...Hum... bonjour.
Je suis vraiment navrée du retard de ma fic. J'ai des publication très... irrégulière.
Mais bientôt les vacances donc je pourrais écrire à volonté !
Encore, les personnages ne sont pas à moi mais à J. K. Rowling.
Ensuite, je remercie toutes les personnes qui m'ont postée une review ou/et mis cette fic en Alert ou en Favoris ! Cela m'encourage beaucoup alors merci du fond du cœur !
Bonne lecture !
RAR :
nefissah : Je suis heureuse que cela te plaise. Merci pour ta review.
CHAPITRE 7 : DEUX SERPANTARDS ET DEMI PLUS DE NOMBREUSES LETTRES, PREMIÈRE PARTIE
- Espèce d'imbéciles ! Qu'est-ce qui a bien pu vous passer par la tête ? Vous rendez-vous seulement compte à quel point la magie ancienne, qui plus est noire, est risquée ?! s'égosillait Sirius depuis déjà 10 minutes, faisant des allées retour dans la pièce sous l'œil mauvais des quatre garçons souffrant d'un horrible mal de crane.
Hermione et ces derniers avaient été forcés de s'asseoir par terre, faisant face à l'adulte révolté et en colère. La jeune femme avait la tête baissée en signe de rédemption et de culpabilité tandis que Ron observait d'un œil morne l'adulte tout en se tenant la tête d'une main. Le basané semblait fusiller du regard l'adulte qui l'empêchait de dormir, ne l'écoutant que d'une oreille. Le blond, lui, cherchait du regard un miroir pour voir l'état dans lequel il pouvait bien être après quelques jours inconscient. Il en aperçut un de l'autre côté de la pièce et soupira de désespoir, son mal de tête renforçant son impression.
- Mais… tenta en vain de protester Harry, pour la énième fois, qui semblait vouloir être n'importe où mais ailleurs qu'ici, tout en se tenant sa tête douloureuse.
- Non, il n'y a pas de mais ! Même à votre âge nous, les Maraudeurs, étions assez intelligent pour savoir qu'il nous fallait l'aval, le soutient et surtout l'aide d'adultes dans ce genre d'opération !
- Parce que vous transformer en animagus tous seuls s'était pas risqué ? contrecarra le brun.
- Ce n'est pas quelque chose de dangereux mortellement Harry ! s'agaça l'adulte tout en arrêtant sa marche.
Son attention était tellement focalisée sur son filleul qu'il ne vit pas le basané en profiter pour s'installer dans un fauteuil confortablement et le blond presque ramper vers son miroir salvateur.
- Et courir dans les bois avec un loup-garou ça ne l'est pas ? renchérit son filleul.
- Nous ne parlons pas de ce que moi et les Maraudeurs avons fait, mais de ce que vous avez fait. Nous avons bien sûr fait des choses stupidement dangereuses, mais pas complètement crétines non-plus. De plus, nous avions l'aval de Dumbledor, nous, et l'aide de McGonagall même si elle ne le savait pas. Ce que vous avez fait est impardonnable. Vous auriez pu y laisser la vie ! La magie noire n'est pas forcement mauvaise, mais elle est dangereuse ! Très dangereuse ! Mal utilisée, elle peut avoir de très grave répercussion sur votre santé ou votre magie !
- Nous avons bien fait attention à,… essaya Blaise, s'enfonçant davantage dans le fauteuil.
- Vous n'avez fait attention à rien du tout. Vous me décevez grandement, tous autant que vous êtes !
- Moi j'étais évanoui, je ne savais pas qu'ils s'étaient lancés là-dedans tous seuls, expliqua posément Draco qui vérifiait son apparence dans la glace, debout derrière lui.
Sirius l'observa surpris. Il se tourna de nouveau furieux vers les autres adolescents alors qu'il se rapprochait du nouvellement nommé traître et le serrait dans ses bras.
- Vous avez même mis en danger mon petit cousin ! Vous auriez fait quoi s'il ne s'était pas réveillé ?
- On aurait eu des vacances, cracha avec hargne Ron qui fusillait le blond comme les deux autres garçons.
- Ce coma prolongé de deux,…
- Trois, rectifia Hermione alors que Sirius posait son regard sur elle, interdit.
- Trois jours de coma ? Non mais vous vous rendez compte des conséquences que cela aurait pu avoir sur sa santé ?
- Nous l'avons nourri, lavé,… tenta de nouveau en vain Harry.
- Vous auriez dû m'en parler. Et moi qui croyais que vous me fomentiez une blague et que cela vous rapprochait ! J'aurais même préféré. Vous ne me considérez pas comme un adulte responsable car je sais ce qu'est être adolescent et que je rattrape ces 12 années perdues à Azkaban, mais ne me prenez pas pour un imbécile !
- Ce n'est pas…
- Si c'est parfaitement ce que vous pensez Blaise ! Je sais les limites que vous n'auriez pas dû dépasser et mettre votre en vie en danger ainsi était une de ces limites. Vous me décevez tous énormément, je vous aurez cru plus intelligent ! Surtout toi Hermione, comment avez-vous pu faire cela dans votre coin ?
- Mais, je… Je pensais que nous avions pris toutes les précautions. Le livre montrait que cela n'apportait aucun risque et puis, vous n'auriez pas servi à grand-chose. Avant, je vous aurais tout de suite prévenu, mais dans l'urgence de la chose et un peu part habitude, je n'y ai pas pensé. C'était entre nous, comme tant d'autre fois,… expliqua Hermione coupable et les larmes aux yeux.
Sirius se sentit perdre de sa hargne et de son autorité face aux pleurs de la jeune fille. Il laissa partir Draco qui se débattait dans ses bras et se rapprocha d'elle. Il posa sa main sur sa tête et d'une voix douce et basse expliqua :
- Vous n'êtes encore que des enfants, vous devez nous prévenir. Il est normal que vous fassiez des erreurs, on en a tous faits. Mais il n'est pas normal que ces erreurs puissent vous coûter la vie. Si vous avez à ce point l'habitude, et Merlin me préserve de savoir quelles autres choses aussi dangereuses vous avez faites, c'est que vous ne vous reposez pas assez sur nous.
- Sur qui nous reposer ? s'agaça Blaise dans son coin, alors qu'il se tenait la tête de ses deux mains. Je ne fais confiance à personne ici.
- Et moi ? s'enquit Draco.
- Toi tu nous as lâchement abandonné, tu viens de perdre toute ma confiance.
Sur ces mots, Draco partit bouder avec classe faisant rire toutes les personnes présentes. Sirius se positionna devant Blaise et lui saisit les épaules :
- Tu peux me faire confiance.
- Pourquoi ? rétorqua le basané qui semblait avoir envie, plus qu'autre chose, de lui accorder sa confiance
- Parce que… Pourquoi faire confiance à quelqu'un ? demanda l'adulte ne trouvant pas comment répondre à cette question.
- Parce qu'il est loyal, qu'il ne trahira jamais, parce qu'il fait partie de ma famille, de celle de Draco, parce qu'il tient à toi, parce qu'il est digne de confiance, répondit Harry.
Blaise ne répondit rien mais déglutit, retenant ses larmes et acquiesça :
- Alors tu seras bien le premier adulte à qui il pourra faire confiance, déclara Draco avant de menacer Sirius. Mais si jamais tu trahis cette confiance, le contrecoup te sera terrible, cousin.
- Tout le plaisir est pour moi Draco, dit-il légèrement apeurer face à l'expression du blond qui lui rappelait vaguement Narcissa lorsqu'elle était en colère, terrifiant. Bon, ce n'est pas tout ça, mais allez-vous coucher les garçons, je vais appeler madame Pomfresh. Hermione tu viens avec moi pour lui expliquer en détail le rituel que vous avez utilisé.
- Pourquoi ? s'enquirent tous les garçons.
- Parce que, je suppose que votre satané bouquin ne vous la pas dit, lever une malédiction relève de la haute magie et qu'il se pourrait que cela ait renforcé le lien que vous possédiez déjà. C'est pour cela que je voudrais que vous m'en parliez à l'avance si vous tentez encore quelque chose dans le genre.
Les quatre adolescents acquiescèrent et se dirigèrent vers leurs chambres alors que Sirius prenait le chemin opposé, suivit d'une Hermione la tête basse. Il arrêta sa marche avant d'atteindre les escaliers et s'écria :
- Vous êtes bien évidement tous les cinq consignés dans vos chambres jusqu'à nouvel ordre. Draco, si ce que tu me dis est vrai tu pourras peut-être en sortir, mais ce n'est pas comme si tu pouvais aller bien loin.
- QUOI ? s'écrièrent les cinq adolescents.
Sirius leur lança un regard peu amène et plus personne ne protesta. Les quatre garçons allèrent se mettre au lit. Draco fut plus que surpris que son compagnon de chambre ait changé mais ne fit aucune remarque. Il venait de dormir trois jours en continu, mais sa tête le martelait tellement qu'il n'avait qu'une envie, recommencer.
Hermione, de son côté, se fit de nouveau crier dessus par l'infirmière alors qu'elle racontait le rituel. Madame Pomfresh râla énormément, cela ne faisait que quelques jours que les adolescents étaient à Square Grimmauld et pourtant elle s'était déplacée plus que durant toutes ses vacances. Elle arriva rapidement et se dirigea à pas rapide vers les chambres qu'occupaient les quatre garçons.
- Bon, voyons voir ça, débuta-t-elle tout en se penchant sur un Blaise endormi.
Elle lui lança une série de sort et fronça les sourcils. Elle se précipita de l'autre côté de la pièce pour se pencher sur Ron qui dormait d'un sommeil tout aussi profond. Elle soupira un instant alors qu'Hermione et Sirius la regardaient d'un œil inquiet. Elle sortit quelques fioles et força les deux garçons à la boire.
- Pourquoi ne se réveillent-ils pas ? s'enquit la Gryffondore inquiète.
- Parce qu'ils ont utilisé bien trop de magie, leur corps va dormir autant de temps qu'il lui faudra pour que toute leur magie ne soit renouvelée. Vous avez été bien impétueux !
- Que leur donnez-vous ? demanda à son tour Sirius.
- Ce sont des potions qui accélèrent le processus. Ils devraient être frais comme des gardons demain matin !
Ces paroles eurent pour don de rassurer Sirius et Hermione. Madame Pomfresh gardait pourtant ces sourcils froncés, caractéristiques de son air inquiet. Elle poussa un profond soupire de lassitude et passa de l'autre côté de la porte pour rejoindre la chambre occupée par les deux autres garçons. Elle les découvrit, endormis, l'un dans les bras de l'autre. Apparemment, Harry s'était levé pour rejoindre Draco et le gardait, son dos collé contre son torse en lui enserrant la taille alors que sa tête était nichée dans ses cheveux.
L'infirmière de Poudlard haussa un sourcil surpris face à leur position mais ne fit aucune remarque après avoir entendu l'exclamation de surprise de Sirius qui l'avait suivi avec Hermione. Le plus âgé demanda à la jeune femme une explication du regard. Cette dernière sourit et expliqua :
- Harry ne fait plus de cauchemar lorsqu'il dort avec Draco.
Madame Pomfresh leur lança à leur tour un série de sorts tandis que Sirius acquiesçait en signe de compréhension, et leur fit boire la même potion. De nouveau, ils ne se réveillèrent pas. Ces sourcils se froncèrent davantage, si cela était possible, et ils ressortirent des chambres.
- Que se passe-t-il Pompom ? s'enquit Sirius voyant le trouble de la femme.
- Leurs liens se sont modifiés.
- Leurs ? Ils en ont plusieurs ? s'étonna Hermione.
- Oui, le problème est qu'ils n'en avaient qu'un qui les liait tous. Maintenant, j'en ai distingué trois les liant les uns les autres, peut-être plus. Un, liant puissamment Messieur Weasley et Zabini, un, de la même origine liant Monsieur Potter et Monsieur Malfoy et le dernier, toujours le même, mais renforcé.
- Que voulez-vous dire par ''renforcé'' ?
- Je veux dire qu'il va durer beaucoup plus longtemps que ce que je n'avais prévu Sirius.
- Combien de temps ?
- Ce serait difficile de juger. Les nouveaux liens sont un peu du même genre que l'ancien, mais je ne les avais jamais vus. Peut-être devront-ils rester ensemble encore une année finalement.
- Ce n'est pas possible ! s'exclama Hermione.
- Je dis une année comme je pourrais dire trois semaines Mademoiselle Granger. Leurs liens sont très instables. Ce sera leurs comportements qui les définiront réellement. Pour l'instant, je peux fixer un maximum mais plus de minimum. Le lien principal, les liant tous les quatre, ne durera pas plus d'un an. Le rituel a épuisé sa réserve magique, mais comme ils l'ont renforcé, je ne sais pas s'ils l'ont modifié.
- On ne peut pas savoir ? s'enquit Sirius.
- J'en parlerai à Dumbledor. Mais ce qui m'inquiète est qu'il semble avoir tissé un autre lien plus puissant alors qu'ils en ont détruit un. La dernière fois, un lien puissant de répulsion liait Messieurs Malfoy et Weasley, maintenant, ils sont tous les deux liés avec Monsieur Potter, mais de manière attractive. C'est le résultat directe d'une annulation de malédiction, mais je ne comprends pas ce que vient faire Monsieur Potter là-dedans.
Les deux autres ne purent lui répondre et elle reprit :
- Il y a autre chose de plus préoccupant. La dernière fois, ils n'avaient, non plus, aucun lien avec l'extérieur.
- Que voulez-vous dire ?
- Par exemple, vous, commença-t-elle en désignant Sirius, vous possédez un lien avec l'extérieur, le lien que vous possédez avec la meute de Remus.
Sirius acquiesça montrant sa compréhension. L'infirmière reprit donc :
- Et bien il semblerait que le même lien se soit tissé pour nos quatre compères.
- Mais aucun n'est un loup, s'exclama l'ancien prisonnier.
- Je le sais cela, mais justement, c'est un lien avec l'extérieur. Ils sont tous liés à la meute d'une créature magique, je pencherais pour un loup-garou après l'avoir comparé avec celui que vous possédez.
- Vous voulez dire qu'ils appartiennent à une meute ? demanda Hermione.
Madame Pomfresh acquiesça en signe de confirmation.
- Mais ça ne peut pas être celle de Remus ?
- Il ne semblerait pas car Harry possède deux liens. Un avec la meute de Remus, un avec celle d'un autre loup.
- On ne peut appartenir à deux meutes ! rétorqua Sirius.
- C'est bien cela le problème. Lorsque l'un des deux loups se rendra compte que son louveteau ne lui appartient pas totalement…
- Nous devons trouver qui est l'autre loup et comment ils ont pu en rencontrer un alors qu'ils levaient une malédiction.
- Il faudra tenir Remus à l'œil, il n'est pas violent en dehors des pleines lunes, mais son instinct risque de reprendre le dessus, compléta l'infirmière.
Sirius acquiesça et Madame Pomfresh repartit tout en disant qu'elle s'occuperait d'expliquer les complications à Dumbledor. L'ex-prisonnier et la Gryffondore restèrent silencieux un certain temps et finalement l'adulte déclara :
- Tu leur expliqueras lorsqu'ils se réveilleront.
- Mais,… pourquoi ? Tu ne le ferais pas ?
- Je vais envoyer un message à Narcissa et aller voir Severus.
- Pourquoi ? demanda la jeune femme surprise.
- Si Draco fait partit de la meute d'un loup, alors les personnes qu'il considère comme sa famille et sont vraiment sa famille, génétiquement et magiquement parlant, seront, elles aussi, choisis par le loup pour faire partie de la meute. Ils peuvent refuser, mais il faut qu'ils soient prévenus.
- D'accords, acquiesça Hermione se disant qu'elle devrait aussi envoyer une chouette au fameux James et à Dudley maintenant que ce dernier pourrait peut-être être considéré par Harry comme sa famille et étant sa seule famille.
- Bien, vous avez interdiction de quitter la double chambre. Tu vas dormir avec Harry et Draco et c'est non-négociable. Avant de partir, je t'amènerai tes affaires et vous enfermerez dans la chambre.
Hermione hocha la tête à regret. Elle sentait que le lendemain allait être très difficile.
Voilà, elle l'avait dit. Cela faisait quatre fois qu'elle réexpliquait l'histoire et qu'Harry et Ron lui demandaient des précisions. Draco avait eu l'air de comprendre la première fois mais avait commencé à méditer après la deuxième, Blaise avait attendu la troisième pour tomber dans le mutisme. Harry commençait à comprendre et Ron semblait être bien loin de tout cela.
Elle les observa un moment en silence, installée sur la seule chaise de la chambre de Blaise et Ron. Harry faisait les cents pas tandis que Ron était allongé sur son lit et les deux Serpentards assis sur le lit du basané.
- Alors si je comprends bien, moi et Potter sommes liés, tout comme Blaise et Weasley, débuta Draco brisant le silence.
Acquiescement de la part d'Hermione. Harry arrêta sa marche pour observer le blond.
- C'est logique, pour briser la malédiction, je suis rentré dedans grâce à mon lien avec Weasley et Harry grâce à son lien avec toi. Qu'ainsi nous en ayons créé d'autre est logique.
Tous hochèrent la tête aux paroles du basané.
- Ensuite, le lien qui représentait notre malédiction, reprit Draco tout en se pointant lui et Ron à tout de rôle, c'est transformé et a inclus Potter.
- Là, encore, c'est logique, commença Blaise.
Sous le regard perdu de certain, Blaise rappela l'implication de la famille Potter dans la formation de la malédiction.
- Pour finir, nous appartenons tous à une meute de loup. Harry appartenant lui à deux meutes, termina le Serpentard brun.
- Ce n'est pas normal, on ne peut pas appartenir à deux meutes, rappela le concerné tout en reprenant sa marche.
- Si, coupa Draco.
Tous tournèrent leurs regards vers lui. Il abordait une expression très sérieuse et réfléchissait.
- On peut oui, si l'un est un Alpha et l'autre un Beta solitaire.
- Je ne comprends pas, dit Ron résumant les pensées de toutes les personnes présentes.
- Un Alpha est un loup qui domine, dans sa meute, il peut y avoir des Beta, des moldus, des sorciers ainsi que nombre de créature magique. Les Beta solitaires, eux, n'ont pas d'Alpha, à notre époque se sont les plus nombreux car les seuls Alpha encore connus sont à Azkaban. Ils n'ont, à proprement parlé, pas de meute mais peuvent s'en construire une de substitution.
- Harry fait partie de la meute de substitution de Remus, compléta Hermione qui semblait avoir compris. Ainsi, il fait aussi partie de la meute d'un Alpha et par extension, Remus en fait partie aussi.
- Si Remus Lupin et l'Alpha se rencontrent, soit ils s'entre-tuent car Lupin refuse sa place de soumis, soit Lupin accepte et donc va vivre avec la meute, soit il perd et doit s'exiler, comprit Blaise.
- Oui, mais deux Betas peuvent proclamés un sorcier appartenant à leur meute aussi, dans ce cas, ils se battent. Car deux Beta ne peuvent former une meute sans Alpha. C'est pourquoi on dit qu'il est impossible d'appartenir à deux meutes.
- Il faut prévenir Remus, déduit Harry qui tenta en vain de décaler Ron et de s'asseoir sur le lit.
- Non, rétorqua Hermione. S'il le sait, il va chercher, soit l'Alpha soit l'autre Beta et ils combattront. Il pourrait mourir.
Tous firent silence. Hermione les observa un peu incertaine et reprit :
- Une idée sur l'identité de l'autre loup ?
- Mon ancêtre, répondit Draco alors que tous le regardèrent surpris. C'est un Alpha, il nous l'a expliqué. Je fais donc naturellement parti de sa meute comme devrait l'être mon père. Ensuite, l'ancêtre Weasley appartenait à sa meute, donc tous les Weasley qu'il rencontrera, s'ils n'opposent aucunes résistances, y appartiendront. Potter et Blaise nous sont doublement liés, donc ils y appartiennent aussi.
- On ne peut pas refuser ? s'agaça le basané.
- Non, pas dans ce cas-là, lorsque nous ne serons plus lié oui, mais pas avant, expliqua Draco.
- Et nous ? s'enquit Ron qui commençait à en avoir rat la marmite de ces ancêtres qui n'en faisaient qu'à leur tête et qui les emmerdaient encore alors qu'ils devraient être six pieds sous terre depuis longtemps.
- Moi je n'ai pas le choix, je fais partie de sa famille. De plus, moi tout autant que toi n'avons fait aucune complainte sur le fait qu'il soit notre Alpha, nous ne pouvons plus faire marche arrière, à moins que tu ne connaisses à autre Alpha à suivre.
- Y m'énerve, mais Y M'ENERVE ! s'énerva en effet Ron.
- Ils nous énervent tous Weasley ! rétorqua sèchement Blaise.
Tous montrèrent leur accord et Hermione expliqua la raison pour laquelle, ils devraient prévenir Dudley. Draco et Blaise partirent dans l'autre chambre à la recherche de quoi envoyer une lettre.
- Je ne sais toujours pas quoi lui dire Herm', se plaignit Harry.
- Oh, tu trouveras bien !
- Et puis, t'as pas besoin de lui écrire un roman non-plus, déclara Ron.
- Il faut bien que je lui donne une réponse ! exposa Harry.
- De quoi parlez-vous ? s'enquit Blaise tandis qu'il revenait avec la chouette dans sa cage, nouvellement métamorphosée.
- De mon cousin, il m'a martyrisé pendant des années et là, il veut faire amande honorable et m'a proposé qu'on essaye de se connaitre, expliqua Harry qui s'assit en tailleur sur le lit du basané alors que Draco revenait avec du papier et un stylo.
- Un peu comme nous, sauf que là, c'est toi qui as fait le premier pas. Avoue que nous ne nous sommes pas toujours conté fleurette Potter, coupa le blond alors que le brun allait rétorquer quelque chose. Pourtant tu as réussi à nous pardonner, fait la même chose avec ton cousin ! conseilla Draco tout en lui tendant de quoi écrire. Là, en plus, il s'agit de ta famille.
- Oui,… acquiesça Harry tout en partant dans ses réflexions.
Le brun accepta avec plaisir le papier et le stylo. Il commença à écrire mais tilta :
- Mais d'où vous sortez ça ? demanda-t-il tout en montrant le stylo.
- Cela faisait partie de ce que James nous a envoyé. C'est plus pratique qu'une plume, pas besoin d'encre pour écrire. Il y avait avec des livres scolaires pour, si nous pouvions accéder à une école moldu, avoir le niveau, si vous vous demandez, expliqua le basané s'installant à côté de Ron qu'il vira sans aucun remord.
- Mais vous n'irez pas, n'est-ce pas ? s'enquit Harry.
- On risque d'attendre un an de plus, répondit Blaise tandis que Draco écrivait installé aux côtés du Gryffondor brun.
- Je croyais que tu ne laisserais pas Malfoy ? se surprit Ron tout en s'asseyant en tailleur.
- Non. Mais peut-être vais-je réussir à le faire changer d'avis avec votre appui ! leur répondit-il avec un grand sourire innocent.
- Et si vous pourriez arrêter de parler d'une personne alors qu'elle est là, vous seriez très aimable ! s'énerva le concerné.
Les trois garçons se moquèrent de lui tandis qu'il demandait :
- Comment peux-tu les supporter Granger ?
- Et bien, l'habitude je crois, répondit la concernée avec une expression d'intense réflexion.
- Eh ! s'offusquèrent ses deux amis.
Hermione et Draco rirent de leur expression, accompagnés par un Blaise déjà hilare. Harry se mit à bouder dans son coin et Ron à râler :
- On aurait dû vous laisser dans votre coin, vous ne nous apportez que des ennuis, et maintenant vous rebellez nos amis contre nous !
- C'est ça, c'est ça, Weasley,… l'embêta le basané.
Le roux se renfrogna davantage et pointa son meilleur ami du doigt.
- C'est de ta faute tout ça !
- Ma faute ?! s'offusqua Harry sortant de son court mutisme.
- Tout à fait ! De TA Faute !
- En quoi c'est ma faute ? s'énerva le brun tout en se relevant alors que les trois spectateurs riaient à gorge déployée, Hermione manquant de tomber de sa chaise.
- C'est toi qui as voulu proposer cette trêve ! lui rappela Ron tout en se levant à son tour permettant au basané de s'écrouler sur le lit mort de rire.
- Même pas vrai ! répliqua Harry avec une mauvaise fois évidente.
- Si c'est vrai !
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- Non ! déclara Ron sûr de faire tomber son meilleur ami.
- Non ! reprit le brun fier de lui tandis que le roux lui tirait la langue.
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- Si ! tenta à son tour Harry.
- Si ! s'exclama son meilleur ami avec victoire.
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- Si !
- NON ! C'est pas vrai ! finit par crier Harry, tournant le concourt en celui de celui qui crie le plus fort.
- Si ! C'est vrai ! le roux répondait apparemment au défi.
- Bon ça suffit ! coupa Draco passablement agacé par la situation tout en étant amusé.
- Ah AHHH ! s'exclama Ron vainqueur. C'est moi qu'est raison !
Il commença à sauter partout en signe de victoire alors que Blaise suppliait qu'on l'achève tellement il riait, tout en tapant du poing le lit. Harry se renfrogna en s'asseyant avec humeur et en fusillant le blond du regard. Ce dernier observait avec consternation le roux faire ce qui lui semblait être une dance de la victoire, ou alors le mime d'une personne courant pour éteindre le feu qu'il a aux fesses. Il n'arrivait pas à se décider.
- T'aurais pas pu intervenir juste avant ou juste après non ? Fallait que tu fasses gagner Ron ! lui reprocha Harry.
- Mais…Je…, tenta le blond ne sachant pas quoi dire.
C'en fut trop pour Hermione qui tomba par terre, secouer par les rires. Ce fut dans cette position que Severus Snape les trouva, ouvrant alors la porte. Harry et Draco qui faisait face à cette dernière l'observèrent surpris. Il posa son regard noir, terrifiant, sur Hermione se roulant par terre, riant à gorge déployée. Il haussa un sourcil et dirigea son regard de braise sur Ron qui n'avait toujours pas fini sa dance de la victoire et se trémoussait de manière tout à fait stupide et désordonné. Il écarquilla les yeux tandis que ces derniers finissaient leur trajet en tombant sur Blaise qui se tordait de rire sur le lit tout en pointant le roux du doigt. Ce fut au moment où ce dernier tomba du lit que Severus Snape referma la porte, perturbé, sûrement à vie.
Durant toute l'inspection Draco et Harry ne l'avaient pas quitté des yeux, retenant même leur respiration. Lorsqu'il ferma la porte, les deux garçons ne purent s'empêcher d'exploser de rire. Harry se retenant de tomber du lit en s'accrochant au blond qui, lui, se penchait en arrière et s'accrochait aussi au brun pour ne pas tomber.
Dans le couloir, la terreur des cachots prit une profonde inspiration et rouvrit la porte sur le spectacle si affligeant et grotesque de ces cinq adolescents écroulés de rire. Il avait presque cru avoir rêvé la première fois. Il poussa un sourire de découragement et se racla la gorge. Aucun de ses élèves ne sembla remarquer sa présence et il s'énerva. Bien évidemment, il aurait préféré ne pas avoir à les déranger. Après tout, il adorait son filleul et il était très rare de le voir rire ces derniers temps, mais il s'agissait d'une urgence. Alors, avec un grand sourire sadique, il s'exclama de sa voix la plus froide :
- C'est pas bientôt fini ce cirque ?
Un grand silence se fit dans la pièce. Tous tournèrent lentement la tête vers lui. Tous eurent une réaction immédiate.
Blaise s'étrangla par terre avec sa salive et rampa pour remonter sur le lit. Il s'accrocha aux couvertures, tira et retomba par terre. Honteux, il se releva et s'assit, cachant les couvertures traîtresses sous le lit. Il prit un air dégagé, légèrement perturbé par ses joues rosis et ses cheveux décoiffés.
Weasley rougit, déglutit, blanchit, faillit faire une syncope, tomba légèrement, se remit sur pied et rougit de nouveau. Le cercle se poursuivit pendant trois tours. Finalement, mort de honte, il se précipita sur le lit où avait réussi à s'installer le basané et se cacha la tête dans ses mains.
Hermione, elle, s'était immédiatement redressée, se prenant les pieds dans la chaise sur laquelle elle voulait s'asseoir. Elle s'étala donc de tout son long aux pieds du professeur de potion, se releva rapidement, s'excusa le rouge aux joues et se précipita pour retourner sur sa chaise tout en se cachant le visage sous sa masse de cheveux, baissant la tête.
Draco avait lui, projeté Harry loin de lui rapidement, cependant ce dernier était bien accroché à ses épaules et ils tombèrent tous les deux affalés sur le lit. Le blond recouvrait de tout son poids le brun, il se releva rapidement, mais mit un coup de tête dans la mâchoire du brun. Tous deux restèrent sonnés un certain moment, puis se rendirent compte de leur proximité. Harry rougit fortement et repoussa le blond. Ils réussirent à s'asseoir correctement.
Finalement, tous tournèrent un regard plus ou moins affirmé vers le terrible professeur, qui n'en put plus et laissa échapper un petit rire. La révélation fut fatale. Snape savait rire. Sirius qui entrait à sa suite s'évanouit alors que tous les Gryffondors faisaient un parfaite imitation du poisson ce qui renforça l'hilarité de l'adulte et entraîna celle des deux Serpentards alors qu'Hermione essayait de reprendre contenance. Elle ne devait pas manquer de respect à un professeur.
Au bous de quelques minutes, tous furent calmés et de nouveau en état de parler et de suivre une conversation. Severus expliqua qu'il devait parler en privée avec Draco et Blaise, ainsi que Sirius. Les élèves acquiescèrent et Harry décida d'en profiter pour écrire sa lettre pour son cousin. Lorsque les Serpentards furent passés dans l'autre chambre et qu'Hermione eut jeté un sort de silence, Ron s'enquit :
- On est tombé dans la quatrième dimension ? Snape sait rire ? demanda-t-il avec incrédulité.
- Tout le monde sait rire, répondit Hermione d'un ton docte.
- Oui, mais c'est S.N.A.P.E, épala Ron.
Les trois Gryffondors pouffèrent et Harry se mit sérieusement à la rédaction de sa lettre.
De l'autre côté de la porte, l'ambiance c'était largement refroidi. Blaise et Draco s'était assis sur le lit qu'occupait dorénavant le blond alors que Sirius et Severus avaient pris place sur celui qu'était censé occupé Harry. Ce fut Sirius qui débuta :
- Je suppose qu'Hermione vous a expliqué.
Les deux Serpentard acquiescèrent.
- Bien, je suis donc allé prévenir ta mère Draco, expliqua Severus. Nous ne pouvions simplement lui envoyer un message, les courriers sont interceptés depuis que le Lord a élu domicile chez toi.
- Il vit là-bas ? demanda le blond perturbé.
- Ta mère est dans une zone où il n'a pas accès. Ne t'inquiète pas, elle est en sûreté. Elle nous a laissé un message pour toi.
Draco prit la missive que son parrain lui tendait et lut.
Mon petit Dragon,
Tout d'abord, je vais bien. Je suppose que Severus t'a indiqué ma situation au manoir. Ne t'inquiète pas. Aucun Mangemorts ne peut atteindre mes quartiers, secret de famille,…
Je suis heureuse de savoir que votre plan à marcher. Je suis surprise que vous soyez arrivés chez mon cousin mais rassurée. Vous y serez en sécurité. J'ai appris pour votre stupide idée de lever la malédiction. Draco, mon chéri, je te félicite du succès de ton opération mais ne refait jamais quelque chose d'aussi dangereux. Si je te perds, je ne m'en remettrais pas.
Après votre départ, je suis allée voir Erica, elle peut vous faire rentrer l'année prochaine dans son établissement. J'ai connaissance de votre situation, à toi et Blaise, avec Messieurs Potter et Weasley. Le Professeur Dumbledor pourra vous protéger durant l'année. En attendant, je refrénerai ton père pour ne pas qu'il te sorte définitivement de Poudlard. Il me parait cependant trop heureux de cette nouvelle rentrée. Je te conseille donc de te méfier de tes nouveaux professeurs.
J'ai fait passer la recette de l'antidote pour Théodore à Erica, j'ai bon espoir qu'elle le donne à James ou se le procure elle-même. Je n'ai malheureusement pas pu voir James, son grand-père est rentré plus tôt que prévu.
Severus m'a expliqué pour cette histoire de meute. Si j'ai bien compris, tu as intégré une meute tout en levant une malédiction. Je n'en ai conclu qu'une chose, c'est soit celle de l'ancêtre Weasley, soit celle de l'ancêtre Malfoy. Dans tous les cas, je ferai attention. J'essayerai de prévenir ton père. Cependant, il me semble qu'il n'aura pas besoin de ça pour rejeter la dominance. Pour ma part, j'attendrai pour savoir s'il serait judicieux ou non d'appartenir à une telle meute.
Pour l'instant, le maître ne se doute de rien contrairement à ton père qui a des soupçons, mais j'essaye de le désorienter. Pansy pour sa part est assez agacée, elle ne peut poursuivre la formation seule. Elle nous a fait un tel caprice que ton père pense à rompre vos fiançailles, bien évidemment, je le pousse dans ce sens.
Les Notts jouent parfaitement le jeu et les Zabini sont agacés que leur présent ne puisse contenter le maître mais ils ne rappelleront pas Blaise. Ils ont par contre été très surpris d'atterrir chez des moldus alors qu'ils avaient suivi la trace du collier. Bien évidemment, ils ne savent pas comment ils sont rentrés chez eux. James est bien entendu intervenu en votre faveur, il a réussi à appeler Erica, Léa et Monsieur Adams. J'ai appris d'Erica que les moldus allaient bien si vous vous inquiétez. De plus, les Zabinis ont été plus que surpris que leur sort sur le collier de Blaise ne fonctionne plus. Ton père vous a inconsciemment, ou peut-être pas tant que ça, sauvé la mise. Il leur a fait remarquer leur incapacité à jeter un sort aussi simple qu'un sort de traçage.
Il n'est peut-être pas si perdu que cela finalement. Il se remettra de ce sort d'imperium Draco. Je l'y aiderais. Compte sur moi.
Bonne chance de ton côté.
Je t'aime mon chéri, ne l'oublie jamais.
Et s'il te plait, renonce à ton projet stupide de sauver ton père et moi, tu n'as pas à t'occuper de nous. Et oui, Théodore s'est confié à Erica. Nous nous en sortirons bien tous seuls. J'en ai parlé avec Severus, nous avons peut-être une solution pour Lucius.
XXX
Narcissa, ta mère aimante.
Un léger sourire triste fleurit sur le visage de Draco. Blaise qui avait lu par-dessus son épaule lui passa une main réconfortante dans le dos. Le blond laissa tomber sa tête contre son épaule et souffla de soulagement.
- Stupide Théodore avec son habitude de toujours se mêler de tout, grommela-t-il dans sa barbe.
- En parlant de Théo, nous devons le récupérer, remarqua Blaise.
A SUIVRE…
