Titre : Un mimétisme parfait

Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas

Rating : M / NC 17

Paring : Bill/Tom

Résumé : Quand deux êtres se rencontrent et s'attirent. Qu'ils ignorent qu'ils y sont l'un pour l'autre ... les sentiments sont mit à rude épreuve.

Note :Cette histoire est un slash avec de l'inceste, donc il s'agit d'une relation entre hommes, si vous n'aimez pas, ben partez.

Note 2 : Certains personnages m'appartiennent. Ceux ci sont quelques peut étranges ainsi que leurs relations avec les personnages. Je m'excuse d'avance de l'étrangeté (ça se dit ?) de cette fic et de l'incompréhension qu'il risque d'y avoir dans certains chapitres. J'essaye dde faire au mieux.

Entre //... // pensées des personnages


Bill et Tom se réveillèrent - car ils s'étaient rendormis - suite aux appels répétitifs de leur producteur qui les engueula pour leur retard. Mort de rire, ils se dépêchèrent quand même de venir au studio, ne prévenant même pas Lionel qu'ils partaient, bien trop pressés.

Dans sa chambre, le père de Tom avait fouillé partout pour retrouver une petite caisse rouge. Il la fixa un instant, les larmes lui venant, hésitant à l'ouvrir ... puis s'y refusa ne préférant pas faire resurgir des souvenirs douloureux. L'apparition de Bill dans la cuisine l'avait plus que surprit ... elle l'avait choqué. Il n'osait y croire, ce n'était qu'un hasard ... qu'une pure coïncidence ... une hallucination. Oui, c'est ça ... un mirage parce qu'il avait un peu trop bu. C'est ce qu'il essayait de se convaincre mais au fond de lui-même, il savait pertinemment que c'était faux.

Le doute qu'il avait devait être levé. Il devait savoir si son hypothèse était fondée ou pas.

Il passa près de deux heures sur Internet, cherchant le plus d'information possible mais apparemment le jeune Bill était très distrait sur son passé. Et cela le fit encore plus douter. Il ne lui restait plus qu'une seule et dernière solution. Faire marcher ses relations. Comme quoi ça a du bon d'être dans un milieu social aisé.

- Allo ? Demanda la voix de l'autre coté du combiné.
- Marc ?
- Oui.
- C'est Lionel. J'ai un service à te demander. Tu m'as dit que si ... si je voulais en savoir plus sur quelque un, tu pourrais m'aider.
- Bien sûr, ça tient toujours mais mes prix ont augmenté.
- Qu'Est-ce que tu veux ? Soupira Lionel qui sentait l'arnaque.
- Pour toi je peux faire un prix d'ami. Juste une nuit de débauche ... mais une vraie ... pas comme tu fais avec tes amants ou amantes de passage.
- Je ... d'accord.
- Bon c'est qui ?
- J'aurais besoin que tu me trouve tout ... je dis bien TOUT sur Bill Kaulitz.
- Le chanteur du ... le petit copain de ton fils, ricana-t-il. Tu veux savoir si il digne de ton rejeton ?
- T'occupes. Je te donne ce que tu veux et tu m'envoie tous les papiers chez moi à mon fax ... que tu as je suppose ?
- Je m'y mets tout de suite mon lapin. Pour mon paiement, je te rappellerais.

Lionel raccrocha, soulagé que la conversation se termine. Marc n'était pas méchant et bel homme mais ses techniques de sexe était plutôt brute et Lionel n'était pas trop adepte de ce genre de procédés. Le jeune homme avait flashé sur lui lors d'une soirée et lui avait fait du rentre dedans sans gène. Ça avait plus à Lionel mais quand les sous entendus avaient commencés à fuser, son envie avait subitement disparue et il lui avait fait comprendre qu'il n'était pas de ce genre. D'accord pour baiser mais pas de cette manière. Seulement, aujourd'hui, il avait besoin de connaître la vérité et Marc était le seul qui pourrait lui fournir cette aide précieuse.

Il attendit une heure, puis deux et cinq avant d'entendre son fax se mettre en marche. Une liasse de feuille en sortit. Peut être que parmi tous ces papiers, résidait la réponse à sa question. La dernière feuille qui sortit fut étrangement jetée à la corbeille. Ce n'était autre qu'une lettre de Marc lui détaillant ses fantasmes avec lui.

Il commença sa lecture minutieusement, surlignant tout ce qui l'intéressait. Et à peine avait il lu que ses doutes s'intensifièrent pour finalement se révéler être vrais. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Dans sa main droite, une feuille indiquait La preuve. Il tremblait ... de joie, de peur, de colère.

Après avoir pesté contre le monde entier, il prit son téléphone et composa le numéro de Tom. Il devait lui expliquer ... pour son bien.

- J'suis pas là. Biiiip.
- Tom, c'est papa. Je ... je dois te voir ... le plus vite possible. J'ai quelque chose ... à te dire. C'est très important. Et viens seul. C'est ... je t'aime.

Il raccrocha rapidement sentant une nouvelle vague de larmes. Lionel essaya de se calmer le reste de la journée, s'imaginant la future conversation qu'il aurait avec Tom. Mais il avait peur et hésitait à tout lui révéler ou juste lui montrer les papiers.

Et il arriva, en trombe dans la maison, essoufflé, vers 20h.

- Papa ! Papa !
- Tom, je suis dans la cuisine.
- Papa ! S'exclama le blond en se jetant dans les bras de Lionel. J'ai eu ton message. Tu m'as fait peur. Qu'Est-ce qui se passe ?
- Je ... assied toi mon ange.

Il s'exécuta, fixant son père avec appréhension.

- Je dois t'avouer quelque chose ... de très important que je pensais pas te dire un jour ... enfin pas dans ces circonstances. Je voudrais que tu m'écoutes, que tu ne dises surtout rien. Je répondrais à toutes tes questions après mais s'il te plait ne m'interrompt pas. Je ne sais même pas si j'aurais la force d'aller jusqu'au bout. Mais je le dois ...parce que je t'aime.
- Tu vas te marier ? Demanda le blond qui ne comprenait absolument rien.
- Euh non, répondit l'autre abasourdit.
- Bon alors c'est quoi que t'as à me dire.
- Quand je suis arrivé en Allemagne, j'avais un peu plus de 16 ans. Tu sais que ma mère m'a jeté dehors parce que je refusais de reprendre l'affaire de mon père. J'ai commencé à vivre de ma passion. Oh au départ, j'avais beaucoup de mal ... mais je crois que j'ai toujours eu un certain talent et je me fis bien vite remarquer ... pour mes dons mais aussi pour mon physique. Mais je te rassure, je ne me suis jamais vendu //enfin jusqu'à aujourd'hui.// Un soir, que je rentrais d'une de mes fameuses soirées, j'entendis des cris et en prêtant l'oreille, je m'aperçu que c'était des pleurs en fait. Alors, curieux, j'allais voir ce que c'était et ma surprise fut grande quand je découvris un couffin avec deux nourrissons qui braillaient. Je cherchais la mère de ces enfants mais il n'y avait personne autour. C'est alors que je remarquais qu'il y avait une lettre entre les deux bébés. Je la lis et appris qu'ils venaient d'être abandonnés. La mère était jeune et venait d'être jetée de chez elle ... et le père avait été envoyé en pension à cause de cette grossesse. Elle voulait que ses enfants soient dans une bonne famille, qu'ils ne manquent de rien et avait préféré les abandonner plutôt que les garder dans la misère. Elle disait aussi qu'ils avaient été conçus dans un amour sincère et que, elle comme le père les aimaient déjà. Enfin, bref. J'étais dans la rue avec deux enfants qui avaient cessé de pleurer et qui me fixaient comme s'ils attendaient quelque chose. J'étais plutôt choqué de voir cette détresse et mon instinct me dit que ces deux bambins avaient besoin de moi. Je rentrais donc chez moi, un fardeau précieux sous les bras.

Lionel s'arrêta quelques secondes pour reprendre ses esprits et laisser Tom comprendre.

- Évidemment, je n'avais rien pour nourrir les deux affamés qu'ils étaient. Je dû donc trouver une supérette ouverte à 3h du mat'. Coup de bol, il y en avait une non loin de chez moi. Je revenais donc avec du lait maternel et des couches et tout le tralala. Je me suis occupé d'eux comme si c'était mes propres enfants. Très vite je me suis attaché à eux et ce fut réciproque. Une semaine ... c'est le temps que je les ai gardé avec moi. Les deux petits bouts de chou ne se séparaient jamais et j'avoue que moi-même j'avais du mal quand ils n'étaient pas à coté de moi. Je crois qu'un lien très fort s'était créé entre nous trois. A tel point, que j'ai pris des milliers de photos et que je les appelais mes fils. Oui j'avais oublié de te préciser que c'était des garçons et qui plus est, des jumeaux. La lettre le disait ... et puis ça se voyait. Mais je savais bien que ce n'était pas vraiment mes fils et que je ne pouvais pas les garder indéfiniment. J'allais donc au commissariat, annoncer que j'avais trouvé deux bébés dans la rue. Bien évidemment, je ne leur ai jamais dit que je les avais depuis une semaine. Deux jours plus tard, les services sociaux me les ont retirés pour les placer dans un orphelinat où ils seraient présentés à l'adoption. Chaque jour je venais les voir, n'arrivant pas à m'en détacher. Il y avait beaucoup de famille qui voulait les prendre ... mais à chaque fois un seul. C'est là qu'on m'annonça qu'ils seraient séparés. Moi je voulais pas, je voulais qu'ils restent ensemble ... alors j'ai fait moi aussi ma demande d'adoption mais pour les deux.

A ce moment là, le regard de Tom changea. L'angoisse naissait en lui.

- Mais combien de chance un homme de tout juste 18 ans avait il d'avoir un enfant ? Et deux ? Je crois que la relation que j'avais avec eux m'aida beaucoup. L'orphelinat intervint en ma faveur, voyant bien que je ferais le père idéal. Le tribunal accepta ma requête d'adoption mais que pour un. Je voulais pas, je les voulais tous les deux mais on me fit comprendre que c'était déjà une chance inouïe que j'en ai un. Je pense que tu as du le deviner Tom. C'est de toi que je parle. C'est toi que j'ai réussi à adopter ... sans ton frère. Je m'en veux vraiment de ne pas avoir pu récupérer ton jumeau. Mais j'ai eu des nouvelles pendant 10 ans. Quand il fut adopté par une famille, je leur expliquai notre histoire à tous les trois et ils acceptèrent de me donner des nouvelles régulières de ton frère. Et ... et tu vois ce matin quand j'ai vu Bill, j'ai cru ... j'ai cru te voir toi et ... j'ai réussi à savoir des choses sur lui. Je sais qu'il a été adopté comme ton frère et que son nom n'est pas Kaulitz à la base mais Adlerfarn. Tu sais, dans le couffin, il y avait une couverture avec le nom de chacun des bébés. L'un s'appelait Tom et l'autre s'appelait ... Bill.

En face de lui, Tom avait arrêté de respirer. Un frère il avait un frère, un jumeau. Et il s'avérait que c'était Bill son amant. Il n'y croyait pas.

- Tu ... tu mens, réussi t'il à dire dans sa détresse.
- Non je te jure. Je ... je pouvais pas garder ça pour moi. Tu devais savoir que Bill n'était autre que ton frère. Je sais qu'il est plus pour toi et ça m'est égal.
- Tu veux dire que j'ai embrassé mon frère, que je suis tombé amoureux de mon jumeau, que j'ai ... que j'ai couché avec mon double. J'ai ... c'est de l'inceste !!

Il se tenait la tête entre les mains, n'arrivant même pas à pleurer.

- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
- Tu aurais été encore plus malheureux. Tu te serais voué corps et âme à sa recherche et j'avoue que j'avais peur qu'il soit mort. Je n'ai plus eu de nouvelles après ses 10 ans. Je n'ai jamais su pourquoi. J'ai cru qu'ils étaient morts ou quelque chose comme ça. Je te jure que si je l'avais su avant, je te l'aurais dit.
- Et moi ... maintenant ... je suis censé faire quoi ?
- Je sais pas. C'est ta vie, tu vois, tu décides. Je crois que ça t'appartient, dit il en tendant la petite caisse qu'il avait à coté de lui. C'est toute la correspondance que j'ai eue avec la famille Adlerfarn. Vous vous ressemblez vraiment. Je pense que tu veux être seul, non ?
- Oui, marmonna-t-il.

Lionel déposa un baiser sur le front de son fils et partit. Il espérait avoir fait le bon choix. Vraiment ... il espérait.


Alors vous en pensez quoi ?

C'est bien ou pas ?

Prochain chapitre : Décision