J'ai un peu allégé ce chapitre pour le rendre plus soft. J'espère qu'il vous conviendra ! Désolée pour le retard et merci à Luciole et Haikki pour leurs fidèles reviews !

Chapitre 14 : jalousie et engagement

La dernière semaine de repos passa très vite : Ron et Hermione voyaient quasiment tous les jours Harry et Ginny car les deux garçons se préparaient à leur apprentissage, et Ginny et Hermione en profitèrent pour passer leurs derniers après-midi entre filles, à faire du shopping sur le chemin de traverse pour rhabiller Hermione qui avait besoin de tenues appropriées pour commencer à travailler au département de contrôle et de régulation des créatures magiques.

- Alors, comment se passe la cohabitation avec mon frère ? demanda Ginny mine de rien alors qu'elle tendait une robe de sorcier bleue marine à son amie pour lui demander son avis.

- Bien … Bien …

- Mmmh, tu ne veux pas m'en dire plus ?

- Qu'est-ce que tu veux savoir ?

- Ça se passe bien … au lit ?

- Ginny, moins fort ! reprocha Hermione en jetant un regard aux alentours, gênée à l'idée que quelqu'un ait pu surprendre leur conversation.

- Je me renseigne sur le bien être de ma meilleure amie ! Alors ?

- Chut ! Oui, ça se passe bien ! Ron est très … euh … très …

- Chaud ?

- Hmm ! Je ne l'aurais pas dit comme ça, mais oui, Ron est … enfin on dirait qu'il n'est jamais rassasié ! C'est … c'est normal, tu crois ?

- Je crois qu'il est follement amoureux de toi et que tu lui fais de l'effet tout simplement ! T'inquiète, quand il sera fatigué par ses premières semaines d'apprentissage, il se calmera ! Mais tu ne vas pas t'en plaindre non ?!

- Non, avoua Hermione rougissante.

Ginny rit :

- Ça fait plaisir de voir que vous vous entendez si bien !

- Et toi et Harry, la vie de jeunes mariés ?

- Mmh ! Le rêve !

- Et le bébé, pour quand ? demanda Hermione malicieusement.

- Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi, figure toi qu'Harry m'en a parlé lui aussi, il veut qu'on s'y mette rapidement…

- C'est compréhensible, donner la vie après avoir fait face à tant de deuils dans son existence, il veut sans doute compenser ces pertes douloureuses, ce serait comme conjurer le sort.

- Hm, je n'avais pas vu ça sous cet angle, mais bon, je ne veux pas que ça rentre en conflit avec mon métier et ma carrière, je veux au moins être lancée et reconnue, si tout va bien, cela prendra une année, sinon, il patientera le temps qu'il faut, nous sommes jeunes, nous avons le temps, tu ne crois pas ?

- Oui, tu as bien raison, vous avez toute la vie devant vous maintenant ! Profitez-en ! Je crois que je vais aller essayer cette robe tout compte fait, décida Hermione en prenant une robe vert bouteille.

Ginny se trompa sur une chose : les premières semaines n'assagirent pas Ron qui, même s'il paraissait fatigué en rentrant de ses journées, semblait retrouver sa vigueur au contact d'Hermione. Le soir, il lui parlait de ses journées, ses cours théoriques étaient difficiles, de plus, son maître de stage ne lui faisait pas de cadeaux, et il n'hésitait pas à transplaner très loin avec Ron pour lui faire découvrir des situations différentes et nouvelles qui mettaient à l'épreuve son apprenti en lui faisant acquérir les réflexes et l'expérience nécessaires. Cela semblait passionnant mais éprouvant. Pourtant, à peine couchés, Ron ne pouvait s'empêcher de parcourir Hermione du regard, comme s'il n'était jamais rassasié, et la caressait ensuite tendrement avant de lui faire l'amour toujours passionnément.

Hermione, qui était elle-même fatiguée du fait de son début de travail au ministère de la magie, ne pouvait pourtant s'empêcher de s'abandonner avec délice au contact irrésistible du rouquin. C'était comme si il savait exactement comment faire pour la faire réagir et apprécier. Elle avait toujours l'impression qui lisait dans son esprit comme dans un livre ouvert : à peine pensait-elle à ce qu'il accentue une caresse, et déjà il le faisait, qu'il accélère le mouvement de sa langue sur un point sensible et presque immédiatement, il répondait à sa supplique muette, lui arrachant des gémissements de plaisir. Hermione croyait avoir tout découvert, mais à chaque fois elle franchissait des sommets de plaisir inégalés…

Peu de temps après, Ron dut partir pour quelques jours chercher avec son maître de stage à la recherche d'un sorcier russe dont le ministère avait récolté des preuves irréfutables qu'il utilisait la magie noire régulièrement. Ils devaient donc procéder à son arrestation.

Hermione lui souhaita bon courage le matin où il partit, le suppliant d'être prudent :

- Ne t'inquiète pas, 'Mione, après Voldemort et son armée de Mangemorts, ça va forcément être une partie de plaisir ! plaisanta-t-il.

- Ron ! Je ne plaisante pas, sois prudent !

- Ne t'inquiète pas, dès que je pourrais, je te ferai parvenir un message.

Sur ce, il l'embrassa tendrement et la laissa.

Ce ne fut que cinq jours plus tard qu'Hermione, rongée par l'inquiétude, reçut enfin un hibou portant un message bref : "Mage noir enfin arrêté, plus dur que prévu car petits imprévus, mais le conduisons à Azkaban. Rentre demain dans la soirée."

L'inquiétude d'Hermione se calma à la lecture de cette lettre pour se transformer en effroi lorsqu'elle vit Ron entrer dans l'appartement le lendemain soir : un bandage au bras, plusieurs bleus au visage et de longues griffures sur les avant-bras, et deux plus profondes qui partaient du bas de son visage et se propageaient dans son cou. Elle retint un cri étouffé entre ses mains.

- Calme-toi, Mione, tout va bien ! la rassura-t-il tout de suite.

- Calme-toi !? Calme-toi !? Mais regarde-toi, Ron, tu es dans un état !

- C'est juste que le mage noir était défendu par un cerbère très … antipathique … Ce n'était pas prévu, mais bon, on s'en est sorti finalement ! Tout va bien… J'ai fait une erreur d'appréciation, que je ne referai plus, crois-moi !

Hermione fondit en larmes et Ron l'enlaça tendrement :

- Allons, Mione, si on mangeait un morceau, je t'invite au restau si tu veux ? J'ai 3 jours de repos bien mérités à compter de demain, le temps qu'il faut à mon bras pour finir de guérir avec le traitement de choc que m'a donné le médicomage qui m'a soigné.

Hermione essuya ses yeux d'un revers de manches rageur, elle n'aimait pas paraître si faible et se força à sourire en acquiesçant d'un signe de tête à sa proposition. Elle n'allait pas passer une occasion de se détendre après avoir été si stressée pendant ces derniers jours.

Le lendemain, Hermione laissa Ron dormir tout son content en se levant le plus discrètement possible et se rendit à son travail : beaucoup de boulot de paperasse, mais ses supérieurs, voyant sa grande compétence, lui laissaient de plus en plus d'initiatives et d'autonomie. Cela avait éveillé quelques jalousies discrètes de la part de ses collègues féminines plus âgées, qui se contentaient de cancaner dans son dos, mais surtout, un jeune stagiaire du même bureau, nommé Angus, semblait s'être amouraché d'elle. Hermione n'aimant pas parler de sa vie privée, il était vrai que nul ne pouvait se douter qu'elle était en couple, et le jeune garçon en avait logiquement déduit qu'elle était libre, surtout qu'elle ne comptait pas sur son temps et n'hésitait pas à déborder de ses horaires officiels quand un dossier important l'exigeait. Pourtant, ce collègue n'aurait eu aucune chance même si Hermione avait été libre : petit, plutôt gringalet mais sûr de lui, il avait pour seul avantage son joli visage, et encore était-il très banal. Toujours tiré à quatre épingles, prétentieux, il mettait un point d'honneur à toujours se trouver pas loin du bureau d'Hermione lors de ses pauses. Il était certes poli, mais insistant, et avait plusieurs fois tenté de l'inviter boire un verre : habilement, elle esquivait ces moments par une bonne excuse sortie de son imagination fertile.

Pourtant ce soir-là, elle était loin d'imaginer en quittant son travail qu'un évènement allait définitivement mettre Angus hors circuit : lorsqu'elle quitta son bureau, Angus la suivit et entama la conversation, puis lui proposa innocemment de la raccompagner. Hermione cherchait déjà une excuse en l'écoutant, quand soudain, dans le grand hall d'entrée du ministère, elle aperçut Ron à deux pas et s'arrêta net.

- Ron ?

- Je me suis dit que ça te ferait plaisir que pour une fois, je vienne te chercher à la sortie de ton travail ?

Hermione sourit, heureuse de le voir :

- C'est une très bonne idée ! Ça me fait très plaisir ! Et ton bras, ça à l'air d'aller mieux ?

- Beaucoup mieux, merci…

- Hermione ? Tu … tu ne me présentes pas ? coupa Angus, qu'Hermione avait complétement oublié.

- Ah, euh… Angus, voici …

- Ron Weasley, son petit ami, et vous êtes ?

Angus resta bouche bée : bien sûr qu'une fille aussi talentueuse qu'Hermione Granger ne pouvait être célibataire ! Et face à ce… Ron, il ne faisait pas le poids : il le dépassait d'au moins quinze bons centimètres, sa carrure massive, ses épaules larges, laissaient à penser qu'il ne valait mieux pas se frotter à lui … Et ses cheveux roux flamboyants qui semblaient lui faire une auréole de feu autour de sa tête lui donnaient un air guerrier. Sans compter ses yeux, des yeux bleus possessifs qui couvaient Hermione du regard et semblaient l'avertir : "Elle est à moi, n'y compte même pas !"

- Heu… Angus, un collègue… Bon, et bien Hermione, je te dis à demain… Ravi d'avoir fait votre connaissance, Ron.

Et sans attendre de réponse, il fila.

Hermione poussa un petit gloussement de soulagement.

- Tu viens ? On rentre à la maison ? dit Ron en lui tendant la main. On fait à la moldue, on rentre à pied, ça nous fera une balade?

Rien ne laissa penser à Hermione que Ron était jaloux, il n'en laissa rien paraître de toute la soirée, se comportant comme d'habitude et elle ne pensa plus à l'"incident Angus". Pourtant, ce fut le soir, une fois couchés, qu'il le rappela à Hermione :

- Alors, comme ça, Hermione Granger se fait draguer sur son lieu de travail ? Je ne vais plus oser te laisser, maintenant …

- Ron … C'est … C'est juste … Elle essaya de se justifier mais plus elle essayait de trouver les mots pour le faire, moins elle y arrivait.

- Tu l'as laissé croire que tu étais seule ?

- Je ne lui ai rien laissé croire, que je sois célibataire ou non ne le regardait pas ! se défendit-elle

- Ah tu crois ! Il avait le béguin pour toi, je vous ai vu arriver tous les deux, je l'ai vu te regarder …

- Ron !

- Il suffisait d'une phrase : "j'ai un petit ami", ou "je suis prise" …

- Bon, c'est vrai, j'ai eu tort, tu es satisfait ? Demain, je me balade au bureau avec un T-Shirt où j'aurai écrit "Ron Weasley, le mec le plus génial de toute la Terre, est mon petit ami".

- Je crois qu'il faudra que je me résolve à vous passer la bague au doigt plus tôt que prévu, miss Granger ! Ainsi, il n'y aura plus d'ambiguïté possible ! lança-t-il un sourire en coin.

- Tu … tu ne parles pas sérieusement ? Hermione écarquillait grand ses yeux noisettes.

- Pourquoi pas ? sourit-il.

- Oh Ron ! Ce serait merveilleux !

Hermione lui sauta au cou.

- Eh bien, si j'avais su … J'irai presque remercier cet "Angus", ajouta Ron difficilement, car étouffant à moitié sous les assauts de ses baisers répétés.

- Non, c'est moi qui dois le remercier, grâce à lui, je vais devenir ta FEMME !

Et Hermione l'embrassa à nouveau passionnément.

- Néanmoins, je ne vais pas attendre de te passer la bague au doigt pour te montrer que tu es déjà toute à moi ! ajouta Ron, l'allongeant d'un mouvement puissant sur le dos.

Et sensuellement, il commença à l'embrasser en la déshabillant. Ils se retrouvèrent bientôt nus tous les deux, Hermione aussi excitée que lui. Il la pénétra rapidement, caressant son clitoris pour l'amener au plaisir tandis que lui se contrôlait parfaitement. IL ne voulait pas venir, pas tout de suite, mais la fit rapidement jouir sous ses pénétrations répétées. Elle étouffa un cri alors que l'orgasme la terrassait déjà. Mais Ron la laissa à peine reprendre son souffle : il était toujours là, dur, en elle, et donnait un petit coup de hanches régulièrement pour le lui rappeler. Hermione gardait les yeux fermés et il en profita alors pour la retourner doucement, sans sortir d'elle : c'était la première fois qu'il la prenait ainsi, par derrière, et par Merlin, c'était encore meilleur comme ça : il avait l'impression qu'il retrouvait des instincts animaux enfouis au plus profond de lui. Hermione se laissait aller, emportée à nouveau par des vagues sensuelles de plaisir. La position ne lui permettait pas de voir son visage et son expression, qu'il ne pouvait que deviner, mais en revanche, offrait une vue plus que parfaite sur la douce rondeur de ses fesses : il ne put résister et les caressa, puis les pétrit doucement. Hermione sembla apprécier, cambrant sensuellement son dos et gémissant de plus belle. Elle s'offrait vraiment à lui, comme elle ne l'avait jamais fait avant … Elle était à lui, Ron Weasley, cette merveilleuse, magnifique, intelligente femme, toute à lui … Il commença alors à bouger doucement. Hermione gémit à nouveau. Elle ressentait des choses qu'elle n'aurait jamais soupçonnées avant : la sensation d'appartenir corps et âme à Ron, le contact de leurs deux corps brûlants et trempés de sueur… Les gémissements rauques et graves de Ron derrière elle, ses propres gémissements et petits cris de plaisir ... Comment cela pouvait être si bon ? Ça ne pouvait pas être meilleur, cette chaleur, ce feu qui la dévorait de l'intérieur … Et pourtant quand elle sentit Ron venir en elle, la sensation fut telle qu'elle l'accompagna en même temps dans un orgasme si fort qu'elle ne put retenir ses cris de jouissance, semblant exploser en un millions d'étoiles qui brillaient derrière ses paupières closes…

Ron ralentit ses mouvements, puis glissa hors d'elle et vint s'allonger à ses côtés.

- Par Merlin, Hermione, c'était si bon !

- Oui, mais maintenant, j'avoue que je ne serai pas contre une bonne douche ! sourit Hermione en passant les mains sur son ventre trempé de sueur moite.

Lorsqu'elle revint, rafraichie et l'esprit plus clair, Ron s'était endormi, nu, sur le lit : elle sourit, remonta le drap et se glissa à ses côtés. Elle se sentait aussi amoureuse qu'au début, si ce n'était davantage… Et elle allait enfin officiellement être SA FEMME ! "Hermione Weasley"… Rien qu'à cette idée, son cœur s'accéléra dans sa poitrine et elle se sentit incapable de s'endormir : elle se releva donc, s'assit à son bureau et à l'éclairage discret de la pointe de sa baguette allumée d'un "lumos" murmuré pour ne pas réveiller Ron, elle combattit son insomnie en essayant de nouvelles signatures pour son nouveau nom, celui de l'homme qu'elle aimerait à jamais …