Chapitre 14 ! Avec, je suis désolée, pas beaucoup d'action et beaucoup de blabla, à la manière des films de Woody Allen . . . que j'apprécie énormément n'allez pas croire le contraire !

Le titre et l'extrait proviennent de la très célèbre chanson du groupe Muse, Time Is Running Out.

Bonne lecture !

Chapitre 14 : Time Is Running Out

I think I'm drowning
Asphyxiated
I wanna break this spell
That you've created

You're something beautiful
A contradiction
I wanna play the game
I want the friction

You will be
The death of me

[. . .]
And o
ur time is running out
[. . .]

I wanted freedom
But I'm restricted
I tried to give you up
But I'm addicted

« Je confirme Jack, toutes les issues sont bloquées. » déclara Ianto en rejoignant le capitaine devant l'entrée principale.

« Et merde ! »

« On pourrait essayer de les déplacer »

« Déplacer ces trucs de plusieurs centaines de kilo ? Je crois que tu surestimes légèrement mes fabuleuses capacités physiques mon cher Ianto . . . »

Celui-ci promena sa lampe-torche sur les quatre anges postés devant la double porte en chêne massif.

« Ou alors je pourrais me faufiler parmi elles, cela devrait être jouable avec ma taille. »

Jack leva un sourcil.

« J'espère que tu n'as pas oublié qu'elles peuvent te briser la nuque aussi facilement que toi avec un pauvre lapin. »

Ianto fit la grimace.

« Tu n'aurais pas pu trouver autre chose ? Je n'aime pas le lapin. Non, je crois avoir une chance. Aux dernières nouvelles, aucunes de celles autour du bâtiment ne nous ont encore attaqué. »

Jack soupira.

« Soit, essaye. Mais si tu les vois bouger ne serait-ce que d'un cil, tu reviens immédiatement en arrière. »

Le petit brun hocha la tête et s'approcha prudemment de l'entrée, son arme pointé devant lui. Les statues restèrent immobiles. Plus confiant, et voyant un espace entre les deux du milieu, Ianto tenta de s'y engouffrer.

« Ianto ! » hurla soudain Jack.

La statue de droite avait tendu son bras en direction de la nuque de Ianto, ses doigts à quelques centimètres du cou palpitant du jeune homme. Celui-ci tourna lentement la tête et essaya petit à petit de s'éloigner du membre de pierre, pendant ce qui semblait être une éternité pour son compagnon. Une fois dégagé, Ianto courut vers le capitaine.

« Ça va ? » demanda Jack, posant une main sur son épaule.

« Je crois. Tout s'est passé si vite je . . . »

« Je sais. » répondit le capitaine sur un ton apaisant.

« Je t'assure ne pas les avoir moi-même lâché une seule seconde du regard. »

Une vibration se fit soudain entendre dans le silence, faisant sursauter les deux hommes.

Le capitaine sortit rapidement le mobile de son manteau et poussa un soupir de soulagement.

« C'est le portable de Gwen. »

Ianto poussa un cri de joie.

« Gwen ? Est-ce que tout le monde va bien de votre côté ? Je . . . Qui êtes-vous ? Où est ma collègue ? »

Ianto se rapprocha de Jack, l'air paniqué.

« Que se passe . . »

Le capitaine lui fit signe de se taire, et écarquilla soudain les yeux.

« Bien sûr que je vous crois ! Le prêtre repose, pas tout à fait entier je l'admet, en ce moment dans un des tiroirs de notre morgue, comment pourrais-je l'avoir au bout du fil ? »

Il y eut un court silence, puis Jack fit la grimace.

« Ah ce fameux cortex . . . Je suis désolée de vous dire cela, mais vous êtes des individus parfaitement dégoûtants ! Donc, si je comprends bien mes collègues sont en encore en vie, quel sombre but poursuivez-vous en les gardant enfermés dans la sacristie tels des rats en cage ? [ . . .] Vous . . . quoi ? C'est une plaisanterie ! Vous savez que nous ne pouvons vous promettre une telle chose ! [ . . .] C'est ça, à la prochaine ! »

Le capitaine éteignit son portable et le fourra rageusement dans une de ses poches.

« Que se passe-t-il Jack ? Ils sont en sécurité ? »

« Oui ils le sont, mais je crains, plus pour bien longtemps » répondit le capitaine tout en reprenant le chemin du véhicule.

« Bon sang, pourquoi a-t-il fallu que Molly les rejoigne ! Comme si la situation n'étais pas assez compliquée comme cela ! »

« Jack, vas-tu enfin me dire ce qui se passe ? » s'écria son compagnon, lui bloquant le passage.

Jack se massa les tempes et regarda Ianto un instant, se préparant de toute évidence à ce qu'il allait devoir lui dire.

« Nous avons six heures pour leur procurer le Tardis, sinon quoi, ils commenceront à exécuter un par un les membres de l'équipe. »

« Cette attente est absolument insupportable . . . » grogna Sherlock tout en s'étirant, à moitié affalé contre une des armoires précieuses de la pièce.

« Elle l'est pour tout le monde, Sherlock » fit John sur ton exaspéré, lui aussi assis par terre. Avec un mouvement sec, le médecin réussit enfin à arracher un fil qui dépassait du tapis ancien.

« Tu n'as qu'à faire un petite analyse de cette charmante pièce . . . »

« Déjà faite. » grommela le détective.

« Le prêtre avait un sérieux penchant pour le vin de messe et les combats de catch »

Gwen fronça les sourcils.

« C' est vrai ça ? Comment . . . »

« Eh bien de la même manière que je sais que votre lave-linge est actuellement en panne et que vous avez des envies de meurtre concernant le chien de vos voisins »

répondit Sherlock tout en fixant le plafond d'un air absent.

Gwen eut un moment de stupeur.

« J'étais au courant de vos talents en matière de déduction, mais là, je suis absolument bluffée. »

La jeune femme se tourna vers Molly.

« Je comprends maintenant un peu mieux ce que tu me racontais au sujet de ton ancien boulot. Cela doit être assez effrayant de travailler avec quelqu'un capable de te ressortir tout ce que tu as fait durant les dernières vingt-quatre heures ! »

Molly eut un sourire gêné et John ricana.

« Oui, imagine un seul instant l'ambiance régnant à chacune des retrouvailles de Sherlock avec la police. Un vrai bonheur ! Il est d'ailleurs étonnant qu'il n'ait encore fait jusqu'à présent aucun portrait des membres de votre équipe . . . »

Le détective regarda son ami d'un air surpris

« Je croyais que tu détestais cela ! Mais si cela te tracasse tant, je peux . . . »

« Je savais que j'aurais dû fermer ma grande bouche . . . » fit John entre ses dents.

« Jack Harkness : bisexuel, voire omnisexuel, une relation trouble avec Gwen et établie avec Ianto,un père mort et un frère . . . dans les frigos de la morgue . Enfin, le plus important, je le soupçonne d'avoir beaucoup plus d'années derrière lui qu'il n'en a l'air. Gwen . . . »

« Oh ne vous avisez surtout pas de . . » menaça la jeune femme.

« Une aventure avec un ancien membre de l'équipe, Owen, je crois. J' ai déjà parlé de Jack, a déjà enceinte une première fois dans des circonstances disons . . . troubles, essaye de remettre le couvert de manière officielle avec son mari. »

« C'est vrai Gwen ? » demanda Molly avec un grand sourire en se tournant vers son amie, dont le visage devenait de plus en plus rouge.

« Oui, mais nous ne devions . . . » bégaya-t-elle.

« Ianto. Je n'ai pas grand-chose sur lui,» poursuivit Sherlock comme si de rien n'était.

« A part sa relation compliquée avec Jack et une ex-petite amie abattue, pour je ne sais quelle raison par ses propres amis. »

« Elle était devenue une machine à tuer ! Votre totale manque de respect envers notre vie privée est absolument ahurissant !» dit Gwen d'une voix tremblante. Elle s' était levée et était de toute évidence sur le point de perdre tout contrôle sur elle-même Voyant dans quel état se trouvait son amie, Molly courut la rejoindre et la prit dans ses bras.

« Gwen, calme-toi. Tu m'as dis toi-même il y a quelques heures qu'il ne valait pas la peine de se mettre dans des états pareils. Il le fait avec tout le monde, il l'a fait avec moi et avec John. »

« Eh bien heureusement pour lui que tu l'apprécies beaucoup et que nous avons de choses plus graves à régler » répondit la jeune femme en se rasseyant lentement sur le sol, toujours tenue par Molly « sinon je n'aurais pas hésité une seule seconde ! »

C'était la médecin légiste qui était affichait à présent une délicate teinte rouge brique. Pour ne pas arranger les choses, le détective la regardait d'un air pensif. Elle n'avait jamais été si heureuse de recevoir un appel de Jack qu'à cet instant précis.

« Jack ! Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente de t'avoir ! »

John et Gwen poussèrent un immense soupir de soulagement et Sherlock dressa soudain l'oreille, avide de savoir si ses déductions concernant les anges s'étaient finalement révélées justes. Il n'eut pas attendre longtemps, le sourire radieux de la jeune femme ayant rapidement fait place à une expression d'extrême gravité.

« Tu en es absolument sûr ? Et tu dis avoir trouvé une vidéo du docteur les concernant ? Envoie-le nous, on ne sait jamais [. . .] D'accord. [. . .] Ne t'inquiète pas, on a tous un moral d'acier ici ! [. . .] A tout de suite ! »

La médecin-légiste raccrocha et se tourna vers le détective qui attendait un sourire aux lèvres.

« Tu avais entièrement raison. Ces anges veulent quelque chose en échange de notre liberté. »

Le détective se rapprocha d' elle .

« Content de te l'entendre dire. Ils veulent une source d'énergie supplémentaire n'est ce pas ? »

« Oui » répondit Molly très surprise.

« Comment as-tu . . . ? »

« Là n'est pas le problème. Sous quelle forme doit être cette énergie et combien de temps avons-nous pour leur procurer ? »

« C'est là que les choses se compliquent. Nous avons exactement cinq heures pour leur fournir un objet extrêmement puissant appartenant à une personne insaisissable appelé le Docteur .»

Un silence de mort s'installa dans la pièce. Puis Gwen gémit :

« Dis-moi que c'est une plaisanterie Molly ! On ne peut pas rencontrer le Docteur à chaque coin de rue et encore moins prendre son Tardis ! Je croyais ces anges terriblement intelligents, mais là, ils sont complètement à l'ouest ! »

John articula :

« Excusez-nous les filles, mais Sherlock et moi avons l'impression nette d'avoir raté un épisode. Qui est le Docteur ? Et à quoi correspond ce Tardis ? »

Molly se tourna vers Gwen qui s'était assise, le visage entre ses mains.

« Vas-y Gwen. Tu en connais plus sur lui que moi . »

La jeune femme, sans relever la tête, dit d'une voix morne.

« Le Docteur est un Seigneur du Temps, un alien. Il ne « meurt » jamais et est capable, en tout cas en théorie, de se régénérer autant de fois qu'il veut, sous des apparences différentes. Il voyage dans le Tardis soit Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale, une machine qui comme son nom l'indique est capable de voyager dans le temps et l'espace. Elle a l'apparence d'une cabine de police des années cinquante. »

« Et où est-il possible de rencontrer cette absurdité de la nature ?» ricana Sherlock tandis que John restait la bouche ouverte, ébloui par tant de révélations.

Gwen releva la tête et lui lança un regard noir.

« Malheureusement nulle part, monsieur le détective-consultant-je-suis-la-science-infuse. Le Docteur est un homme assez excentrique qui va et vient dans les différentes époques et planètes. C'est pour cela que la demande des anges est tout bonnement surréaliste. Il nous faut trouver autre chose pour ces monstres . . . »

« Justement, Jack vient de trouver une vidéo du Docteur parlant de ces anges. Il a apparemment déjà eu affaire à eux dans le passé et ce document sans queue ni tête aurait été conçu pour aider une jeune fille du nom de Sally Sparrow. Jack et Ianto l'ont déjà visionné, mais peut-être que nous trouverons des informations supplémentaires de notre côté » dit Molly tout en ouvrant l'ordinateur de l'équipe.

« Eh bien, tout espoir n'est pas perdu ! » lança John sur un ton qu'il voulait gai.

« Ton enthousiasme fait plaisir à voir John, mais espérons qu'il nous vienne rapidement une idée brillante après avoir vu cette vidéo, sinon je ne donne réellement pas cher de notre peau ! » fit Gwen avec un faible sourire.

J'espère que ce chapitre ne vous aura pas déçu . . .

A la prochaine !