Partie II :
Chapitre 3 :
Disclamer : FMA ne m'appartient vraisemblablement pas XD Même si je serais très heureuse de le racheter à Arakawa-sempai ^_^
Les droits Tales of Symphonia sont la propriété de Namco, et Vampire Knight est le fruit de l'imagination de Matsuri Hino.
Pour le reste je suis 100% responsable XD
Comme d'habitude, je tiens à vous remercier pour toutes ces reviews que vous me laissez ^_^
Je sais que les grandes vacances sont pas le moment le plus propice pour tenir une fic... L'expérience passée à fait savoir que c'était le moment où les reviews avaient du mal à arriver... Etant donné que tout le monde (presque) finit par partir loin de la connexion internet... Quel triste histoire MDR
J'hésitais donc à la laisser en suspens jusqu'à la rentrée... Finalement, je ne l'ai pas fait (Vous avez remarqué XD) De 1 car j'ai pas été trop touchée par les vacances de mes lecteurs ^_^ De 2 car j'en avais pas envie ! Vue comment j'étais lancée, je voulais pas attendre pour continuer cette fic... Juste au cas où j'aurez eu du mal à la reprendre...
Mais bon, malheureusement, comme je vous l'avais dit, je me dois de suivre ma famille au Danemark où la connexion risque d'être dur, voir impossible à trouver... Mais j'emporterais de quoi écrire donc vous aurez un chapitre peu après mon retour !
Allez courage ! Je pars que 10 jours ^_^
Et je vous laisse un chapitre bien long pour me faire pardonner XD
Bonne lecture !
Enjoy It !
Quelques dizaines de minutes plus tôt, alors que les offensives commençaient, dans un certain appareil de l'unité, une bataille interne était venue s'ajouter à leur fardeau. Cela, bien sûr, après qu'ils aient éteint leurs micros...
« Lloyd ! C'est pas le moment ! »
« Réponds juste ! Qu'est ce qu'on va devenir, alors ? »
Aido avait du mal à se concentrer convenablement avec le châtain qui refusait d'arrêter son interrogatoire. Pourtant, il devait retrouver ses esprits ! Il fallait qu'il mène cette mission à bien... Sinon, il ne pourrait pas conduire le plan à sa phase finale...
« Alors ! »
« Je sais pas ! » Soupira le blond. « De simples bons collègues ! »
« Mais, ça me va pas, moi ! »
Il avait envie de fermer les yeux, de serrer extrêmement fort ses paupières, pour échapper à cette discussion. Malheureusement, on ne ferme pas les yeux au volant d'une voiture... Alors, au commande d'un avion... Pourtant, il voulait échapper à cette discussion. Bien sûr que ça ne lui irait pas ! A lui non plus d'ailleurs ! Mais, il n'avait pas le droit de le dire...
« Putain ! Aido ! Ca me dégoute que tu réagisses comme ça ! »
« Désolé... »
Qu'est ce qu'il croyait ? Lui aussi ça le dégouttait d'avoir à agir ainsi ! Mais, il devait éloigner Lloyd de lui... Sinon, ils souffriraient...
« J'en dis un peu trop et toi tu me repousses ! » S'offusqua le châtain. « T'es pas mal placé pour être homophobe ? »
« Ca a rien à voir ! » S'écria-t-il. « Je te repousse car t'as envie de me baiser et que tu sais pas te contrôler ! Ca a rien à voir avec ta sexualité, ni la mienne... »
Il voulut répondre à cela, mais il fut coupé par Envy qui leur cria que leur adversaire avait un lance-roquette. Quelques secondes plus tard, ils en eurent la preuve quand Lloyd repéra un superbe missile sur le radar et qu'Aido fit faire un magnifique vol plané à l'appareil pour l'éviter... Cet évènement n'empêcha pas la conversation de repartir.
« Quels sont tes preuves ? »
« Me fais pas rire. » Dit-il en faisant rouler ses yeux. « Tu viens me repêcher juste après Envy et tu veux me faire croire que c'est pas pour me mettre dans ton lit ? »
Le châtain détourna la tête, embêté, et son interlocuteur devait avouer qu'il préférerait largement qu'il daigne porter un peu plus son attention sur le combat qu'ils effectuaient... Cet alors qu'il entendit Envy l'appelait... Il ralluma son micro.
{...}
« Désolé... »
« Trouve moi ce tireur et fusille le moi. »
{...}
Une fois l'ordre donné, il reteignit son micro et fit augmenter en deux, trois mouvements la vitesse de l'appareil qui partit dans la direction dont venait le dernier coup qu'ils avaient esquivé. Son coéquipier gardait toujours la tête baissée et ça commençait à vraiment le déranger.
« Lloyd ! Au cas où tu l'aurais oublié ! On est sur un champ de batail ! Alors, si tu pouvais relever la tête et m'aider, ça serait sympa ! »
L'homme qui se sentait meurtri rehaussa le crâne et balada ses yeux sur le cadran. Bien qu'il soit d'humeur boudeur, il ne pouvait pas laisser son bien-aimé mourir par sa faute. Même après ce qu'il avait sous-entendu... Il ne l'avait jamais considéré comme un quartier de viande...
« C'est sûr ! Je veux ton corps... » Confessa-t-il. « Mais, je veux pas que ça ! Je te veux, toi ! Entièrement ! Corps et âme ! Mais surtout... Je veux ton cœur... »
Aido se mordit le bout de la langue pour ne pas répondre la première chose qu'il lui venait à l'esprit. Ils étaient maintenant dans la zone de danger et il devait se consacrer à les ramener sains et saufs à la caserne...
« Il est à 500 mètres, nord-ouest ! » Informa le châtain en voyant le missile apparaître au radar.
Grace à cette information, le bouclé dénicha rapidement le bâtiment en haut duquel se trouvait le tireur d'élite. Une fois qu'il eut échappé par une autre pirouette à la fusée. Il profita du temps qu'il fallait compter pour recharger un lance-roquette pour se rapprocher et attaquer. Il appuya sur le bouton et immédiatement les coups se mirent à mitrailler sur leur adversaire et ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils firent exploser l'arme que les survivants tentaient de charger. Alors seulement, ils pouvaient être certain qu'il ne servait à rien de continuer....
Enfin, ils purent calmer le jeu... Maintenant que leur seule capacité de défense consistant un réel danger était tombé, ce combat n'était plus qu'une vulgaire démonstration de force, jusqu'à ce que les rebelles se rendent. Aido voulut prévenir son supérieur qu'il n'y avait plus de quoi s'inquiéter, mais Lloyd l'en empêcha.
« On devrait d'abords trouver un endroit où atterrir. » Dit il en retenant la main qui tenait le micro. « Il vaudrait mieux revoir un peu les niveaux pour le retour... Ca fera pas de mal à Envy d'être sur ses gardes quelques minutes de plus... »
Le blond ne s'y opposa pas et trouva une clairière à l'abri où il devrait pouvoir faire leurs vérifications tranquillement. L'appareil se posa sans la moindre difficulté et bientôt ils purent savourer le plaisir d'avoir de nouveau les pieds sur terre. Lloyd ne quitta pas le bouclé des yeux, le regardant s'étirer félinement vers le ciel en baillant. Il fallait qu'il soit fou pour être ainsi, autant fasciné par chaque gestes qu'il faisait...
« Qu'est ce qui va pas avec moi ?! » Demanda le châtain agacé, alors qu'ils étaient sortis prendre l'air un moment près de l'appareil. « C'est physiquement que je te plais pas ? Ou alors c'est à cause de mon caractère ? Je suis trop con ? C'est parce que je ne suis pas Envy ? »
« Mais non ! » Répliqua Aido. « Je t'ai déjà dit qu'avant j'hésitais entre toi et lui... Donc, tu me plais largement assez physiquement et mentalement ! »
« Alors, c'est quoi le problème ? »
Aido resta silencieux un long moment... Il cherchait dans sa tête les mots qui pouvaient exprimer le plus sincèrement possible ce qu'il ressentait. Il lui en apparut plusieurs, mais certains ne pouvaient être dits.
« Je... Je ne veux plus souffrir... » Commença-t-il. « Alors... Etant donné qu'on souffre toujours en amour... Je préfère être seul maintenant... »
Lloyd le fixa sans rien dire, puis laissa échapper un unique ricanement nerveux qui eut le don de ne pas plaire à son collègue. Il releva ses yeux marron sur celui-ci ayant repris son sérieux occasionnel.
« Tu as tort de penser que c'est quelque chose dont tu pourrais te passer ! A partir du moment où tu y as gouté... Tu ne pourras l'ignorer ! Ca te manquera toujours ! C'est le genre de drogue dont personne ne peut se désintoxiquer... Que tu le veuille ou non... Tu as tort de penser que tu peux faire changer ça... »
Les yeux bleus s'écarquillèrent devant cette énumération. Les gestes qui suivirent se déroulèrent en quelques secondes... Aido l'attrapa par le col et le tira à lui pour lui administrer une gifle magistrale qui claqua contre la peau de sa joue. Puis, il agrippa les pans de sa veste fortement.
« Ca y est ? T'as fini ? Ca t'a fait plaisir de me dire ça ? » S'écria-t-il profondément irrité. « T'essayes de me désespérer, c'est ça ? Qu'est ce que ça t'apporte ? »
Des mains fortes se refermèrent sur ses poignets et il remonta son regard jusqu'à croiser celui du châtain qu'il trouva bien trop suspect... Pourquoi le regardait-t-il comme ça ?
« Lloyd... Lâche moi... »
Il le dévisageait toujours avec cet air songeur... Semblant peser le pour et le contre... Il devait être en pleine réunion mental... Et ça effrayait Aido dont les poignets étaient toujours emprisonnés...
« OH ! Et puis merde ! » Lança soudainement l'homme silencieux.
A peine les mots parvinrent à ses oreilles qu'Aido sentit qu'on le plaquait contre le métal froid de l'appareil. Instinctivement, il voulut pousser un cri qui ne passa pas la barrière des lèvres qui vinrent se poser sur les siennes. Ses pupilles se dilatèrent sur le choc... Lloyd... L'embrassait... Il sentait clairement la pression de cette bouche qui s'ouvrait pour capturer les parties charnues, dans des attouchements poussés.
Il essaya de se débattre mais le corps du châtain qui l'écrasait bien trop intimement, restreignait grandement ses gestes... De plus, l'emprise sur ses bras se resserra et les amena à rencontrer également le froid de la paroi au dessus de sa tête. Llyod arriva à coincer les poignets sous la prise d'une seule main, lui en libérant une qui alla directement caresser la joue du bout des doigts et relever le menton du pouce. Il glissa sa langue entre les lèvres dont le goût pourrait aisément le nourrir des jours durant, et descendit le long du barrage de dents pour aller caresser lascivement les gencives.
Aido réussit à retenir un gémissement en sentant cela, tandis qu'un frisson électrique ne passant pas inaperçu, lui remonta le long de l'échine. Il serrait les dents le plus fort possible car il ne pouvait rien faire d'autre... Il avait beau gesticuler pour s'échapper, il ne faisait pas grand chose de plus que se frotter à ce corps déjà assez chaud comme ça... Il lui semblait que le châtain aspirait la moindre goutte de force qu'il trouvait dans son être, l'affaiblissant plus encore. Il ne s'était pas préparé à ce qu'il soit aussi fort... Il était grand aussi... Maintenant il s'en rendait compte... Il était même plus grand qu'Envy... Et dès qu'il levait les yeux pour tenter de résonner son coéquipier, il se sentait petit... C'est fou, ce que la vision pouvait paraître différente vue de près ! Et où trouvait-il la force de continuer ce combat lui ? S'abandonner à une pulsion serait moins fatiguant que d'y résister ?
Le bouclé tenta de lui assener un coup de genoux, mais l'assaillant en profita pour s'insinuer entre ses cuises et se coller à ce corps malencontreusement offert... Aido sentit une bouffée de chaleur lui remonter les entrailles en sentant le poids de ce bassin contre le sien, bouffée qu'il dut canaliser, se tordant le dos. Il cherchait à se fondre dans la cloison métallique pour échapper à ces sensations tentatrices. Il devait retrouver ses esprits et la force de le repousser. Il ne devait pas succomber et s'abandonner. Pour le plan... Et aussi pour lui...
Lloyd, lui, n'avait pas les problèmes de moral que le blond avait à régler... Ca faisait un moment qu'il ne voyait plus la moindre raison de ne pas se frotter à ce corps alléchant. Ne pas avoir pu toucher Aido du mois, l'avait bien trop frustré. Il agissait comme s'il voulait rattraper tout ce retard en quelques minutes... Et alors que son propre corps cherchait à s'apaiser, lui, il dévorait la bouche qu'il avait tant voulu. Toujours insatisfait que le blond ne lui en laisse pas l'accès complet... Alors, il se vengeait sur ses lèvres... Ne les lâchant jamais... Les compressant entre les siennes pour les happer, les mordillant pour les rattraper, les léchant juste pour le faire frissonner... Il l'embrassait à tel point, qu'il en était certain, boucle d'or aurait les lèvres bleuies.
Le plus petit avait de plus en plus de mal à se forcer à ne pas "durcir"... Une sensation de manque grandissait en lui. Il ne pouvait pas nier que ça remontait mine de rien à... Plus d'un mois... Et il n'était pas facile d'ignorer l'érection démesurée qui tendait le pantalon du châtain... Il sentit la main, jusque là sagement sur sa joue, descendre le long de son flanc, caresser l'une de ses hanches et se poser sur son arrière cuisse... Il paniqua, s'agita et détourna la tête. Ce dernier geste fit perdre le contact de ses lèvres au châtain qui décida alors de goûter son cou. La main baladeuse remonta le long du dos de la cuisse. Aido essaya de lui écraser, mais Lloyd semblait se moquer de cette douleur et n'avait même pas conscience des gouttes carmins qui rougissaient ses phalanges... La main meurtrie arriva sur la fesse qu'elle malaxa, et le blond devinait qu'il devait avoir les joues bien rouges à ce moment là.
Soudain... Fatigué, boucle d'or arrêta de bouger... Préférant garder ses forces pour résister à ses hormones, plutôt que de se débattre inutilement contre le châtain. Il avait beau, généralement, avoir un contrôle exemplaire sur ses pulsions... Il restait un adulte en parfaite santé dont le système anatomique marchait parfaitement. C'est pourquoi, il avait besoin de toute sa concentration pour repousser toutes ces décharges que le châtain lui envoyait.
Le brusque manque de résistance fit un aller-retour dans l'esprit de l'homme aux yeux de braise qui continuait de se presser contre cette silhouette dont le propriétaire était à jamais le maître de tous ses rêves. De toute manière, il n'avait pas vraiment conscience de ce qu'il faisait, ni d'où il était. Il se souvenait juste de la saveur des lèvres du blond. Ce fruit défendu l'avait descendu tout droit en enfer, où la chaleur était torride, dans tous les sens du terme...
Il finit par pousser un hurlement rauque qui résonna dans les oreilles du bouclé comme la possibilité d'une échappatoire...
Lloyd tentait de retrouver un rythme cardiaque normal, alors que sa tête fumante respirait toujours l'odeur de la peau d'Aido... Aido ? Lloyd releva la tête et examina le visage du jeune homme. Il avait la peau moite, les lèvres gonflées, sa respiration saccadée sonnait comme des pleurs... Pourtant ses yeux étaient secs... Les pupilles d'un bleu glacial s'ancrèrent dans les siennes.
« Alors... Lloyd... Qu'est ce que tu vas faire de moi maintenant ? »
Les yeux marron furent traversés, comme par un éclair de lucidité, et il réalisa ce à quoi il s'était autorisé. Lui qui ne voulait, au départ, qu'un baiser, s'était laissé emporter jusqu'à... De la baise ! Et si une certaine partie de son anatomie était d'excellente humeur, une autre partie lui faisait mal au point de lui donner la nausée... Il relâcha les poignets et fit trois petits pas en arrière avant de tomber à genoux, les larmes lui montant à l'œil.
« Ce serait abusé de te demander de me pardonner, n'est ce pas ? » Demanda le châtain dégouté de lui-même.
Aido le fixa un moment en réfléchissant... Il avait déjà entendu parler de quelque chose qui pourrait expliquer cette attitude... Comment on appelait ça déjà ? ...
« Au moins... Maintenant, t'as une bonne excuse pour partir, non ? »
« Ca dépend du point de vue où on se place... »
Bien que Lloyd fût étonné de cette réponse, il n'eut pas le temps de s'approfondir plus dessus. Puisqu'il vit Aido commencer à s'éloigner de l'appareil pour se dégourdir un peu les jambes comme si de rien n'était. Il se leva et partit à sa suite...
« Aido ! » S'écria le châtain. « Tu peux pas rester silencieux à ça ! Tu devrais me gueuler dessus, m'insulter, me frapper ! Fais quelque chose ! »
« Salopard. » Murmura le bouclé d'une voix trop calme et trop indifférente pour qu'on puisse appeler ça une insulte... « Ca te va ? »
« Aido ! »
L'interpelé se retourna, exaspéré, vers lui, et alors, il le remarqua... Un homme d'une quarantaine d'année entrain de charger un fusil à pompe... Juste derrière Lloyd... Sans réfléchir il attrapa le châtain et le tira hors de porté, tout en sortant son revolver de sous sa veste et de tirer deux balles en plein dans la tête de l'homme. Il tomba en arrière sous la puissance du coup. Celui qu'il avait chargé avant de mourir partit dans le mauvais sens et... Atterrit en plein dans la boîte du moteur de leur avion... Qui explosa 2 secondes plus tard.
Les débris de l'appareil volèrent en l'air et s'écrasèrent un peu partout. Avant même que l'info n'arrive à son cerveau, Lloyd s'était déjà jeté sur Aido pour le prendre dans ses bras, l'entraînant dans sa chute. Tout deux dévalèrent la pente, évitant de peu d'être écrasé par un morceau imposant. Leur descente continua jusqu'à ce qu'il arrive en bas, hors d'atteinte des gros morceaux... Seul quelques étincelles parvenaient maintenant jusqu'à eux.
Le châtain se redressa légèrement et rampa jusqu'au corps de son compagnon qu'il avait lâché lors de l'atterrissage...
« Aido ? » Appela-t-il d'une voix suppliante. « T'es vivant... »
« Désolé... »
Il sourit en entendant l'habituelle réponse qu'il donnait à cette question. Il resta allongé près de lui... De toute façon il ne se sentait pas capable de bouger, sa jambe lui faisait atrocement mal et il arrivait déjà à peine à relever son buste... A première vue, son ami n'avait pas l'air d'avoir trop souffert non plus. Mais, lui non plus ne se levait pas...
« Aido... » Murmura le première année en chassant quelques mèches de son visage pour lui caresser la joue. « Il y a quelque chose que je voudrais te dire... Juste au cas où... »
« Quoi ? »
« Quoi qu'il arrive... Tu seras, à jamais, la personne que j'aurais le plus chéri sur cette terre. »
Il l'entendit rire un peu.
« Sérieusement ! Je t'assure ! Je n'aurais jamais pu avoir d'autres occasions d'aimer quelqu'un de la sorte. Ca n'aurait pu être que toi... Je t'aime, Aido. »
Cette fois ci, le bouclé lui sourit gentiment, bien qu'avec une petite boue triste. Le châtain le prit dans ses bras et il se laissa faire, allant même jusqu'à s'y blottir. Ce n'était pas une étreinte charnelle... Plus une recherche de réconfort... Comme deux personnes qui savait qu'ils ne leur restaient que quelques minutes à vivre. Déjà, Lloyd sentait le sang lui montait au cerveau de manière anormal, et il sut qu'il n'allait pas tarder à perdre connaissance.
« Dis... Pourquoi tu m'as sauvé ? » Demanda-t-il un peu dans les vapes.
« Et toi ? Pourquoi tu m'as sauvé ? » Sourit le blond.
Il entendit la réponse mais, n'eut pas le temps de l'analyser... N'étant plus vraiment là...
A plusieurs centaines de mètres de là, Envy, Ed et quelques autres officiers faisaient face aux décombres de l'avion. L'homme aux cheveux de jais fixait silencieusement le site comme s'il cachait un mystère qui apparaîtrait dans un instant... Ed à ses côtés, ne disait rien, mais ça se voyait qu'il était particulièrement inquiet pour les deux disparus. Autour d'eux, les quelques personnes qui avaient été réquisitionnés pour aider aux recherches parlaient les un avec les autres, comme si les absents étaient déjà morts. Ce qui avait le don d'énerver le natté au plus haut point. Mais le brun, lui, restait calme... Il s'était déjà préparé à l'inévitable, et ceux dès leur rencontre... Il ne pouvait pas s'en empêcher, il craignait tellement de souffrir de nouveau de la perte d'un proche, qu'il s'y était délibérément préparé. Juste au cas où... Pour souffrir moins... Et surtout, pour que les autres ne remarque pas qu'il souffrait....
« Lieutenant ! » Dit Meisson en revenant entre les miles fragments. « Impossible de retrouver les cadavres... J'ai cherché sous les débris... Ils ne sont pas ici. »
« C'est bon signe ? » Demanda le blond à son supérieur.
Celui ci ferma les yeux, essayant de chasser les images familières que lui rappelaient ces circonstances. Après seulement, il daigna répondre à son copilote.
« Ca dépend... Soit ils se sont enfuis et sont peut-être morts dans la pluie de météores ! Soit ils étaient dedans lors de l'explosion et sont peut-être morts lors de l'expulsion ! Soit un mélange des deux... » Répondit-il sans tenir compte de la pâleur que se mots provoquaient chez son protégé... Avant d'ordonner. « Bon ! On se disperse pour retrouver les restes... En espérant qu'il y ait quelque chose à sauver... »
Tout le monde partit dans des directions complètement différentes. Evidement, Ed et Envy firent équipe... Ils partirent tout d'eux explorer une partie de la foret voisine à la clairière. Ils n'échangèrent pas le moindre mot. Parfois, ils se cherchaient du regard. Mais sans plus... Ed savait qu'il valait mieux que leurs camarades ignorent leur liaison... Alors, il tâchait d'être discret. La seule chose qui aurait pu les trahir, c'est à quel point ils se touchaient ! Lorsqu'ils se croisaient, une main était posée sur l'épaule puis retirée de suite. Lorsqu'ils étaient côte à côte, leurs bras s'effleuraient. Parfois, ils se caressaient même du dos de la main. Bref, ils saisissaient n'importe occasion de se toucher !
« Envy... » Héla Ed qui était accroupi près d'un arbre. « Je crois que j'ai trouvé quelque chose... »
Envy s'approcha et regarda par-dessus son épaule. Ed dégagea rapidement l'objet qui avait été emprisonné parmi les racines, il le prit avec ses gants et le tendit au brun.
« Un revolver de chez nous... » Murmura Envy perplexe.
« Tu te souviens ? » Demanda le natté. « Meisson a dit qu'il y avait la dépouille d'un ennemi là-haut... Il y a peut-être eu une fusillade entre eux ? »
Le lieutenant remonta son regard jusqu'au nuage qui s'élevait encore du lieu du clash, puis le redescendit jusqu'à l'endroit où le quarantenaire avait été trouvé et enfin sur cette dernière pièce trouvé.
« C'est fort possible... » Dit Envy... Puis il donna une petite tape sur le postérieure du blond en lui disant. « Bon boulot, petit ! »
« Envy ! » S'écria-t-il autant choqué par le geste que par le dernier mot prononcé.
Le brun haussa un sourcil avec l'air interrogateur.
« Je croyais que tu ne voulais pas que ça se voit... »
« Du moment que personne ne le voit, c'est bon. » Riposta le gradé. « J'ai déjà pris pire comme risque... »
Ed le regarda amusé et il sut au moment même où les mots lui échappèrent qu'il le regretterait bientôt.
« Ah bon ? J'aimerais bien voir ça ! »
Un sourire sadique étira ses lèvres.
« Tu verras... »
Ils continuaient tranquillement les recherches quand Meisson vint les rejoindre.
« Alors, ça avance ? »
Ed acquiesçait vivement, fier de pouvoir raconter sa découverte. Envy était tout près de lui, légèrement en retrait, et les regardait faire. Lorsqu'il lui vint l'idée de tenir sa promesse, il prouverait à son amant qu'il avait l'esprit joueur... Il passa discrètement sa main sur les reins du blond qui dut laisser un temps d'arrêt dans sa phrase pour analyser ce qu'il venait de sentir. Oui, pas de doute cette pression... C'était Envy ?
« Ed ? » Rappela la personne avec laquelle il parlait. « Alors, c'est quoi cette découverte ? »
« Et bien... » Continua le blond, fortement mal à l'aise de devoir expliquer quelque chose d'aussi sérieux, alors que des doigts se promenaient sur sa croupe... « On a trouvé un revolver qui doit appartenir à l'un d'eux... »
Il sentit une main glisser dans son pantalon et fut fort heureux de constater que l'autre était bien trop pris dans l'histoire pour remarquer quoi que ce soit. Il demandait des détails, que le natté avait beaucoup de problèmes à donner, à cause de la paume qui lui caressait les fesses... Puis, il sentit l'intrus prendre un chemin bien connu, vers un endroit bien connu... Ed essaya d'écraser discrètement le pied du plus grand, mais un petit pincement lui fit abandonner cet essai. Alors... A son plus grand malheur, le génie, qui n'avait pas besoin de l'être pour comprendre ce qui arrivait, distingua sans problème que ce picotement qu'il venait de ressentir... C'était Envy qui insinuait un doigt en lui...
Dès lors ce fut le brun qui prit la parole, ne préférant pas laisser au blondinet le soin de distraire le gêneur des activités peu honorables auquel ils s'activaient, il lui demanda sur un ton très professionnel s'il avait du nouveau. L'homme à la carrure de rugbyman, leur raconta en détail comment il avait, après avoir fouillé parmi tout les débris, les plus grands comme les plus petits, fini par trouver un fusil à pompe portant l'emblème des rebelles.
Ed tenta tant bien que mal de se concentrer sur le récit, s'efforçant d'ignorer ce corps étranger qui gesticulait sans cesse et faisait monter la température de son corps... Puis, comme si quelqu'un avait entendu ses prières secrètes, le doigt sortit, tout comme la main du vêtement.
« Bon ! » S'exclama le brun. « C'est pas tout, mais on a des fouteurs de merde à retrouver ! Retournez à votre poste tout de suite où je vous tiendrais responsable de leur sort ! »
Meisson eut un petit rire à la remarque et partit rejoindre son poste. Une fois qu'il fut assez loin, le natté donna un coup de poing sur le torse du lieutenant.
« Imbécile ! Et si quelqu'un d'autre était venu ? T'imagines si quelqu'un avait remarqué ? On aurait eu l'air malin ! »
« Je l'aurais remarqué si quelqu'un était arrivé ! Tiens-toi tranquille... » Répliqua le joueur avant d'enchaîner plus sérieusement. « Ils sont là... »
Les pupilles dorées suivirent le chemin qu'il lui indiquait, et il retint son souffle jusqu'à ce qu'ils aperçoivent les silhouettes en bas, dissimulées dans les fourrées...
« Si tu les avais repéré pourquoi tu as dit à Meisson de dégager ? »
« Car ils ont l'air d'être empaquetés l'un à l'autre ! » S'expliqua Envy en commençant à descendre. « Et que je pense pas qu'ils aient envie que toute la caserne en parle... »
Rapidement, ils arrivèrent près des deux hommes enlacés. Ils étaient couverts d'égratignures et de quelques marques de brulure... Mais ce n'était pas urgent comparé à certaines plaies qui auraient nécessités des points de sutures et d'où déjà une quantité de sang conséquente s'était échappé. Le tout était de savoir s'ils étaient arrivés à temps... Ed se baissa, voyant qu'Envy n'avait pas l'air de vouloir le faire, et prit leurs pouls... Le brun observait son coéquipier faire avec l'air plus anxieux qu'il n'aurait voulu paraître. Il lui sembla qu'un siècle passa avant qu'Ed ne se retourne et lui dit.
« Ils sont vivants ! »
NDLA : L'auteur espère sincèrement n'avait heurté la sensibilité d'aucun de ses très chers lecteurs... Certains passages l'ayant elle-même légèrement dérangée... Elle accepte tout de même de prendre ses responsabilités et est prête à se défendre dès son retour, le 15 avec de la chance, face à un tribunal, pour atteinte aux bonnes moeurs ! MDR
