Salut à tous, donc déjà comme vous le savez merci beaucoup pour toutes vos reviews ça me fait ultra plaisir, n'hésitez pas à continuer ça m'encourage beaucoup:)
Ensuite, bon j'ai bientôt terminé d'écrire cette fiction. Donc pour l'instant j'ai écris 29 chapitres. Je pense qu'il y en aura surement un ou deux de plus, mais je vous dirais le nombre définitif quand j'aurais mis au point tout ça
Ah et PS: n'oubliez pas qu'à partir du chapitre 21, les chapitres seront plus longs, et je conserverai cette longueur jusqu'à la fin.
Merci de tout votre soutien, je souhaite du courage à tout ceux qui sont en cours, ou qui bossent ! Attention à la grippe !
Chapitre 14 : La conversation
Emma et Regina avait pris le trajet du retour pour rentrer à l'appartement. Henry était disposé à l'arrière et s'était à nouveau endormi. Sa mère, du côté passager, était retournée pour le détailler des yeux, d'un air que son amie trouvait adorable. Lorsqu'elle eut terminé et qu'elle regardait à nouveau la route, le silence qui régnait était toujours trop pesant pour Emma.
- Dis moi… se lança-t-elle finalement. Qu'est-ce qui s'est passé tout à l'heure ?
- Mmh ?
- Pendant la séance. La prise de main, tout ça. C'était quoi au juste ?
- C'est à toi de le dire Swan. C'est toi qui m'a prise la main.
- Et c'est aussi toi qui m'a donné un bisou sur la joue et qui t'es appuyée contre moi. Répondit-elle, bien déterminée à ne pas se laisser faire.
Regina lui sourit. Elle ne répondit pas tout de suite, mais Emma savait être patiente, pour ce genre de choses.
- Je ne sais pas Emma. Je n'ai pas réfléchi.
- Oh. Tu n'as pas réfléchi alors ? Ça veut dire que tu regrettes ?
- Je n'ai pas dit ça.
Un court silence s'installa. Avant qu'Emma ne reprenne la parole une nouvelle fois.
- C'était étrange non ? Pour deux « amies » de… se prendre la main comme on l'a fait pendant le film.
- Si tu veux mon avis Swan, je suis d'accord. J'ai été impulsive et j'ai agi sans vraiment me poser de question, à l'inverse de tout ce que j'ai toujours eu l'habitude de le faire dans ma vie. Ça m'a fait du bien de philosopher comme ça pour une fois.
Emma déglutit.
- C'était pour le défi alors ? Se vexa-t-elle alors discrètement.
- Je n'ai pas non plus dit ça.
Décidément, Regina Mills était le genre de personne que la blonde n'arrivait pas à cerner. Elle ne comprenait pas ce qui avait pu la pousser à agir de cette manière. Elle aurait dû la repousser. Elle aurait dû se comporter exactement comme elle s'était comportée à son bureau, le fameux soir où elles ne s'étaient plus adressées la parole. Mais au lieu de cela, l'inverse total s'est produit. Elle ne voulait surtout pas qu'elle se sente redevable de vivre chez elle, et que ce soit la raison pour laquelle elle n'avait pas retiré sa main.
- Et toi alors Emma ? Je suis censée prendre comment le fait que tu aies eu ce geste tendre envers moi alors que tu m'avais promis que tu ne me draguais pas ?
La conductrice grimaça.
- Ce n'était pas de la drague.
Devant le regard accusateur de son amie, elle leva les yeux au ciel.
- Pas à proprement parler, si tu préfères. Moi aussi c'était une sorte d'impulsion. J'ai vu ta main et je me suis dit que j'avais envie de la prendre. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça.
Regina hocha la tête, et elles arrivèrent devant l'appartement d'Emma. Au plus grand regret de cette dernière, d'ailleurs, qui aurait mille fois préféré continuer encore cette conversation. La brune descendit de la voiture et réveilla doucement son fils pour le prévenir de leur arrivée.
Lorsqu'ils furent montés et qu'Henry fut couché, il était 21h et Emma avait pris le soin de faire un café à sa colocataire.
- Merci ! Soupira-t-elle en s'affalant sur le canapé.
Son amie répondit d'un hochement de tête et but une gorgée de son chocolat chaud avant de prendre son inspiration pour relancer la conversation.
- Excuse-moi d'insister mais est ce qu'on va faire semblant que rien ne s'est passé ce soir ? Je veux dire, c'est pas comme si c'était des gestes très importants, je sais. Mais t'as avoué toi-même que ce n'était pas non plus anodin, et je t'avoue que j'ai vraiment du mal à te suivre.
Regina se massa la nuque en fermant les yeux et fronçant les sourcils.
- J'ai du mal à me suivre moi-même, Emma. Tu le sais au fond. Je ne dis pas que ce n'est pas anodin, mais je ne peux pas non plus dire ce que ça signifiait tu comprends ?
Voyant la moue légèrement déçue de la blonde, elle décida de reprendre de plus belle.
- Je suis désolée Emma. Je suis fatiguée et j'ai peur de m'emmêler dans mes propos, comme je viens probablement de le faire et de te faire du mal. Je suis maladroite avec ce genre de conversation, et je pense qu'une bonne nuit de sommeil m'aiderait à y voir plus clair demain matin.
Sur ces mots, elle se leva et embrassa à nouveau la joue d'Emma.
- Je peux te jurer que je ne le regrette pas.
La blonde la regarda s'éloigner jusqu'à la chambre qu'elle occupait pour le moment avec un peu de baume au cœur. Elle se demandait cependant comment elle allait pouvoir dormir après avoir passé une telle soirée et après de telles révélations. Elle se décida tout de même à tout éteindre et à rejoindre son lit.
Alors qu'elle se retournait depuis des heures, elle vérifia rapidement son téléphone et remarqua qu'il était minuit passé de quelques minutes. Elle soupira et se leva pour aller boire un verre d'eau et se calmer un peu. Lorsqu'elle passa dans le couloir, elle constata avec surprise que la chambre qu'occupait Regina était toujours allumée. Elle hésita quelques instants puis se décida à toquer doucement.
- Oui ? Entendit-elle de l'autre côté de la porte.
Lorsqu'elle l'ouvrit elle trouva Regina assise sur son lit, simplement en train de ne rien faire, la lampe de chevet allumée.
- Je… Je n'arrive pas à dormir. Se justifia-t-elle comme si elle avait pu entendre la question qu'Emma allait poser.
- Moi non plus ! Répondit-elle en haussant les épaules. Je vais me chercher un verre d'eau d'ailleurs. Tu veux quelque chose ?
- Aller ! Soupira la brune. La même chose que toi.
Emma lui sourit faiblement et s'enfuit dans la cuisine pour servir deux grands verres d'eau fraiche avant de retourner de là où elle venait.
- Tiens ! Lui fit-elle en lui tendant.
- Merci.
Lorsqu'elle eut bu une gorgée, elle posa son verre sur la table et fit signe à Emma de venir s'asseoir près d'elle. Ce qu'elle ne se pria pas de faire.
- Pourquoi tu n'arrives pas à dormir ? Demanda alors la propriétaire lorsqu'elle remarqua que le silence lui était pesant.
- Je me pose milles questions… Et toi ?
- Je me pose milles questions.
Regina lui sourit, mais elle ne reprit pas la parole, ce qui poussa de nouveau Emma à le faire d'elle-même.
- A quoi tu réfléchis ?
- A ma situation. Au fait que je me sente totalement perdue. Tout d'abord parce que j'ai toujours trouvé le confort et le réconfort suffisant que je cherchais chez les hommes. Et qu'aujourd'hui je remarque que tu m'apportes la même chose. Si ce n'est que tu n'essaies pas de me faire souffrir. Alors je me demande si c'est parce que tu es l'amie que je n'ai jamais eue, ou si je me sens suffisamment bien en ta compagnie pour…
Elle se racla la gorge et baissa les yeux.
- Pour ? La questionna à nouveau Emma car elle ne comptait pas abandonner cette fois.
- Laisse tomber c'est stupide.
La blonde soupira. Puis elle décida que c'était sans doute le moment. Après tout Regina était en train de lui parler à cœur ouvert alors, c'était certainement son tour.
- Tu m'attires beaucoup. Lâcha-t-elle alors sans réfléchir. Je ne veux plus te le cacher.
- Je sais Emma… Soupira Regina. Je le ressens. J'ai peur que ça rende cette situation encore plus compliquée qu'elle ne l'est déjà.
La jeune avocate se mordit la lèvre. Mais elle ne regretta pas de lui avoir dit, elle se sentait bien plus légère maintenant.
- Ne va pas t'imaginer, ajouta-t-elle sérieusement, que c'était dans le but de te draguer ou de t'avoir pour moi que je t'ai proposé d'amener Henry ici ou même toi. Je voulais simplement t'aider, vraiment parce que je suis tout de même ton amie.
- Je ne l'ai jamais pensé !
Un petit silence s'installa, durant lequel Regina n'osait pas poser les yeux sur son amie, ce qui lui faisait profondément du mal.
- Est ce que… Se risqua Emma, notre relation va être différente maintenant ?
- Oui ! Répondit-elle catégoriquement. Elle le sera forcément. Mais ce n'est pas pour autant que ça veut dire que ce sera en mal.
Emma lui sourit. Venait-elle de lui dire qu'elle avait peut-être une chance avec elle ? Elle ne préféra pas relever pour ne pas paraître insistante et lourde, et la mettre mal à l'aise.
- Comment je peux t'aider à ce que tu saches où tu en es ? Demanda alors désespérément la blonde dans l'espoir de trouver une solution miracle aux doutes de son amie.
- Je… J'ai simplement besoin de savoir ce que je pense.
Après avoir prononcé ces mots, elle saisit de nouveau, avec beaucoup de tendresse, la main d'Emma et glissa ses doigts entre les siens.
- Je ne ressens toujours aucune espèce de gêne, ou de culpabilité en faisant ça, murmura-t-elle alors à la blonde dans un souffle.
- C'est peut-être simplement parce que tu te sens bien.
- Sans doute ! Fit-elle en haussant les épaules. Tu sais… Je n'arrive toujours pas à regretter notre comportement au cinéma. Au contraire, quand j'y pense… J'aimerai y retourner, parce qu'à ce moment là je ne me suis posée aucune question, et tout paraissait tellement simple.
- Ça n'a pas besoin d'être compliquée, tu le sais…
Regina lâcha la main d'Emma et lui sourit.
- J'ai simplement besoin d'un peu de temps pour comprendre ce qui m'arrive, Emma.
La blonde se leva du lit en souriant et leva les mains devant elle pour lui montrer qu'elle était là en paix.
- Je sais. Je vais te laisser dormir d'accord ? Et on ne reparlera pas de cette soirée tant que tu n'en auras pas décidé autrement.
- Merci… Répondit-elle sincèrement en lui adressant un magnifique sourire. Tu trouves toujours les mots toi.
- Toujours pour mes amies !
Et elle s'enfuit. Tout sourire, elle retourna se glisser dans son lit. Maintenant, il était sans doute possible qu'elle ait une chance avec Regina, il lui fallait simplement attendre. Et c'est beaucoup moins préoccupée, qu'elle s'endormit presque immédiatement.
