Hello ! Un long chapitre pour le coup !

Cher inconnu qui vient de m'envoyer une review; c'est marrant que tu m'ai envoyé ça alors que je suis en train de mettre en page ce chapitre. Va quand même courir le saut de haies, okay ? Je regarderai. Si ton dossard est 666, 3 ou 69 t'auras mon respect éternel. Tu m'arranges bien je savais pas quoi mettre en intro.

Sinon, merci à vous tous pour tout le feedback, à Meri pour la correc, simplement à ceux qui lisent, merci tout le monde !

J'ai aucune idée de quand je posterai le prochain truc par contre... tôt j'espère. Mais comme Meri est en vacances tout août, je posterai peut-être des trucs qui se feront corriger que après en fait.


- Alors, la tête dans le cul ? demanda Ludwig à Gilbert, lors du petit-dèj le matin.
- Déjà, bonjour, ensuite, ta gueule, et enfin, donne-moi de l'eau.

Le blond soupira, avant de tendre la bouteille à son cousin qui s'affala à côté de lui, complètement vautré sur la table.

- Tu crains de pas être resté hier soir…
- En voyant l'état dans lequel tu es, je ne regrette pas, soupira Ludwig. Et en plus…

Gilbert haussa un sourcil, attendant que Ludwig continue sa phrase. Mais il n'avait pas l'air en l'état de le faire. Il avait prit deux teintes de rouge en une seconde.

- En plus… ?
- En plus touche à ton cul et me saoule pas, dit le blond en détournant le regard.

Gilbert se mit à glousser devant la gêne de son cousin. Bon Dieu qu'il aimait l'emmerder.

- Oh, Lutz-Lutz me cache des trucs on dirait… Je vais être tonton ?
- Va chier Gilbert. Va t'occuper de ton œuf et dégage.
- Oh merde Gilbœuf !

L'albinos se leva d'un coup et se mit à courir vers la tente, l'air totalement désespéré. Lily et Victoria, assises en face de Ludwig, rirent en entendant les mecs qui dormaient encore tous dans la tente se mettre à râler et à insulter Gilbert de tous les noms.

- Il me fait marrer, dit Victoria, affalée devant son bol. Et il s'est passé quoi hier soir ?
- Rien du tout, maugréa Ludwig. On est juste… sortis.
- Tu sais, c'est pas un secret que vous soyez partis boire. Justine et Elizaveta sont revenues à trois heures passées, complètement défoncées, expliqua la brune. La prochaine fois, ça serait quand même sympa de nous proposer de participer.
- Ouais, mais on peut pas demander à tout le monde de venir, ça va causer que des problèmes. Surtout si on se retrouve avec Alfred…, soupira Ludwig.
- Il est gentil Alfred, dit Lily.
- Oui, j'ai jamais dit le contraire, commença l'Allemand, mais on peut pas lui enlever qu'il est con et que c'est une vraie balance.

Victoria, elle, commença à s'étirer sur la table, très à l'aise.

- Mais on s'en fout de tout ça, vu qu'on le savait. Qu'est-ce qu'il s'est passé qui te vaut d'être gêné comme ça ?
- Rien, fit Ludwig en se levant. J'y vais.

En le voyant partir vers la douche en shootant dans tous les cailloux sur son chemin, Lily et Victoria se mirent à se regarder en riant.

- Tu penses à ce que je pense ? demanda Lily.
- J'en pense qu'on va garder ça pour nous pour le moment.


- Et donc, c'est quoi le plan ?
- Le plan c'est que pendant que tout le monde met tout en place pour les jeux de cet aprèm, nous on a l'autorisation d'aller en cuisine pour « préparer des gâteaux surprise pour l'anniversaire de Francis », et on fait quelques Space Cakes.

L'autre haussa un sourcil devant l'explication de Justine, qu'elle venait d'énoncer comme si c'était parfaitement normal.

- Et donc, pourquoi moi ? On est plus de vingt dans la colo, alors pourquoi je dois t'aider ?
- T'inquiète pas Arthur, on va gérer. Et puis, Francis était déjà avec Gilbert et Antonio, alors j'ai pensé à toi. T'es aussi vachement proche de lui non ?
- Pardon ? « Proche de lui » ? Ce mec est une vraie tête à claques, râla l'Anglais. Et je vais devoir faire la cuisine pour lui.
- Oh, toujours à exagérer, fit Justine. Tu les veux tes Space Cakes ? Alors tu mets un tablier et tu te ramènes.

Arthur soupira une dernière fois, et enfila un des tabliers avant de suivre Justine vers la cuisine. Pour tomber sur Berwald en train de rouler une pelle mémorable à Tino, assis sur un des comptoirs.

Arthur et Justine restèrent quelques instants à regarder, ne sachant absolument pas comment réagir, avant que l'Anglais n'arrive à se recomposer et à tousser pour signaler qu'ils étaient là.

Les deux s'arrêtèrent, et se contentèrent de rouler des yeux en voyant qui venait de les interrompre. Tino redescendit par terre et remit son T-shirt correctement en place, en lançant un regard accusateur aux nouveaux arrivants.

- Désolé de jouer les cock-block, mais on est dans une cuisine, fit Arthur. Trouvez un autre endroit.
- On doit faire le repas de midi, expliqua Tino. Et puis, quel autre endroit ? Y'a des gens partout. Je peux même pas me mettre à côté de Be sans qu'Elizaveta n'arrive avec son appareil photo. Alors, laisse-nous profiter un peu. Et de toute façon, vous foutez quoi ici ?
- On vient préparer des gâteaux pour Francis, Justine expliqua.
- Dont des Space Cakes, ajouta Arthur.
- Oh, cool ! fit Tino. Vous m'en faites un ? En tout cas j'espère que vous savez mieux les faire que ma sœur, à chaque fois il nous en reste plein les dents.

Berwald, à côté de lui, maugréa quelque chose. Tino se retourna vers lui, les sourcils froncés, et demanda :

- Be, qu'est-ce que ça change que j'ai déjà fumé hier ?
- Ben… Ca s'est assez non ?
- Quoi ? Bordel, il s'est passé une nuit depuis ! cria le Finnois en ouvrant violemment la porte du frigo. Je peux bien prendre un Space Cake si j'ai envie d'en prendre un ! Et de toute façon, tu serais qui pour m'en empêcher ?

Justine jeta un coup d'œil à Arthur, qui ne savait pas non plus comment réagir. Ils décidèrent d'un tacite accord de se faire tout petits, n'ayant pas trop envie de se faire remarquer par Tino qui était maintenant en train de découper les légumes à grands coups de couteau.

- T'no, t'fumes et tu bois trop. C'est pas la première fois d'la semaine…
- Tu commences à me casser les couilles là ! Je suis jeune, je suis en vacances, si j'ai envie de cannabis ou d'alcool laisse-moi prendre du cannabis ou de l'alcool, ça peut pas me faire de mal ! Putain, t'as décidé de devenir aussi con que ma daronne ou c'est naturel ?
- Arrête d'dire que ça fait pas d'mal, tu sais très bien qu'c'est…
- Vas-y, tu sais quoi, vas chier. Je sais pas, casse-toi, va chercher des œufs, j'en ai rien à foutre, j'te jure que c'est pas toi qui va me dire d'arrêter de faire un truc.

Berwald ne répondit rien. Il se contenta de lancer un regard noir à Tino, qui l'ignorait royalement, avant de quitter la pièce en poussant sans ménagement Justine et Arthur qui étaient sur son chemin.

La blonde fit petit signe à Arthur, en lui montrant la porte d'un coup de tête. L'Anglais roula des yeux en maugréant un « tu me revaudras ça » avant de sortir du gîte.

Arthur couru un peu pour rester juste derrière le Suédois qui se dirigeait en fulminant vers le grand bâtiment. Les portes de la grange et de l'écurie étaient fermées. Berwald tira celle de la grange pour l'ouvrir, sans succès. Il réessaya plusieurs fois, la secouant de toutes ses forces, avant de donner dedans un grand coup pied de rage. Arthur avala sa salive de travers. Il n'avait vraiment pas envie de se faire remarquer maintenant.

Le grand blond s'adossa à la porte, avant de se laisser glisser jusqu'au sol, la tête dans les mains. A ce moment là, la plupart des gens se seraient mis à pleurer. Visiblement, ce n'était pas le genre de Berwald, qui se contenant de rester là sans bouger, se tenant le crâne.

- Tu crois que j'ai encore abusé ?

Arthur sursauta en se rendant compte qu'il s'était fait repéré. Il déglutit une nouvelle fois, et s'approcha un peu du Suédois.

- Bah… Pas vraiment.

Berwald n'avait pas l'air convaincu, et l'Anglais décida qu'il était maintenant calmé et qu'il pouvait s'asseoir à côté de lui sans se faire déchirer.

- Je pensais pas que Tino réagissait aussi vite…

Le plus grand se tut quelques instants, avant de soupirer et de dire doucement :

- Ca lui arrive. Parfois. Quand j'fais des r'marques à propos d'la quantité d'alcool et de shit qu'il prend. Je crois q'c'est les seuls sujets à propos desquels il arrive à s'énerver à c'point.

Arthur lança un regard en coin vers Berwald. Il avait l'air… désolé, préoccupé et inquiété. Mais plus tellement énervé.

« En fait, il se fait vraiment marcher dessus… »

- Il en prend tant que ça ?
- Au début, nan. C'est d'puis q'ses parents sont au courant qu'on est ensemble q'ça a commencé à dégénérer, expliqua Berwald en se mettant à triturer son polo. Donc, c'est ma faute.
- Ta faute, je pense pas, fit Arthur. Mais « dégénérer », carrément ? A ce point ?
- Si j'étais pas tout l'temps derrière lui, à l'empêcher d'déconner et à l'faire dépenser son fric dans d'aut' trucs, il en s'rait déjà à s'piquer, défoncé H24 ou alors mort d'une overdose. Ses parents lui mettent vraiment la misère, et j'peux rien faire pour l'aider.

Arthur sourit, en frottant la tête de Berwald pour lui remonter le moral. Environ deux secondes, avant de se rendre compte de ce qu'il était en train de faire.

Il frottait la tête de Mister Scary.

Il avait une seconde pour enchaîner sur un truc et faire comme si de rien n'était.

Ou il était mort.

Ne pas montrer sa peur, ces bêtes-là la remarquent tout de suite.

- Oui, euh, enfin, toussa l'Anglais. Bref. Enfin je veux dire… Mmh… Pourquoi t'es autant derrière lui ?

Bien mon gros, continue comme ça et tu l'auras, ton Award de la question la plus inutile de l'univers.

- Pa'ce que j'l'aime.

« Beh oui Arthur, tu t'attendais à quoi abruti ? J'ai l'intention de le vendre sur le marché noir et camé, il me rapportera moins ? Va te pendre gros » -Oui, Arthur avait une certaine tendance pour l'auto-flagellation.

- Et puis… continua Berwald, coupant l'autre dans son auto-torture mentale. J'ai peur. Il a d'jà perdu un oncle qui s'est suicidé à cause d'l'alcool, et son pote Niels s'est d'jà r'trouvé deux fois à l'hosto avec toutes ces conneries. Mais… Dès qu'j'lui d'mande de s'calmer ou d'faire gaffe, il réagit au quart de tour et veut plus rien entendre… Mais avoir c'genre de problèmes à seize ans, c'triste…
- Je… Je pense qu'un jour, il s'en rendra compte tout seul, non ? demanda Arthur. Qu'il a pas besoin de se détruire la santé, que ça le fera pas aller mieux, je veux dire. Mais en attendant… Il a besoin de toi, hein ? Parce que… Il t'aime vraiment, tu sais ? Y'a qu'a voir comment il parle de toi.

Sur ce, l'Anglais se leva, avant de se tourner vers Berwald en lui tendant la main.

- Tu viens ? On va cueillir des œufs.

Le Suédois lui sourit, en lui attrapant la main pour pouvoir se lever plus facilement.

- Hey, Arthur… demanda-t-il alors qu'ils prenaient le chemin hors des bâtiments vers le poulailler.
- Hmm ?
- Y'a moyen qu'le gâteau de T'no… Vous le chargiez pas trop ?

Arthur rigola, avant de dire :

- T'inquiète. D'ailleurs, je crois bien que je vais pas charger le mien non plus.
- Enfin toi t'peux crever si tu veux, j'en ai ranafout'.

L'Anglais s'arrêta, lançant un regard de travers à Berwald, qui tordit sa lèvre. Ah, c'était peut-être une tentative de sourire.

- C'était une blague. Une boutade.
- Le prends pas mal, mais t'as un sens de l'humour de merde, soupira Arthur.


- Mais cours, putain ! Sors-toi les doigts du cul !
- Bordel Toris, il serait peut-être temps que tu serves à quelque chose ! Cours, trotte, galope !

Pour tout avouer, quand les monos avaient dit « Cet aprèm, on investit le terrain de cross pour faire des olympiades ! A pieds ! » personne n'était chaud, et les trente premières minutes étaient trèèès longues. (Surtout quand Gilbert retrouva un cadavre de bouteille de la veille qu'il se dépêcha de jeter au milieu du champ de colza juste à côté. Après, tout le monde regardait le sol de travers, flippant de trouver une preuve de leur sortie nocturne)

Mais après, tout le monde était à fond dedans, prêt à se rouler dans la boue, à tuer son voisin ou à faire de la course à trois pieds pour récupérer quelques précieux points et faire gagner son équipe. Et maintenant, ça faisait bientôt deux heures qu'ils y étaient, et souriaient comme des gamins malgré le fait qu'ils suaient comme des porcs.

- Oh, mais il a triché là ! gueula Manu en voyant Gilbert tenter de faire un croche-pied à Ludwig pendant la course de relai. Gilbert, tu retouches encore une fois à quelqu'un de mon équipe tu bouffes plus pendant trois jours ! Pénélope t'es l'arbitre dis-lui !
- Quoi ? fit Jonathan, à côté de lui. Menace pas de priver de bouffe quelqu'un de mon équipe, steuplé. Et c'est dans les règles…
- T'oses appeler ça une équipe ? s'énerva le petit brun. C'est une bande de branquignoles ! Moi c'est une équipe que j'ai, une vraie ! Hey, Ludwig, t'as entendu ? C'est dans les règles ! Massacre-le !

Jonathan roula des yeux en soupirant. Décidément, il ne supporterait jamais Manu et sa grande gueule…

- Il a aucune chance, ton Ludwig.
- Quoi ? Va crever !

Et, pendant que tout le monde était occupé à regarder Manu et Jonathan se prendre la tête (comprendre : Manu prendre la tête de Jonathan), Toris gagna l'épreuve de relais, dans l'indifférence la plus totale. Enfin, son équipe vint quand même le féliciter, deux minutes plus tard.

- On va bouffer ? demanda quelqu'un. J'ai la dalle.

Les autres approuvèrent. Manger était une bonne idée. (Et Justine et Tino étaient déjà en train de baver en pensant à ce dont ils allaient avoir droit)

Pénélope sortit d'un panier des gobelets et des boissons, et d'un autre les cupcakes préparés avec soin par Justine et Arthur. (Enfin, surtout Justine. Arthur avait foutu le feu à la première fournée, alourdissant encore plus l'ambiance de mort qu'il y avait dans la cuisine, et s'était cantonné à écrire le nom de tout le monde à la douille dessus)

- Préparés pour ton anniversaire, Francis ! fit la Belge en souriant.
- Y'a pas de bougies, par contre, ajouta Victoria.
- Y'a toujours la technique àlakon, proposa Feliks en tendant ses pouces devant lui. Là. Deux bougies.

L'idée eut le droit au « Seal of approval » des autres, au grand désespoir de Romano. Pendant deux minutes, ils se mirent à s'engueuler pour arriver à ne lever que dix-sept doigts. (« On en a combien, là ? » « Quatorze » « Dix-huit » « Quinze » « Trente-deux… Les gars sérieux vous déconnez »), jusqu'à ce que Francis puisse finalement souffler.

- T'as pas réussit à tout éteindre, fit Gilbert en gardant son pouce levé. Tu vas vivre une année de misère, seul et pauvre.
- Non, moi j'irais lui tenir compagnie et on va même se marier en décembre ! dit Antonio.
- Au pire, on s'en fout, dit Elizaveta qui avait commencé à distribuer les cupcakes. C'est qui qu'a eu l'idée à la con de foutre des noms sur les gâteaux ?
- C'est parce qu'il y en a des surprise, expliqua Justine. Dépêche toi dépêche toi !

La Hongroise soupira en allant distribuer les leurs à ceux de l'équipe 2, composée de Yao, Ioulia et Feliks félicitant Toris et sa victoire in extremis, Heraklès qui dormait, Berwald et Vash qui tiraient la gueule, et Ivan terrorisé par Natalia à grand coups de « Pourquoi tu n'as pas voulu te mettre avec moi pour la course à trois jambes, Vanya ? »

L'équipe 3, elle, était en pleine réunion logistique pour mettre au point un plan qui leur permettrait de garder leur avance lors de la deuxième partie des épreuves. Comprendre : Alfred proposait des idées débiles, Roderich, Ludwig et Kiku les refusaient plus ou moins poliment, Lily et Victoria tentaient de participer, Sion s'était étalée derrière eux et Feliciano parlait tout seul avec Matthew.

En revenant avec les membres de son équipe, Elizaveta fut acclamée, et les cupcakes restants trouvèrent rapidement leurs propriétaires. (Justine et Tino se jetèrent littéralement dessus)

- Pourquoi ils ont tous des noms ? demanda Antonio en récupérant le sien.
- En plus trop mal écrits, ajouta Romano.
- T'as déjà essayé d'écrire à la douille ducon ? s'énerva Arthur.
- Oui, tous les ans sur les gâteaux d'anniversaires de mes dix frères et sœurs.
- Ils ont quoi de spécial ces cupcakes ? demanda Elizaveta en les regardant faire.

Arthur vérifia qu'aucun mono n'était dans le coin (Pénélope était occupée plus loin et Antoine était en train d'engueuler Jonathan et Manu pour avoir seulement osé croire qu'un gamin de leur équipe battrait un de la sienne), et expliqua :

- Bah… Les nôtres c'est des Space Cakes. Joyeux anniversaire Francis.
- Ah, je vois, fit Elizaveta en s'asseyant. Et, je me demandais aussi, ajouta-t-elle à l'adresse de Justine. Pourquoi Berwald n'est pas venu dans notre équipe ?

La Belge avala de travers, avant de lancer un regard terrifié à Arthur, qui lança un regard terrifié à Tino, qui mangeait tranquillement en parlant à Gilbert.

- Euh… C'est juste qu'ils ont décidé d'aller dans des équipes différentes… commença Arthur. Pour…
- Pour que celui qui sera dans l'équipe gagnante, en fait, il choisisse ils vont le faire la prochaine fois ! finit Justine. Mais pas besoin de leur en parler, personne n'est sensé savoir, on est juste au courant parce qu'on a fait la bouffe avec eux.

L'Anglais lui fit le regard n°14, le « Putain tu nous fais quoi là ? », auquel Justine répondit par le n°32 « J'en sais rien mais regarde sa tronche ça passe crème ! Si elle sait elle va les harceler ! »

- Ah, ok, dit simplement Hongroise. C'est mignon.

Une demi-heure plus tard, la dernière épreuve était sur le point de débuter, et les Space Cakes commençaient à faire effet. Francis et Arthur gloussaient comme des jeunes filles en fleur, et s'étaient tous les deux mis en tête de draguer Victoria qui ne comprenait rien, Gilbert était partit emmerder Roderich, Tino se plaignait de rien sentir du tout et Elizaveta était partie voir Justine, qui essayait de faire un câlin à Antonio –qui ne ressentait toujours pas les effets- qui essayait de faire un câlin à Romano qui essayait de faire un câlin à Justine.

- Justine, pourquoi je sens rien ?
- Laisse venir, c'est sûrement parce que je les ai presque pas chargés pour pas que ça dure trop longtemps. Oh, Romano, tu me chatouilles.

La Hongroise roula des yeux. Enfin, de toute façon, l'épreuve débutait.

- Il faut faire quoi ? demanda Yao à Antoine.
- Course d'obstacle et de relai qui finit par du tir à la carabine. Deux coureurs, un tireur.

Elizaveta se tourna vers son équipe, à la recherche de quelqu'un capable de participer. Bon, ça la laissait elle, et Tino. Et Antonio.

- Je tire ! dit Tino.
- Moi aussi j'aime bien tirer, gloussa Francis. Oh, ça tourne…

Bon, bah au moins, personne n'allait se battre pour participer.


- T'as vu ? On a gagné !
- Bah pas grâce Sion, soupira Ludwig en jetant un coup d'œil à la brune à côté de lui.
- Pardon ? T'aurais réussi à tirer mieux toi ?

Ils étaient de retour au centre, maintenant. L'équipe 3 avait fini par gagner, malgré le fait que Sion se soit fait massacrer au tir à la carabine par Vash et Tino, et ils étaient maintenant autour de la balançoire.

- Elle a pas si mal tiré… commença Lily. C'est juste que… Tino et Vash sont très forts.
- Au moins une… Merci, Lily, soupira Sion.
- Coucou mes bites ! cria Gilbert en arrivant près d'eux, les pupilles totalement dilatées.

Ludwig hésita entre le facepalm et la dépression pure et simple. Putain, celui-là en tenait une couche… Y'a des jours où il aimerait juste l'abandonner sur une aire d'autoroute. Non mais sérieusement.

Alors que Gilbert commençait à s'amuser à toquer contre la structure de la balançoire, Kiku s'approcha, en traînant Alfred, un peu gêné, et demanda dans son français cassé :

- Euh, s'il te plaît… Alfred il se sent un peu malade…

En effet, le blond, totalement en sueur, était en train de se retenir à Kiku, en se tenant la bouche. Matthew paniqua en le voyant comme ça, et se mit à côté de lui pour le soutenir.

- Putain, il a quoi ? fit Ludwig, ne savant pas comment réagir.
- Il a bouffé un truc bizarre ? demanda Victoria en courant près de lui.
- Oh c'est marrant… gloussa Gilbert. On dirait la première fois que j'ai fumé un joint. C'était trop chargé et j'étais comme lui.

Ludwig s'arrêta d'un coup, et se tourna vers Gilbert, lentement.

- Vous l'avez fait fumer ?
- Mais t'es ouf toi… On fume pas aujourd'hui, on a fait des gâteaux magiques.
- Des gât… Putain vous lui avez fait bouffer un Space Cake ?
- Nooon, se défendit Gilbert. Quoi que… Arthur il a vraiment écrit très très mal, tu sais, alors Eli et bah, elle a peut-être donné son gâteau sans faire gaffe, et c'est pour ça qu'elle sentait rien…

Le blond se contenta d'écarquiller les yeux, complètement scotché parce qu'il venait d'entendre. Oh. Putain.

Mais la priorité, c'était pas Gilbert pour le moment, mais Alfred qui n'allait toujours pas mieux. Ludwig passa son bras autour de ses épaules, avant de dire :

- Feli, vient m'aider, faut qu'on aille le faire vomir quelque part...
- Oh, tu l'appelles Feli c'est mignon, pouffa l'albinos.

Luwig laissa bonnement et simplement tomber Alfred –rattrapé à la dernière seconde par son frère et Feliciano- pour marcher vers son cousin, avant de le prendre par le col et de lui dire, en le regardant droit dans les yeux.

- A quoi tu joues, ducon ? Putain, t'as que ça à foutre ? Même pas foutu de passer un après-midi sans te défoncer ? Pourquoi tu crois que t'es là ? Si t'as été envoyé ici, c'est juste parce que t'es un p'tit con, pour essayer de t'arranger un peu. Et t'es encore pire qu'il y a une semaine. Tu me fais pitié… Tout ce qui compte pour toi c'est te défoncer la gueule, t'en as rien à foutre des autres… Tu traînes qu'avec des gens comme toi, qui veulent juste faire les kékés à se déchirer en plein après-midi et ça te donne l'impression d'être important, mais t'es qu'une merde… Et maintenant Alfred va mal avec vos conneries et tout ce que tu trouves à faire c'est rigoler. Ah oui, forcément, t'es défoncé. J'te jure, il arrive quoi que ce soit de grave à quelqu'un à cause de tes conneries, c'est moi qui vais te défoncer la gueule.

Il le poussa, et Gilbert n'osait rien faire et rien dire, et se contenta de le regarder, les yeux écarquillés. Ludwig retourna récupérer Alfred, et lui dit :

- Va chercher Pénélope.
- Pourquoi Pénélope ? demanda l'albinos.
- Tu veux une chance de pas te faire démonter ? Va chercher Pénélope. Les autres devineront tout de suite que vous vous êtes défoncés, elle on peut lui faire croire qu'Alfred a fait une indigestion.

Trois heures plus tard, Alfred allait mieux, et dormait dans un des lits du gîte. Justine, Elizaveta, Romano et les autres étaient redescendus et aucun n'avait osé regarder les autres dans les yeux de tout le repas, ni de tout le début de soirée. (Notamment Tino. Il avait passé le dîné à écraser encore plus sa purée sous le regard noir de Berwald.)

Alors que la veillée Loup-garou allait commencer, tous s'approchèrent de Ludwig, Feliciano, Kiku et Roderich qui discutaient un peu plus loin pour dire :

- Euh… Gilbert nous a raconté ce que tu lui as dit. Promis, on prend plus rien les aprèms et on se calme les soirs. Désolés.
- Désolés ? demanda Ludwig. Là, c'est Alfred qu'est couché après avoir vomi son quatre-heures et avoir fait le pire trip de sa vie.
- Oui, enfin bon, commença Francis, on est venu s'excuser auprès de toi parce qu'en fait, c'est toi qui ferais le plus mal si tu décidais de nous en foutre une…

Arthur lui enfonça son coude dans les côtes, le faisant grimacer.

- Moi j'ai une question, demanda Roderich. Pourquoi Alfred n'a pas agit comme s'il était déchiré avant de faire son bad trip ? Enfin, je veux dire, il aurait quand même dû se mettre à rire pour rien, et courir dans tous les sens avant d'aller mal…
- Oui, enfin Alfred il a tellement l'air défoncé sans rien prendre qu'on a sûrement pas vu la différence, soupira Arthur.
- Les gars, on commence ! leur cria Manu un peu plus loin. Ramenez-vous !

Le petit groupe se leva pour se diriger près du feu de camp, bien content de se changer les idées. Seulement Francis resta en arrière, retenu par Tino qui lui chuchota dès que les autres étaient assez éloignés :

- Dis-moi Francis… T'aurais pas des capotes ?

Le Français haussa un sourcil, amusé. Ben tiens, on pensait directement à lui quand on avait besoin de capotes, c'était presque surprenant...

- Rien que ça ?
- Oh c'est bon, je me suis engueulé avec Be, et j'aimerais bien qu'on se réconcilie.
- Bah dis-donc, t'es bien confiant sur tes chances de réussites.
- Oh c'est bon, c'est la première fois qu'on s'engueule et c'est loin d'être la pire, on s'est mit sur la gueule une fois, et on s'est toujours réconciliés comme ça.

- C'est sûr que ça doit être confortable, une botte de foin, rit Francis.
- Pire que ça, t'as cru quoi, on a déjà eu le temps de tester depuis le début de la semaine.

Francis roula des yeux -c'est sutout qu'il avait la dèg', il voulait être le premier du camp à s'envoyer en l'air, avant de demander :

- Et t'en as pas toi ?
- Oui bah oui, ma mère m'a envoyé ici pour me « soigner », tu penses bien qu'elle m'a laissé partir avec le stock de capotes et de lubrifiant.
- Okay… Bon, fais genre tu vas aux chiottes. Dans mon sac, le bleu près de la stabulation. La poche de gauche.

- Gros, tu me sauves la vie, merci, fit le Finnois en serrant l'autre dans ses bras avant de se barrer en courant. Je te revaudrais ça !
- Bon vieux, tu le ramène ton cul ? gueula Arthur près du feu.

Francis lui fit un signe, avant de courir les rejoindre, trouvant une place entre Victoria et Natalia.

- Tu foutais quoi ? demanda Antonio. Encore à te toucher ?
- J'ai sauvé un couple, pisse-pas-droit. Tu sais, celui que Justine et Arthur on cassé avec leurs conneries.
- Un mot de plus et je te fais couler du chamallow fondu dans l'œil, maugréa l'Anglais sous le regard interrogatif de Berwald.