Bonsoir, Ô fidèles lecteurs !
Mais quelle journée de dingue j'ai passé ! Une de mes collègues est malade et je dois la remplacer et c'était l'enfeeeer !
Untel client veut ça immédiatement-mais-pourquoi-c'est-pas-déjà-fait-enfin ? Un autre veut une commande mais n'a aucune référence et pense que notre talent caché c'est de les inventer. Bref, une journée de tout repos en somme.
Et Aroma-zone qui n'a plus mon huile de coco. Le sort s'acharne sur moi et mes cheveux (oui, l'huile c'est pour mes cheveux, vous ne le savez sûrement pas mais la masse que j'ai sur la tête est douée d'une vie propre et les bains d'huile c'est le seul truc que j'ai trouvé pour qu'ils me laissent à peu près tranquille jusqu'au prochain) !
Bref, une journée de "ouf malade" comme dirait mon collègue.
Sur ce, après la séance de sport intensive (oui, enfin c'était stepper pas body combat non plus...),je cours me doucher et je vous laisse un petit chapitre tout mignon en prime.
Et je répond une fois de plus aux reviews ici.
Atem Gabriel : Et encore, tu n'a pas encore tout vu ! ;)
Dalmir : Je suis ravie que cette histoire te plaise ! Je mets un point d'honneur à essayer d'écrire avec le meilleur style et le moins de fautes possibles. Oulala, c'est un compliment qui me va droit au cœur ! Bonne lecture :)
Allez, bisous les endives !
CyberCoffee
Chapitre 14
La main de Nathanaël passa sous la poitrine à nouveau dénudée de Chiridirelle en prenant toutefois garde à ne surtout pas l'effleurer. Bien que la drow n'ait aucune notion de pudeur, ce n'était pas le cas du garçon dont l'esprit s'échauffait.
L'enfant serra la bande sans pour autant comprimer la cage thoracique de l'elfe avant de regarder fièrement son œuvre. Un bandage parfait, Helga aurait été fier de lui !
-Terminé ! s'exclama t-il en s'étirant.
Chiridirelle entreprit alors de remettre son corset.
-J'ai faim, déclara t-elle, qu'as-tu apporté ?
Nathanaël souleva le battant du panier en osier qu'il avait utilisé pour transporter la nourriture jusque dans la grotte. Il en sortit tout un assortiment de fruits frais, une carafe de jus d'orange et du porridge d'avoine. Il avait même pris un peu de bacon pour diversifier au maximum le menu.
L'elfe noire engloutit la totalité en quelques minutes.
-Votre nourriture n'est pas mauvaise, commenta t-elle en esquissant ce qui devait être un sourire.
La manche-bandeau de Nathanaël lui mangeait la moitié du visage aussi ne distinguait-il pas ses yeux, son front et la moitié de son nez. Il avait cependant tout le loisir de contempler sa bouche pulpeuse, son menton fin, son cou gracile et sa gorge qui se terminait par un décolleté pigeonnant - accentué par le port du corset- qu'éclairait la lumière venant de l'extérieur de la grotte.
Oui, Chiridirelle Mir'Drust était une très belle créature. Et cela ne laissait pas Nathanaël indifférent, lui qui avait si peu côtoyé de jeune fille de son âge.
-Que vas-tu faire aujourd'hui ? s'enquerra l'enfant.
-Tu es trop curieux, remarqua l'elfe -sans animosité cependant.
-C'est un de mes principaux défauts, expliqua t-il en se frottant le crâne.
-Ça et l'inconscience.
-Pour une fois que je suis d'accord avec elle, cracha Soul qui ne décolérait pas.
Nathanaël soupçonnait Soul d'être jalouse.
-Et puis quoi encore !? s'insurgea l'objet de ses pensées. Moi, jalouse de cette pimbêche ? Mais tu perds la tête mon pauvre ami !
Oui, décidément, Soul semblait jalouse.
-Mais je te dis que non !
Totalement et irrémédiablement jalouse.
-Mais écoute moi, espèce d'abruti ! s'agaça sa conscience.
Jalouse.
-Oh et puis merde ! Va chier !
Et Soul se mura dans un silence boudeur.
Nathanaël pouffa. Taquiner Soul était un pur bonheur.
-Pourquoi ris-tu, Nathanaël Silverstone ? demanda la drow.
-J'ai repensé à une situation cocasse dans laquelle je me suis mise il y a quelques mois, mentit-il.
Le mensonge commençait à devenir un art subtil qu'il maîtrisait bien.
-Quelle situation ?
-Avant d'être adopté par mes parents actuels, je résidais à l'orphelinat non loin d'ici. J'ai rencontré mes parents en allant au village après avoir été puni de corvée de courses. Ils m'ont appris que j'étais un sorcier, eux et leurs deux amis proches. Rowena, ma tante si je peux dire, m'avait expliqué ce qu'était un Animagus et après avoir fait un énième rêve où j'étais sous ma forme Animagus qui est un aigle royal, je me suis mis en tête de vouloir apprendre à voler. Je suis donc allé dans la remise de l'orphelinat pour essayer de me faire voler. Ce fut un désastre, rit-il en se remémorant la scène. Au final, je ne sais trop comment je m'y suis pris mais j'ai invoqué un Élémentaire d'air et fait apparaît une mini-tornade qui m'a certes fait voler mais qui a aussi détruit la remise !
Chiridirelle gloussa.
-J'imagine. Donc si je comprends bien, vous sorciers, vous avez la capacité de vous transformer en un animal ?
-C'est ça, seulement, d'après Rowena, c'est une métamorphose très compliquée donc peu y parviennent. Apparemment, rêver de son Animagus est très prometteur, je pense que je n'aurais pas trop de mal pour ma transformation.
-C'est pratique, fit la drow songeuse. Nous n'avons pas ce genre de magie chez les drows.
-Quel genre avez-vous ? s'intéressa Nathanaël, ravi que prenait la tournure de la discussion.
-Les sorciers sont surtout là comme soutient aux combats. Ils sont en arrière et psalmodient des incantations pour par exemple augmenter la force et la vitesse des combattants drows. Les prêtresses quant à elles ont certaines capacités qui diffèrent selon la personne : tandis que l'une va avoir le don de double vue, l'autre aura le don de divination et une autre aura la capacité de communiquer avec les morts.
-Je vois, c'est très spécifique comme genre de magie.
-En effet.
-Et toi, tu devais appartenir à quelle catégorie ? tenta Nathanaël.
La drow avait l'air d'humeur à papoter, il voulait en profiter pour en apprendre le plus possible sur son peuple et sur elle.
-Ça c'est la grande question que se posait Matrone Varda ! s'exclama Chiridirelle.
Puis en se tournant vers Nathanaël :
-Matrone Varda était ma mère, la chef de maison. J'ai toujours été différente de mes sœurs. Tu as lu des choses à propos des drows, tu sais qu'ils sont cruels, viles, pervers. Nous sommes comme ça, en effet. Sauf moi. Je n'ai jamais compris le plaisir qu'avaient mes sœurs à punir mes frères. Ou encore l'excitation à l'idée de massacrer des nains de mines ou des êtres qui n'avaient rien demandés à personne. Matrone Varda n'aimait pas cette facette de moi. La prêtrise ne m'a jamais attirée, je suis pratiquement sûre de n'avoir aucun don spécial, mon rêve était de devenir Maîtresse d'Arme mais ce poste n'est pas assez glorifiant aux yeux des drows pour laisser une fille d'une Grande Maison y prendre place. Je pensais donc me diriger vers Général des Armées de La Troisième Maison, au moins j'aurai participé aux stratégies guerrières !
-Je croyais que tu n'aimais pas les massacres, pourquoi Maîtresse d'Arme ?
-Je n'aime pas ça mais j'aime me battre et j'y suis très douée, expliqua t-elle sans beaucoup d'humilité. Mes cimeterres me suivent partout où je vais.
-Tu me montrerai ? essaya Nathanaël.
La drow pinça ses lèvres.
-D'accord…mais c'est juste parce que tu m'as aidé !
-Oui, oui ! Merci Chiridirelle.
Nathanaël fit rouler le prénom de la drow entre ses lèvres. C'était un beau prénom pour une belle personne.
-Tu as quel âge ? demanda finalement le garçon.
-J'ai quinze ans, fit la drow. Je suis encore bien jeune. Matrone Varda avait six cent quarante six ans. Et Matrone Félonne -la Matrone de la Première Maison, la plus vieille de Zarbenzhu'M- en a plus de neuf cent. Mes sœurs en avaient quatre cent vingt et trois cent cinquante-sept. Mes frères étaient plus jeunes : deux cent sept, cent soixante-dix et le dernier à peine quatre-vingt.
-Je ne savais pas qu'un drow pouvait vivre si longtemps ! s'exclama Nathanaël.
Théophile Gobeplanche avait en effet écrit que les drows vivaient très longtemps sans pour autant donner un ordre de grandeur.
-Enfin quelque chose que tu ne sais pas sur mon peuple, le taquina Chiridirelle.
Elle soupira et reprît :
-Matrone Varda était anxieuse d'avoir autant de garçons, ce fut une véritable fête quand je suis née. Mais elle a déchanté parce que je ne correspondait pas à ses attentes. Je suis trop calme, trop gentille, trop sensible.
-Ce n'est pas une mauvaise chose, murmura Nathanaël du bout des lèvres.
-Ça l'est en cité drow. C'est pour ça que j'ai comblé mon manque de cruauté par la maîtrise de l'art du combat. Je devais entrer à l'Académie à mes vingt et un ans.
-L'Académie ?
Encore quelque chose dont Théophile n'avait pas parlé.
-L'Académie regroupe chaque discipline : Prêtrise, Généraux, Sorcellerie, Combattants. Nous y passons en fonction des discipline entre trente et quatre-vingt ans à apprendre à maîtriser l'art qui nous correspond. Je devais y passer pour ma part quarante ans de ma vie.
Nathanaël aimait étudier mais pas de là à y passer quarante ans de sa vie !
Un silence confortable se fit. Chacun pensant à ce que l'autre lui avait appris.
-Bon, je vais tenter d'enlever ce fichu bandeau ! décida soudainement Chiridirelle. Il faudra bien que je m'habitue à cette boule de feu un jour où l'autre.
Elle faisait référence par là au soleil.
-Il serait plus sage d'attendre et de commencer par t'habituer à la lune, intervînt Nathanaël qui craignait qu'elle ne se torde à nouveau de douleur.
-Ce n'est pas bête mais au moins ça sera fait, ce bandeau m'agace.
La drow était têtue.
-C'est tes yeux, conclut l'enfant en faisant la moue.
-En effet.
Et elle défit le nœud de son bandeau. Elle garda les yeux fermés et Nathanaël remarqua alors les deux petites touffes blanches qui lui servaient de sourcils. Peu à peu, elle souleva les paupières dévoilant non pas des yeux écarlates comme s'y était attendu Nathanaël mais des amandes d'un savant mélange de rouge et de violet.
-Tes yeux…commença t-il, ils sont violets !
-Je t'ai dis que j'avais toujours été différente.
Nathanaël ne pût qu'hocher la tête. La couleur de ses yeux était magnifique. Elle complétait à la perfection le tableau déjà parfait qu'était Chiridirelle.
-Tu es plutôt mignon pour un humain, remarqua l'elfe noire.
Nathanaël piqua un fard monumental.
-Je crois que je pourrais m'y faire, continua t-elle.
Nathanaël mit un instant à comprendre qu'elle ne parlait pas de lui mais de la luminosité. Brusquement il se rappela qu'il devait retourner au château pour assister au petit déjeuner s'il ne voulait attirer aucun soupçon.
-Je te laisse, je dois retourner à La Citadelle ! dit-il à la drow en se levant.
-Bien.
-À toute à l'heure !
Nathanaël n'attendit pas sa réponse et Chiridirelle ne lui en donna de toute façon aucune. Elle savait que quoi qu'elle dise le sorcier reviendrait lui apporter potions, baume et nourriture.
Oo
Salazar esquiva de justesse son tabouret que Nathanaël avait projeté de toutes ses forces dans ses jambes.
-Sale morveux, ricana l'homme, ce n'est pas comme ça que tu y arriveras !
-En attendant tu ne l'as pas vu venir celle-là, se vanta l'enfant tandis que Salazar se prenait la gerbe de boue qu'il avait fait léviter dans son dos sans qu'il ne s'en aperçoive.
-Aaaaah, cria le sorcier complètement recouvert de la substance froide.
-C'est bon pour la peau, il paraît ! ricana Nathanaël.
Salazar grogna et s'essuya le visage en fronçant les sourcils.
-Si je t'attrape…menaça t-il.
-Beaucoup de paroles et peu d'actes, hein Sal ? se moqua l'enfant.
Salazar renifla.
-Tu devrais regarder tes pieds avant de parler !
Nathanaël obéit pour voir que les graviers de la grande place s'étaient regroupés autour de ses jambes et avaient été métamorphosés en un seul et même bloc de granit.
Immobilisé, l'enfant était en mauvaise posture. Son père avançait lentement vers lui, comme pour saluer des fans imaginaires, un sourire vainqueur collé aux lèvres.
Il n'avait aucune issue possible. À moins que…à moins qu'il ne teste sa dernière invention.
Le garçon se concentra et visualisa un immense orbe les englobant tous les deux. Il s'agissait d'un orbe en tous points identiques que l'orbe de lumière qu'il avait l'habitude de créer pour s'éclairer, à la différence qu'il devait bien mesurer trois mètres de diamètre et qu'il était noir. Une fois l'orbe visualisé, il appela sa magie et en une seconde, l'orbe les recouvrit.
L'effet de surprise désarçonna Salazar qui ne s'attendait pas du tout à ça. Cela permit à Nathanaël de détruire le bloc de granit et de réduire l'orbe de manière à ce qu'il n'englobe que son père.
L'enfant trépignait de joie, il n'était jamais allé aussi loin ! Il n'avait encore jamais réussi à piéger ainsi Salazar.
Un fourmillement lui démangea les jambes et il s'effondra sur le sol, victime d'un sortilège de Bloque-Jambe. L'orbe, qui puisait bien plus de magie que son cousin, fini par exploser en expulsant des « miettes » noires. Et au milieu de l'explosion se tenait Salazar, un sourire fier greffé sur son visage.
-C'était géant, Nat' ! s'extasia t-il. Ton orbe est un sacré atout. Je ne voyais rien mais je j'entendais rien non plus !
-Il n'est pas encore au point, ronchonna l'enfant.
-Ce n'est qu'une question de temps ça, balaya le sorcier d'un signe de main.
-Dis, ça t'ennuierai de retirer ton sort, papa ? fit Nathanaël, toujours à même le sol.
Salazar sembla revenir sur terre :
-Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié.
-Et ça se dit être un bon père, se moqua l'enfant.
-Allez, va voir Archie morveux ! rigola le sorcier en ébouriffant affectueusement les cheveux de son fils.
Nathanaël se saisit de sa brouette et couru sans attendre vers l'étal du cinquantenaire.
Oo
Nathanaël se glissa sans bruit hors du château avec son panier rempli de victuailles et s'enfonça dans la forêt, Merlin le suivant de près.
-Quand est-ce que tu vas cesser de t'occuper de cette dinde ? demanda Soul en parlant de Chiridirelle.
-Quand elle ira mieux…et ce n'est pas une dinde !
-Mais tu as vu comment elle te parle !? s'offusqua sa conscience. Elle se prend pour une petite reine capricieuse ! C'est insupportable !
Nathanaël trébucha sur une racine et décida alors de faire apparaître son orbe pour s'éclairer.
-Il n'y a que toi qu'elle insupporte. Moi je la trouve passionnante !
-Ce que tu trouves passionnant ce n'est pas elle mais sa poitrine, oui ! râla Soul, de mauvaise fois.
Nathanaël secoua la tête en souriant.
Il entendit le vacarme que faisait la cascade bien avant de la voir et lorsque ce fut le cas, son cœur rata un battement. Puis deux. Puis trois.
Devant lui, se tenait le plus beau spectacle qu' il n'avait jamais vu : Chiridirelle debout, entièrement nue, la tête relevée et les yeux fermés, sous la cascade pour s'y laver.
Le corps de la drow était fin et athlétique : des fesses bombées, des cuisses fermes, un ventre plat et musclé et ses deux seins si jolis.
Il faisait beaucoup trop chaud dans cette forêt, soudainement. Si chaud que Nathanaël fut obligé de s'éventer avec sa main.
-Ça y est, on l'a perdu ! s'exclama Soul en soupirant.
Bien que la vue lui plaisait beaucoup, Nathanaël se sentit obligé de signaler sa présence en se raclant la gorge.
-Oh, tu es là, fit Chiridirelle en se retournant pour lui faire face. Installe-toi, je termine.
Nathanaël avait déjà remarqué que la question de la nudité n'avait pas l'air d'émouvoir l'elfe mais quand la drow lui fit complément face et qu'il vit la toison blanche entre ses cuisses, il hyper ventila en détournant le regard.
C'était beaucoup trop d'anatomie féminine en une seule journée.
-Ne sois pas gêné, nous sommes bien nés nus, non ? lui fit très justement remarqué la drow en souriant.
-Euh…les humains ne sont pas aussi « libérés » avec la nudité que les drows.
-Nous n'avons aucun problème avec ça, d'autant plus que regarder un beau corps est un plaisir et non une honte.
Elle se sécha avec la couverture que lui avait fabriquée Nathanaël et enfila son corset, son short-jupe et ses bottes qui lui remontaient le long des cuisses.
-Il n'est pas rare que les drows participent à des orgies, expliqua Chiridirelle. Je ne l'ai jamais fait, je suis trop jeune et cela ne m'a de toutes façons jamais intéressée.
Nathanaël n'avait absolument aucune idée de ce qu'étaient des orgies. Il posa la question à l'elfe qui se moqua gentiment de lui :
-Ce n'est pas à moi de faire ton éducation sur ces choses là, Nathanaël Silverstone. Demande donc à ton père.
Nathanaël hocha les épaules.
-La lumière de l'orbe ne te gêne pas, demanda t-il soudainement quand il réalisa que la drow n'était nullement incommodée par celle-ci.
-Non, j'ai eu toute la journée pour m'habituer à votre boule de feu.
-Ça s'appelle le soleil, lui apprit l'enfant.
-D'accord.
Nathanaël lui tendit le panier et Chiridirelle pu se restaurer à loisir. Quand elle eut fini, le garçon prit son courage à deux mains et demanda :
-Tu peux m'apprendre à me battre ?
Chiridirelle le dévisagea un instant puis, d'humeur joueuse, elle accepta. Elle sauta sur ses pieds, dénicha deux bâtons de la taille de ses cimeterres et en tendit un à Nathanaël.
-En garde !
Et pendant les deux heures qui suivirent, Chiridirelle s'appliqua à faire mordre la poussière à Nathanaël.
Oo
Le lendemain, au petit déjeuner, Nathanaël mangeait avec appétit son bol de porridge quand il repensa à sa conversation avec Chiridirelle.
Il fixa un instant la tablée où chacun avait la tête dans son assiette, puis se lança à l'eau et en s'adressant à Salazar, demanda :
-Dis Papa, c'est quoi une orgie ?
