Note d'auteur:

Ni Hao! ^^

Je poste ce nouveau chapitre avec un peu de retard, désolé ! Il est assez long et ne fait pas tellement avancer l'intrigue, mais j'espère qu'il vous plaira! :)

Bonne lecture !

Jenifael09 : Merci beaucoup ! J'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre aussi! :)

ophdess : Oui c'est vrai qu'ils se voilent pas mal la face ! ^^ Mais bon dans ce chapitre Hermione commence à mettre de l'eau dans son vin... Enfin n'hésite pas à me dire ce que tu en as pensé! Merci pour ta review, c'est toujours un plaisir de lire tes réactions! ;) Bises

mama: Merci pour tes gentils mots! ^^ Pour ce qui est des pensées de Drago, je trouvais intéressant d'entrer dans sa tête, comme on a toujours eu que des descriptions du point de vue de Harry dans les bouquins, je voulais vraiment chercher à relativiser ce personnage, décortiquer sa personnalité, le rendre plus complexe...contente que ça te plaise ! A bientôt! :D

Marimarina: *o* ...Wow, ta review est juste...juste...j'ai pas de mots ! Alors je te dirais juste Merci, un simple merci, mais vraiment ça exprime parfaitement ma reconnaissance! Alors Merci :3 J'espère que la suite te plairas autant ! *s'en va dans un coin pour pleurer toute les larmes de son corps sous le coup de l'émotion*

Chapitre 14 : Rencontre avec Tobey Know

Drago parcourait les couloirs de Poudlard avec rage. La dispute qu'il avait eue à l'heure du déjeuner avec Hermione l'avait mis dans une colère noire. Tout en lui bouillonnait comme le contenu d'un chaudron sur le feu. Il en avait assez de se mettre dans tous ses états quand la Gryffondor de cœur posait les yeux sur lui. Et il s'en voulait encore plus de ressentir une attirance à chaque fois qu'il détaillait sa silhouette. C'était comme s'il s'injectait lui-même dans les veines un poison qui détruisait progressivement chaque parcelle de son être. Il se perdait dans le méandre de ses fantasmes, et il commençait à croire qu'il perdait littéralement la tête.

Lorsqu'il avait quitté Hermione, il avait foncé tête baissée dans le dédale toujours changeant du château. Il n'avait pas cherché à réfléchir et avait continué à marcher sans but tout l'après-midi. Les paroles de la jeune femme repassaient en boucles dans son esprit embrouillé :

« Et comment me regarde-t-il selon toi ? », lui avait demandé la jeune femme en parlant de Scott.

Drago n'avait pas su lui donner une réponse convenable et avait préféré s'en sortir par une pirouette. Mais finalement, plus il y réfléchissait et plus les choses devenaient claires. Il se rendait compte que ses sentiments n'avaient plus rien de haineux. Il ne prenait plus sur lui depuis un bon moment pour supporter la présence de la Gryffondor de cœur. Le jeu de comédiens qu'ils avaient dû endosser après l'échange de corps s'était mué en réalité. Leur relation n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle avait été durant leurs six années d'études à Poudlard. Drago ne voyait plus Hermione Granger comme sa pire ennemie. D'ailleurs tout ce qui l'avait agacé dans le passé ne semblait plus lui poser problème. En fait, quand il regardait la jeune femme dans les yeux, il voyait une femme revêche dont l'assurance ne cessait de l'attirer.

Tandis qu'il était plongé dans ses réflexions, il continuait d'avancer de manière désordonnée dans les couloirs du cinquième étage. Il avait manqué tous ses cours de l'après-midi, et errait au hasard dans le château à demi-conscient. Il avançait, les sourcils froncés et le regard agité, lorsque qu'il croisa le fantôme de la maison de Gryffondor. Sir Nicolas se rendait à la tour Sud pour rendre visite à son ami le chevalier du catogan. Mais il fut surprit de voir l'un des élèves de sa maison se promenait dans les couloirs pendant les heures de classes, et il fut encore plus interloqué par l'expression agitée du jeune sorcier. Quand Drago passa devant lui sans le saluer, il sut qu'il était de son devoir de remonter le moral du jeune homme.

« Monsieur Windson ! Je vous souhaite bien le bonjour ! », l'interpella le fantôme.

Drago se tourna vers le spectre, et l'observa incliner légèrement la tête.

« Vous êtes de nouveau en train de fomenter une énième entorse au règlement de l'école Caleb ? demanda le fantôme avec complicité.

— Cela ne vous regarde pas ! répondit Drago avec agressivité.

— Inutile de vous mettre dans cet état. Je vous trouvais juste un peu pâle et je m'inquiétais pour vous…

— Occupez-vous de votre propre teint et fichez-moi la paix, saleté d'ectoplasme !

— Vous vous montrez très susceptible ces derniers temps mon garçon. Il faudrait penser à ne pas prendre la grosse tête sous prétexte que votre pseudo-biographie de pacotille se vend bien ! Il fut un temps où je vous aurez défié en duel pour un tel affront ! Vous avez de la chance que je sois un être sans consistance ! Sur ce, je vous laisse à vos sombres pensées, puisse-t-elle vous ronger pour l'éternité ! », conclut Sir Nicholas avant de s'éloigner, contrarié par l'arrogance du jeune sorcier.

Drago émit un soupir de mépris, avant de reprendre sa marche effrénée. Comment un simple fantôme à la tête à moitié décapitée pouvait oser lui donner des leçons ? Personne n'avait le pouvoir de faire la morale à un Malefoy. Pourtant, c'était ce qu'Hermione Granger faisait sans cesse. Toujours à remettre en cause chacune de ses réflexions, ou à vouloir lui apprendre le sens des mots « courage », « fidélité », et « amour »… Mais l'amour lui était interdit. Il avait appris à s'en passer. Même s'il adorait sa mère, il n'avait jamais pu lui montrer toute l'affection qu'il lui portait en présence des autres membres de sa famille. Et les seules marques de tendresse de Narcissa Malefoy s'exprimaient à travers des sucreries envoyées lorsqu'il était à Poudlard et à la surprotection maladive dont elle faisait preuve. Pour ce qui concernait son père, il était inutile d'évoquer ce sujet, car il n'avait jamais fait que le toiser d'un regard froid et lui répéter l'importance de son rang. Mais c'était justement pour cela que Drago avait toujours admiré Lucius Malefoy. Cet homme sans faille et inaccessible, qui ne laissait jamais filtrer ses émotions et qui faisait preuve d'une intelligence sournoise. Drago l'avait toujours pris comme modèle. Depuis sa plus tendre enfance, il avait cherché à obtenir la considération de ce dernier en reproduisant son comportement. Cependant, jamais Lucius n'avait émis un simple mot d'encouragement à son égard.

Granger avait pourtant fait preuve de tendresse et de gentillesse désintéressée lorsqu'elle avait soigné ses blessures. C'était l'une des rares personnes qui avait pris sa souffrance en considération, depuis longtemps. Mis à part sa mère, personne dans son entourage n'avait fait preuve d'autant de douceur envers lui. D'ailleurs avec le retour de Voldemort et l'évasion de sa tante Bellatrix, la situation de Drago n'avait fait qu'empirer. Il avait eu droit à des séances de torture mentale, sur la demande de sa mère. Bellatrix Lestrange avait ainsi formé son neveu à l'occlumancie, afin de l'immuniser autant que possible contre les talents de legilimens du Seigneur des Ténèbres et pour le protéger contre l'habilité de Dumbledore. Mais durant les séances d'apprentissage, Drago avait pu apercevoir la lueur de plaisir dans les yeux de sa cinglée de tante. Elle avait beaucoup rit de la douleur que l'indifférence de Lucius suscitait dans le cœur de son neveu et avait pris un malin plaisir à rallonger les heures de pratiques. Cependant, Drago avait rassemblé toute sa persévérance pour réussir à bloquer son esprit aux attaques de sa tante, et finalement il s'était révélé un très bon occlumens, ce qui l'avait souvent sorti de mauvais pas.

Ces réflexions désordonnées ramenèrent des souvenirs lointains à la surface. Des souvenirs plus positifs qu'il avait été contraint d'enfermer dans un coin de sa tête pour se protéger des attaques mentales de sa tante et ainsi fermer complètement son esprit. En effet, Drago se rappelait soudainement une après-midi passée au Chemin de Traverse. Alors qu'il n'était qu'un tout petit garçon, il avait accompagné ses parents pour une sortie. Il se rappelait très bien cette journée : pendant que son père était parti régler une affaire importante avec l'une de ses vieilles connaissances, Narcissa avait offert une énorme glace au petit garçon. Il avait refusé de se contenter de seulement trois parfums de glace et avait finalement exigé d'avoir droit à une boule de chaque goût proposé par la boutique. Sa mère avait cédé au caprice de son fils unique et avait ordonné qu'on les serve à une des tables extérieures, à la vue de tous les passants. Assis tous les deux à la terrasse du glacier Florian Fortarôme, ils se moquèrent des passants, tout en dégustant la gigantesque glace que Drago avait commandée. Il avait d'ailleurs des hauts le cœur en repensant à ce souvenir. Il n'avait pas eu le courage de goûter à la moitié de sa coupe de glace et l'avait laissée presque pleine. Par la suite, il avait eu du mal à résister à l'envie de vomir à la vue ou à la simple évocation de la sucrerie glacée. Cependant, cette journée passée en compagnie de sa mère était l'un des rares moments d'insouciance qu'il avait pu vivre dans sa jeunesse.

Drago, qui avait le regard fixé au sol, affichait un sourire amer à l'évocation de ses souvenirs. Soudain, il heurta un mur. Il étouffa un juron et releva les yeux pour observer où l'avaient mené ses pas. Il remarqua qu'il était arrivé dans une impasse sombre. Il se détourna du mur et fut attiré par une tapisserie qui lui était étrangement familière. Et après s'être rapproché pour mieux l'observer, il reconnut la scène stupide qui montrait la tentative de Barnabas le Follet d'apprendre à danser aux Trolls. Il avait eu l'occasion, à plusieurs reprises, d'assister à cette représentation affligeante lors de sa sixième année. En effet, elle était accrochée au mur qui faisait face à l'entrée de la Salle sur Demande.

Finalement, Drago réalisa qu'il était revenu au point de départ de ses mésaventures. Il se tourna et resta planté devant le mur de pierre qui pouvait donner accès à tous ce qu'on désirait à condition de savoir ce que l'on cherchait. Il se dit alors que sa présence à cet endroit précis du château n'était pas fortuite. Et il ressentit une soudaine envie de pénétrer dans la salle et de retrouver son corps. C'était comme vital, il imaginait, sans trop savoir pourquoi, que le fait de revoir sa véritable enveloppe corporelle rendrait ses idées plus claires. Il prit une grande inspiration et marcha trois fois devant le mur vide en pensant à la salle où se trouvait son corps. Soudain, les pierres laissèrent place à une porte en bois massif, décorée de finitions sculptées. Il s'avança avec confiance et ouvrit la porte. Une fois à l'intérieur il retrouva la décoration encombrée de la Salle débarras. Il s'avança dans les passages étroits que lui offrait la pièce, et se dirigea vers l'armoire dans laquelle Hermione et lui avaient caché leurs corps.

Quand Drago passa devant le miroir dans lequel il avait découvert son changement d'apparence, il se rappela l'effroi qui avait envahi tout son être. Et cette simple réminiscence raviva la panique dans son cœur. Cependant il ne se laissa pas découragé et poursuivit son chemin. Pendant qu'il parcourait la distance qui le séparait de sa moitié physique, il se demanda pourquoi il n'était pas venu plus tôt. En effet, c'était la première fois depuis leur bond dans le temps que Drago se retrouvait dans la Salle sur Demande. Il reconnaissait que les évènements s'étaient enchainés avec une certaine vivacité, mais il aurait pu et même dû : revenir jeter un coup d'œil aux corps qu'ils avaient figés.

Il réfléchissait encore, quand il arriva à hauteur de l'armoire. Devant les portes closes, Drago se sentit effrayé de découvrir son contenu. Une crainte qu'il n'avait pas eu le temps de laisser s'exprimer commençait à germer dans son esprit. Il avait peur que le sort de la Gryffondor de cœur n'ait pas fonctionné correctement et il appréhendait de retrouver son corps dans un état désastreux, après une si longue période passée dans le fond de l'armoire miteuse.

Néanmoins, il se décida à se rapprocher et pointa sa baguette sur la serrure. Il jeta des regards inquiets autour de lui comme s'il craignait d'être observé. Puis il chuchota le sort :

« Alohomora ! »

Un déclic se fit entendre et Drago approcha sa main de la poignée avec lenteur. Un silence pesant s'était installé, et il n'entendait que le son de sa respiration. Une tension intense s'était emparée du jeune homme blond, mais il ne voulait pas reculer maintenant qu'il se trouvait tout près de son objectif. Il porta une de ses mains à l'armoire, il était sur le point de tourné la poignée, quand il entendit un grincement sur sa droite. Il tourna vivement sa tête et plissa ses yeux pour mieux distinguer ce qui avait pu produire ce bruit. Mais plus rien ne bougea. Il voulut s'avancer davantage pour être certain que personne ne se cachait derrière le monticule d'objets. Mais au même moment un petit Boursouf beige sortit de derrière la photo d'un joueur de Quidditch. La petite boule de poil sautilla avec joie jusqu'au pied du Serpentard de cœur et se frotta sur le bas de son pantalon. Drago observa le manège de la bestiole puis l'écarta délicatement de son pied.

« Va-t'en saleté de boule de poils ! »

Mais le petit être magique persista et resta collé tout contre le pantalon d'uniforme du jeune homme. Le Boursouf semblait content d'avoir trouvé un nouveau maître. Il émit des petits bourdonnements d'extase tandis que Drago soupirait d'exaspération et tentait à nouveau de repousser la créature. Mais la persévérance de la miniature balle duveteuse semblait sans limite. Le jeune homme abandonna et le souleva par les poils jusqu'à hauteur de son visage.

« Je ne suis pas d'humeur à me battre, tu as de la chance. Je veux bien tolérer ta présence, mais il faudra me promettre de ne raconter à personne ce que tu vas découvrir, compris ? » le prévint Drago en plongeant ses prunelles grises dans les petites bulles sombres qui servaient d'yeux au Boursouf.

Ses yeux lui rappelaient ceux d'Hermione. Pleine de douceur et de fierté. Un sourire se dessina sur ses lèvres, en pensant qu'il avait comparé la Gryffondor à une créature aussi insignifiante que ce petit Boursouf. Drago décida de le garder le temps qu'il serait coincé dans le corps de Caleb Windson. Il avait déjà vu d'autres enfants en avoir comme animal de compagnie et il savait qu'il était facile de s'en occuper, étant donné qu'ils se nourrissaient de tout ce qui leur passait sous la main, qu'il s'agisse de restes de repas ou d'araignée égarée. Et puis, ce genre de créature se cachait facilement. Il prit donc la décision de le conserver.

Drago posa la petite créature sur son épaule qui en profita pour se lover dans sa nuque, et il se décida à ouvrir l'armoire. A l'intérieur il découvrit sans surprise son corps, qui avait les traits de Caleb. Il observa les deux corps inanimés, et put noter avec soulagement qu'ils semblaient dans le même état que lorsqu'ils les avaient mis là. Le Serpentard s'accroupit et observa longtemps le couple endormi. Le Gryffondor restait le monsieur muscle qu'il voyait chaque matin dans le miroir en se levant. Par contre, il était rare qu'il voie la Serpentard blonde. Il devait se rendre à l'évidence qu'elle était vraiment très attirante. Son teint de pêche et ses longs cheveux, lui donnait des airs de Vélane. Il comprenait ce qui avait pu attirer Caleb. Par contre l'attirance de la jeune femme pour un type sans cervelle et bodybuilder ne répondait à aucune logique. Mais leurs dissemblances ne se bornaient pas leur physique ou à leur appartenance à une maison différente. Les deux adolescents avaient une histoire et des convictions totalement opposées. Ils étaient tellement différents que leur rapprochement lui paraissait invraisemblable. Pourtant, s'il se fiait aux dires de ses nouveaux camarades de Gryffondor et aux descriptions élogieuses de Caleb dans ses manuscrits, Drago devait reconnaitre que leur amour était sincère.

« Ils s'aiment pour de vrai. Même si je ne comprends pas comment deux personnes si différentes peuvent ressentir un attachement aussi fort. Qu'est-ce que tu en dis Boursouf ? »

Le petit être poilu émit un bourdonnement grave, que Drago comprit comme un assentiment. Le jeune homme resta un long moment assis sur le sol poussiéreux de la pièce à ruminer des idées sombres. Mais alors qu'il continuait d'observer les corps enchevêtrés du couple, il eut une soudaine illumination. Tout s'éclaira dans son esprit. La réponse à toutes ses interrogations lui était enfin révélée.

« Mais bien sûr ! s'exclama-t-il. Mable et Caleb s'aiment, et nous avons pris leur corps. Peut-être que l'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre a déteint sur notre propre comportement. Par Merlin pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ! »

Drago était soulagé d'avoir trouvé une explication à son comportement inhabituelle. A tel point qu'il éclata de rire, comme si un poids insupportable s'était envolé. Tout s'expliquait, tout avait un sens, toutes ces nouvelles sensations n'étaient pas de son fait. Sa volonté était intacte. En réalité il était prêt à accepter n'importe quelle raison, pourvu que celle-ci anéantisse l'éventualité qu'il soit véritablement attiré par la Gryffondor de cœur. Après avoir ri tout son soûle et relâché ses nerfs, il se releva précipitamment et dès qu'il eut appliqué un nouveau sort pour bloquer les portes de l'armoire, il se dirigea vers la sortie. Il se sentait aussi léger qu'une plume, il était maintenant mieux armé pour combattre son attirance, ou plus exactement celle de Caleb, car à présent il connaissait les raisons de ses pulsions. Il était tellement serein, qu'un sourire se dessina sur ses lèvres sans qu'il ne s'en rende compte. Et c'est dont un Drago tranquillisé qui s'engagea dans les couloirs de Poudlard…

Pendant ce temps, Hermione avait cherché Drago partout dans le château. Elle avait même été jusqu'à interroger des Gryffondor, qui ne lui avaient pas répondue avec amabilité. Elle avait été étonnée de l'attitude de certains élèves rouge et or. Elle ne se rappelait pas avoir déjà montré autant de mépris à l'égard des élèves des autres maisons. Hermione ne comprenait pas pourquoi les Gryffondor la traitaient comme une paria, sous prétexte qu'elle était une Serpentard. Il fallait se rendre à l'évidence que l'arrogance et les préjugés n'étaient pas le monopole des vert et argent.

Finalement, elle avait croisé Sir Nicolas qui se rendait à la Tour Sud. Ce dernier avait l'air contrarié et lui indiqua avec beaucoup de réticence à quel endroit il avait vu Drago. Elle remercia le fantôme pour ses indications, puis elle se dirigea vers le septième étage. Et tandis qu'elle se demandait où débuter ses recherches, elle le vit sortir d'un couloir, marchant de son éternel pas nonchalant. Elle nota qu'il affichait un sourire radieux, qui soulignait ses traits fins et sa beauté froide. Elle ne se rappelait pas l'avoir déjà aperçut sourire avec autant d'innocence. D'ordinaire, ses sourires s'apparentaient plus à des grimaces hautaines. Mais cette fois c'était différent, Drago Malefoy affichait un visage radoucie, presque angélique. Le jeune homme la remarqua, et son sourire s'étira un peu plus. Il se précipita à sa rencontre.

« Granger ! Je suis content de te croiser, commença-t-il. J'ai fait une découverte importante ! s'exclama-t-il.

— Eh bien comme ça nous sommes deux ! J'ai moi aussi fait une découverte qui devrait t'intéresser. Je te cherchais justement.

— Comment ça tu as fait une découverte? Qu'est-ce que c'est ? demanda Drago intrigué par cette soudaine nouvelle.

— Eh bien, il semblerait que ton grand-père m'ait fourni la solution à tous nos problèmes…

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Il m'a avoué avoir surpris Mable subtiliser un livre de la bibliothèque de votre manoir, alors qu'elle accompagnait son père pour une visite. Il m'a menacé de le révéler à son propre père si jamais je continuais à me mêler de ses affaires.

— Dans quelle embrouille tu t'es encore fourrée ?

— Ce n'est pas le plus important, Malefoy ! Ce fameux livre pourrait très bien être l'ouvrage que l'on cherche depuis le début. Celui dans lequel Mable a trouvé la potion qui permet l'échange de corps.

— Je ne me rappelle pas avoir déjà vu le livre de Gavilinzcic dans la bibliothèque du manoir…

— Parce que ça t'arrive de lire ? se moqua Hermione.

— Tu as de la chance que je sois de bonne humeur, sinon je t'aurais fait ravaler ton petit sourire, rétorqua-t-il d'un ton mi- agacé, mi- amusé. Le plus urgent pour l'instant est de découvrir comment récupérer ce bouquin.

— Elle a surement dû le conserver chez elle, il faudrait se rendre là-bas et fouiller dans ses affaires. Les vacances de Noël approchent et je sais que le père de Mable sera en déplacement durant cette période. Il faudrait que tu sois en mesure de passer ses deux semaines avec moi. Tu penses pouvoir convaincre le tuteur de Caleb ?

— Plus facile tu meurs ! Il me suffit de lui envoyer une lettre pour le prévenir que j'ai été invité pour les vacances. Cet idiot n'y trouvera rien à redire.

— Il n'est pas idiot ! Je te rappelle qu'il a accepté de prendre un orphelin sous son aile pour qu'il puisse terminer sa scolarité à Poudlard en toute sérénité. C'est un homme bon et généreux…

— Et bla bla bla. Peut-être qu'il est généreux, mais seuls les idiots le sont !

— C'est un débat sans fin, alors raconte-moi plutôt ta fameuse découverte. »

Drago ne répondit pas tout de suite à la jeune femme. Ses récentes révélations ne lui paraissaient plus si importantes que ça. Au contraire, il se doutait que s'il parlait à la Gryffondor de ses réflexions, elle se moquerait sûrement de lui. De plus, s'il avouait à la jeune femme qu'il s'était posé autant de questions suite à leur baiser, il était certain qu'il passerait une nouvelle fois pour un être faible, incapable de résister à ses émotions. Il préféra donc garder pour lui ce qu'il avait découvert dans la Salle sur Demande.

« Nos corps sont en parfaite santé !

— Quoi ? C'est tout ? Tu t'es rendu à la Salle sur Demande et tu as simplement vérifié que mon sort avait bien fonctionné ? l'interrogea Hermione.

— Tu n'es pas infaillible Granger ! Il fallait bien que l'un d'entre nous contrôle l'état de nos corps. », lui répondit Drago en reprenant ses accents méprisants.

Suite à l'annonce de sa découverte et à l'élaboration d'un nouveau plan, Hermione s'était séparée de Drago et était retournée au cachot. Ils ne s'étaient pas reparlés au dîner, mais la Gryffondor n'avait pas pu s'empêcher de jeter des coups d'œil furtifs vers le jeune homme. Elle l'observait discrètement, et le vit discuter en aparté avec Stanley. Ils affichaient un air des plus sérieux et Hermione se demanda un instant sur quoi pouvait porter leur discussion.

Mais une autre pensée pris l'ascendant dans son esprit. Le visage souriant de Drago qu'elle avait aperçu en fin d'après-midi lui revenait en mémoire sans cesse, et elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'elle l'avait trouvé charmant. Elle se sentait coupable d'avoir entrevu une part aussi intime du jeune sorcier. En fait, elle avait l'impression d'avoir décelé une partie de sa personnalité qu'il ignorait lui-même. Et alors qu'elle plantait sa fourchette dans la tranche de rôti qui se trouvait dans son assiette, elle revoyait les lèvres fines de Drago étirées par son sourire. Et elle adorait cette image presque innocente du jeune homme. Il avait eu l'air si heureux de la retrouver qu'Hermione en restait toute retournée. La jeune femme se sentait fier d'avoir suscitée une émotion aussi pure chez Drago.

Il se révélait moins insupportable, et elle reconnaissait qu'elle ne faisait pas beaucoup d'efforts pour l'encourager à se montrer plus cordial. La rouge et or se contentait de le provoquer tout le temps. D'ailleurs, même si elle ne comprenait pas les craintes que Drago nourrissait à l'égard de Scott, elle se rendait compte qu'elle s'était rapprochée de lui en partie pour faire enrager le Serpentard de cœur. Et le manège de Scott n'avait pas échappé à Hermione. Elle comprenait parfaitement toutes les tentatives de rapprochement du jeune homme au regard ambré. Ce soir-là, elle décida qu'elle devait arrêter de chercher à irriter son allié, même si cela lui procurait un certain plaisir.

Le lendemain, le second match de Quidditch de la saison devait avoir lieu. Les élèves de Poufsouffle et de Serdaigle, étaient tous très excités par le premier match de leurs équipes respectives. Les joueurs s'étaient entrainés avec acharnement ces dernières semaines et la compétition s'annonçait serrée. Avant le début de la compétition, Hermione avait donné rendez-vous à Drago à la bibliothèque. Elle avait justifié cette rencontre par le fait qu'ils devaient continuer à jouer leur rôle de couple avec conviction. Drago avait trouvé cette demande légitime et avait accepté de la rejoindre.

Elle voulait également en profiter pour mettre ses nouvelles résolutions à exécution. Cette fois, Hermione était décidée à ne pas se montrer agressive envers son allié. Elle voulait tenter de mettre en pratique tous les conseils qu'elle s'appliquait à rabâcher à l'attention des gens qui l'entouraient. Elle était bourrée de bons sentiments, toujours prête à prêcher la bonne parole, mais au final elle n'appliquait pas ses propres préceptes de bonne moralité.

Elle était plongée dans la lecture d'un énorme bouquin d'histoire de la Magie, quand le jeune homme blond s'installa avec fracas dans le siège qui lui faisait face.

« Bonjour Malefoy ! », dit Hermione en affichant un simulacre de sourire.

Le jeune homme la toisa d'un air interloqué, un sourcil relevé.

« Qu'est-ce qui t'arrive Granger ? Tu te moques de moi là ? demanda le Serpentard.

— Non Malefoy, j'essaye simplement de me montrer courtoise !

— Eh bien, je te conseille d'éviter de recommencer. Ça te donne un air idiot ! ricana Drago.

— Tu te plains que je te provoque sans arrêt, et quand j'essaye d'être polie, tu te moques de moi ! Vraiment, tu n'es qu'un…

— Un quoi ? Oh attends ! Laisse-moi deviner : je ne suis qu'un beau jeune homme, intelligent, perspicace, compétent, adroit, éclairé, doué, ingénieux, brillant, inventif, fort, sage, capable, sensé, astucieux, subtil…

— Tu n'es qu'un fils à papa arrogant et sans prestance, un cafard répugnant à l'haleine de chacal ! », le coupa Hermione qui était au bord de la crise de nerf face à l'impertinence de son ennemi. « Un cloporte désarticulé ! Une espèce de mollusque débile et insignifiant. De la crotte de Pitiponk, pas plus utile qu'un Véracrasse gluant !

— Bravo Granger ! Je crois bien que tes bonnes résolutions sont passées à la trappe ! »

Hermione voulut lui sauter dessus et lui arracher son petit sourire narquois qui ne cessait de la narguer. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de se lever, elle vit le sac de Drago bouger. Elle resta immobile, le regard toujours fixé sur la sacoche du jeune homme. Mais rien ne se produisit. Elle pensa alors que ce qu'elle croyait avoir vu n'avait été que le fruit de son imagination. Elle reporta donc son attention sur Drago, et s'aperçut qu'il l'ignorait royalement et s'était plongé dans la rédaction d'un parchemin. Elle décida que la meilleure attaque était le silence et imita le comportement du Serpentard de cœur.

Cependant, elle ne put s'empêcher de surveiller ce que Drago était en train d'écrire. Elle aperçut un titre révélateur : Les plus grands souverains et la sorcellerie. Hermione en déduit qu'il s'agissait d'un exposé d'histoire de la Magie. Elle se pencha imperceptiblement sur la table, curieuse de savoir ce que le jeune homme avait déjà écrit sur le sujet. Mais un autre détail retint son attention : la mine concentrée de Drago. Il était penché sur son parchemin et affichait un air studieux qu'elle ne lui connaissait pas. La main du vert et argent glissait sur la feuille avec une rapidité impressionnante. Hermione avait l'impression d'assister à un concours d'écriture, ses lettres étaient soignées et élégantes. Pendant qu'elle détaillait le visage du jeune homme, ce dernier continuait de parcourir le support de sa plume avec assurance.

Elle devait reconnaître que Drago Malefoy était un garçon peu ordinaire. Certes il avait des réactions exaspérantes, cependant il était d'une intelligence rare. Elle avait entendu des rumeurs qui prétendaient que le jeune homme faisait faire ses devoirs par des larbins de sa maison. Mais Hermione avait toujours douté que de tels ragots puissent être vrais. Et puis, après tout, les Serpentard se définissaient aussi par leur talent et leur intelligence. Drago n'était pas seulement malin, elle lui trouvait également un certain sens de l'humour. Elle le trouvait plutôt drôle, et même si ces blagues étaient le plus souvent de mauvais goût, il avait parfois de bonnes répliques qui clouaient même le bec de la sorcière brune.

Soudain l'attention de la rouge et or fut de nouveau attirée par un mouvement provenant du sac du jeune homme. La besace sautillait sur la table de travail comme si on lui avait jeté un sort. Puis l'agitation s'arrêta net de nouveau.

« Malefoy, je crois qu'il y a quelque chose dans ton sac ! intervint Hermione, inquiétée par cet étrange phénomène.

— Quoi ? demanda Drago en se détachant lentement de son parchemin.

— Ton sac là, il a bougé tout seul !

— Arrête d'essayer de te rendre intéressante et retourne lire ton bouquin. », lui conseilla le jeune homme, avant de reprendre sa rédaction.

Hermione, excédée par la désinvolture de Drago, s'empara de son sac et l'ouvrit. Et là une boule de poils bondit hors de la besace et se mit à sautiller sur le bureau, toute contente d'être enfin libérée de sa prison étouffante.

« C'est pas vrai ! s'exclama Drago en essayant de rattraper le Boursouf surexcité.

— C'est un Boursouflet ?

— Fais gaffe Granger, tu risques de faire surchauffer tes neurones ! répondit Drago.

— Mais qu'est-ce qu'il fait dans ton sac ? Je veux dire il est à toi ?

— Il a dû se faufiler à l'intérieur quand je me préparais, ce matin.

— Alors il est vraiment à toi ?

— Oui ! C'est assez clair comme réponse ou il faut que je te fasse un dessin ?

— Comment est-ce que tu l'as eu ?

— Dans la Salle sur Demande, répondit Drago tandis que la bestiole duveteuse calmée se frottait contre la main de son propriétaire.

— Je ne savais pas que tu étais du genre à avoir un animal de compagnie ! En tout cas il est vraiment mignon. Ginny en avait un tout rose en sixième année », dit Hermione avec une pointe de tristesse dans la voix.

Elle se pencha pour mieux observer la petite créature.

« Ne le compare pas à ces bestioles ridicules que vendaient ces imbéciles de jumeaux Weasley ! En plus tu es très mauvaise observatrice, car il ne s'agit pas d'un Boursouflet mais d'un Boursouf ! », rétorqua Drago.

Il était excédé qu'elle parle de ces sales traitres à leur sang de Weasley. Le Boursouf observa la jeune femme de ses petits yeux malicieux, puis roula pour se rapprocher d'elle. Il émit un petit bourdonnement amical et laissa Hermione le caresser.

« Ne l'habitue pas, sinon il risque d'en réclamer toujours davantage », intervint Drago.

Cependant Hermione lui jeta un regard noir et redoubla ses cajoleries, au plus grand plaisir du petit être poilu. Drago leva les yeux au ciel, et soupira bruyamment.

« Tu lui as donné un nom ? l'interrogea la jeune femme.

— Pas besoin !

— Mais comment tu fais pour l'appeler, s'il n'a pas de nom ?

— Je lui dis juste « Boursouf viens ici ! », et il accoure, répondit le jeune homme.

— Il faut lui trouver un nom, il ne peut pas rester anonyme. Que dis-tu de Barney ? » demanda-t-elle au Boursouf.

La créature sautilla sur la table et se réfugia contre le bras de Drago.

« Bon tu n'aimes pas ce nom vraisemblablement. Alors…que dirais-tu de… Bulle de Savon ? Tu es tout rond comme une bulle… », proposa Hermione.

Mais le Boursouf hérissa tous ses poils et émit un bourdonnement saccadé.

« Laisse-le tranquille, tu l'agaces avec toutes tes propositions ringardes !

— Mais tu dois le baptiser, il ne peut pas rester comme ça !

— Si je lui trouve un nom, tu me ficheras la paix Granger ? »

Hermione hocha la tête et se pencha sur la table, avide de connaître sur quel choix se porterait Drago. Le jeune homme réfléchit un long moment. L'inspiration n'était pas au rendez-vous. Il n'avait jamais eu à baptiser un animal de compagnie, car son père avait toujours refusé d'avoir une telle ignominie au manoir. A part les elfes de maison, il n'y avait pas d'autres créatures magiques. De plus sa mère était atteinte d'allergies chroniques, qui l'empêchaient d'approcher à moins d'un mètre de toutes les créatures poilues. Néanmoins, Drago se creusa la cervelle pour trouver un nom qui correspondait au petit animal. Il avait noté avec quelle perspicacité l'être poilu avait rejeté toutes les propositions de nom de la sorcière brune. Il s'agissait d'un Boursouf tout à fait averti. Il lui fallait donc un nom qui corresponde à la fois au rang distingué des Malefoy et à son caractère vif.

« Tobey… Tobey Know ! Oui je pense que ça lui va bien ! s'exclama Drago d'un air satisfait.

— Mais ce n'est pas un nom qui convient à un Boursouf !

— C'est le nom que je lui ai choisi ! Il est malin et il sent les choses. En plus ça à l'air de lui plaire, n'est-ce pas monsieur Know ? » demanda le jeune homme au petit animal.

Monsieur Tobey Know se dandina sur le bureau en émettant des petits sons aigus. Il semblait enchanté de la trouvaille de son maître. Et Drago releva fièrement le menton, ravi d'avoir eu le dessus sur la Gryffondor. Hermione était une nouvelle fois exaspérée par le comportement puéril du Serpentard, mais elle se retint d'ajouter une réplique. Elle s'était promis de contenir son agressivité, et même si l'entreprise ne s'annonçait pas facile, elle se jura de tenir sa parole.

L'heure du match arriva enfin et les deux jeunes sorciers ramassèrent leurs affaires et se rendirent ensemble au terrain de Quidditch. En chemin ils croisèrent de nombreux supporters qui arboraient les couleurs de leur maison, et portant des banderoles enchantées sur lesquelles les slogans multicolores se succédaient à l'infini. D'autres élèves possédaient des trompettes ensorcelées pour encourager ou acclamer leur équipe. En arrivant dans le Grand Hall du château, un élève déguisé en blaireau bouscula les deux alliés.

« Je suis désolé, s'excusa la mascotte, d'une voix étouffée par le costume.

— Hé ! On se connait non ? » demanda Drago qui avait reconnu la voix de l'élève.

Le blaireau géant pencha légèrement la tête, avant de s'exclamait :

« Oh ! Mais oui ! Je ne t'avais pas reconnu, tu es le type de l'infirmerie…Caleb, le batteur des Gryffondor ! Je ne t'avais pas remarqué avec mon déguisement. Je n'y vois presque rien, je crois qu'on m'a fait une mauvaise blague. Quelqu'un a dû obstruer les trous des yeux.

— Oui, attend je vais enlever ça. », proposa le Serpentard en jetant un sort sur la tête du blaireau, car il avait reconnu le jeune Poufsouffle qui l'avait aidé lorsqu'il s'était rendu à l'infirmerie quelques semaines plus tôt.

« Oh ! C'est mieux, merci beaucoup !

— Qu'est-ce que tu fais là-dedans ? demanda Drago avec amusement.

— Je ne peux pas encore intégrer l'équipe de Quidditch de ma maison. Mais je me suis montré si têtu qu'ils ont acceptés de me confier la lourde tâche de jouer les mascottes. Je vais avoir l'honneur de lancer la noise qui désignera le premier possesseur du Souafle. Tu te rends compte ? Mon grand-père sera fier de moi quand je lui raconterai ça !

— Wallace ! le héla un élève habillé aux couleurs de Poufsouffle. Dépêche-toi, tu dois faire un tour de terrain avant l'entrée des joueurs.

— Il faut que j'y aille. Ce n'est pas de tout repos d'être une mascotte. A bientôt Caleb ! »

Hermione observa avec étonnement le jeune Poufsouffle qui s'éloignait, puis elle se tourna vers Drago et le toisa d'un regard interrogateur.

« Quoi ? C'est une longue histoire, et là je n'ai pas assez de temps pour te la raconter en détail. Le match va bientôt commencer, on ferait mieux de rejoindre les autres élèves. »

Hermione n'insista pas, mais elle était abasourdie par l'échange que les deux jeunes hommes venaient d'avoir. C'était bien la première fois qu'elle voyait Drago Malefoy se conduire d'une manière aussi civilisée. Il avait même aidé le Poufsouffle ! Elle avait beaucoup de mal à accepter le fait que la scène à laquelle elle venait d'assister s'était réellement produite. Alors Malefoy pouvait se montrer amical, et même envers un élève de première année, qui n'était même pas un Serpentard ! Hermione l'avait toujours vu mépriser tous ses camarades, y compris les plus proches, tels que Zabini ou Nott. Le fait de le voir sympathiser et avoir un échange cordial avec un jeune sorcier lui paraissait invraisemblable. Elle se rendait compte qu'elle avait encore beaucoup à apprendre sur le Serpentard de cœur.

Ils marchaient côte à côte dans le parc de l'école. Un vent glacial soufflait en cette fin de Novembre. Bientôt la neige allait s'inviter et recouvrir la totalité du parc d'un manteau blanc. Mais pour le moment, il n'y avait que la morsure du vent pour rappeler aux élèves que l'hiver les avait rattrapés et qu'une grande partie de l'année scolaire s'était écoulée. Hermione ramena ses bras autour de son buste pour tenter de se réchauffer. Malgré la couche de vêtements et l'épais manteau qu'elle portait, la brise glaciale s'infiltrait dans les pans de ses habits. Et la jeune femme s'étonna de ne pas s'être transformée en glaçon quand ils arrivèrent enfin au terrain de Quidditch. Ils allaient se séparer pour rejoindre le gradin réservé à leur maison respective » mais ça se discute, quand Drago fut tiré par le col de son manteau.

« Tss, tss, tss ! Monsieur Windson, votre présence n'est pas souhaitée aujourd'hui, annonça le professeur de vol, Maverick Murray.

— De quel droit vous…, commença Drago.

— Je vous avais prévenu que je trouverais une sanction supplémentaire pour punir votre Tranchefoule du dernier match. Vous allez passer toute la durée du match d'aujourd'hui à récurer des chaudrons sales. Un elfe vous attend à l'entrée du château. Il vous surveillera et m'informera si vous tentez d'échapper à votre punition. Rejoignez-le et plus vite que ça Windson. J'ai un match à arbitrer ! »

Le professeur Murray rejoignit le centre du terrain où la foule l'acclama avec force. Drago sentait un désir de vengeance l'envahir. Un rictus de haine s'était peint sur ses traits, et Hermione s'inquiéta un moment qu'il ne fasse quelque chose d'irréfléchi. Mais à son grand soulagement, le jeune homme reprit le chemin du château. La jeune femme voulut lui dire un mot réconfortant, mais rien ne lui vint en tête. Elle regrettait de revoir à nouveau le regard gris de Drago perdre de sa spontanéité toute récente. Il avait retrouvé ses prunelles dures et voilées. Et même si au fond elle était habituée à ce comportement, elle ne pouvait s'empêcher de le déplorer. Elle l'observa s'éloigner, sans un mot, se sentant malgré elle impuissante. Hermione repensa alors à l'innocence et au plaisir qu'elle avait ressenti lorsqu'elle l'avait aperçu sourire…

Note: Alors? Vous vous êtes demandé qui était ce fameux Tobey Know hein? Ou peut-être que vous aviez deviné ;) Bon, je voulais juste montrer que Drago était pas aussi terrible que ça avec les créatures magique! ^^(en tout cas dans ma p'tite caboche!)

Une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé? Vous savez, c'est un peu le carburant d'un auteur...Mais bon, je dis ça, je dis rien :)

Zai Jian! (On était pas loin de la Grande Muraille cette fois! ^^)