Chapitre 14

Et oui déjà de retour pour le chapitre suivant! J'ai beaucoup de temps (prétextes...) pour écrire pendant la période pré-examens. Donc voili voilou en espérant qu'il vous plaira. Espérant que vous apprécierez encore plus celui-ci (qui est plus court...c'est pas la taille qui compte...).

Pour Trolette sache que je fais puer Antoine si je veux.

Aujourd'hui pour vous accompagner dans votre lecture "innocence" d'avril lavigne, et cette fois ci la chanson a un rapport avec l'histoire!


Il plissa des yeux, un rayon de soleil venait de troubler son sommeil (ndc ; oui j'écris en rime…). Il ouvrit les yeux et se releva en prenant garde de ne pas réveiller Adèle toujours endormie. S'assit sur le bord du lit, il jeta un rapide coup d'œil au visage paisible à sa gauche puis parcouru la pièce d'un regard. Il n'avait jamais vraiment exploré cette pièce. Un grand lit au centre, une commode, une armoire et un grand miroir. Tout aussi ordonné que le reste de l'appartement et pourtant il semblait y avoir quelque chose de supplémentaire. Un supplément d'âme. Il haussa des épaules, il n'avait pas envie de rentrer dans la tête de la psychopathe qu'elle était.

Il regarda sur la table de nuit à la recherche d'un réveil. Rien. Et elle faisait comment pour savoir l'heure ? Il soupira, il n'arriverait jamais à la comprendre. Ses yeux se posèrent sur un cadre. Une photo encadrée d'argent. Il plissa des yeux, ne croyant pas à ce qu'il voyait. Il le prit pour mieux regarder.

Une famille. Heureuse. Trois personnes y étaient photographiées dans un jardin aux teintes automnales. Un homme, grand, beau, aux cheveux noir bouclés tenait dans ses bras une femme, qui sans être belle possédait un magnétisme grâce à ses grands yeux améthystes et ses longs cheveux auburn. Devant eux, pour compléter le tableau, une enfant souriait. Elle n'était que bonheur, rien ne troublait les deux yeux gris innocents et pétillants.

Adèle le lui prit des mains et le regarda nostalgique.

-C'était le jour de mes cinq ans. Deux mois avant qu'ils ne meurent.

Elle le reposa et se leva sans lui laisser le temps de lui en demander plus. « Je croyais que tu voulais en savoir le moins possible sur elle ? ». Il la rattrapa et la prit dans ses bras.

Elle se laissa faire puis se dégagea brutalement.

-Tu oublies ça d'accords ?

-Pourquoi ?

-Tu n'as rien à savoir de moi. Je ne suis personne, oublie-moi tant que tu y es.

-Et pourquoi ferai-je cela ?

-La chute sera moins brutale.

Et reprenant sa voie joyeuse, mais qui sonnait tellement faux aujourd'hui, elle continua.

-Bon, je vais prendre une douche moi ! Et puis je vais rejoindre le cœur solitaire que j'ai laissé dans l'appartement d'à côté. En fait non, ce sera plus crédible après la nuit de travail que je la prenne dans votre chez vous.

Elle ouvrit l'armoire, pris un jeans et un pull puis passa vite devant le miroir et mis une touche de mascara.

-Tu oublies le rouge.

-Pas besoin, je ne compte pas sortir de l'appartement, là je veux juste dormir.

Elle lui caressa la joue, il tira sur sa main pour l'embrasser et elle partit en lui adressant un grand sourire. Mais le masque derrière lequel elle s'était réfugié semblait s'être fissuré, un clown triste voilà ce qu'elle était. Son ange des enfers.

Il se leva et s'habilla à son tour et effleura du bout des doigts la représentation d'un bonheur à jamais perdu.

-Comment en est tu arrivée là, petit ange ?


Il étendit son bras. Ne sentit rien. Se releva soudainement avant de se rappeler qu'elle n'avait pas dormi là cette nuit. Il se sentit seul sans le petit corps à ses côtés. C'était incroyable à quel point il était devenu dépendant d'elle en quelques semaines à peine.

Il prit une douche puis s'habilla avant de descendre prendre son petit-déjeuner. Il s'assit à la table, prit un bol de céréales et regarda autour de lui. Se raccrochant désespérément à l'espoir de voir de longues jambes se balancer négligemment dans le vide et le reste de son amour assise tranquillement sur le plan de travail en train de siroter une tasse de café.

-Elle n'est toujours pas rentrée, lui dit Mathieu.

-Ah…

-Elle ne rentrera probablement que ce soir.

Il acquiesça et but son lait en silence.

-Hello it's me (ndc: sache Trolette que je ne cautionne pas cette "blague") ! How are you ? Je pensais que cela n'allais jamais finir !

La porte claqua, faisant grimacer Mathieu, et elle se précipita pour l'embrasser. Cela était différent de d'habitude, il ne savait pas quoi, mais quelque chose clochait. Il haussa les épaules, elle était près de lui, c'était tout ce qui importait.

-Je cours me doucher !

Il la regarda partir en souriant. Oui elle était près de lui, il n'y avait que cela qui importait.

-A ta place je demanderai un dédommagement, pour qu'elle se face pardonner son absence. En nature. Dit une voix grave dans son dos.

Le Patron s'accouda au plan de travail prés de son créateur (qui se décala. Pas fou !) et se servit une tasse de café.

Le Geek n'eut pas le temps de répondre que déjà Adèle faisait, à nouveau, irruption dans la cuisine en passant une main dans ses cheveux mouillés dans une vaine tentative de les sécher. Elle alla s'asseoir sur le plan de travail et quémanda une tasse de café auprès du Patron qui était à sa gauche.

-Tu as l'air fatiguée, dit-il à sa mie.

-Hmm, pas dormi de la nuit.

-Tu as finis tout ce que tu devais faire.

-Oui, j'ai eu le temps d'aller au fond des choses.

Mathieu soupira et se tourna vers le Patron.

-Et toi ?

-Moi aussi j'ai été bien au fond des choses.

-Je ne parlais pas de ça !

-Alors que ce que tu veux ?

-Pourquoi tu n'es pas rentré ?

-Et depuis quand tu t'intéresses à mes occupations nocturnes ?

-La diurne ne nous intéresse pas plus, dit faiblement Adèle en buvant son café, ce qui lui valut un coup de coude dans les côtes.

-On ne frappe pas les malades ! dit-elle en lui rendant son coup.

-Stop ! Moi je voulais simplement savoir pourquoi le Patron ne m'avais pas prévenu.

-J'ai été pris par surprise, cette fille est une vraie perle, si tu avais vu comment…

-Non ! Je ne veux pas savoir !

-Je te la présenterai bien…

-Je m'en fous, juste la prochaine fois préviens moi. J'avais fait trop de pâtes.

-He ! Mais je vous avais préparé du poisson, il suffisait de le mettre dans le four ! intervint Adèle.

Mathieu grimaça.

-Oui, je sais et j'ai trouvé cela très lâche de ne pas rester pour le manger ton fichu poisson.

-Je me suis absenté le bon jour moi…

-Vous êtes vraiment des enfants, soupira-t-elle, Bon tu es prêts ? J'ai du travail, moi.

-Je me douche et je me change. J'espère ne pas trop te manquer. Mais si c'était le cas, tu peux toujours me rejoindre…

-Non, sans façon ! Et puis je préfère une douche froide, ça aide à réfléchir, alors que toi tu dois plutôt en prendre des chaudes…

-Le chaud c'est pour une autre raison. Je peux te montrer si tu veux ?

-Monte ! Je veux plus te voir ! Je vais y aller à pieds !

-Je vais me dépêcher, soupira-t-il, ce serait dommage d'abimer des pieds si délicats.

-Merci de continuer à faire le taxi.

-Je devrai me faire rémunérer. J'ai déjà une idée du payement.

-Tu sais quoi ? Prends tout ton temps je vais pas aller travailler aujourd'hui. Mon patron est quelqu'un de très compréhensif dans le fond. Et puis c'est à cause de lui que je n'ai pas pu dormir alors que je comptai me reposer.

-Je ne serai pas si sûre de cela à ta place… il trouvera un moyen de te le faire payer.

-Je n'en doute pas, il a beaucoup d'imagination.

Elle eut un sourire carnassier se leva donna une petite tape sur les fesses du Patron et alla s'asseoir sur les genoux du Geek.

-Ca faisait longtemps que j'en avais envie.

-Moi aussi j'ai des envies, et je ne vais plus me gêner pour les assouvir.

-Un autre jour peut-être, je suis fatiguée.

Elle posa sa tête contre son torse et s'endormit presque instantanément.

-J'espère pour toi qu'elle est plus réactive dans ton lit… Si tu veux je peux la tenir éveillée.

-Non !

Le Patron ricana et se dirigea vers sa chambre, puis se retourna semblant avoir oublié quelque chose.

-En attendant elle a eu une nuit très active, elle risque de dormir longtemps comme ça. J'espère pour toi que tu n'avais rien prévu d'autre de la journée…

Et il rentra dans la chambre un rictus aux lèvres. Le Geek détestait quand son homologue sombre avait raison. Il décida donc de demander de l'aide à Mathieu pour porter Adèle, pas qu'elle soit lourde, il n'y arriverait jamais avec ses bras d'épinards à la crème (ndc: je dois arrêter les analogies bizarres moi. Si vous voulez tout savoir (ils s'en foutent) je mange du poisson avec des épinards aujourd'hui (l'info du siècle)) qu'il allait y arriver. Mais ce dernier semblait ailleurs.

-Mathieu…

-Quoi ? il regarda le Geek étonné.

-Tu veux bien porter Adèle ?

-Non. C'est ta copine tu te débrouilles.

-Mmmmmaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiissssssssss…

-Tire ton plan.

Il l'abandonna seul dans la cuisine avec Adèle endormie sur ses genoux. Il se résolu à rester là, à contempler le fin visage porté par les songes, dont en témoignait les lèvres troublées. Tiens elle n'avait pas mis de rouge à lèvres.

-Toujours là ? Tu peux la réveiller tu sais, elle a deux jambes, elle peut bien se trainer seule jusqu'au canapé.

-Tu voudrais bien la porter toi ?

Les lèvres du Patron s'étendirent en un sourire carnassier, ce qui le fit frissonner. Dans quoi s'était-il encore fourré ?

-Avec grand plaisir.

Et il prit avec le plus de délicatesse possible le corps de la jeune fille puis la déposa sur le canapé. Le Geek regarda tout cela soucieux, le Patron savait très bien comment la prendre et il lui semblait qu'il avait déjà effectuer ce geste des centaines de fois. « Tu te fais des idées ».

-Patron ?

-Quoi ? l'interpellé se retourna.

Le Geek ne savait pas vraiment quoi répondre, il n'avait dit cela que pour empêcher une des mains baladeuses d'aller se promener sur le corps endormi de sa copine.

-Euh…

Vite trouver un sujet lambda.

-A ton avis, Adèle elle aime bien Antoine ?

Il se frappa mentalement. C'était ça un sujet banal ? Le Patron s'assit sur l'accoudoir du canapé, puis alluma une cigarette avant de daigner lui répondre.

-Non.

-Alors pourquoi elle lui sourit ? Pourquoi a-t-elle envie de rester près de lui ? Pourquoi elle me fait ça ?

Sa voix s'était brisée et il était sur le point de pleurer.

-Ce n'est qu'un ami.

Il vit la mâchoire se contracter, il semblait vouloir se convaincre lui-même.

-Mais pour lui il y a plus.

-Tu dois avoir confiance en elle.

-C'est en lui dont je n'ai pas confiance.

-Il ne l'approchera plus.

-Tu vas lui parler ?

-A Adèle, oui. Notre cher créateur ne me pardonnerait jamais d'avoir quelque peu bousculé son meilleur ami.

Il eut une moue déçue.

-Elle ne t'écoutera pas, elle ne t'aime pas.

Les poings du Patron se serrèrent, il luttait visiblement contre l'envie de le fracasser contre le mur.

-Justement, c'est pour cela qu'elle sera obligée de m'écouter. Parce qu'elle me hait.


Alors? Review?