Ch13 : Les gâteaux de Noël (POV Oliver)

« À menteur, mentir que nenni »

C'est déjà le premier jour des vacances de Noël. J'ai beau adoré mon nouveau boulot, une petite pause n'est pas de refus. Les étudiants peuvent être si... Têtus. Je me demande si j'étais pareil à leur âge ? Sûrement. Pauvre Madame Bibine...

Bref. Dans 3 jours c'est Noël et je voudrais bien trouver un cadeau à Hermione.

Entre elle et moi, c'est assez... étrange on va dire. On se dit bonjour quand on se croise (je sais, jusque-là c'est plutôt banal...), on se sourit amicalement quand on se recroise, et à la 3ème fois, nos sourires changent. Il y a quelque chose en plus. En même temps, arrivé à se croiser "par hasard" (oui, on y croit) au moins trois fois par jour dans l'immensité de Poudlard...

Et le meilleur dans tout ça, c'est quand elle est avec son nouvel ami : Malfoy. Parfois elle s'arrête en plein milieu de sa phrase pour me regarder quelques secondes, avant de rougir légèrement et de retourner à sa conversation avec Malfoy. Les fois où il le remarque, il paraît enrager à un tel point... Je soupçonne d'ailleurs quelque chose. Mais de toute façon, il n'a rien à espérer. Elle le regarde comme Harry, Ron ou Neville. Enfin je crois...

Tiens en parlant d'Harry. Il ne m'a toujours pas vraiment aider avec ma belle. À part quelques tuyaux ici et là... Mais savoir sa couleur préférée ou les derniers livres qu'elle a lu (liste non exhaustive qui change presque tous les jours), ne fait pas énormément avancer les choses. Il m'a donc promit de m'aider cette après-midi. Mais je ne sais pas encore comment. Mais pour l'heure, c'est-à-dire, 11h57, j'ai faim ! Comme Ron, c'est dire... J'entre donc dans la. Grande Salle bien moins remplie qu'à l'accoutumé, dû au fait des vacances. Je m'installe à la table des professeurs et avant même de prendre connaissance de mon menus, je cherche ma belle des yeux.

Elle est à sa table de prédilection entourée de rouge et or, tant mieux. Ce n'est pas que je n'aime pas Malfoy. Il est toujours mieux que cet enfoiré de Marcus Flint. Mais bon, il y a des limites. Et elles sont franchies lorsque l'on s'intéresse d'un peu trop près à MA Gryffondor.

" Vous ne mangez pas Oliver ? Demande Mcgonagall (j'ai encore du mal à l'appeler Minerva) assise à ma gauche.
- Si bien sûr. J'étais... Perdus dans mes pensées, voilà tout.
- Je comprends. Cela nous arrive à tous. Mais retrouvez vite le chemin, votre poulet va refroidir sinon.
- Oui, je vous remercie, lui assigné-je en rigolant.

Je me décide finalement à manger de bon cœur. En effet, je viens de croiser le regard d'Hermione et l'on s'est (encore) sourit. Comme le dit bien la chanson moldue : "Il en faut peu pour être heureux".

Vers 15h, alors que j'attendais toujours l'arrivée du Grand Harry Potter (qui ne va plus l'être tant que ça après un bon coup de pied au cul pour son heure et demi de retard), je vois finalement une silhouette apparaître au loin. Je suis dans mon bureau et est donc une bonne vue sur le terrain, mais il commence à neiger, ce qui réduit considérablement ma visibilité. Tant mieux, il se dépêchera comme ça.
- Harry, tu es en retard, comme toujours…
- En fait, commence une voix féminine que je ne connais que trop bien. Il n'a pas pu venir.
- Hermione ! M'exclamé-je en me levant prestement. Attends, laisse-moi t'aider.

Je lui enlevé son manteau gelé des épaules et l'accroche au porte manteau. Puis je la regarde se débarrasser du reste. Nous sommes donc à pull d'hivers couleur caramel (pour elle) contre chemise grise (pour moi).
- Alors, heu... Tu es venu à sa place ? Demandé-je le plus intelligemment du monde.
- Oui (en même temps, que répondre d'autre ?). Il m'a chargé de te remettre ceci.

Elle sort de sa poche une petite boîte et la pose sur le bureau. D'un sort sans baguette ni mot, elle lui fait reprendre ce qui semble sa taille originelle.
- Qu'est-ce que c'est ? L'interrogé-je en la prenant dans mes mains.
- Aucune idée. Ma seule directive était de te l'amener sans poser de questions.
- Et tu as accepté ? Comme c'est gentil.
- Mais je suis gentille, rigole-t-elle.

J'ouvre la boîte qui ne tient aucun verrou et vois à l'intérieur deux gâteaux, ressemblant à des sablés en forme de sapin, ainsi qu'un papier plié en quatre.

"Joyeux Noël en avance vieux. Fais en bon usage, du véritasérum c'est toujours utile. Et maintenant, lis ceci à Hermione : "Comme vous nous semblez bizarres tous les deux en ce moment, on vous offre ces petits gâteaux d'avant Noël, pour faire la paix."
Signé Harry et Ron.

Je lis donc la dernière partie à haute voix, puis la regarde dans les yeux.
- Heu... Ce sont plutôt eux qui sont bizarre, si tu veux mon avis, rigolé-je pour nous détendre.
- Oui, je suis bien d'accord. Mais après tout, ce sont toujours des gâteaux offerts.
- Très juste. Tiens, dis-je en lui tendant le premier. "Pour faire la paix".
- "Pour faire la paix", Répète-t-elle, souriante.
- Hum, ils sont bons ! M'exclamé-je après avoir gobé le mien.
- Oui, mais j'aurais préféré qu'ils soient au chocolat…

Elle mâche plus attentivement, semble chercher quelque chose, puis ajoute :
- Et il y a un petit je ne sais quoi, qui me parait familier.
- Tu te prends trop la tête, détends-toi. C'est les vacances.
- Tu… Oh non, dit-elle plus bas.

Puis elle ne dit plus rien. A la place, elle fait deux grands yeux ronds et après un instant de panique, court vers le terrain. Elle en oublie même son manteau, son écharpe et son bonnet. Ne comprenant pas ce qu'il se passe, je m'élance à sa poursuite en criant son nom.

La neige s'est arrêtée de tomber, mais il fait encore très froid. Je préfère quand même l'été pour jouer au chat et à la souris…
- Hermione ! Que se passe-t-il ? Lui crié-je, faisant plus de fumée que le Poudlard Express, partit ce matin.
- Tu ne comprends pas ? S'étonne-t-elle enfin au repos.
- Franchement là non. Rentre, tu vas tomber malade avec ce froid à geler les citrouilles.
- Oliver. C'est du véritasérum.
- Pardon ?
- Les gâteaux, ils contiennent du véritasérum.
- Se sont donc des… verigâteaux ?
- Oliver…
- Ou des gâtaserum ?
- Oliver ! Ne te moque pas, je suis sérieuse !
- D'accord, d'accord. Mais ce n'est rien. Il n'y pas de quoi sortir en courant dans un tel froid, sans être vêtue !
- Bien sûr que si ! Les garçons ont sans doute remarqué ce qu'il se passait entre nous et ils ont voulu agir. Les idiots, le jour où ils voient plus loin que le bout de leur nez, il faut que ça tombe sur moi.
- Donc… Il se passe bien quelque chose ente nous.
- Je… Hésite-t-elle, se rendant compte de ses paroles. Tu sais très bien la réponse à cette question.
- C'est vrai, mais je veux l'entendre de ta bouche, dis-je en me rapprochant d'elle.
- C'est puéril ! Et interdit, qui-plus-est.
- Hermione, je t'en prie, soufflé-je à présent à quelques centimètres d'elle.
- Non, Nous n'avons pas le droit. Le règlement est clair et dit bien qu'un professeur et son élève n'ont pas le droit d'être ensemble (je suis sûre qu'elle est allée vérifier).
- Et que dit ton règlement du fait que je sois amoureux de toi ?
- Il… Quoi ? Non, tu ne peux pas…
- Je ne peux pas et pourtant…
- Tu te moques de moi !
- Comment le pourrais-je ? Je suis sous véritasérum. Et si cela ne te convainc toujours pas, j'espère que ceci oui…
- Ce…

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et je m'empare de ses lèvres. Je ne savais même pas être amoureux d'elle (merci le véritasérum). Je savais l'apprécier, mais pas à ce point-là. C'est une bonne chose, au moins tout est clair, net et précis (comme ses devoirs, ça devrait la rassurer).

Je veux donc lui prouver tout mon amour par ce baiser, et le lui transmettre. Elle semble assez réceptive. Car non contente de se laisser faire, elle approfondie même le baiser. Au bout d'un moment, un raclement de gorge ce fait entendre. Nous sursautons tous les deux et portons nos regards vers l'entrée du terrain. Lui. Il se tient debout face à nous et nous scrute sévèrement.