Merci d'avoir attendu ! Je suis de retour !

Bon j'avais dit que j'allais réécrire l'acte 1... Ben en fait j'ai ni le temps ni la motivation. Donc il va rester comme ça.

Je compte bien finir cette fanfiction ! Donc voici le chapitre 14 que lui j'ai réécrit car il partait vraiment dans du n'importe quoi et que j'arrivais pas à faire une suite. Le chapitre 15 est fini et je viens de commencer le 16. Normalement cet "acte" se terminera au chapitre 17 + un chapitre bonus. J'espère pouvoir écrire la fin définitive de cette fanfiction, donc autrement dit faire l'acte 3. Mais bon ça on verra. Sinon ça restera deux fanfic indépendantes.

L'arrêt des notes et le conseil de classe sont passés, je suis donc déjà un peu plus libre. Mais un certain bac de français arrive bientôt. Donc bon je ne sais absolument pas quand je publierais les chapitres suivants.

Niveau orthographe et correction, les chapitres qui vont venir ne sont pas "relus attentivement". Désolé.

Je n'ai pas non plus le temps de marquer les références. Si, vous les voyez n'hésitez pas à me le dire. Un OS ou drabble pour ceux qui les trouve.

Laissez des reviews, s'il vous plait.

Oda a One Piece. Le reste c'est à moi.

Bonne lecture !


Petit résumé :

Aikka est un gamin des rues qui vit avec une bande de potes sur une petite île d'East Blue. Un jour Ace débarque et après quelques péripéties, Aikka décide d'embarquer avec Ace. Au cours du voyage ils rencontrent Akhésa, une jeune femme pleine d'énergie qui a mangé le fruit du dragon tonnerre. Ils continuent leur périple tous les trois et passent notamment par Alabasta où Ace revoit son frère.


La flûte

Chapitre 14 : Le Voreux

§§§

Il neigeait, encore. Mais il neigeait noir ! Deux semaines qu'on avait quitté Alabasta, deux semaines qu'on naviguait sans encombre, deux semaines de grand soleil et là, il neige.

J'en ai marre ! Un coup il fait trop chaud, un coup il neige ! Je comprends pourquoi la mer est un nom féminin, toujours à changer d'avis ! Aïe ! Qui m'a frapper ? (à ton avis ! Tu vas souffrir, niak niak niak !) Oups, la gaffe ! Foutue auteure ! Foutue mer ! Glaglagla ! J'ai froid ! Heureusement qu'on a gardé les manteaux achetés sur Drum ! Je serais congelé sinon !

Bon pour revenir à la neige noire, c'était juste de la cendre mélangée à de la neige. Et au vue du tas de neige noire, de la cendre il devait y en avoir un paquet sur l'île !

L'île, on l'apercevait à l'horizon. Une sorte de montagne de métal qui crache sans arrêt de la fumée noire. Bof, ça donne pas envie d'y aller. Le problème c'est qu'à cause de deux goinfres, on avait plus de vivres. Donc on était obligé de s'arrêter. C'est chiant.

§§§

On accosta sur un des nombreux quais du port. Pleins de gigantesques bateaux y étaient amarrés. Des sortes de grandes pinces métalliques remplissaient leurs cales de différents métaux. Une foule de gens se pressaient sur les quais, certains étaient des marins, d'autres des commerçants, d'autres encore des voyageurs. Bref ça fourmillait de partout malgré la neige et le froid. Dans cette foule, avec nos capuches rabaissées, on passait presque inaperçus.

On s'engagea dans une grande artère commerçante. Elle était bordée de nombreux magasins dont les vitrines brillaient de toutes sortes de guirlandes lumineuses. Quelques enfants courraient par ci par-là. Des couples se promenaient mains dans la mains. Des ménagères faisaient les courses. Bref, la vie quotidienne coulait à son rythme.

La routine, c'est certes ennuyeux mais parfois elle me manque. On est toujours sûr d'être là le lendemain, de voir ses amis, de manger avec eux... Elle nous pousse à vivre et c'est bien pratique pour ceux qui n'ont pas de but bien précis. Des fois, je me demande ce que je fais là avec cet idiot et cette tarée. A quoi bon prendre la mer et continuer à les suivre ?

Je soupirai.

Et voilà que je commence à me poser des questions à la con. Mieux vaut vivre le jour le jour comme je l'ai toujours fait.

§§§

On continua de faire les courses pendant bien deux heures. Je ne vis même pas le temps passé tellement j'étais plongé dans mes réflexions existentielles.

Une fois le sac plein, on s'arrêta dans un bar. L'ambiance était assez conviviale même si l'endroit empestait le tabac et l'alcool.

Ace réussit à nous dégoter une table et trois chaises. Il commanda une bière et deux limonades au serveur. On les sirota tranquillement puis le brun partit à la pêche aux info.

Fatigués d'attendre, Akhésa et moi (en nous gueulant dessus) quittons le bar en disant au brun qu'on le rejoindrait plus tard au striker.

On commença à se promener, en essayant de ne pas nous entretuer. On finit par débarquer ... nul part. L'endroit était désert, juste quelques rats, chats et autres animaux le peuplait. Les maisons avaient les fenêtres soit cassées soit barricadées. Cet endroit avait tout d'une ville fantôme ! Or des fantômes, moi j'en avais ras la casquette !

La neige avait cédé sa place à une brume humide.

C'était un coup de chance si je ne tombais pas malade ! Quel temps pourris !

L'autre brune se mit à bouder et me tourna le dos. Elle s'assit sur une caisse en faisant la moue, croisant les bras sous sa poitrine.

Pff, et après c'est moi le gamin !

Je m'assis aussi quelques mètres plus loin sur les marches du parvis d'une maison. Les coudes sur les genoux et les mains de chaque côté du visage. Je soufflais.

Rien à faire.

§§§

#PAF#

La brune en avait marre de bouder, elle avait donc décidé, pour s'occuper, de faire une bataille de boules de neige. Et évidemment, étant la seule personne dans le coin, j'avais été obligé de participer.

Là je venais de m'en prendre une en pleine poire. La neige glissant dans mon manteau, je commença à me tortiller à cause du froid dans mon cou. La dragonne était morte de rire et se roulait par terre.

Elle va me le payer !

Elle ne me vit pas arriver avec une boule de neige qui faisait le double de la taille de ma tête.

-Vengeance !

Je la lui balança. A mon plus grand malheur, elle roula sur le côté et bondit sur ses pieds, agile comme un chat.

Merde !

Elle prit de la neige et ...

-Banzaiiiii !

§§§

On était tous les deux à faire les étoiles de mer dans la neige. Épuisés par notre lutte acharnée. Trempés par la neige fondue. On rigolait. J'étais bien.

Certes on s'entendait pas super bien mais ça nous empêchait pas de passer de bons moments. Qui aime bien, châtie bien...

-We're a thousand miles from comfort, we have traveled land and sea. But as long as you are with me, there's no place I rather be.

Tiens elle fredonne une chanson. Je comprends que dalle mais le rythme est sympa.

Je sais pas combien de temps on est resté comme ça mais le soleil commençait à décliner quand je me dis qu'il serait bien de rentrer au striker.

Je me leva donc et la brune m'imita. D'un commun accord, on se mit en marche direction le port.

§§§

Le soleil venait de se coucher quand on arriva au point de rendez-vous. Ace n'y était pas. Il faisait nuit noire dans les rues. On était presque les seuls sur les quais. Les boutiques avaient toutes fermées et il s'était remis à neiger. La brune regardait tomber ces drôles de flocons noirs. Moi je me frictionnais les bras.

Il fait vraiment un froid de canard sur cette île !

On attendit, appuyés contre un mur. On attendit longtemps et toujours aucune traces du brun. L'horloge de l'île sonna 22 heures.

-J'ai faim, râla la jeune fille.

-Moi aussi.

-T'as rien à manger ?

-Non, c'est Ace qui a le sac.

-T'as pas de l'argent ?

-Non et de toutes façons les boutiques sont fermées.

Un groupes de fêtards entra dans un bar. D'autres en sortirent. On entendait quelques bruits de musiques et de rires au loin. L'usine qui dominait la ville fumait encore. Elle avait quelque chose de monstrueux, une sorte de grosse bête noire qui crache de la fumée. Elle était au sommet de l'île et un circuit de chemin de fer la reliait au port. Des wagons montaient et descendaient jour et nuit dans des grincement épouvantables. Ils amenaient le minerai extrait des entrailles de l'île. Il avait été trié et nettoyé dans l'usine pour ensuite être envoyé dans d'autres usines par bateaux. L'activité économique de l'île reposait uniquement sur cette usine et sur cette mine. Une fois les ressources de métaux épuisait, l'île deviendra vite déserte. Les gens partiront pour trouver un travail ailleurs. Drôle de vie. Travailler dans une mine n'est ni un travail rentable ni un travail agréable. Ce sont de pauvres gens qui vivent dans la misère qui font cette besogne protégés par cette "justice absolue".

"La justice coûte chère, c'est pour cela qu'on l'économise."

Quel monde pourris, j'ai hâte de quitter cette île.

Un monstre passa.

Ah non, pardon c'était une vieille dame trop maquillée et toute ridée.

J'aime pas les vieux. C'est moche, c'est ridés, ça radote. Bref c'est chiant.

Bref il y avait une vielle qui passait par là. Grande et droite, elle était vêtue d'un drôle d'accoutrement, une sorte de robe bleu nuit moulante et fendue sur les côtés avec un décolleté entouré de motif ethniques et un châle noir très long. Ses cheveux gris étaient longs avec une énorme mèche rose qui lui retombait sur le visage. Sa bouche était colorée avec du rouge sanglant et ses yeux peinturlurés dans une teinte bleu/noire. Elle avait une sorte de losange dessinait en noir sur son front. Le tout plissés par les rides de son âge avancé.

-Oh mes pauvres enfants !

C'est à nous qu'elle cause la vieille ?

Elle s'approcha, choppa ma tête et l'écrasa contre sa poitrine qui devait être, autrefois, énorme mais qui maintenant était retombée, comme un soufflé.

-Si jeune et déjà à la rue !

Elle m'étouffait contre elle. Son parfum était à la limite de me faire vomir. Et Akhésa se marrait !

-Tout va bien, tata Lison va s'occuper de vous. Vous êtes tout maigrichons ! Venez chez moi.

Ne jamais faire confiance aux inconnus.

Disons que moi, je n'avais pas vraiment le choix étant ceinturé par les bras de la vieille qui avait quand même une sacrée poigne pour son âge ! Et qu'Akhésa ne semblait pas connaître cette règle de bon sens et commença à suivre cette vieille qui promettait de la nourrir.

§§§

Toujours emprisonné dans les bras de la vieille peau tel une peluche tenue par une gamine, je visitais la ville où la mocheté se repèrait avec une faciliter déconcertante vue la ressemblance des rues.

Ace s'était sûrement perdu et devait crécher dans un auberge ou juste passer la nuit dans un bar. Mais bon, je me faisais pas trop de soucis pour lui vue comment il est balèze.

Bref, on arriva devant une maison qui ressemblait à toute les autres. Elle avait un étage, suivait l'inclinaison des rues qui étaient toutes en pentes. Le toit était triangulaire. Les poutres principales en bois noirs étaient visibles et le reste des murs était recouvert de torchis beige. Les fenêtres étaient carrées et avaient des jardinières de fleurs qui égaillaient la façade. Bof, nian-nian.

Notre guide ouvrit avec une grosse clé en fer, sans desserrer son étreinte et laissa Akhé entrait la première. Elle ferma derrière elle et alluma une petite bougie.

On était dans un salon, très cosie. La pièce n'était pas très grande et meublé simplement. Quelques tableaux étaient accrochés aux murs recouverts de tapisserie rose pâle. Dans une cheminée, à gauche, un petit feu brulait avec au-dessus une marmite en fonte. Devant, une table de bois brute avec un napperon blanc en dentelle et un bouquet de fleurs roses était entourée de quelques chaises en bois. Sur la droite, une petite cuisine avec un évier et des placards en chêne plein à craquer. Au sol, le carrelage en damier noir et blanc était d'une propreté impeccable.

La vieille me lâcha enfin. Mais à peine eus-je le temps de respirer qu'une chose déboula de l'escalier et me sauta dessus.

Je me retrouva écrasé sous une masse de poils noirs. Deux yeux brillants me fixaient et une large langue rose me badigeonna la face de bave.

-Au pied, Dagoberd.

La chose velue alla s'assoir au pied de sa maîtresse.

-Bon chien.

Elle caressa la grosse tête de l'animal de sa main décharnée aux ongles peints en rouge sang.

-Ne vous inquiétez pas, c'est une brave bête.

Le chien me regardait, sa grande langue pendante.

Il a l'air encore plus stupide que la brune.

-En plus, il est bien dressé. Regardez. Dagoberd, couché.

Le chien se coucha.

-Dagoberd, assis.

Le chien s'assit.

-Dagoberd, donne la patte.

Le chien tendit la patte.

-Dagoberd, dit bonjour.

-Bonjour !

-Aaaaaaaah !

Je sauta en arrière et atterris sur les fesses.

Le chien avait parler !

-Brave bête.

La vieille lui frottait encore la tête. La brune caressait aussi la chose en rigolant.

Mais attendez ! Un chien qui dit bonjour, c'est pas normal !

-Ferme la bouche, mon petit. Sinon tu vas gober les mouches.

Machinalement je m'exécutais.

Je savais qu'on aurait pas du suivre cette vieille, je le savais !

§§§

-Bonne nuit, mes petits.

La vieille Lison monta se coucher à l'étage. J'avais refuser de dormir dans le même lit qu'Akhésa. Donc elle avait prit la chambre d'ami et moi je couchais sur le divan.

Le chien bizarre dormait devant la cheminée. Je me glissa sous la couette.

Qu'est-ce que ça fait du bien !

Lison nous avait servi un bon bol de garbure avec du pain frais. Je m'étais régalé ! Ensuite j'avais pu prendre une douche chaude et elle m'avait passé un sweat noir à capuche et un jean clair. Certes ils étaient trop grand mais c'était moins pire que de se balader en débardeur/bermuda ! Elle avait aussi laver nos vêtements et les avait sécher.

Malgré son côté excentrique, elle est grave sympa cette vieille !

Mes paupières se fermèrent d'elles même et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, j'étais entrainé dans le monde des rêves.

§§§

Je m'étirais dans un long râle.

J'ai vachement bien dormi !

Dans la cuisine, Tata Lison préparait le petit déj, Dagoberd à ses pieds. Akhésa n'était pas là, elle devait encore dormir. Je prenais mon temps pour me lever.

On est traité comme des coqs en pâte ! Le bonheur !

Je salua notre hôte puis m'installa à la table. Elle me servit une tranche de bacon et un œuf au plat. Je me servis en grand verre de jus de fruit et elle prit un thé. On mangea en discutant de la pluie et du beau temps (même si ce n'était pas vraiment le cas sur cette île).

Akhésa nous rejoignit, la tête dans le potage. Elle prit du thé et du jus de fruit ainsi que double ration de bacon et d'œuf. On continua de parler de tout et de rien.

J'appris que cette île s'appelait l'île du Voreux mais qu'en générale on l'appelait tout simplement Le Voreux. On y exploitait surtout du cuivre et du charbon. Tata Lison nous raconta aussi qu'elle et son mari étaient des natifs de l'île. Son mari avait travaillé dans la mine mais il était mort il y a des années dans un éboulement. Ils n'avaient pas d'enfant et elle n'avait pas voulu se remarier même si elle était jeune à cet époque. Depuis elle travaillait dans en bar en tant que serveuse. C'était justement en rentrant de son job qu'elle nous avait trouvé.

Je lui expliqua qu'on voyager d'île en île à la recherche d'une certaine personne. Bien sûr je ne lui parla pas de Ace.

Il est déjà suffisamment repérable ce lance flamme !

Bref les minutes passèrent. On débarrassa la table et on fit la vaisselle. Akhésa était super contente. Elle racontait certaine de nos aventures ce qui plaisait beaucoup à Lison qui n'avait jamais voyager.

§§§

-J'espère qu'on se reverra un jour !

-Merci encore pour votre accueil. Au revoir.

-Au revoir ! A la prochaine !

-Bonne route, mes petits !

On quitta la petite maison d'où Tata Lison nous saluait à la façon Miss France.

Quelle drôle de femme quand même ! Enfin bon, il fallait encore retrouver Ace avant de mettre les voiles.

On avançait tranquillement dans les rues enneigées. Il y avait un bon nombre de passants. Akhésa flânait, le nez en l'air et moi les mains dans les poches. Tata nous avait donner les vêtements de rechange et maintenant j'étais bien au chaud dans mon sweat. Elle m'avait même passer des bottes !

Bref j'étais bien au sec, le ventre plein et bien reposé. Autrement dit, j'étais de bonne humeur et prêt à supporter les deux énergumènes avec qui je voyageais.

§§§

On retrouva Ace appuyé à son striker en train de faire la sieste. La brune se chargea de le réveiller en le bombardant de boules de neige.

Il nous expliqua qu'il avait eut quelques différents avec un groupe de pirates et qu'après une bonne baston, il avait passer la nuit au bar. Il était évidement partit sans payer et avait passer la mâtiné à nous chercher.

En retour, Akhésa conta notre rencontre avec Lison et ce fut dans la joie et la bonne humeur qu'on quitta Le Voreux.