Hey ! I'm back !
Mille excuses pour le délai ! J'avais la tête bien encombrée et pas d'inspiration… Désolée.
Bref, oublions tout ça ! Voici le 14ème chapitre ! J'espère que vous aimerez toujours !
Bonne lecture ! ;)
Le bruit d'une chasse d'eau retentit et la porte d'un cabinet s'ouvrit sur une employée du CBI. Le badge accroché à son chemisier indiquait qu'elle était secrétaire et s'appelait Emma. La jeune femme s'avança vers les lavabos et se tourna le robinet. Tandis qu'elle passait ses mains sous l'eau froide, elle se tourna vers la femme brune qui se tenait près d'elle.
— Ça va ? s'inquiéta-t-elle en la voyant le regard perdu sur son reflet dans le miroir.
Lisbon sortit alors de ses pensées et tourna la tête vers la jeune femme.
— Oui… Oui oui, ça va, s'efforça-t-elle de répondre.
Emma hocha la tête, se sécha rapidement les mains et fila. Lisbon la suivit du regard puis revient à son reflet dans le miroir. Non. Ça va pas. N'importe qui pouvait le voir. Elle avait une mine affreuse. Elle était pâle, avait les traits tirés, de petits yeux. Elle soupira. Elle se faisait pitié… Il devenait urgent qu'elle se ressaisisse. Mais comment ? Et si le résultat de sa prise de sang était positif ?
Lisbon souffla, chassant cette idée de sa tête, et s'empara de deux trois feuilles de papier pour s'essuyer les mains. Elle se dévisagea de nouveau dans le miroir et prit une grande inspiration. Pour le moment, elle avait d'autres priorités : le travail. Elle fit une boule avec le papier usagé, le lança dans la corbeille et passa la porte, motivée.
— Patron !
Sur le point d'ouvrir la porte de son bureau, Lisbon se retourna vers Van Pelt, qui lui tendit un dossier.
— Tenez, c'est la déposition de Gary Kriseen.
— Merci Van Pelt. Vous pouvez rentrer chez vous. Vous avez fait du bon boulot.
— Je suis d'accord, rajouta une voix derrière eux.
Lisbon se retourna et découvrit Hightower.
— Je vous félicite agents. Vous avez classé cette affaire très rapidement et de façon très professionnelle.
Rigsby haussa les sourcils. De façon très professionnelle ? Comment ça ? Disait-elle ça parce que, pour une fois, Jane n'avait trop fourré son nez dans l'enquête, ni fait des siennes ?
Les agents hochèrent la tête pour la remercier de ce compliment puis rassemblèrent leurs affaires et s'avancèrent vers l'ascenseur.
— Bonne soirée ! lança Van Pelt, imitée par Rigsby et Cho, qui rajouta :
— Reposez-vous bien.
Lisbon hocha la tête et serra la mâchoire, mal à l'aise, une seule pensée en tête : pourvu qu'elle ne tilte pas, pourvu qu'elle ne tilte pas… en songeant à Hightower.
Après quelques secondes - qui lui parurent une éternité - sans la moindre réflexion de l'Agent Spécial, Lisbon décida de regagner son bureau, mais…
— Agent Lisbon ! la rappela Hightower.
Lisbon se retourna. Les deux femmes se regardèrent silencieusement.
— J'ai entendu dire que vous aviez fait un malaise…
Lisbon ouvrit la bouche, puis la referma, ne sachant trop quoi répondre.
— Oh c'était juste un vertige, répondit-elle finalement.
Hightower la regardait, impassible.
— Vous en êtes certaine ?
Lisbon sembla surprise par la question. Elle s'inquiétait vraiment pour elle ou elle faisait semblant ?
— Oui.
Lisbon fronça les sourcils, un peu déstabilisée par cette soudaine bienveillance de la part de sa chef.
— Lisbon, j'aimerais être au courant si vous avez un quelconque problème… De santé ou autre.
— Je vais bien…
Hightower hocha la tête.
— Si vous le dites.
Hightower tourna les talons. Lisbon en profita pour lever les yeux au ciel. Non mais franchement, qui pouvait avoir eu la bonne idée d'en parler à Hightower ? Elle souffla, juste au moment où Hightower se retourna. Lisbon sentit ses joues rosirent. Pourvu qu'elle ne m'ait pas vu…
— Vous êtes un très bon agent, Lisbon, déclara Hightower.
Lisbon se détendit à ces mots.
— Vous faites du très bon travail, et… Enfin, si vous souhaitez prendre quelques jours de repos, vous pouvez. Bien sûr, j'aimerais que vous n'en ayez pas besoin mais…
— Merci Ma'am.
— Juste, lâchez chez la bride un peu.
Lisbon acquiesça, puis Hightower s'éloigna. Lisbon la regarda disparaître dans le couloir, un tantinet suspicieuse. D'accord, la tension était redescendue entre elles deux au fur et à mesure du temps, mais la voir si sympathique, si compréhensive avec elle… Mmmm, ça ne lui ressemblait pas.
Lisbon haussa finalement les épaules. Bref ! De toute façon, elle n'était pas certaine que quelques jours de vacances l'aideraient à régler ses problèmes…
Lisbon poussa la porte de son bureau et sursauta en découvrant Jane allongé sur son canapé.
— Oh, tu m'as fait peur ! s'exclama-t-elle en soupirant de soulagement.
Jane sourit. Lisbon l'ignora et s'installa à son bureau. Les deux collègues et amis restèrent silencieux. Jane l'observait - ce qui la gênait mais elle ne disait rien, d'un côté, elle commençait à s'y habituer - tandis qu'elle pianotait sur le clavier de son ordinateur.
— L'affaire est classée. Pourquoi tu ne rentres pas ? demanda soudain Jane.
— Parce que j'ai encore du boulot, soupira-t-elle sans détacher les yeux de l'écran.
— Oh Lisbon, ça peut bien attendre demain, non ? T'es épuisée, tu devrais rentrer chez toi et te reposer.
Les yeux verts de la jeune femme quittèrent enfin l'écran pour se poser sur Jane.
— Vous vous êtes passé le mot où quoi ?
— De quoi tu parles ?
Lisbon eut soudain une illumination.
— C'est toi qui as parlé à Hightower.
— Hein ?
— Mon malaise ! C'est toi qui en as parlé à Hightower ?
— Non.
— Jane !
Les deux collègues s'affrontèrent du regard, sans un mot. On aurait pu entendre les mouches volées… Le regard de Lisbon devait sans doute être intimidant, du moins plus que d'habitude, puisque Jane ne contesta pas plus longtemps.
— Oui, j'avoue, c'est moi.
Lisbon se retint de répliquer : mais de quoi je me mêle !
— Sors de mon bureau, ordonna-t-elle, les poings serrés, contenant sa colère.
Jane ne put cacher sa surprise. Il s'attendait à ce qu'elle l'engueule oui, mais pas vraiment à ce qu'elle le chasse…
— Quoi !
— Jane, je vais pas le redire deux fois.
— On parie ? sourit-il, préférant opter pour la plaisanterie.
Lisbon serra les dents. C'était pas le moment de la chercher. Il savait très bien qu'elle n'aimait pas parler de sa vie privée. Il savait qu'elle n'aimait pas qu'on parle d'elle. Il savait qu'elle ne voulait pas qu'on parle de ce malaise ! Alors pourquoi l'avait-il fait bordel ! Elle se leva d'un bond de sa chaise avança d'un pas menaçant vers Jane quand son téléphone sonna. Elle soupira, agacée, et le sortit de sa poche. En découvrant le numéro, elle le replongea aussitôt.
— Tu ne décroches pas ? s'étonna Jane, qui, mentaliste qu'il était, n'avait rien loupé de la scène.
— Je t'ai dit de sortir !
— Lisbon, ton téléphone n'a pas arrêté de sonner tout l'après-midi. Tu redoutes un coup de fil ?
— C'est pas tes oignons.
— Tu devrais répondre. C'est peut-être important.
— C'est ma messagerie.
— Menteuse.
— Je ne mens pas.
— Alors écoute-la.
— Pas maintenant.
— Pourquoi ?
— Parce que… J'ai d'autres choses à faire.
Jane sourit. Il aurait pu persévérer, mais il préféra laisser courir.
— Tu préfères que je te laisse ? Tu veux être seule pour écouter ta messagerie ?
— Je l'écouterai chez moi.
— Non, je te laisse, dit-il en se levant du canapé.
— Jane, c'est pas la peine…
Il s'arrêta alors juste devant la porte et se retourna.
— Qu'est-ce que tu veux Teresa ? Que je reste ou que je m'en aille ? Parce que je te rappelle juste qu'avant que ton téléphone sonne, tu voulais me foutre dehors…
— J'ai pas changé d'avis !
— Très bien, alors je te laisse !
— Très bien ! répliqua-t-elle, fermement.
Sur ce, Jane quitta le bureau de Lisbon et repoussa la porte derrière lui. Il ne s'éloigna pas pour autant, voulant s'assurer que Lisbon écouterait bien sa messagerie.
De l'autre côté de la porte, Lisbon se rassit à son bureau en soupirant. Elle continua ce qu'elle avait entrepris puis s'aperçut vite qu'elle n'arrivait pas à se concentrer. En fait, si elle était honnête avec elle-même, elle n'avait pas réussi à se concentrer de la journée…
Elle sortit son portable de sa poche et le fixa de nouveau. Elle secoua la tête. Mais qu'est-ce qui lui prenait de flipper comme ça ? Où était donc passé la Teresa forte et courageuse ? Lisbon prit alors une grande inspiration, et porta son téléphone à l'oreille. Finies les gamineries, il était temps s'assumer maintenant.
Jane était dans la kitchenette, en train de verser un peu de café fumant dans une tasse, quand le sifflement de la bouilloire sur le feu se fit entendre. Jane reposa la cafetière et coupa le gaz. Il saisit la bouilloire et versa l'eau brulante dans une seconde tasse. Il remit la bouilloire sur les plaques et saisit sa tasse de thé, qu'il huma avec un grand sourire. Hummm, miel de trèfle… J'adore… Il humecta ses lèvres dans son breuvage, ne pouvant attendre plus longtemps, puis s'empara de la tasse de café, et quitta la kitchenette.
Il s'avançait, souriant, comme toujours, vers le bureau de Lisbon, se disant qu'elle avait eu suffisamment de temps d'écouter sa boite vocale. Sans prendre la peine de frapper, il entra et son front se plissa. Lisbon était tournée vers les fenêtres. Oh oh… mauvaise nouvelle… déduit-il de suite.
— Lisbon ?
Au son de sa voix, la jeune femme s'empressa d'essuyer les larmes qui coulaient le long de ses joues et se retourna.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda Jane, empreint d'inquiétude.
— Rien, mentit Lisbon, feignant un sourire.
Jane fronça les sourcils. Evidemment, il ne la croyait pas. Ne lui avait-on jamais dit qu'elle était une très mauvaise menteuse ? Jane posa les deux tasses qu'il tenait toujours dans les mains sur le bureau et se rapprocha de Lisbon.
— Teresa…
Jane s'apprêtait à poser sa main sur son avant-bras mais Lisbon esquiva son geste.
— Laisse-moi.
Jane l'observa un instant.
— Je peux pas te laisser comme ça…
Elle ressentait la sincérité dans sa voix, mais elle ne voulait pas… Elle…
— S'il te plait, n'insiste pas. J'ai besoin d'être seule.
Sur ces mots, elle lui tourna le dos.
— C'est à cause de ce coup de fil ? Tu as appris une mauvaise ?
Lisbon serra la mâchoire, luttant pour ne pas craquer de nouveau.
— Teresa…
— Arrête ! s'exclama-t-elle alors en se retournant vivement. Je t'ai dit laisse-moi tranquille !
Jane s'écarta, un peu effrayé ou surpris, et plongea son regard azur dans le sien, gorgé de larmes.
— Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta-t-il. Qu'est-ce qui te met dans un état pareil ? Je t'en prie, Teresa, parles-moi. T'as été complètement à l'ouest toute la journée… Je… On s'en fait tous, se reprit-il. Laisse-nous t'aider.
Lisbon retenait ses larmes. Vous ne pouvez pas m'aider… C'est trop tard…
— S'il te plait …
— Tu peux pas m'aider Jane, alors fiche-moi la paix !
Jane ne cessait de la regarder, un pincement au cœur.
— Dehors Jane, réitéra-t-elle.
Mais Jane ne bougea pas. Alors, elle se décida. Elle soupira, surtout pour retenir ses larmes, au moins jusqu'à ce qu'elle soit seule, et avança. Elle le bouscula, attrapa sa veste posée sur le dossier de sa chaise, et se dirigea vers la porte, laissant tout en plan sur son bureau.
— Où est-ce que tu vas ? demanda Jane.
Lisbon ne répondit pas. Elle allait passer la porte quand elle sentit un bras la retenir.
— Jane…
Elle ne termina pas sa phrase. Elle ne pouvait plus… Elle ne pouvait plus retenir ses larmes… Si bien qu'elle s'effondra dans les bras de Jane, qui enroula ses bras autour d'elle. Il enfouit sa tête dans les cheveux bruns de la jeune femme et murmura, en caressant son dos pour la réconforter :
— Je suis là Teresa, je suis là… Ça va aller…
Ah ah ! Qu'a-t-elle appris ? Oh, vous le savez sans doute tous, mais bon, je fais perdurer un peu le suspense^^ Vous devriez avoir la réponse tant attendue dans le prochain chapitre !
N'oubliez pas, une 'tite review fait toujours très plaisir et motive, si si ! ;)
