Bonjour(soir) à tous!
Voici le chapitre13 j'espère qu'il vous plaira!
Comme d'habitude, je m'excuse pour les fautes d'orthographes et vous souhaite une bonne lecture!
Le sauvetage du Joyau des mers
Pendant ce qu'il sembla être un long moment, aucun elfe n'osa bouger, trop choqué de la venue de Failon. Puis soudainement, Alcarin se leva d'un bond et cria d'une voix enragée « JE VAIS LE TUER! » Il tenta de partir telle une furie, mais il fut retenu par l'emprise puissante de Celeborn. Alcon n'était pas en reste, la même colère se lisait dans ses prunelles émeraude et il fallut toute la poigne de Gil-Galad pour le maintenir.
« LACHEZ NOUS ! NE VOYEZ VOUS PAS QU'ELLE EST EN DANGER DE MORT ? » Hurla le plus jeune.
Pendant que les adultes essayaient de calmer les deux frères de Vaya Taureä, Thranduil s'était éclipsé sans qu'aucune âme de la pièce ne s'en rendent compte et avait courut à toutes jambes vers les appartements qu'il partageait avec son père. Bien heureusement, Oropher lui avait dit d'emmener quelques attirails de combat « dans le cas où... » Comme il le disait. Il mit donc une légère armure, s'arma de son arc et de ses doubles lames puis partit en trombe en direction de la forêt. Il savait laquelle c'était. Il s'agissait de ces bois où quelques araignées avaient élu domicile. Et savoir que l'on avait emmené Mîrearine là-bas ne faisait qu'augmenter sa panique bien qu'il essayait de garder son calme. Alors qu'il allait à la porte, celle-ci s'ouvrit accompagné d'un grand claquement et le roi Oropher entra en vitesse. En remarquant la tenue de combat de son unique enfant, la fierté était clairement visible dans les yeux du monarque sylvain. Fierté, car son fils n'avait pas hésité à foncé tête baissé dans un risque des plus mortels pour vouloir protégé l'elleth qu'il aimait. Mais aussi inquiet, car il craignait que Thranduil soit dicté par la colère et qu'il fasse des actes démesurés. La situation était dangereuse. Très même. Il était indispensable de réfléchir vite et bien. Son fils était peut-être adulte, mais il était encore beaucoup trop impétueux pour un prince héritier. Le moment viendra où le tout jeune Cerf fera face à des situations bien pires où il faudra agir rapidement et efficacement. Où devant un royaume entier pris par la panique, être maître de soi-même. Rester fort, digne et fier.
Alors que son père l'étudiait, Thranduil trépignait d'impatience. Il voulait partir, Mîrearine, sa future reine, était en danger de mort ! Le Joyau des mers qu'il avait découvert allait disparaître s'il n'agissait pas, là tout de suite ! À l'instant où son père lui laissa le champ libre, le jeune Cerf utilisa sa vitesse elfique pour rejoindre la forêt donnant accès sur la plaine. Oropher commença aussi à se préparer et rejoignit rapidement le reste du groupe de secours composé de Celeborn, Gil-Galad, Oropher, Glorfindel, Erestor, les jumeaux d'Imladris et bien évidemment les deux frères de la cité marine. Lindir et Celebrian étaient restés auprès de Galadriel pour l'assister dans les soins de Failon.
Depuis combien de temps était-elle là ? Mîrearine savait qu'elle était ici depuis longtemps, dans cette forêt infestée d'araignées qui ne verraient en elle qu'un simple repas. Quelques heures auparavant, on l'avait laissé au cœur de ce sombre endroit. À même le sol. Poignets étroitement liés dans le dos, yeux bandés et son esprit totalement perdu dans les ténèbres. Les événements passés l'avaient complètement chamboulé, la vidant de ses forces et tenta tant bien que mal de se remettre de toutes ces émotions. La pause fut de courte durée, car elle sentit le sol tremblé sous son corps, et bientôt une chose velue la toucha, la fit rouler. Elle ne put entendre l'insecte géant émettre un claquement de mâchoire satisfait et discerna sa respiration glaciale sur sa joue, faisant trembler la jeune elleth de tout son corps. Et étrangement, la bestiole avait fini par repartir, mais c'était juste pour ramener toute sa tribut savouré ce repas gracieusement offert. Mîrearine, quant à elle, envoyait une prière dans l'espoir que ce calvaire se finisse. Qu'importe la conclusion qu'elle soit heureuse ou fatale. Elle était certaine que Mandos allait bientôt l'accueillir, étant donné que nul ne savait où elle se trouvait. Très vite, elle sentit une patte d'araignée la remettre sur le ventre, une seconde plus petite dégagea la longue chevelure noire de la Mouette dévoilant ainsi une épaule et commença à découper une large partie du tissu recouvrant le haut de son bras. Mîrearine sentit l'air lourd et humide sur sa peau nue et ne put réprimer des frissons de terreurs en sentant l'animal au multiples pattes tâter sa peau puis enfoncer l'une d'elle dans sa peau. L'elleth ne cria même pas sous la douleur en sentant le poison aller doucement dans ses veines. Qui sait, peut-être que son corps aurait meilleur goût à la dégustation ?
« Les arbres ont peur. Je le sens. Nous devons vite retrouver Mîrearine avant qu'il ne soit trop tard... » Déclara Celeborn d'une voix blanche.
Voilà plusieurs longues minutes maintenant, que le petit groupe parcourait avec une inquiétude grandissante le sinistre lieu. Alcarin marchait en tête, les guidant dans la forêt. Plusieurs fois, il tenta de rentrer en contact avec sa plus jeune sœur. Mais après plusieurs essais, les deux frères comprirent que celle-ci avait l'esprit complètement embrumés et qu'il était donc impossible de connaître sa position. L'espoir revint à la surface quand Glorfindel leur demanda de s'approcher : les elfes présents virent une longue colonne d'araignées prendre une direction à travers les arbres et se mirent à les suivre. La route fut laborieuse, les chemins étaient très escarpés et tenir le rythme se révélait compliquer... Jusqu'à ce que Thranduil crût entendre un gémissement plaintif, il crut durant un cours instant que celui-ci était le fruit de son imagination tellement le son fut lointain. Notant son arrêt subi, Oropher l'interrogea inquiet : « Qu'y a-t-il Ion-nin ? As- tu remarqué quelque chose ? »
« J'ai cru entendre quelqu'un... Cela n'est peut-être qu'une illusion » Dit le Cerf déçut priant pour que la Mouette de son cœur aille bien puis continua sa marche avec les autres. Il se sentit mal à l'aise dans cette ténébreuse forêt et la sensation ne faisait que de croître.
Elle en pouvait plus. Son corps s'engourdissait à force de rester immobile et solidement attaché. Par elle ne savait quel miracle, Mîrearine n'était pas encore dans les estomacs de ces araignées géantes. Des spasmes la prirent et elle sentit un goût métallique dans sa bouche. Du sang. Le poison faisait son effet. Elle sentit sa gorge la gratter et se remit à en cracher, la quantité fut plus importante cette fois. La Mouette repensa à ses frères qui devaient sûrement être quelque part, elle ne savait où. Une anecdote traversa le cœur de l'elleth prisonnière et pour la première fois depuis bien longtemps, elle sourit.
Flash Back
« Allez, c'est ça... Continue t'es sur la bonne voie sœurette... Prends ton temps... » Dit la voix télépathique encourageante d'Alcarin qui tendait les bras à quelques mètres d'une Mîrearine qui apprenait comme tous les petits elfes de son âge à tenir son équilibre sur ses deux petites jambes.
« À la regarder comme cela, on a l''impressionn qu'elle a but trop de vin » Déclara Alcon d'une voix taquine en regardant la petite en plein effort.
« Alcon... » Interpella l'aîné mi-sérieux, mi-amusé « Encourage la et arrête de dire des âneries... »
Durant une douce journée de printemps, bien avant l'Accident. Les deux frères profitaient d'une pause durant leur entraînement pour rendre visite à leur sœur. La tête de l'aîné de la fratrie se remplissait de questions au fur et à mesure qu'il côtoyait l'adorable visage de la dernière jumelle. Pour son frère et lui, ce désamour de la part du seigneur de Vaya Taureä était incompréhensible.
Il fut tiré de ses pensées lorsqu'une petite main tapa, avec toute ses petites forces son bras « Pardon... Petite sœur, j'étais dans les nuages... » Puis voyant qu'elle était arrivée dans ses bras, il lui dit en riant « Bravo sœurette ... Tu vois que t'es arrivée ! »
Alcon éclata de rire « Je tiens à te signaler que cela fait un bout de temps qu'elle est dans tes bras et qu'elle essaye d'attirer ton attention sans trop de succès... »
« Toutes mes excuses... » Adressa l'aîné à Mîrearine « … Je ne voulais pas t'inquiéter. » Voyant le regard marin de sa sœur soucieux.
« En parlant d'attirer l'attention... » Commença Alcon devenu sérieux « il faudrait trouver un moyen pour qu'on puisse l'entendre quand elle veut nous appeler... Son esprit est encore trop jeune... » Termina t-il
Les deux frères devinrent pensifs. Alcon avait raison, due sa particularité leur petite sœur ne pouvait les interpeller comme n'importe quel enfant le ferait.
« Et si on lui apprenait à crier ? » Proposa Alcarin
« Crier ? » Répéta Alcon surpris « Où veux-tu en venir ? » Interrogea-t-il sceptique.
« Son petit souci ne concerne pas sa voix, mais son ouï... Bien que cela soit lié... Rien ne l'empêche d'utiliser ses cordes vocales. » Expliqua l'aîné « Les guérisseurs ont insisté sur le fait que se sont certains nerfs auditifs qui sont touchés ce qui l'empêche d'entendre... Rien ne la gêne pour les utiliser » Termina t-il.
« Dans ce cas... » Commença Alcon en soulevant son sœur « Fait comme moi : Aaaaaaaaaaaah... »
Alcarin fut prise d'une crise de rire. Celle-ci fut tellement grande qu'il tomba à la renverse en pleurant, heureusement, celui-ci était assis et ce fut le sol mou de la forêt surplombant la cité qui amortit sa chute. La crise finit, il rapporta son attention sur sa petite sœur qui les regardait d'un dubitatif et ses éclats reprirent de plus belle, mais il la comprenait. Mîrearine toujours portée par Alcon venait de le voir ouvrir la bouche et son plus vieux frère tombé à la renverse sans raison apparente et, avec sa surdité, n'avait rien comprit sur ce qu'il se passait. Après s'être nouvelle fois calmée, Alcarin la prit des bras d'Alcon et la cala contre son torse.
« Petite sœur ne t'en fait pas. On maîtrise la situation » Déclara le plus vieux en mettant la petite main de l'enfant sur la gorge de ce dernier. Elle sentit sous sa paume une légère vibration et regarda étonner son grand frère « Tu vois ? Maintenant, essaye de faire vibrer ta gorge comme je viens de le faire... » Continua Alcarin d'une voix encourageante.
Les jours passèrent et Mîrearine faisait de plus en plus de progrès autant sur sa marche que sur sa gorge. Même si elle arrivait à élever sa voix ce n'était pas suffisant pour qu'on l'entende. Bien sûr, elle n'était pas consciente de cela, mais chaque jour, elle s'entraînait. Elle ne voulait pas que ses deux grands frères soient déçus d'elle.
Puis vint le jour de l'Accident et sous la peur qui l'habitait l'enfant elfe fatiguée usa de ses dernières forces pour hurler. Sa gorge la brûla, c'était la première fois qu'elle usait autant de ses cordes vocales. Mais qu'importe, elle hurla longtemps. Puis elle finit par s'évanouir vidée de toute énergie. La petite Mîrearine ne devait son salut qu'à Varyandil qui passait par là, inquiet de voir son seigneur rentrer seul à la cité marine, et réussit à la sauver in extremis.
Fin Flash Back.
Un éclair passa dans les yeux de Mîrearine. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Elle pouvait le faire ! Mais voilà longtemps qu'elle n'avait usé de ses cordes vocales. Qu'importe. Elle tenta sa chance. Le venin de l'insecte envahissait progressivement ses veines. Il fallait faire vite. Après avoir craché, une nouvelle fois, une grande quantité de sang, elle commença à réhabituer sa gorge doucement, la sensation des vibrations dans celle-ci fut douloureuse et elle manqua de s'étouffer avec son propre sang. Puis au bout d'un certain temps, elle cria à plein poumon, jusqu'à s'essouffler, le seul prénom qui lui vint en tête.
« THRANDUIL! » Le groupe entier sursauta et à l'entente du cri, les deux frères partirent en trombe. Les autres comprirent aisément qui était à l'origine de cette voix, il s'agissait du Joyau des mers. Ils rangèrent vite leur surprise, ne s'attendant nullement à ce que la jeune elfe puisse pousser un crie aussi puissant avec sa surdité et son mutisme. Ils arrivèrent sur les lieux à une vitesse déconcertante. Et le dégoût les prit tous. En plus d'avoir les yeux bandés avec un nœud serré. Mîrearine avait ses poignets étroitement liés dans son dos, et à force de frottement, le sang coulait abondamment. Mais les blessures ne s'arrêtaient pas là. Son épaule à découvert montrait une piqûre noire, signe que les araignées l'avait empoisonné. Une mare de sang était juste à côté de la tête de l'elleth et ne faisait que s'agrandir. Inutile de préciser qu'elle était aussi pâle que la mort. Il fallait réagir vite, Elrond soupçonna qu'elle ait perdu connaissance. Il la prit rapidement dans ses bras pour la mettre dans un endroit plus sûr, commença à défaire les liens de l'elleth et entreprit les soins d'urgence. Les autres, au même moment, combattaient comme ils le pouvaient, les araignées étaient venues en grand nombre. Alors qu'Alcarin, Celeborn, Oropher et Thranduil venaient de lâcher leurs flèches sur plusieurs insectes géants, le Haut Roi cria d'une voix autoritaire « Ne prenons pas de risques inutiles ! Partons tant que le chef de la colonie ne s'est pas présenté ! » Sans attendre, les combattants rejoignirent le jeune guérisseur qui en les voyants leur fit un constat plus qu'alarmant « Ils ont planté un dard dans son épaule. Celui-ci se balade dans son corps, s'il atteint le cœur, elle n'aura plus aucune chance de vivre... La seule chose que j'ai pu faire était de ralentir la propagation du poison dans ses veines... » Avec un tel rapport, le groupe partit rapidement dans la Maison des soins.
Ils parvinrent rapidement à destination et Gil-Galad amena Mîrearine aux bons soins de Galadriel. Une fois sur place, il la posa délicatement sur un lit et la Dame de la Lorien ne put réprimer un regard empli de douleur face à tant de souffrance, très vite rejointe par Celebrian, qui laissa échapper quelques larmes, et Lindir devenu pâle. Puis après un rapide bilan de la situation, le Haut-Roi partit. Au détour d'un couloir, il croisa Thranduil, qui s'était rapidement changé, rejoindre la salle où Mîrearine était prise en charge. Lorsque le monarque le croisa, il posa une main sur l'épaule du Cerf et déclara simplement « Soit digne de son cœur... » Puis il continua sa route.
