frappa de plein fouet et n'arrivais pas à croire ce que je venais d'entendre. Elle avait prononcée ces mots après qu'une lumière vint éclaircir ces traits.

-Je vais me livrer à eux, il n'y a aucun autre moyen pour qu'il laisse mon père vivre ces derniers moments de vie en paix, avait-elle dit.

Tout le corps d'Edward c'était crispé au même moment et il leva les yeux vers Alice afin d'y trouver de l'espoir pour que cela ne se produise pas. Malheureusement, il n'y vit que chagrin et tristesse. Fou de rage, il se releva et cria.

-Non! Tu ne peux pas nous faire ca, je t'interdits de me quitter, ce n'est pas à toi à le protéger au péril de ta vie. Je ne te laisserai pas faire cela. Nous avons un plan. Jusqu'ici, les Volturi nous ont causé aucun problème, je ne verrai pas pourquoi cela changerait maintenant. Alice, il nous reste combien de temps?

-Deux jours Edward, dit-elle sans le regarder.

-Carlisle, répliqua ensuite Edward, pourrais-tu aller chercher Charlie afin qu'il reste ici. De cette façon nous aurons un œil sur lui, les Volturi devront nous affronter avant qu'ils ne l'atteignent.

En un éclair, nous entendîmes les roues de la Mercedes quitté le garage alors qu'un cri aiguë et puissant retenti, et la meute de loup se retrouva dans la maison. Personne n'aurait pu restés indifférent à ce genre de cris de détresse. Alice était maintenant repliée sur elle-même, la tête entre les mains, elle gémissait, on aurait dit qu'elle sanglotait. Voyant bien qu'Alice était indisposée à ce moment à nous donner à tous les explications de ce hurlement, nous nous tournâmes tous vers Edward pour qu'il puisse nous dire ce qu'il percevait de la pensée d'Alice. Prit d'horrible tremblements, Edward était stupéfait, paralysé. Jacob grogna fortement ce qui eu pour effet de le sortir de sa torpeur et il nous expliqua dans un souffle morbide

-C'est trop tard.

-Qu'est-ce qui es trop tard Edward lui demandais-je d'une voix grave.

-William, tu ne comprends pas, Les Volturi nous ont déjoués, Alice a vue Charlie à Volterra.

Tout le monde retint son souffle en même temps alors que mon téléphone sonna.

-William, c'est Carlisle, Charlie n'est plus chez lui, je n'ai retrouvé qu'un message de Jane.

Edward regarda Bella, la souleva et la prit dans ses bras, elle avait comprise avant même d'en recevoir l'explication. Les Volturi avaient réussi à le capturer, c'était leur monnaie d'échange, la vie saine et sauve de Charlie contre le don de Bella.