Auteur :

Lili-black89

Disclaimer :

Tout appartient à l'auteur du livre, J.K. Rowlings (la chanceuse). Sauf « l'héroïne » Elena et quelques personnages ^^

Note de l'auteur :

Ca faisait longtemps ! Boulot, études... j'espère que vous comprendrez. Voici donc une nouvelle fic que j'écris pour une amie. Elle m'a conseillé de la publier ici. Elle n'est pas encore finie mais je vous mets déjà les 20 premiers chapitres :)

Je m'excuse également s'il y a encore quelques fautes d'orthographe, de syntaxes et autres. Je m'améliore du mieux que je peux.

Résumé de l'histoire:

Elena commence sa 6ème année. Elève modèle. Elève effacée et solitaire. Sa vie va considérablement changer un soir alors qu'elle pensait que la Mort allait l'enlever à ce monde. Un mal pour un bien ? Seul l'avenir nous le dira...

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Chapitre 13

Le lendemain matin, je me levai presque aux aurores.

Dans les vêtements que Doréa m'avait achetés, je dénichai une chemise noire et un jeans de la même couleur et assez moulant.

Je mis mes bottes montantes à talon que Doréa m'avait également acheté et j'allai m'observer dans le miroir.

Je me reconnaissais à peine. La lycanthropie n'avait pas que des mauvais côtés…

- Normalement, on met une grosse ceinture pour affiner la taille. Commenta Doréa en entrant dans la chambre.

Je lui souris à travers le miroir.

Elle me rejoignit avec une ceinture d'une vingtaine de centimètre en cuir noir épaisse qu'elle m'attacha sous la poitrine.

- Tu es très séduisante. Commenta Doréa avec un grand sourire. Tu es une jeune femme, maintenant !

- Et je n'ai que 16ans … Soupirais-je.

- Profites-en, ma chérie !

Elle m'attacha les cheveux en une tresse compliquée et me laissa.

Une fois prête, je rangeai la chambre et sortis. Des rires provenaient de la chambre de James et j'entendais Doréa parler avec Charlus au salon.

Je toquai à la porte de James et le silence se fit dans la chambre.

La porte s'ouvrit sur James qui me regarda de haut en bas.

- Bonjour ! Dis-je. Pourrais-je t'emprunter ton hibou ? J'ai une lettre à envoyer. Demandais-je.

- Ouais ! Bien sûr. Je dois juste l'appeler.

Il retourna dans la chambre mais laissa la porte ouverte.

Elle était sans-dessus-dessous…

Deux lits se faisaient face et des centaines de vêtements étaient éparpillés sur le sol et les meubles.

Sirius était assis sur un lit et Remus sur la chaise du bureau.

Ils me fixèrent d'un drôle d'air et je me sentis rougir.

- Vous faites quoi ? Demandais-je, l'air de rien.

- Un truc.

Je souris face à cette fameuse réponse.

- Et toi ?

- Un truc. Rigolais-je alors que James revenait avec son hibou grand duc sur le bras.

Ce dernier sauta sur mon épaule et je refermai la porte derrière moi.

Je retournai à ma chambre et le hibou alla s'installer sur le dossier de la chaise. J'allai au bureau et écrivis une lettre pour Mlle Wayland. Je voulais changer de nom et prendre le nom de famille de ma mère. Chase. Elena Chase.

C'était fini avec le nom de Larkin. J'étais une nouvelle personne. Une nouvelle Elena.

Le hibou s'en alla par la fenêtre de ma chambre et je descendis à la cuisine.

Je me servais un chocolat chaud quand Charlus entra dans la cuisine accompagné d'un jeune homme qui devait avoir dans les 20ans à la peau noire et assez beau garçon.

- Bonjour Elena ! Je te présente Kinsley Shacklebolt. Il est apprenti-auror. Il va rester avec moi aujourd'hui et nous accompagnera chez toi. Kinsley, voici Elena Larkin.

Je le saluai et lui serra la main.

- Wow, vous avez de la force ! Rigola-t-il en se massant celle-ci.

- Désolé… Soufflais-je en rougissant. Je préfère Elena Chase, à présent. Ajoutais-je.

Charlus sourit et me serra l'épaule affectueusement.

- Tu as envoyé une lettre à Wayland ? Demanda Charlus en s'asseyant.

- Oui, juste avant de descendre. J'ai utilisé le hibou de James.

Je servis une tasse de thé à Kinsley et tenta de le rassurer.

Il était tellement nerveux qu'il restait debout tel un piquet.

- Elena, je voudrais te demander quelque chose. Dit Charlus. Le 34, Higtstreet est ta maison, à présent. Et de ce fait, tout ce qui se trouve à l'intérieur t'appartient. Néanmoins, il se pourrait que Macon Larkin ait laissé des affaires qui pourraient le mettre dans son désavantage si tu vois ce que je veux dire.

- Oui, vous pourrez prendre ce que vous voulez sauf… sauf ce qui se trouve au grenier. Dis-je.

- Qu'y a-t'il au grenier ? Demanda Kinsley.

- Mes affaires et celles de ma mère que j'ai pu sauver.

- Et si nous y allions maintenant ? Proposa Charlus.

Je finis ma boisson chaude et monta pour prendre ma cape.

En sortant de ma chambre, je croisai Remus qui sortait de la chambre de James.

- Où vas-tu ? Demanda-t-il.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Dis-je, froidement.

Il se renfrogna.

Je passai devant lui et mis ma cape tout en descendant les marches.

Charlus et Kinsley m'attendait à l'extérieur. Ils se frottaient les mains et sautillaient sur place. Quant à moi, j'avais froid, certes, mais c'était supportable.

Il neigeait et Charlus dut dégager le chemin pour qu'on puisse sortir.

Charlus posa sa main sur mon épaule et nous transplanâmes dans un petit village. Downing Village.

- Il va falloir que j'apprenne à transplaner… Dis-je.

- Je t'apprendrais ! Dit Charlus avec un sourire.

Nous regardâmes autour de nous mais nous ne vîmes personne.

Mes pas me conduisirent jusqu'à la maison.

On voyait qu'on n'y avait pas mis les pieds depuis un petit temps. La neige s'y était accumulée et Charlus lança un sort pour nous dégager le passage.

Je me retrouvai en tête de file juste devant la porte. Porte de la maison dont j'avais eu tant peur pendant toutes ces années…

Je n'eu pas besoin de clef. La porte s'ouvrit d'elle-même.

- Elle reconnait sa maîtresse. Expliqua Charlus.

Je ne répondis pas et entra.

Tout était intact. Sauf la table à manger était tachée de sang. Mon sang ?

- Ça va, Elena ? Demanda Charlus.

- Oui. Dis-je en respirant à fond.

- Nous allons inspecter l'étage. Dit-il.

J'acquiesçai et Charlus monta les escaliers avec Kinsley.

J'allai dans le salon et caressa la table où se trouvait le sang séché. La poussière commençait à s'installer et j'avais une terrible envie de frotter pour qu'elle brille comme à l'époque de maman.

Malgré tous les malheurs que j'avais subis ici, je me voyais y vivre. Je voulais lui rendre la gaîté qu'elle avait autrefois.

J'allai dans la cuisine et ouvris les placards. Il n'y avait plus rien. Mais la chose la plus bizarre fut l'assiette qui se trouvait sur la table de la cuisine.

Je ne me rappelais pas d'avoir vu une assiette trainée lors de mon départ. Cato était maniaque pour ce genre de chose.

Mais dans l'agitation de cette soirée, Cato a sans doute oublié de la nettoyer.

Je haussai les épaules et me dirigea vers la porte de la cave.

Je caressai le bois rugueux de la porte avec une pointe de peur.

Mais je devais affronter ma peur car sinon… j'aurais peur toute ma vie. Voilà comment je pensais.

J'actionnai la poignée et tira le bâtant lentement.

Macon Larkin se trouvait devant moi. La haine se lisait sur son visage.

- Que fais-tu là ?! Siffla-t-il.

- Tu n'es pas là. Dis-je. Laisse-moi passer.

Mais l'image ne disparut pas.

Soupirant, je refermai la porte et ferma les yeux.

Quand ces hallucinations allaient-elles se finir ?!

Je me frotta énergiquement les yeux mais je n'eu pas le temps de faire un pas que le contact froid d'une lame sur mon cou me tétanisa.

- Que fais-tu dans ma maison ? Siffla la voix de Macon à mon oreille.

Macon Larkin était bien là… en chair et en os…

- C'est aussi ma maison… Dis-je, le souffle court.

Il ricana et colla son corps au mien.

Je me sentis trembler de rage.

- Tu n'es qu'une pauvre fille comme ta mère ! Et tu vas finir de la même façon !

- Ne parle pas de ma mère ! Sifflais-je entre mes mains.

- C'était qu'une trainée.. Murmura-t-il à mon oreille.

Je portai mes mains à ses bras et enfonça mes ongles dans sa chair.

Il hurla et j'en souris de satisfaction.

- Sache, Père, que je ne suis plus la même qu'avant et que tu n'aurais pas dut dire ça ! Dis-je.

Je me dégageai violemment et lui donna un coup de pied dans le ventre.

La rage s'empara de moi et je le soulevai par le col de sa chemise.

- Comment… Couina-t-il.

Je ne le laissai pas finir et lui donna un coup de poing.

Je ne ressentais pas la douleur et j'en fus satisfaite… Satisfaite au point que je le refrappa…

Je le frappai jusqu'au moment où une main se posa sur mon épaule.

Je fus surprise de m'entendre grogner. Ce n'était pas un grognement de rage normal. Ça venait du fin fond de ma poitrine. Tel un animal.

Charlus se recula d'un pas mais resta stoïque.

- C'est bon, Elena. Il ne peut plus te faire de mal. Dit-il.

Je lâchai le col de Macon et admira mon travail.

Il était semi-conscient, le visage en sang.

Je m'accroupis devant lui et pris son menton entre deux doigts.

- Si jamais tu t'avise de me revoir, de me parler, de menacer ceux que j'aime ou quoique ce soit qui me concerne…. Je te tuerais. Dis-je en le fixant dans les yeux.

Il se pétrifia.

Je me levai lentement et recula derrière Charlus et Kinsley.

Ils le ligotèrent et Charlus lança un sort d'anti-transplanage temporaire.

- Tu veux aller voir les autres pièces ? Demanda Charlus.

- Oui, je voudrais récupérer mes affaires. Dis-je avec un ton dur.

La rage commençait à se dissiper mais à chaque fois que je croisais le visage de Macon, elle revenait.

- Elena ? Calme-toi, s'il te plait… Dit-il.

- C'est plus fort que moi… Sifflais-je, en serrant les poings.

- Ecoute. La cheminée est reliée au réseau des Cheminettes. Nous allons emmener ton père au Ministère avec Kinsley. Prends ton temps ici et lorsque tu seras prête à partir, utilise la cheminée pour rentrer. Tu n'auras qu'à dire d'aller au Manoir Potter.

J'acquiesçai alors que Kinsley faisait léviter Macon.

Ils sortirent par la porte d'entrée et je me tournai vers l'escalier.

Je claquai dans mes mains et les lumières des chandeliers s'allumèrent.

Je pris mon courage à deux mains et monta les escaliers en faisant claquer mes talons contre le bois des marches.

La maison m'était si familière et pourtant si étrangère.

Je ne voulus même pas aller dans la chambre de Macon ou de Lori. J'allai directement dans le grenier.

Les bougies s'allumèrent d'elles-mêmes alors que les planches craquaient sous mes pas.

Après avoir vécu un peu plus d'une semaine chez les Potter, je me rendais compte …. Que c'était vraiment petit…

Une larme coula le long de ma joue et je l'essuyai rageusement.

Je ramassai mes affaires d'écoles et redescendis au premier étage.

J'allai quand même dans la chambre de Lori. Plus par curiosité que par douleur.

La chambre était sans dessus-dessous comme à son habitude quand je ne venais pas la ranger.

Je souris à l'idée que Lori avait perdu tout ce luxe. C'était méchant mais je n'en avais pas honte.

Je refermai la porte et aperçus une silhouette courir du coin de l'œil. Je me tournai vers la direction et aperçus un petit être.

- Qui est là ? Vous êtes ici chez moi ! Déclarais-je.

- Ce n'est pas votre maison ! C'est la maison de ma Maîtresse !

Je reconnus la voix.

- Cato ? Dis-je, étonnée.

Le petit elfe de maison sortit de l'ombre et semblant aussi étonné que moi.

- Maîtresse Elena ? Souffla-t-il.

Je lui souris.

- J'ai un peu changé… Dis-je en montrant mon corps.

- Cato n'a pas reconnu Maitresse Elena. Veuillez excuser Cato…

- Je n'ai rien à te pardonner ! Mais plutôt à moi de te remercier ! Viens donc dans mes bras ! Rigolais-je.

Cato sourit de toutes ses petites dents et sauta dans mes bras.

- Tu m'as tellement manqué… Soufflais-je.

- Maîtresse Elena a beaucoup manqué à Cato aussi ! S'exclama-t-il en se reculant. Vous avez énormément changé, Maîtresse Elena ! Cato voudrait savoir comment est-ce possible !

Il semblait énormément inquiet.

- Je te dois la vérité… Dis-je. La nuit où tu m'as sauvé en prévenant les aurors… J'ai dut m'enfuir de la maison car Père me poursuivait. Et je me suis retrouvée dans une forêt et apparemment…

- Vous êtes un loup-garou ! S'exclama Cato. Oh ! Excusez Cato, Cato ne voulait pas interrompre Maîtresse Elena…

- Non, Cato… ce n'est pas grave mais comment l'as-tu deviné ?

- Vos yeux, Maîtresse. Maîtresse Rose avait les mêmes yeux dorés lorsque c'était la Pleine Lune.

J'en restai bouche bée.

- Attends… quel… quel rapport avec maman ?... Bafouillais-je.

- Maîtresse Rose a confié à Cato que Maîtresse Rose avait a été mordu lorsqu'elle était petite mais le lycan était sous sa forme humaine alors elle était à moitié loup-garou.

- Elle ne m'en a jamais parlé… Pourquoi tu me l'as jamais dit ?

- Maîtresse Elena n'a jamais demandé à Cato…

La logique des elfes de maison…

- Est-ce que Maîtresse Elena est bien chez les Potter ? Demanda Cato.

- Oui. Voudrais-tu venir avec moi ? Ou me rejoindrais-tu une fois que je m'installerais ici ?

- Cato ne voudrais pas offenser Wonka. Ça serait offensé Wonka d'aller dans sa famille sans y être lié.

- D'accord.

- Mais si Maîtresse Elena a besoin de Cato vous n'avez qu'à l'appeler !

- D'accord. Que vas-tu faire en attendant ?

- Si Maîtresse Elena veut bien. Cato voudrait nettoyer la maison.

- Ca serait gentil, Cato, mais tu es libre à présent. Tu peux faire ce que tu veux.

- Cato veut être lié à Mademoiselle Elena. Lori a libéré Cato de son emprise à elle mais Lori n'était pas la vraie maîtresse de Cato.

- Je comprends, Cato. Je vais rentrer chez les Potter. Tu es sûr de ne pas vouloir venir ?

- Oui, Maîtresse. Cato en est sûr.

Je le serra dans mes bras et il disparut.

J'en apprenais sur maman de jour en jour…. J'espère juste que ce sera que des bonnes choses…

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