1864

POV Stefan :

J'ouvre les yeux, puis je les referme. Pourquoi se lever quand on est si bien ? Je me sens parfaitement et merveilleusement bien, mieux que d'ordinaire sans vraiment savoir pourquoi…Soudain, les souvenirs me reviennent, et tout s'éclaire enfin dans ma tête. Cette présence à mes côtés, ce léger poids sur mon torse. Finalement, j'ouvre définitivement les yeux et tourne la tête à droite. Elle est là, endormie. Elle est si belle, c'est même un euphémisme car elle resplendit littéralement à la faible lueur qui filtre entre les interstices des volets. Cela change vraiment de la vision habituelle que j'ai en me réveillant. D'ordinaire, lorsque je tourne la tête c'est mon frère que je vois… Ce serait d'ailleurs totalement faux de le qualifier de laid, car ce n'est pas le cas mais je peux assurer qu'à côté de l'ange qui est couché dans mon lit, blottit dans mes bras, il fait pale figure. Le matin, Damon à toujours les cheveux emmêlé dans un fouillis indescriptible, on croirait que sa tête a servie de champs de bataille durant la nuit. Il dort souvent une jambe au dessus de la couette et une jambe en dessous, encore une technique bien à lui pour n'avoir ni trop chaud ni trop froid… Généralement il a son visage enfoui sous l'oreiller ou alors, il dort sur le ventre et un petit filet de bave coule de sa bouche, dégoutant…

Mais même si j'avoue que je préfère – et de loin- me réveiller en la compagnie de Katherine, Damon me manque…un peu. Quand je pense qu'en ce moment, il est je-ne-sais-où, en train de se battre, peut-être même déjà mort ou blessé… Je ne supporterai pas qu'il ne revienne pas. J'avoue pouvoir paraître immature, mais j'ai besoin de lui, j'ai toujours eu besoin de lui. Et là par exemple je me sens coupable : coupable d'être ici, au chaud et en sécurité dans mon lit après m'être adonné aux plaisirs charnels durant toute la nuit en compagnie de la plus belle femme du monde (et je n'exagère pas !) alors que lui… Rien que de penser à ce qu'il pourrait lui arriver m'horrifie.

Katherine bouge un peu, repositionnant sa tête sur mon torse. Je lui caresse les cheveux d'un geste délicat pour ne pas la réveiller, elle est si belle endormie. Tigresse, le jour comme la nuit tant qu'elle est éveillée, le félin se transforme en chaton une fois assoupie, du moins c'est ce qu'elle essaye de faire croire car je sens bien qu'elle n'est pas profondément endormie, elle est maligne et je suis persuadé qu'elle est éveillée depuis que j'ai ouvert les yeux, peut-être même avant…

Tout ce confirme, elle ouvre ses yeux de biche, dévoilant son regard noisette qui m'a fait craquer dès notre première rencontre il y'a de cela quelques semaines, et je crois d'ailleurs n'être pas le seul que ses deux joyaux ambrés ont envoutés. Je ne suis pas naïf et j'ai bien remarqué le regard envieux que me lance Damon lorsque j'embrasse la main de la jeune femme dans un geste poli et galant. J'ai aussi bien remarqué sa réaction lorsque je frôle de mes lèvres une si petit parcelle de sa peau qu'est sa main et je n'imagine même pas le regard furibond qu'il devait me lancer lorsqu'il nous a vu nous embrasser, je n'ai pas eu le temps de lui jeter un coup d'œil cependant j'étais trop…occupé. Mais je ne sais pas pourquoi, se narguer l'un l'autre, le plus possible, en la présence de Katherine était devenu notre lot quotidien et malheureusement pour lui je gagnais toujours la bataille. Je sais qu'il l'aime, j'ai beau aimer aussi Damon et j'ai déjà envisagé l'option de rompre avec Katherine pour lui laisser le champ libre, option qui c'est évaporé au bout d'une demi-seconde. Car je la veux pour moi tout seul ! Et pourtant il ne me le reproche pas, ce qui est étrange d'ailleurs. Il l'aime, il la veut et je connais assez bien mon frère pour savoir que quand il veut quelques choses il l'obtient c'est pour cela qu'il est étrange qu'il abandonne si facilement. Peut-être Katherine lui a-t-elle clairement dit non ? Ou peut-être c'est il décidé à me laisser le privilège de la courtiser seul, comme il la toujours fait, il m'a toujours céder sa place alors pourquoi pas maintenant ?

-Bonjour ange Katherine, lui susurre-je à l'oreille en collant mon nez dans ses cheveux bouclés.

-Bonjour Stefan mon apollon me répond-elle en souriant. Qui te dit que je suis un ange ? Chuchote-elle en souriant sournoisement cette fois-ci.

-Le diable ne pourrait se dissimuler sous une si parfaite apparence…

-Alors le diable doit être bien plus malin que toi, il lui faudrait une apparence aguicheuse pour attirer ses victimes… fait-elle en me retournant afin de se placer au dessus de moi, satisfaite.

-Si tu es le diable, alors aucun besoin de m'attirer car je suis déjà tout à toi… dis-je en souriant, j'approche ma bouche de la sienne mais elle l'évite méthodiquement avant de s'allonger sur moi et de me chuchoter à l'oreille.

-Les terrains conquis ne sont plus à conquérir et ils ne représentent plus un défi… Et tu sais que j'adore les défis… Elle pousse un petit rire adorable avant de se relever et de me fixer dans les yeux.

-Je n'étais donc qu'un défi pour toi ?

-Je n'ai pas dis ça…juste que tu étais beaucoup plus drôle hier soir, quand tu n'étais pas déjà tout à moi comme ce matin, je suis déçu que tu m'appartiennes au bout d'une seule nuit…déclare-t-elle en faisant une petit moue enfantine qui se transforme aussitôt en un bref éclat de rire.

-Je peux redevenir sauvage et incertain comme hier soir…diablesse.

-C'est vrai qu'hier soir, tu étais plus qu'incertain, je dirai même coincé : « Non Miss Pierce, vous savez, je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Mon père n'est pas loin. Cela risquerait d'être trop rapide, nous nous connaissons à peine et je ne voudrai pas précipiter les choses… » Récita-t-elle en m'imitant et je crois deviner que je rougis violemment. Tu es tellement poli et galant…Stefan murmure-t-elle en en me caressant le torse avec sa main. Pour la surprendre, je me saisis de celle-ci et l'écarte de mon corps afin de la retourner dans une position à mon avantage, maintenant au dessus d'elle je souris fièrement. Mais mon sourire s'évanouit vite lorsqu'elle me retourne à son tour pour venir se replacer au dessus de moi en me bloquant les poignets au dessus de ma tête. Impuissant, sans pouvoir bouger immobiliser par ses mains qui bloquent fermement mes bras sur l'oreiller, je me demande d'ailleurs comment elle peut être aussi forte…

-Ce n'est pas en jouant la carte de la force que tu va redevenir un défi...me lance-t-elle avec un air provocant en m'embrassant du coin des lèvres. Damon était plus coriace au tout départ…

-Damon m'étranglais-je, en me relevant d'un bond, la bousculant.

Elle pose ses mains sur mes épaules pour me masser mais je la repousse un peu violemment en la fusillant du regard.

-Allons Stefan, apprends à ne pas croire tout ce que te dit le diable, il ment souvent.

Je l'interroge de regard alors elle poursuit

-Tu as un point faible tellement évident qu'il en devient risible

-Point faible ?

-Il a suffit que j'aborde le sujet de ton frère pour que tu redeviennes « le défi » que j'aime dompter.

-Ce n'était donc pas vrai…

-C'était une ruse, qui a admirablement bien fonctionné me nargue-t-elle en m'invitant à me rallonger.

-Il n'y a donc jamais rien n'eut avec Damon ?

Comment en suis-je arriver à le jalouser à ce point ?

-Qui sait ? fait-elle en riant tout bas. En voyant mon regard noir elle reprend. C'est toi que j'aime Stefan, hum ?

-Hum hum approuvai-je.

-Ton frère t'inquiète donc tant que ça ?

-Disons que je suis méfiant…

-Tu ne devrais pas…

Et c'est à ce moment là que je me sens vraiment égoïste car toutes les pensées fraternelles que j'avais plutôt dans la matinée ce sont bien vite envolés… Après tout me dis-je, lui ne doit certainement pas pensé à moi…

-Tu dois certainement avoir raison, je n'ai pas besoin de me méfier de lui…sinon ce ne serait pas moi qui serai là, à faire ça…Je l'embrasse passionnément et pour une fois elle se laisse faire. En fait, ce n'est pas moi qui t'appartient, c'est toi qui m'appartient, tu es à moi tout seul fis-je en l'embrassant dans le cou. Hop, elle a disparut et deux mains me couvrent les yeux avant de rendre la vue et de m'embrasser sur le bout du nez.

-Voilà le Stefan que j'aime…dit-elle en m'embrassant fougueusement.

POV EXTERNE

Ce que Stefan ne savait pas à cette époque, c'était qu'il n'était pas le premier à croire que Katherine Pierce lui appartenait. Toutes les allusions que faisaient Katherine étaient loin d'être fausses. Même si Damon l'avait beaucoup amusé au début, il s'était dévoué à elle bien trop facilement contrairement à Stefan qu'une simple petite réflexion rendait encore jaloux ou en colère. (Notre Damon était encore loin du XXI e siècle, tout comme Stefan) Et c'était ça qu'aimait la jeune femme, elle aimait les défis, celui de conquérir Damon avait été bien trop simple à son gouts alors que Stefan était en constante évolution, tantôt acceptant, puis hésitant, regrettant…

Le départ à la guerre de Damon lui avait facilité les choses puisqu'elle n'avait plus eut besoin de se dissimulé aux yeux d'un frère lorsqu'elle batifolait avec l'autre…

Quant à Stefan, il se prétendait non-naïf mais l'était plus que ce qu'il ne croyait. Son amour pour Katherine l'avait aveuglé et il prononçait des paroles qu'il aurait regretté quelques mois plutôt. Rien que le fait de narguer son aîné, de se faire envier, ou même d'admettre ouvertement qu'il valait mieux que lui ne lui ressemblait pas… Et dire qu'ils étaient si proches et qu'en quelques semaines ils s'étaient éloignés, Katherine, leur différent avec leur père puis le départ à l'armée de Damon, tout cela avait participé à leur éloignement. Et qui aurait pu penser un jour que les deux frères Salvatore, les inséparables, en arriverait à se jalouser ?

L'égoïsme de Stefan lui fera d'ailleurs pousser son frère à se transformer, plus tard, pour ne pas être seul ce qui renforcera encore un peu leur rivalité…

POV Damon

-Debout, là dedans !

Quel réveil ! Ce salopard de lieutenant a-t-il vraiment besoin de beugler comme un âne pour nous réveiller ? Je me retourne dans mon lit avant d'enfouir ma tête sous l'oreiller et de remonter ma couverture. Mon mouvement fait grincer le lit de camp si bien que j'ai l'impression qu'un jour ce vieux machin va céder sous mon poids ! Quelqu'un me secoue le bras, je ronchonne :

-Qui c'est ?

-C'est Kingston ! Aller Salvatore, debout, sinon tu va encore avoir un avertissement du lieutenant.

-Dégage King', je dors lui répondis-je en marmonnant.

-Comme tu veux, faudra pas venir te plaindre quand t'auras les bottes du lieutenant à astiquer jusqu'à ce que le soleil se reflète dedans ou que t'auras 200 pompes… Je vais m'habiller, je t'attendrai un peu, mais bouge toi !

Kingston, c'était un gentil gamin d'à peine 19 ans que son père avait envoyé de force à l'armée. Il était très grand (il me dépassait d'une tête), épais comme une brindille et pourtant il pouvait battre n'importe lequel d'entre nous au bras de fer. Il était timide et crédule, bien trop généreux avec n'importe qui... (J'avoue avoir déjà abusé de sa gentillesse au début, mais maintenant j'essaye au contraire de faire qu'on le respecte, ce qui n'est pas toujours gagné sachant que je ne suis pas le plus aimé et admiré de notre division) Avec sa tignasse châtains pourtant toujours bien coiffé (contrairement à moi…) et ses grands yeux vert/marron il inspire vraiment la confiance et la gentillesse. Dès qu'on c'est rencontré je l'ai de suite apprécié, il ressemblait à un orphelin abandonné au milieu de tout ces gars qui s'accolaient joyeusement comme si partir au champ de bataille c'était une semaine sur les plages de l'Amérique de Sud… Je l'avais repéré dans la foule, relisant encore et encore son espèce de bout de papier sur lequel étaient griffonnées quelques indications… Etant moi aussi seul et un peu déprimé par mon départ j'avais décidé d'engager la conversation. Il m'avait raconté qu'il venait d'une famille bourgeoise de Grove Hill, qu'il était fils unique et qu'il n'aimait pas la guerre mais que son paternel, bourru et détestable à souhait (cela m'avait rappelé mon cher papa adoré…) avait manigancé quelques affaires pour se débarrasser de son garçon et en même temps faire une pierre deux coups et récupérer un parfait petit soldat… Après avoir un peu discuté j'avais tout de suite pris en amitié ce garçon et on ne s'était pas quitté depuis. En fait, je crois que Kingston me rappelle Stefan…

Stefan… Rien qu'en prononçant son nom je me sens mal… Il me manque et même si depuis quelques semaines ça n'a pas toujours été rose entre nous avec l'arrivée de Katherine etc.… je l'adore et ne pas le voir, ne pas avoir de ses nouvelles ça me déprime… Rien que le fait que Kingston vienne me réveiller comme ça… me prévenant que si je reste au lit je vais avoir telle ou telle châtiment me rappelle mon petit frère qui avait pris l'habitude de faire pareil chaque matin, pour ne pas que je me fasse gronder par Giuseppe. En fait je remarque de plus en plus que je m'occupe de Kingston comme d'un petit frère, comme avec Stef'… Bizarre je sais de traiter un gars que vous connaissez depuis 2 semaines comme votre cadet mais…je ne sais pas je crois que j'ai besoin de me sentir entourer, d'avoir quelqu'un sur qui veiller depuis que j'ai 5 ans je veille sur Stef, pourquoi devrai-je arrêter de le faire à seulement 22 ans ? Ok, je pourrai peut-être pas veiller sur lui pendant toute sa vie, d'ailleurs c'est lui le pot de colle pas moi mais j'espère le faire aussi longtemps qu'il en aura besoin, et que j'en aurai besoin…

La présence de Kingston me rassure, sans lui je crois que je n'aurai jamais tenu le coup dans cet enfer. Car je crois pouvoir affirmer avec certitude que : JE HAIS L'ARMEE ! Je déteste les règles, obéir, être ponctuel, bien élevé…je ne l'ai jamais été et ce n'est pas maintenant que je vais commencer à l'être ! Ca a toujours été Stefan le gamin modèle, pas moi bon sang ! Quel trouillard je fais c'est pitoyable… comme un bébé je suis en train de chouiner : Je veux rentrer chez moi… Faut que je me ressaisisse là ! Je revois Stefan, le dernier jour avant que je parte, je revois nos adieux déchirant… Lui dans ma situation n'aurait pas été si peureux et puéril j'en suis certain… D'ailleurs, dans notre dernière accolade d'au revoir il a même été jusqu'à envisager de me rejoindre au camp même s'il n'avait pas l'âge… J'ai refusé bien sur, c'est moi l'aine et je n'ai pas à me cacher derrière mon frère, c'est lui qui a toujours fais ça et je me passerai bien cette fois du fameux « chacun son tour… ».

Pourtant, en ce moment ce n'est pas vraiment la joie entre nous deux. A cause de Katherine, je ne sais pas comment dire ça…je ne suis pas jaloux de Stefan ! (le suis-je ?) mais je ne supporte pas de les voir ensemble et pourtant ce n'est pas la première fois que mon cadet ramène une de ses conquête à la maison, il a toujours été plus chanceux en amour que moi, et même si des fois je l'enviais je n'avais jamais ressenti de tel sentiments qu'avec cette fille…cette magnifique fille… Je revois ses bouclettes brunes qui dégringolaient en cascade dans son dos, son sourire parfait, ses yeux qui savaient parfaitement comment jouer avec mes sentiments, elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Je pourrai penser à elle pendant des heures, si bien que ce soir je serai encore dans mon lit à penser à elle… mais je préfère me re concentrer sur Stef', d'ailleurs lui ne dois certainement pas avoir des pensées aussi…instinctives envers cette Katherine, il est si pure, innocent, vertueux… tout mon contraire. Tout ça pour dire qu'il me manque terriblement et que ce matin je n'ai vraiment pas envie de me lever… Kingston pourra toujours me secouer, il ne trouvera jamais les mots qui me feront bondir du lit. King' n'est pas Stefan et même si je crois deviner que j'essaye de le prendre comme substitut il n'égalera jamais mon petit frère. Mon vrai petit frère, celui que j'aime, celui avec lequel j'ai grandit, celui que je protège et qui ma déjà protéger, celui qui m'aurait déjà fais sortir du lit: mon ami, mon rival, mon confident, mon ennemi juré, mon allié, mon concurrent, mon complice, mon partenaire… Il est tout ce que j'ai… Je lui fais confiance et je sais qu'il me fait confiance, malgré tout ce qu'on pourrait ce faire, rien ne pourra jamais nous séparer, ou du moins rien qu'y arriverait par sa faute, par ma faute cela n'étonnerait guère personne, j'ai toujours agi débilement et je le sais !

-Aller Damon, grouille-toi, tu ne vas pas te faire sanctionner pour une stupide envie de rester coucher, si ?

-Apparemment si !

Il s'assoit sur le bord du lit et soulève ma couverture.

-Qu'est ce que t'as ? T'es malade ?

- Non je ne suis pas malade.

-Alors quoi ?

-Alors rien, Kingston, j'ai juste…pas envie.

-On dirait que t'es déprimé…

-Peut-être, peut-être pas…

-Tu penses à ta famille ? Ils te manquent ?

Comment ce gosse peut-il deviner ça ?

-Non, pas ma famille niai-je en secouant la tête.

-Arrête si tu veux jouer sur les mots et que tu veux que je précise que c'est ton frère cadet qui te manque…

Il m'énerve des fois ce type, je l'apprécie mais il m'énerve, comme Stefan il arrive à deviner des trucs des fois, des trucs que j'aimerai vraiment cacher ils arrivent à le découvrir malgré que je fasse semblant d'aller bien…

Je relève la tête et le fixe dans les yeux, il ne cille pas et soutient mon regard.

-Ecoute Damon, je sais que ton petit frère te manque mais ça ne sert à rien de s'apitoyer et rester au lit ne changera rien, alors bouge tes fesses de là et montre à Stefan qu'il a un grand frère courageux et fort.…D'ailleurs aujourd'hui c'est le jour du courrier, on aura une demi-heure toute à l'heure pour écrire une lettre et l'envoyer, je suis sur qu'il adorerait recevoir une carte de son aîné …

En fait, je m'étais trompé, King' est parfois aussi malin que Stefan. Je me lève d'un bond en enfilant mes chaussures.

-T'aurais pas pu le dire plutôt gros bêta ?

-L'important c'est que maintenant tu le sache ! Aller dépêche toi et allons montrer à ce ver de terre de Lieutenant qu'on n'est pas des pétochards!

Je lui souris et me dépêche de faire mon lit au carré, la journée du bon petit soldat s'annonce longue mais je sais que ce soir je pourrai écrire à mon frère et ça, ça me met de bonne humeur, car je sais qu'il attend mon courrier avec impatience…

POV EXTERNE

Et pourtant Damon se trompait, son frère lisait en diagonale ses courriers et n'était pas plus inquiet que ça pour lui, son inquiétude se résumant à : Est-ce que Katherine s'intéresse à lui ? Stefan manquait à Damon, le contraire était lui aussi vrai, mais n'avait pas la même « puissance ». Ne pas voir Stefan était un déchirement pour Damon alors que son cadet était seulement peiné de ne pas avoir de ses nouvelles, il faut dire qu'il était très occupé avec sa chère Katherine… Pourtant Damon ne pensait pas en mal à son petit frère, il faut dire qu'il avait tellement l'habitude de lui connaître un autre comportement qu'il aurait été choqué d'apprendre ce qu'il se passait pendant son absence. D'ailleurs quand il l'apprendra plus tard, il sera plus que choqué il deviendra carrément fou de rage de savoir ce qu'il s'était passé entre eux…

Damon aura finalement déserté le champ de bataille 2 semaines plus tard pour retrouver son cher petit frère dont il sera bien étonné de découvrir son rapprochement avec Katherine… Et c'est là que la vrai jalousie commencera pour ne finalement jamais vraiment se terminer car même après 145 ans, le sentiment qui a toujours été réciproque chez les deux Salvatore hormis l'amour caché qu'ils se sont toujours portés, c'est la jalousie…


Chapitre en ligne! Un peu différent des autres avec des points de vue de Stefan et Damon... (Sous demande d'une de mes lectrices je ne dirai pas que c'est l'avant-dernier chapitre...zut trôp tard! XD