Oha-yooooo ! ヽ( ・∀・)ノ

Merci pour vos gentils reviews précédent~ C'est toujours motivant de les lires ! (*^ ▽^*) Je résiste à l'attraction des séries animés et de l'apprentissage de japonais pour me concentrer sur mes études... C'est dur ! ( ・ A・)" J'ai bouclé toute l'histoire, le français et l'anglais ! La géographie me donne plus de fil à retordre ! J'ai visiblement plus la mémoire des chiffres pour les dates que pour décrire l'organisation du FMI... (;¬ω¬)

Sur ce je vous laisse déguster ce chapitre qui sera surement le dernier avant mercredi prochain, et je vous dis bon appétit si vous grignotez quelque chose~ ( ・∀・)ノ


Pendant le court voyage, Akela ne fut pas des plus bavardes. Elle n'échangea que le strict nécessaire avec le groupe comme les formules de politesse, mais n'engagea et ne répondit à aucune conversation. Elle avait une attitude animal et solitaire, n'ayant que faire de sa tenue légère pourtant terriblement aguichante. Une bande de tissue torsadée entre les seins couvrait ces derniers, un pagne tenu par une cordelette doré passant sur ses fesses et parties intimes. Le groupe insista en lui expliquant qu'elle pourrait choquer le village dans lequel ils se rendaient, alors elle abdiqua pour porter une cape cachant son corps entier. Elle n'était pas à l'aise dans ses mouvements mais les aventuriers apprécièrent l'effort, alors ils ne la poussèrent pas trop à parler en échange.

Bien qu'intrigué par Liebel, elle ne s'étendit pas sur le sujet, voyant bien que Théo et Balthazar étaient les deux plus proches d'elle ; le lien était plutôt facile à faire. Le couple ne dit rien non plus, continuant leur quotidien dans une mécanique bien huilée. Le pauvre Shin semblait vouloir lancer la conversation mais sentait que l'amazone l'ignorait royalement. Elle l'avait prit pour un pervers dès le premier regard, briser cette image était assez compliqué.

Lorsqu'ils arrivèrent au village, Maikoon ramenait du bois. Il lâcha son chargement pour courir vers sa sœur qui vint le prendre dans ses bras, folle de joie de le retrouver. Il portait une tunique verte avec un pantalon de toile et une paire de botte, changeant des vêtements de peaux mal taillés qu'il avait avant.

- Vous avez tenu parole ! s'exclama le garçonnet vers l'archer qui sourit, ses pommettes remontant au dessus de son masque.

- Je t'avais bien dis que je tenais toujours parole.

- Bon, se retourna Akela. Merci de m'avoir sortie de ce château et escorter jusqu'ici même si je n'avais vraiment pas besoin de vous. Maintenant, avec mon frère, on va aller chercher un coin tranquille où vivre. Je doute que nous trouvions du travail, les gens ne sont pas très enclin à choisir une personne de couleur si ce n'est pas un esclave.

Shin trépigna un peu sur place, menton baissé, semblant prendre son courage à deux mains. Il se tourna ensuite vers elle, raide et les poings serrés, visiblement nerveux. Son attitude attira de suite toute l'attention sur lui.

- On compte monter une auberge, et avoir du personnel ne serait pas de refus. Il y aurait plein de boulot : le bar, le service, le nettoyage, les écuries... Donc, si ça vous intéresse, vous pourriez travailler et habiter la bas...

Akela le dévisagea, serrant les épaules de son petit frère bien plus enthousiaste qu'elle. Ce dernier se tourna un peu pour la voir, un large sourire illuminant son visage.

- Ce serait super ! On aurait un vrais travail ! Et un endroit chaud !

- Enfin, Maikoon, on ne les connaît pas, sermonna son aînée.

- Ils nous ont plus aidé et sauvé que n'importe qui depuis que nous sommes né, je pense qu'ils nous ont assez prouvé leur bonne foi.

Elle le fixa un instant, finissant par abdiquer d'un soupir, trop faible pour résister à la joie colossal de son cadet. Elle se caressa les cheveux d'une main, réfléchissant un peu avant de regarder Balthazar.

- Vous avez dit "on compte", donc cette auberge n'est pas encore construite, n'est-ce pas ?

- Nous avons le terrain, et désormais, les fonds nécessaire pour faire un beau bâtiment. Vous pourriez être chez l'auberge de ma tante en attendant que la construction se fasse, elle pourra vous trouver un petit boulot si vous voulez vous faire un peu d'argent personnel.

- Je ne vous promet rien, je veux déjà voir ce fameux terrain. Et si nous travaillons avec vous, nous voulons une part égale aux vôtres.

- Cela va de sois, sourit le mage. Bienvenue dans l'équipe ! Nous aurons deux semaines de voyage, cependant, par cette saison on risque de croiser quelques gros félins peu sympathique qui rodent dans le coin.

- Ce ne sera pas un problème, assura l'amazone. Dépêchons.

- Attend, grande sœur, tu devrais prendre de nouveaux vêtements avant.

- Je ne vois pas en quoi..., commença-t-elle a protester.

- Ça me rappellerait trop ce sale type..., geignit tristement Maikoon en lui lançant un regard de chiot.

- ... Ah, bon, d'accord. Amène-moi chez le tailleur, s'il y en a un quelque part...

- Je vous accompagne, déclara Grunlek avec un sourire bienveillant. Je vous offre la tenue en cadeau de bienvenue.

- Si tu veux.

Les autres les regardèrent s'éloigner, assez surprit de la désinvolture de la jeune femme après toute ces années à être asservit contre son gré. Elle avait un caractère plus que bien trempé, il était claire que personne n'avait à être en travers de sa route. Shin poussa un profond soupir, encore charmé jusqu'à la moelle.

- T'as aucune chance ! rit Balthazar, son amant soufflant désespérément à ses côtés avant de courir après Liebel qui s'éloignait de trop.

- Je sais, c'est ça le pire...

- C'est bien la première fois que je te vois t'accrocher comme ça ! rajouta-t-il en le suivant dans le village. C'est parce qu'elle te résiste ?

- Non, je sais pas... C'était comme une évidence, je n'ai pas vraiment contrôlé ce que je ressentais. Si jamais ça ce décidait je pense que j'aurais épousé une riche héritière.

- Tu peux toujours attendre que le futur enfant de Vendis grandisse ! rit le mage avec lui.

- Oh, non, t'es horrible !

- Attend deux secondes, je vais pisser vite fait. Raconte moi, t'as déjà été amoureux ?

Le demi-élémentaire s'appuya contre le mur de la maison, réfléchissant tandis que son ami s'était caché derrière un mur de tonneaux.

- Il y a eu une fois où j'ai cru pouvoir me poser.

- Dania ?

- Non, souffla tristement l'archer malgré son sourire qui s'entendait dans sa voix. C'était passionné mais on savait tout les deux que ça ne durerait pas. Justement parce qu'elle avait trop de caractère, tien !

- Quel ironie du sort ! Ahah ! Ah, merde ! Ma boucle de ceinture est pétée, une seconde. Dis-moi en plus sur cette fameuse fois, du coup. Je suis curieux !

- C'était avant de vous croiser, j'avais rencontré une femme lors d'un travail de coursier basique. On avait sympathisé et au lit c'était juste du rêve ! Elle était la première avec qui je découchais plus d'une fois, ça signifiait beaucoup pour moi. Le jour où j'ai fini mon job et que je devais partir, je lui ai proposé qu'on reste ensemble, qu'on trouverait un bout de terrain à bâtir. Elle m'a ri au nez en disant qu'elle préférait être avec un vrais homme plutôt qu'un monstre pour faire sa vie.

- La salope...

- Je suis donc parti sans un mot, et j'ai refais ma vie habituelle sur les routes. Jusqu'à tomber sur une bande de trois gugusses endimanchés ! lança Shin avec un sourire retrouvé, le ton plus léger.

- Je t'emmerde, espèce de sac ! rit son ami.

- Maintenant on va avoir notre auberge ! On va se faire pas mal de frique, tu pourras faire un tas de chose. Changer ta ceinture, par exemple !

- Je vais pas attendre, pour ça ! Putain de... Sans, mon froc me tombe aux chevilles ! Je peux pas rester comme ça !

- Met une cordelette, ou des bretelles.

- Je dois avoir de la ficelle dans ma besace.

- Tu pourrais changer ton sac pourri également !

- Ah oui, un vrais sac en cuir, bien ornementé, jubila Balthazar en rêvant.

- Ah, y'a Théo, remarqua le demi-élémentaire en se redressant, le paladin les rejoignant.

- Ouais, c'est vrais que je pourrais avoir une femme, mais lui je l'aime vraiment, tu vois ? pouffa l'érudit en arrivant. C'est bon j'ai réu...

Il se stoppa net en voyant son amant debout devant Shin en tenant la main de Liebel. Le soldat le dévisageait, surpris, le faisant brutalement rougir d'embarras en comprenant qu'il l'avait entendu. Si son compagnon voulait entendre quelque chose de plus sincère, il ne pourrait pas ! Le demi-diable éclaircit sa voix, tremblant nerveusement en détournant le regard. Son cœur battait bien trop vite et fort dans sa poitrine.

- Euhm... On devrait rejoindre Grunlek...

- Faisons ça, oui, fit moqueusement l'archer, fortement amusé des réactions de pucelles de ses amis.

Balthazar croisa les bras avant de lever une main pour essuyer son visage, marchant en tête avec sa gêne. Théo n'en menait pas large, laissant Shin se mettre entre lui et son compagnon, ses joues légèrement rosies et son regard se faisait fuyant. Le demi-élémentaire jubila, connaissant parfaitement la pudeur du couple sur leurs sentiments. Les voir ainsi était plus que comique.

Ils trouvèrent rapidement Grunlek devant une maison, patientant avec lui jusqu'à ce que les frangins sortent. Akela gardait son style mais étaient bien plus couverte. Elle portait un pantalon noir serré ouvert sur les hanches, montrant un peu ses cuisses, un pagne de la même coloration s'ajoutant à la ceinture. Elle avait également une blouse chanvre près du corps découvrant ses épaules, avec un serre taille de tissu marron mettant sa poitrine plantureuse en valeur. Des bottines de seconde main couvraient ses pieds et ne devaient pas être des plus confortable, mais ça irait pour le moment. Elle gardait également la cape, qu'elle laissait ouverte, lui donnant l'apparence d'une aventurière intrépide.

Shin se frotta la nuque, remerciant le fait qu'il portait un masque couvrant la moitié de son visage, et par le fait, ses rougeurs. Grunlek, comme promit, paya les vêtements au tailleur qui se frotta les mains. Le groupe salua l'homme et ils récupérèrent leur chevaux pour se mettre en route. La première journée de voyage se fit dans un silence pesant mélangeant tension et embarras. Le couple s'évitait encore, le mage cachant comme il le pouvait ses réactions de jouvencelle. Théo ouvrait la marche sur Lumière, ne prêtant attention qu'à Liebel assise devant lui. Quant à Akela, elle esquivait Shin qui n'osait pas lui parler en restant derrière le groupe.

La première nuit fut longue, personne n'arrivant vraiment à dormir à cause de la mauvaise ambiance de la journée. Le lendemain matin brisa la glace grâce à Liebel, qui avait décidé de gambader toute nue dans les prés pour faire courir sa famille. Hilare, l'enfant s'amusait à passer entre des rochers et sous des troncs pour disparaître dans de hautes fourrées, paniquant les adultes qui la pourchassaient en tenant ses vêtements. D'abord gêné, Maikoon s'était caché dans ses mains, puis avait rit avec sa sœur. Il était assez amusant de voir que même le paladin rampait au sol, avec tout le ridicule du monde, pour essayer d'attraper sa fille.

La petite fut finalement capturée par Shin qui s'était pendu à une branche d'arbre par les jambes, mettant fin à la chasse. Liebel fut loin d'être déçue, s'étant bien amusé, elle se laissa donc habiller par Balthazar qui soupira de soulagement. Le pauvre mage avait frisé plusieurs crises cardiaque en la voyant grimper et aller dans des zones dangereuses, tenant en équilibre. Il n'avait pas été le seul à avoir eu ses frayeurs, mais il avait été le plus expressif.

Le soir arrivant, ils bivouaquèrent dans une plaine à l'orée d'une forêt. Le mage se retrouva en tête à tête avec le demi-élémentaire dans les bois pour ramener de l'eau au groupe. Rapidement, les yeux insistants sur la capuche se firent ressentir et tressaillir l'archer qui se retourna, mal à l'aise. Ils se fixèrent un moment, l'un attendant en plissant les yeux et l'autre le questionnant du regard.

- Quoi ? finit par demander Shin pour débloquer la situation pesante.

- Quand on était au château de Vendis, je me suis laissé distraire par les événements, mais... Tu m'avais promis des informations croustillantes sur la nuit où tu as ramené le gamin, et tu ne m'as toujours rien dis.

- J'ai dis ça ? fit-il innocemment en remplissant les gourdes.

- Oh-oh ! rit Balthazar en secouant son index. N'essaye pas de me rouler ! J'exige d'avoir mon dû !

- Très bien, comme tu voudras.

Le demi-diable se redressa, surexcité. Il fixa son ami droit dans les yeux en s'inquiétant alors de son air malicieux.

- J'avais trop bu, je me rappelle de rien.

Il dépita avant de blêmir à vu d'œil, mâchoire décroché et yeux écarquillés. Visiblement, il était complètement désillusionné. Shin prit les devant en riant, laissant son compagnon de route à moité mort de l'intérieur derrière lui. Balthazar se reprit et bondit à ses trousses, ralentit par le poids des gourdes.

- C'est pas vrais ! Je sais que c'est pas vrais !... Par pitié, dis-moi que c'est pas vrais !

L'archer rit de plus bel, savourant la détresse de cette fouine qui ne pouvait pas s'empêcher de mettre son nez partout. Lorsque le groupe les vit revenir, ils furent intrigués du choc et de la déception du mage, mais n'eurent qu'un silence en réponse à leurs intrigues. Balthazar ouvrit son grimoire pour compléter le langage des signes, peaufinant des détails pour ajouter du vocabulaire. S'ouvrant enfin, Akela lui posa quelques questions, curieuse.

- Tu fais ça depuis combien de temps ?

- Oh, réfléchit l'érudit en gonflant ses joues, s'échangeant un regard avec son compagnon. Deux mois, maintenant ? Presque trois. J'ai actuellement plus de huit cents signes référencés. Liebel en connaît une bonne vingtaine, mine de rien.

Pour illustré, la petite passa son auriculaire au bord de sa narine et tourna sa main plusieurs fois, hilare sous le désespoir de son père. Théo souriait, content qu'elle se souvienne de son signe. Quant à Grunlek et Shin, ils riaient de voir qu'elle le connaissait par cœur. Perdu, les frangins se tournèrent vers le demi-diable qui se frotta la nuque avec embarra.

- Ça, c'était "crotte de nez". C'est celui qu'elle connaît le mieux...

- Merveilleux, sourit moqueusement la femme avec un brin d'amusement, son frère pouffant à ses côtés. On peut jeter un coup d'œil au livre ?

- Bien sûr, tenez.

L'amazone posa le grimoire devant elle, le groupe se rassemblant pour voir le travail de titan qu'avait accomplit leur ami. Le paladin tomba alors sur le même signe que la blanche lui faisait souvent. Il partait de sous la poitrine pour s'éloigner en demi-cercle, paume vers le ciel. Il lu la description et rougit en se reculant de surprise : c'était simplement une expression d'affection.

- Oh ! remarqua Shin en pointant le signe, personne n'ayant fait attention à la réaction du soldat. Liebel fait souvent le "je t'aime" ! C'est mignon !

- Il est plutôt facile en plus, lança Maikoon en faisant le geste.

Sa sœur l'imita, cependant elle suivit le dessous de sa poitrine comme guide, la faisant un peu rebondir. L'archer loucha sur le décolleter alors il s'obligea à s'écarter pour reporter son attention sur le livre.

- La plupart des gestes sont plutôt simple à faire, si ce n'est pas tous, remarqua-t-elle, appréciant cette simplicité.

- Je voulais que même un enfant de deux ans comme Liebel réussissent à les faire, et c'est plutôt un succès ! sourit fièrement Balthazar.

Un bruissement de feuilles coupa la légèreté du moment en mettant tout le monde sur ses gardes. Shin tira Liebel derrière lui, s'éloignant avec Balthazar pour laisser Théo et Grunlek devant les arbres. Akela et Maikoon rejoignirent le mage et l'archer, la jeune femme fermant le cercle pour protéger les enfants et surveiller les arrières. Quatre gros félins tigrés à dents de sabre émergèrent des fourrées, grondant dangereusement et paré à l'attaque. L'épée au clair et le bouclier à la main, le paladin se mit sur la défensive, surveillant celui sur sa gauche qui devait sûrement tenter de passer. Il ne lui laissa pas cette chance et se décala de quelques pas pour l'empêcher d'aller plus loin, l'animal feulant de contrariété.

Un rayon de flammes passa entre le soldat et l'ingénieur, profitant de leur distance pour toucher un félin et l'embraser. La bête hurla de douleur, ayant tout aussi sursauté que ses congénères, elle se roula au sol dans le vain espoir de s'éteindre avant de mourir. L'attaque lança l'offensive des animaux qui se jetèrent sur le groupe, l'un deux passant Théo et Grunlek pour s'élancer vers les autres plus en arrière. Shin décocha une flèche mais l'agilité de la bête ne lui permit pas de la toucher, le poussant à généré le plus vite possible un autre projectile. Balthazar lança une boule de feu qui explosa contre l'animal stoppant sa course sous l'impact, criant à cause de la souffrance. Le félin n'avait pas prit feu mais était gravement brûlé, un œil crevé par la chaleur, et surtout de la haine à revendre.

Les deux membres du groupe qui se battaient au corps à corps étaient encore grandement occupés avec leurs adversaires, ils ne pourront donc pas compter sur eux avant un moment. Une flèche de glace se planta dans le flan de la bête qui repartie à la charge, bondissant en hurlant de rage. Ils s'écartèrent, le demi-diable attrapant sa fille et profitant de sa rotation pour donner un coup de bâton. Ça ne fit pas de grands dégâts à l'ennemi mais ça lui permis de gagner une seconde précieuse pour écarter Liebel, la gardant dans ses bras. Il claqua des doigts de sa main libre, tenant son bâton de l'autre, mais aucune flamme ne se généra. Il dépita, lançant un regard angoissé à Shin.

- Je suis à sec !

L'archer leva les yeux au ciel et bandit son arc, se concentrant en profitant que l'animal blessé hésitait sur sa cible alors qu'ils s'étaient éparpillés. Son attention n'étant plus à ce qui se passait dans son dos, il fut pris au dépourvu par la voix alarmé de Grunlek.

- SHIN ! DERRIÈRE TOI !

Il n'eut pas le temps de faire volte face qu'une large patte griffue lui lacéra le dos. Il se retourna en criant de douleur et planta manuellement sa flèche dans la jugulaire de l'assaillant. Le dernier félin remarqua vite que tout le monde s'était détourné de lui, alors il couru sur Akela et Maikoon. L'amazone poussa son frère derrière elle et se mit sur la défensive, loin de là l'idée de reculer. La bête esquiva un maigre rayon de flamme, puiser dans les force vitale du mage, mais se prit un coup de pied de plein fouet. Il n'avait pas prit garde au demi-élémentaire qui courrait vers lui.

Shin s'écroula au sol, perdant trop de sang pour bouger plus. Il vit avec effarement que le félin, à peine sonné quelques secondes, bondissait sur les frangins. Théo et Grunlek se précipitaient sur leur position mais ils n'arriveront jamais à temps, tout comme Balthazar qui essayait vainement de générer d'autres flammes d'une main. La jeune femme sortie rapidement un couteau de sa ceinture et avec une agilité effarante elle pivota pour trancher la gorge de la bête, esquivant son coup de patte.

L'animal retomba lourdement au sol, prit de quelques spasme alors qu'il s'étranglait avec son sang, avant de se figer en silence. Choqué de la prestation impressionnante, le groupe essoufflé se réuni auprès de l'amazone, le paladin se pressant pour aller soigner l'archer.

- Bien joué ! souffla le mage avec admiration.

- Je n'avais pas remarqué que tu avais un couteau, sourit Grunlek, une morsures peu profonde sur son bras organique.

- Avant d'être l'esclave personnel de ce vieux porc, j'étais la chasseuse du château. Je vivais dans la nature dès que le couvre-feu était achevé.

- Elle a déjà vaincue un ours à main nue ! renchéri Maikoon avec enthousiasme.

- C'est métal ! s'écria le demi-diable avec une voix rauque, Liebel déjà rassurée grâce à la mort du dernier félin.

- Je n'ai donc nullement besoin qu'on me vienne en aide comme une stupide princesse ! reprocha Akela en se tournant vers Shin qui était à nouveau sur pied.

- Je ne savais pas que vous saviez vous défendre, j'ai juste réagit..., répondit-il, penaud de se faire crier dessus après s'être fait labourer le dos, n'osant pas le tutoiement comme les autres le faisait.

- Ah oui, donc j'étais qu'une pauvre faible pour toi ?

- C'est que... Je...

- Bien, trancha-t-elle, courroucée.

Elle s'éloigna un peu sur le côté tout en restant face au demi-élémentaire et jeta sa cape, ainsi que ses bottines de peau. Son serre-taille en tissus et sa blouse rejoignirent ses autres vêtements au sol pour la laisser avec un bandeau de tissu noir couvrant sa poitrine et torsadé entre les seins. Elle mit ensuite ses mains sur ses hanches, s'appuyant sur une jambe en jetant un regard de défis à l'archer qui était plus rouge que jamais. La lumière de la lune se reflétait délicieusement sur les formes de la jeune femme exotique, empêchant le pauvre homme de reprendre son assurance.

- Cesse de tergiverser et attaque ! Je ne voudrais pas te mettre en difficulté de suite, alors je t'autorise à prendre ton arc.

- Mais je..., essaya de protester Shin, n'ayant aucune envie de lui faire du mal, ses amis s'écartant avec un sourire sadique en appréciant simplement le spectacle nocturne.

- Soit un homme, bon sang ! Et essaye de me frapper !

La phrase sonnait mal à ses oreilles, c'était contre tout ses principes de galanterie et d'honneur. Il se redressa, peu sûr de vouloir accepter. Il se tourna vers son groupe qui l'encouragea à passer le test, alors, avec un profond soupir, il s'élança. Ses coups manquaient de motivation, il se fit mettre plusieurs fois à terre et tordre les bras, un coup de pied dans le dos pour l'éloigner. Chaque fois qu'elle le désarmait, elle lui rendait son arc mais fut de plus en plus agacée avant de lui passer un savon.

- Par les dieux, j'ai jamais vu une tel mauviette ! Si tu dragues aussi bien que tu combats, ça m'étonnerais pas que tu te rabattes uniquement sur des gourgandines de bas étages ! Tu peines pas trop à soulever ton arme ? Parce que à ce que je vois, tu ne vaux pas mieux que le vieux porcs qui me séquestrait !

Les paroles crues et brutes lacéra son cœur et son amour propre, le mettant en fureur. Shin serra sa poigne sur son arc et fronça plus dangereusement des sourcils, donnant un regard assassin à la brune qui sourit légèrement avec satisfaction. Il allait enfin combattre réellement. L'archer s'élança sur elle, révélant sa véritable agilité en la surprenant assez pour qu'elle esquive de justesse ses coups. Elle para difficilement son arc et ses poings, ses clefs ne marchant plus et se retournant même contre elle ; ce qui permit au demi-élémentaire de la repousser par un lourd coup de pied dans l'estomac.

Akela souffla de douleur, se pliant sous le recule en se tenant le ventre, surprise. La concentration de Shin se coupa brutalement et la culpabilité l'assaillit. Il s'approcha avec inquiétude en tendant une main vers elle, mais comprit que trop tard son erreur. L'amazone attrapa son poignet et le fit passer au dessus d'elle pour le mettre violemment au sol. Un cri de douleur échappa à l'archer qui lâcha son arc, tous se rendant compte que la jeune femme avait fait en sorte qu'il ne se casse rien malgré tout. Elle sourit, debout au dessus de lui, tout deux essoufflés. Le combat était finit.

- Tu n'aurais jamais dû hésiter. Pourtant, tu as été sérieux à un moment, c'était presque mignon, pouffa-t-elle avec un large sourire à mi-chemin entre la moquerie et le charme.

Ce sur quoi, elle l'enjamba pour récupérer ses vêtements et rejoignit le feu de camp avec Maikoon, laissant les amis du bleu relever ce dernier. Grunlek et Balthazar donnèrent des tapes dans son dos courbaturé et douloureux, le faisant se crisper, Théo soupirant désespérément en croisant les bras. Bien qu'ils le charrièrent, Shin réalisa subitement que la jeune femme avait semblé séduite qu'il puisse lui tenir tête en combat singulier. Son masque cacha son sourire qui passa d'un bonheur pur au défis. Les choses allaient être vraiment intéressante.

- Putain, souffla-t-il avec admiration, charmé et près à en découdre. Cette femme me plaît !