Chapter XIV : Traitor.

I thought that I'd been hurt before
But no one's ever left me quite this sore
Your words cut deeper than a knife
Now I need someone to breathe me back to life

Got a feeling that I'm going under
But I know that I'll make it out alive
If I quit calling you my lover
Move on

"Stitches', Shawn MENDES.


Quelque chose n'allait définitivement pas. Cinq jours étaient passés depuis mon altercation avec le Moyashi, et depuis, je n'avais eu aucune nouvelle. Son immonde tête de con n'était nulle part en vue, et je passais mes journées à le chercher du regard –ce qui me valait des insultes en allemand que je comprenais tant bien que mal-.

Le lever, la toilette, le repas, le portage de poutres, toute mes journées étaient longues, fades, monotones, aussi grises que mon teint autrefois de pêche. Sincèrement, si un jour quelqu'un m'avait dit que l'absence d'un moins que rien comme l'albinos aurait rendu mes journées aussi amusantes que le Kapo, je l'aurais pendu sans hésitation à la première branche venue avant de pisser sans remords sur son cadavre.

Mais les faits étaient là : Allen avait disparu. Je ne le voyais ni dans le dortoir, ni dans les autres groupes, ni dans l'infirmerie, et avant que vous ne fassiez une remarque, NON je ne le cherchais pas.

Juste un ou deux coups d'œil. Inquiets, mais des coups d'œil quand même.

Surtout que le vide à mes côtés correspondait dangereusement au vide que laissait le Kapo Link depuis quelques jours. Pas de bleus sur mes côtes, pas d'insultes, pas de chair ouverte, de sang plein la bouche, de visage noyé dans la boue. Et c'était plus que louche.

Mes yeux se levèrent de la contemplation de ma gamelle –oui, gamelle, vous espériez quoi ? Des assiettes et des couverts en argents ? Tss. Vous êtes tous aussi abrutis que les autres- pour se diriger vers les groupes autour de moi, mangeant en silence ou chuchotant des mots dénués de sens.

Les déportés étaient regroupés selon les ethnies, ou les triangles de chacun : les portugais, les polonais étaient les plus bruyants, les détenus de droit communs et les russes les plus silencieux et dangereux, et les tziganes, handicapés, apatrides ou homosexuels étaient peu nombreux.
Pas qu'il n'y en avait pas. Mais ils étaient tous morts ou presque. J'étais une sorte d'exception parce que j'étais le souffre-douleur et un bon travailleur, mais beaucoup d'autres avaient eu droit à un billet aller simple au Crématoire ou au Bloc 11 suite à de fausses dénonciations ou juste pour que les Kapos prennent plaisir à juger et martyriser des innocents.

Vous vous demandez ce qu'est le Bloc 11, hein.

Pas besoin de vous le dire, il suffit de voir le mur d'exécution et les fenêtres de cellules qui bordent le bâtiment. Je n'y étais jamais rentré, et je ne le voulais pas, mais contrairement au crématoire, ce bloc promettait une mort lente, douloureuse et le Kapo Link y allait souvent. Bien plus souvent que dans le Bloc rempli de putes, et le masque sanglant et immonde qui lui servait de sourire en retournant dans la cour après un passage chez les taulards avait le don de me tordre les boyaux.

Ils avaient réussis à –presque- me soumettre ces salauds. Surtout lui. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai juré devant tous les dieux et sur la tête de tous ceux que je connaissais qu'il serait le premier à pleurer comme une putain de fiotte une fois ma carcasse en dehors des barbelés.

- Tu vas faire fuir le beau temps avec ta tête de constipé.

Mes yeux s'agrandirent, mes pupilles flous à force d'être exposé au soleil timide de début d'été apercevant une chemise au triangle rose, une peau pâle, un bras noir suite à un accident empêchant un bon approvisionnement de sang et…

- Salut.

… Un moyashi avec un grand sourire et tout content de me voir.

- Ca fait un petit bout que l'on ne s'est pas v-

SMACK !

La main partit toute seule, s'écrasant contre la peau molle d'une joue rebondie.
Attends deux secondes. Rebondie ?!

- EH ! Espèce de bridé dégénéré ! Je peux savoir pourquoi tu m'en retournes une alors que je te dis simplement bonjour, abruti de-

- Ta planque.

L'enfant de salaud me lança un regard entre la fureur et l'incompréhension, comme si je venais de traiter sa mère de lama.

- Quelle planque ?!

Oooh, non, ne joue pas à ca avec moi. Tu penses pouvoir te barrer presque une putain de semaine et revenir comme une fleur avec un visage un peu trop beau pour être vrai ?!

- Celle ou tu caches tes rations de bouffe.

- Je n'ai aucune planque, abruti de Kanda, qu'est-ce qui te-

- Ton visage. Ta joue. –Je lui pris la joue et la tira, la peau élastique sous mes doigts semblait bien trop douce, en bonne santé pour que je laisse passer ca- Comment tu fais pour avoir presque de la graisse sur le visage ?! Et d'où t'as pas la peau sèche avec la déshydratation ?!

L'éclat de peur qui passa un centième de seconde dans les orbes gris me rendit encore plus furieux que ce que j'étais. Alors comme ca le sale petit moucheron à peine capable de pisser droit croyait pouvoir me cacher quelque chose ?

- Tu apprendras, Bakanda, qu'avec du troc, on peut avoir du pain supplémentaire, du fil de fer et tout pleins de choses.

- T'as rien pour pouvoir faire du troc, Moyashi, à moins de vendre ton cul de petite vierge-

… Attends. Attends deux petites putains de secondes.

- … Lâche-moi, Kanda.

C'est moi ou ses sabots étaient presque neufs ?

- Kanda, lâche-moi, s'il te plait, tu me fais mal.

Et ses boutons de chemises. Il en avait de nouveau, et ses bandages étaient changés.

- Kanda ! Lâch- GH !

- La ferme.

Ma main se resserra autour du bras sec et maigre, mes phalanges craquant sous le mouvement brusque alors que mes jambes couraient presque jusqu'à l'arrière d'un bloc devenu notre endroit de rendez-vous pour parler de choses … sensibles.
Je devais me tromper, Moyashi pouvait être un môme con, naif, glouton, mais il respectait son corps et les autres, il n'y avait pas moyen qu'il se vende pour se nourrir. Si il le fallait, j'aurais pu voler pour lui – pour nous -, je n'avais pas peur du Kapo, je pouvais troquer deux ou trois trucs, même ma chemise. Mais il était hors de question qu'un môme d'à peine seize balais tenant difficilement sur ses jambes devienne un chiotte public pour deux ou trois pervers demandant qu'à se dégorger le poireau. Guerre, ou non. Camp, ou non.

- Kanda ! TU ME FAIS MAL MERDE !

- Tais-toi ! Tais-toi et regarde-moi ! Et écoute, Moyashi, je ne le dirais pas deux fois.

Allen me regarda avec la ride du lion, ses sourcils froncés alors que sa main tenait son bras meurtri et ou la marque de mes phalanges était visible. Qu'est-ce qui me dit que sous sa chemise et sous son pantalon il n'avait pas d'autres blessures ? D'autres marques ?

L'image du Moyashi dos à ses clients, gémissant pour satisfaire la libido malsaine d'un enfoiré, la peau rougissant sous des mains brusques coupant la circulation sanguine pour empêcher toute retraite me vint à l'esprit et une nausée subite me prit, mon estomac se tordant et faisant des aller-retour dans ma cage thoracique.

- … Je sais que c'est dur, ok ? Je sais que tu ne sais peut être pas comment faire pour t'enfuir d'ici, pour avoir un peu plus de confort, ou… De bouffe, mais… Merde. Putain, Moyashi. Même si ca me fait du mal de l'avouer, j'suis là, bordel de merde !

Les orbes gris s'agrandirent, les prunelles prenant une teinte claire et le voile d'eau couvrant les iris trahissant le choc ou les émotions passant à travers ce petit corps à l'entente de ces trois mots.

Je suis là.

Pour une fois, le regard de l'un ne fuyait pas celui de l'autre, le gris orage trouvant dans le bleu océan un soutien, la promesse d'une présence aussi minime soit-elle.

- Je suis là.

La tension de mes épaules que je n'avais même pas conscience d'avoir s'enleva doucement alors que mes mains prit le visage fin et sale d'Allen en coupe, un pouce essuyant un coin d'œil irrité et humide.

- Tu me portes sur les nerfs, j'sais pas comment agir et je ne sais pas comment sortir d'ici. Mais j'ai du courage. Alors arrête de faire ton putain de gosse et si tu as faim, froid ou que tu as une idée, viens et dis le moi, merde !

Les lèvres gercées tressaillirent sous la voix plus dure et sèche que je l'aurais voulu.

- Pourquoi tu vas vendre ton corps pour des abrutis sans tendresse hein ?! Ca te suffisait pas de venir me dire que tu avais besoin de quelque chose ?! Tu aimes ca te faire prendre comme une chienne par des inconnus ?!

- N-Non mais-

- LA FERME !

Il ne daignait même pas rétorquer. Il venait d'affirmer mes dires sans le vouloir. Et le couinement pitoyable qui s'échappa de ses lèvres quand mes mains se resserrèrent pour compresser son crâne me fit voir rouge.

Mon estomac était prit d'assaut par la chaleur de la haine, les images de tout ce qu'il avait pu faire dans mon dos pour survivre défilant dans mon crâne.

- Kanda, tu me fais mal lâches-moi !

Mes oreilles bourdonnaient, me faisant parvenir la voix d'Allen comme au travers d'un filtre. Sa voix trahissant la peur, ses mains agrippant mes poignets, les larmes coulant sans qu'il ne s'en aperçoive sur ses joues.

Putain de soumis.

- Kanda ! Kanda, arrête, je le ferais plus, laisses-moi partir ! AIE !

Mes yeux restaient fixes, observant la réaction du plus jeune pendant que mes paumes se resserraient contre ses tempes, mes lèvres aussi fines qu'une ligne pour ne pas trahir un sourire que j'avais du mal à identifier. Haine ? Joie de le voir pleurer sous ma poigne ?

Ou peut être que j'étais en train de virer dingue, le camp, la privation, l'enfermement, la douleur dans mes os me faisant perdre la tête. Mais j'avais tellement envie de le voir me supplier, à mes pieds, je voulais tellement me sentir supérieur. Le frapper, lui arracher le minimum de dignité qui lui restait, le voir gémir sous moi et hurler. Avoir peur, me fuir, baisser la tête dans une veine tentative de rédemption. Hurler. Hurler. Hurler mon nom, hurler de peur, hurler de douleur, de plaisir, me supplier.

- K-Kanda … ?

Le couinement insupportable du môme me ramena sur terre, me faisant sentir le sourire qui découpait mon visage dans la plus malsaine des façons, et le pantalon qui me semblait trop petit d'un coup.

- Je-Je vais partir, d'accord.

Mes bras ne bougeaient pas sous le moyashi qui tentait de s'enfuir, la peur se lisant clairement sur son visage.
Après tout, tout le camp semblait se vider et prendre du plaisir en utilisant ce corps déformé et dégueulasse, pourquoi pas moi ?

Pourquoi pas moi… ?

Mon corps bougea brusquement, retournant et éclatant dans un bruit sourd le corps d'Allen contre le mur, une main bloquant son bras rouge de marques dans son dos et une autre lui agrippant la hanche violemment.

- NON ! NON ARRÊTE ! Kanda ! K-KANDA !

La main tenant le poignet fragile se plaqua avec force sur le nez et la bouche d'Allen, mon torse se collant à son dos et l'empêchant de s'enfuir.

- K-Kanda, on p-peut en parler, je jure que je le ferais p-MMH !

Le cri se répercuta dans ma paume, le souffle chaud et la salive coulant entre mes doigts envoyant des frissons dans le moindre de mes membres.
J'avais envie de le briser. Le faire hurler au point de ne plus pouvoir le faire parler, de lui enfoncer mes ongles au plus profond de sa peau, de le marquer au fer rouge pour le restant de la misérable excuse qui lui servait de vie.

Ma main aux ongles longs et noirs de saleté se déplaça de la hanche au pantalon distendu, baissant le tissu rêche pour le faire plonger dans la boue à ses pieds. Ses jambes étaient arquées, tremblantes sous la terreur qui l'inondait et la sueur froide coulait entre mes doigts.

- Kanda ! Kanda je t'en prie, fais pas ca, fais pas ca … !

Sa voix. Sa voix était comme du miel pour mes oreilles. Encore.

- KANDA ! STOP !

Arrête de hurler, Moyashi, je t'empêche de te faire entendre. Me je t'en prie, hurle. Encore.

- ARRÊTE !

Arrêter ? Arrêter quoi ? Je ne faisais que profiter de lui, comme les autres. Pourquoi je n'avais pas le droit de le toucher ? De le sentir contre moi ? Sa chaleur irradiait mon corps, me faisant frissonner pendant que mon bassin ondulait automatiquement contre lui. Il gémissait, je l'entendais, je n'avais encore rien fait, et il était déjà en train de me supplier.

- Bouge pas, Moya…

Je le sentis se tendre sous ma voix, clairement. Je ne l'entendais pas bien moi-même. Oui, elle était peut être un peu malsaine, peut être que mon sourire s'entendait dans mon ton. Mais j'étais heureux, contre lui, il n'était rien qu'à moi, il suffisait juste d'un seul petit pas pour être enchainé à lui. Juste un pas. Juste un geste.

- Hh… Je… Je t'en pries… je t'en pries laisses-moi partir… Me fais pas ca, s'il te plait, pas toi…

La petite voix fragile fit passer mon regard de flou à fluide, me sortant de mes pensées pour le voir, blanc de peur et les yeux noirs de terreur. Pourquoi pas moi ?

- … Je te dégoûte ?

- N-Non, tu me fais peur, lâches moi, s'il te plait !

L'espoir que je sentis dans sa voix quand il se rendit compte que je le regardais et l'entendais enfin me fit frémir. Il pensait qu'il allait s'en sortir. Sortir de quoi ? Pourquoi me regardait-il ainsi ? Pourquoi ses yeux, ses putains de jolis yeux me fixaient avec tant de détresse ?

- Allen … ?

Les remous dans mon estomac s'intensifièrent, la salive bloquée dans ma gorge et impossible à avaler.

Puis je me rendis compte. Mon corps bascula douloureusement en arrière quand le moyashi me frappa, un écran bleu et rouge envahissant mes rétines quand mon crâne heurta le sol.

- N-ne me parles pas …

Une grimace déforma les traits fins de mon visage quand le sang emplit ma bouche et que la voix tremblante et terrorisée du Moyashi parvint à mes oreilles.

- Al-

- NE ME PARLES PAS !

Ah.

Il pleurait. Des sanglots, et pas des petits. Qu'est-ce qu'il se passait ?

- Allen … ?

Quand seul l'écho de ma voix me répondit, j'ai su qu'il s'était enfui.

- Putain.

Ma poitrine me faisait un mal de chien, encore plus que mon nez et ma gorge. Tout était blanc, tout semblait se mélanger dans ma tête dans un seul et même tas de merde incohérent. La seule chose qui me venait à l'esprit était le visage pétrifié de terreur sous moi, arborant toute la terreur et la douleur du monde. Et ses yeux. Ses yeux magnifiques hurlant de désespoir quand mes mains gelées avaient leurs ongles plantés dans son corps.

- … Mais qu'est-ce qui ne vas pas chez moi ?

Oh, pas grand-chose.

Plus grave que mon esprit ayant perdu les pédales, plus dangereux que la déshumanisation parasitant mon corps et me forçant à commettre l'irréparable.

J'étais devenu fou.

Fou d'Allen Walker.


Lavi tourna les pages du livre jaunie, relisant le passage violent entre Yu Kanda et Allen Walker.
Le doute lui serrait l'estomac, ses sourcils se fronçant et une petite grimace apparaissant quand la peau buta contre son cache-œil en cuir.

Pour faire frémir les filles, eh.

Il leva le nez, se disant en souriant que la seule fille qu'il aimerait faire frémir était actuellement en train de douter entre un sandwich poulet-jambon ou poulet-curry, puis entre un muffin myrtille ou un café moka bien chaud. Sincèrement, les filles étaient-elles toujours aussi compliquées ? Il suffisait de voir Allen qui ne doutait pas et prenait les quatre, sourire aux lèvres et cravate rajoutant un côté chic à son costume anglais.

- Tu ne manges pas ?

La main tenant le livre le referma, l'adolescent ne voulant pas que l'octogénaire lise le passage entre le glauque et l'érotisme qu'il parcourait que quelques secondes précédemment.

- Non merci, je n'ai pas vraiment faim.

La tension était palpable. La question de la relation entre les deux hommes avait fait l'effet d'une bombe, et même si Allen ne montrait qu'une façade acide et inébranlable de sa personnalité, Lavi savait qu'il y avait un enfant traumatisé par la guerre et la privation, si on prenait le temps de gratter un petit peu.

Mais gratter un petit peu ne lui dirait pas pourquoi, Yu comme Allen, vivaient dans un tel déni.

Il y avait eu quelque chose en plus qu'un simple baiser, mais Yu Kanda ne le disait pas. Et il y avait eu un viol. Sans pénétration, mais un viol quand même, qu'Allen n'évoquait pas, comme si ca n'avait jamais eu lieu.

- Pourtant la route va être longue, avant le prochain arrêt.

Un viol n'était pas facile à assumer, c'était même complètement dingue, quand on savait ce que le japonais éprouvait pour son camarade. Il avait dérapé, le camp l'avait rendu dingue et ses pulsions avaient parlées pour lui, peut être.

Mais Allen avait subi d'autres violences, non ? Le Kapo l'avait défiguré, battu, et avait couché avec lui en le forçant à lui dire ce qu'il voulait entendre pour faire passer ce viol pour légal. Et d'après le livre, l'albinos avait eu un sang froid déstabilisant et une ténacité à faire peur.

- Bon sang !

- Excuse-moi ?

- Hein ? Oh, euh… je… Réfléchissais à quelque chose, mais… Eurm. Ou allons-nous déjà ?

- Nous commençons par Auschwitz-Birkenau. Veux –tu que je te passe la carte ?

- Non, ca ira, merci.

Plus rien ne suivit les quelques mots de cette conversation tendue. Sa tête était sans dessus-dessous, essayant de comprendre les différentes facettes de l'Anglais, les pertes de contrôles et les secrets de Kanda, et l'attitude plus que louche d'Howard Link.

- Le train arrive, retournons sur le quai.

Alors qu'il retourna vers ses affaires, suivit de Lenalee et sur les traces d'Allen, Lavi avait l'impression qu'un brouillard d'incertitude et de mystère le couvrait lentement. Plus il regardait le dos de l'octogénaire, et plus le doute s'engouffrait dans son esprit.

- … Qui es-tu, Allen Walker.

Oui, qui était-il. D'où venait-il. Pourquoi avait-il agit ainsi. Pourquoi, lors de sa fuite, a-t-il laissé Yu Kanda en arrière, alors que son ami aurait tout fait pour lui. Est-ce que ses serments étaient ne serait-ce qu'un minimum sincère ?

Un rouage sembla se débloquer dans l'esprit encombré du jeune Bookman, le fil pourtant si évident brillant enfin au milieu de tout les indices et les photos épinglées sur le mur en liège.

Howard Link.

Howard Link était la depuis le début. Il était l'ennemi de Yuu Kanda, le bourreau, le tourmenteur, le violeur, le Bosch, le Nazi, le S.S. Pourtant, il semblait bien fragile face au jeune anglais, au point de le laisser vivre, de le mettre dans son lit et de le nourrir et le soigner en mettant sa propre vie en jeu.

Howard Link était un traitre.

Et Howard Link savait peut être tout ce que le reste du monde ne savait pas.


NE PARTEZ PAS TOUT DE SUITE !

Vous êtes toujours là, pas vrai ? Bien !
Pour célébrer les 100 reviews, qui j'espère viendront bientôt, j'ai décidé de faire un CHAPITRE SPECIAL qui sera soit une séquelle, soit un chapitre spécial concernant la vie d'Allen, de Yu ou d'Howard au camp.
JE VOUS LAISSE VOUS EXPRIMER !

En effet, dans votre review ou par MP, vous pouvez m'envoyer un scénario court, avec les personnages et les éléments que vous aimeriez voir paraître dans le chapitre spécial. Je choisirais ensuite celui avec lequel j'ai le plus d'inspiration !

ALORS FAITES PETER VOTRE BAROMETRES D'IMAGINATION ET ENVOYEZ MOI UN SCENAR QUI ARRACHE SA MAMAN !
Vous pouvez par exemple utiliser l'univers du rêve (parfait pour le yaoi) avec un personnage ou deux ciblé(s), ou encore me demander d'écrire un chapitre léger, ou au contraire, plus angst, sachant QUE LE PASSE D'ALLEN NE SERA PAS CONSIDERE COMME OK COMME IDEE DE SCENARIO BANDE DE COQUINS.

Bah, eh. Vous pensiez pouvoir m'avoir ?

J'espère que ce chapitre vous a plu, personnellement, je me suis éclatée à écrire la partie de Kanda !

A la prochaine en espérant avoir les 100 reviews ;D

Link : ... Das erste, dass ich über Beats Scheiße. (Le premier qui se chie dessus je le tabasse.)