Bonjour à tous !

Désolée pour le retard inadmissible, mais j'arrive au troisième trimestre, le moment où ce serait peut-être bien de commencer à bosser pour la première fois de l'année…

Enfin bon, voilà un nouveau chapitre écrit avec amour pour mes lecteurs sur les ordinateurs du CDI du lycée (je ne préciserais pas le nom de mon lycée, des fois que la documentaliste lirait ça…), et envoyé sur mon adresse e-mail pour que je puisse vous le poster de chez moi ! Donc voili voilou !

Une dernière chose : dans ce chapitre, vous trouverez parfois après des mots ceci : (1). Ceci n'est pas une erreur, cela signifie juste que ce qui vient d'être écrit fait allusion à un épisode qui n'a pas été écrit mais qui apparaîtra dans quelques chapitres sous forme de flash-back.

Sur ce, bonne lecture à tous !

-O-O-O-O-O-O-

Rogue s'approcha doucement de James, et lui enleva le collier qui lui serrait le cou depuis le début du week-end. James soupira et massa son cou endoloris, puis demanda :

-Rogue ?

-Oui ?

-Je voulais savoir… Pour le week-end prochain… Samedi matin il y a un match de quidditch…

-Et tu crois vraiment que je vais te laisser y aller ? demanda Rogue d'un ton dédaigneux.

-Et tu crois vraiment que Dumbledore ne se doutera de rien si je ne viens pas ?

McNair, situé à coté de Rogue, leva sa main et gifla violemment le jeune Gryffondor qui laissa échapper un léger cri.

-Tu ne nous parle pas sur ce ton là, Potter ! aboya l'homme.

James avait gardé une main contre sa joue douloureuse, et interrogea Rogue du regard.

-Bon, OK. T'es pas obligé de venir le week-end prochain. Mais n'oublie pas ce qui arrivera à Nina si tu en profite pour faire une gaffe !

-Je ne l'oublie pas.

-O-O-O

James fermait les yeux. Il commençait à s'endormir, lorsqu'une voix l'interpella :

-Eh, réveille-toi !

Il ouvrit les yeux, et leva la tête vers Sirius :

-Allez, debout champion ! C'est l'heure !

-Mmmmh ? Déjà ?

-Eh ouais cap'taine ! renchérit Miranda. Quidditch, Gryffondor contre Serpentard, ça te dit quelque chose ?

Le regard du Gryffondor parcourut les vestiaires, arrêtant successivement son regard sur Sirius, Miranda, Aelita, Franz et Joey, les deux batteurs, et Nina, tous habillés dans leurs robes rouges et or. La pendule du vestiaire indiquait 11 heures. James se leva, saisit son balai, et déclara :

-OK on y va ! Bonne chance à tous !

Sirius renchérit :

-Et on fait pas de cadeaux ! Les Serpentards, on leur fait bouffer la poussière !

Quelques cris de joies et applaudissement retentirent, et ils se dirigèrent vers le stade. Ils s'envolèrent et, tandis qu'ils faisaient le tour du stade, la voix de Remus retentit :

-Voilà l'équipe de Gryffondor, avec Sirius Black, Aelita Hopper, Miranda Slimane, Nina Potter, Joey Cooper, Franz Schaeffer, et enfin leur capitaine, déclaré à l'unanimité comme le meilleur attrapeur que Poudlard n'ait jamais connu, James Potter !

Des hurlements stridents de toutes les admiratrices de James retentirent dans le stade, accompagnés des sifflements et applaudissements des garçons de trois maisons. Un sourire arrogant se dessina sur ses lèvres tandis qu'il saluait la foule en agitant le bras. Il avait oublié à quel point c'était bien, de savoir que tout le monde nous adorait, nous admirait, d'entendre les applaudissements et les cris des pompom-girls en se disant que c'était uniquement pour lui qu'elles faisaient ça… d'être considéré comme autre chose qu'une pute. Non, il ne devait pas y penser. Il ne devait plus penser aux coups, aux humiliations, aux viols répétés que les Serpentards lui faisaient subir. Ne plus penser à tout ça, juste aux cris de ses admiratrices, au bonheur qu'il allait avoir en prenant sa revanche et en faisant bouffer la poussière aux Serpentards de l'équipe adverse. Le match commença, et très vite Aelita et Nina se liguèrent contre les Serpentards pour marquer les 10 premiers points, au bout de dix secondes de jeu à peine.

-C'EST INCROYABLE ! criait la voix de Remus, GRYFFONDOR EST EN TRAIN DE PULVERISER TOUS LES RECORDS DE POUDLARD ! 250 A 0 POUR LES ROUGES ET OR, PERSONNE N'AVAIT ENCORE JAMAIS VU CA !

Les supporters hurlaient, encourageant l'équipe des Gryffondors qui, comme le disait Remus, pulvérisaient tous les records de quidditch jamais établis. Soudain, James aperçu un éclat doré, devant la tribune des Serpentards. Il fonça dessus et, avant même que l'attrapeur adverse n'ait eu le temps de le rattraper, sa main s'était refermée sur la balle dorée.

400 à 0 pour Gryffondor. Du jamais vu. Les Serpentards étaient bouches bées, ne réalisant pas. Les trois autres maisons étaient déchaînées, hurlant, les admiratrices criant des « James je t'aime ! » par dessus la foule, applaudissant à tout rompre, tandis que les Gryffondors faisaient leur cinquième tour d'honneur, saluant le public.

James était sûr de ne jamais avoir connu un tel bonheur depuis plusieurs mois. Après s'être changés, ils ressortirent des vestiaires et, à nouveau, les joueurs tombèrent sur une vingtaine d'admiratrices hurlant pour avoir des autographes. Après avoir signé une quinzaine de jeux de cartes avec des rouges à lèvres (les parchemins et plumes étaient restés dans les salles communes), ils purent rentrer dans la tour des Gryffondors où, à nouveau, des hurlements de joie les saisirent, et une foule les entraîna vers les gâteaux apéros et les bièraubeurres.

La fête organisée durait depuis maintenant 10 heures, et, étant une heure du matin, certains élèves étaient montés se coucher. James parcourait la salle du regard, mais n'arrivait plus à retrouver Sirius depuis maintenant plusieurs heures. Pourtant, il était le dernier à aller se coucher quand une fête était organisée, surtout pour un match qu'ils avaient gagné… Il monta dans le dortoir. Sirius était bien là, habillé avec sa robe, assis sur son lit, les bras autour des genoux.

-Patmol ? Ca va pas ? demanda James.

-Non. Enfin, si ! Enfin je sais pas…

James s'assit à coté de lui et posa une main sur son épaule.

-Sirius… Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est… James, y a deux semaines… J'ai passé le week-end avec toi, et Rogue m'a jeté un sort d'amnésie, c'est ça ?

James pâlit légèrement, mais répondit :

-Oui. Pourquoi ?

-J'ai… J'ai l'impression que Rogue a mal lancé son sort. Qu'il a juste enfoui mes souvenirs quelque part dans ma tête, et qu'ils luttent pour ressortir… C'est horrible comme sensation… Est-ce que tu voudrais pas simplement me dire ce qui s'est passé ?

-Ecoute, Siri… Je sais que tu voudrais que je te le dise, mais je peux pas. Tout simplement parce que je ne te rendrais pas service. Tu n'as pas idée de tout ce que tu as put voir et… Et faire là-bas (1). Et crois-moi tu veux pas t'en souvenir. Si je te le rappelais, tu voudrais à tout prix l'oublier. Je te jure que tu iras beaucoup mieux en ne sachant rien. Un conseil, n'essaye pas de t'en souvenir. Essaye plutôt de tout oublier totalement.

-OK merci.

-O-O-O

Essaye plutôt de tout oublier totalement. Plus facile à dire qu'à faire, pensa Sirius. Malgré les conseils de James, il ne pouvait pas s'empêcher d'y repenser. Depuis qu'il était sorti des cachots, d'autres souvenirs étaient revenus. Enfin non. Pas des souvenirs. Plutôt des sentiments, des sensations. Lorsqu'il était avec James dans les couloirs, en cours, il ne ressentait rien. Mais le soir, dans leur dortoir, il était envahi par pleins de choses différentes, qu'il avait mis du temps à reconnaître : d'abord de la pitié. Puis de la colère. Et enfin, un terrible sentiment d'impuissance. Mais comment autant de sentiments pouvaient-ils se cacher derrière un seul et même souvenir, et surtout, pourquoi ne ressentait-il ça que le soir ?

Non, pas le soir. Ni même la nuit. Ca n'avait rien à voir avec le moment de la journée, car James et Sirius avaient passés la nuit debout il n'y a pas longtemps, pour saccager le couloir de DCFM, et aucun de ces sentiments ne l'avaient saisi. Il avait donc rapidement fait une hypothèse, qui s'était tout de suite vérifiée : Tous ces sentiments, ils le prenaient lorsqu'il voyait James allongé dans un lit. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ?

Plongé dans ses réflexions, il finit par s'endormir. Il n'était plus dans un dortoir, mais dans un cachot éclairé par une lampe au plafond. Face à lui, Rogue, Avery, Nott, Rosier et McNair étaient debout devant le corps allongé de James, totalement nu, recroquevillé sur le sol. Rogue força James à s'allonger et il lui écarta fermement les jambes. Puis il le viola avec brutalité. James hurlait de douleur, des larmes se mêlant au sang qui coulait de son visage, suite aux coups qu'il avait reçu auparavant. Sirius, qui se trouvait à l'autre bout du cachot, courut pour l'aider. Il se précipita, mais Rogue traînait James en arrière. Plus il courrait, plus ils s'éloignaient. Il hurla :

-JAMES !

Le décor disparaissait autour de lui. Il ne voyait plus rien, ne sentait plus rien, mais entendait encore les cris de douleur de James, qui s'éloignaient progressivement de lui. Il courrait aussi vite qu'il le pouvait, mais n'arrivait pas à le rattraper, il s'éloignait encore et toujours, de plus en plus, jusqu'à ce que ses cris se perdent dans l'obscurité. Sirius se réveilla en sursaut, son front trempé de sueur, la respiration haletante. Il se redressa, s'assit contre les montants de son lit, et essaya de se calmer. Mais il tremblait de toutes parts, et il finit par se lever, et aller dans la salle de bains. Il entra, ferma la porte, et alluma la lumière. La vive clarté l'éblouit dans un premier temps, mais le ramena à la réalité. Il s'approcha du lavabo, ouvrit le robinet d'eau froide et plongea sa tête dessous. C'est fou le bien que ça pouvait faire.

Une demi-heure plus tard, il remonta dans son dortoir, et se laissa tomber sur son lit. Ses yeux se posèrent sur la silhouette endormie de James, blotti sous sa couette. Sirius secoua la tête en repensant à son cauchemar. Rogue, qui violait James ? C'était totalement débile, James était bien plus grand et plus musclé que le Serpentard, il avait suffisamment de force pour se défendre si les Serpentards voulaient abuser de lui. Mais alors… Pourquoi ce rêve lui avait-il parut si… Si vrai ? Si réel ? Des cauchemars, il en avait déjà fait plein, mais il se calmait généralement deux ou trois minutes après son réveil… Alors pourquoi avait-il passé une demi-heure dans la salle de bains avant de parvenir à reprendre ses esprits ? Et surtout, cette question qui lui trottait dans la tête : Pourquoi ce rêve lui avait-il parut si réel ?

-O-O-O

Sirius s'était finalement rendormi dans un sommeil sans rêves, et, le lendemain matin, il ne se posait plus aucune question. Des cauchemars bizarres, il en avait déjà fait des centaines, un de plus ou de moins ne changerait pas grand chose. Et s'il s'attardait sur d'où lui venait ces rêves, il n'en avait pas fini… Alors qu'il descendait dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, il parlait avec James de leur dernière victoire en quidditch, lorsque James s'immobilisa soudainement.

-Qu'est-ce qu'elle fout avec eux ? demanda-t-il subitement.

Il fixait la table des Serpentards. Rogue, Avery, Nott, et Rosier se tenaient debout devant Lily, qui semblait n'en mener pas large. Soudain, Rosier la gifla. Sans réfléchir, James se précipita et cria :

-Fous lui la paix, Servilus !

-Tiens, regardez un peu ça, les gars ! Ca faisait longtemps… Le Grand James Potter…

Rogue s'approcha de lui, tellement prêt que leurs visages se frôlaient presque.

-Qu'est-ce que tu as, Potter, murmura-t-il tellement bas que seul James l'entendit. Qu'est-ce que tu cherches, en nous provoquant bêtement ? On t'as pas baisé depuis une semaine et demie, et ça te manque déjà ? C'est ça que tu cherches, hein ?

Le Serpentard passa une main sur la cuisse du Gryffondor, et James dut retenir un gémissement, tandis que ses joues prenaient une teinte écarlate. C'était dingue, comment il pouvait aimer ça, comment il voulait que Rogue aille plus loin… Mais il ne pouvait pas le montrer, pas en public, pas dans la Grande Salle ! Tout en accentuant ses caresses, que seuls les Serpentards pouvaient voir, Rogue pointa sa baguette sur le cou du Gryffondor. Une voix résonna dans la salle :

-Lâche-le !

James soupira. Sirius.

-Tiens, Black ! Tu viens porter secours à ton meilleur ami incapable de se défendre seul ?

-C'est pathétique, Rogue, siffla Sirius. Ca se prétend un Serpentard, noble, rusé… Et ça attaque quelqu'un de désarmé… Tu fais vraiment pitié, Snivellus…

-Moi, je profite de quelqu'un de faible et désarmé comme lui ? Mais toi, Black, tu n'es pas forcément mieux… Mais évidemment… Avec mon sortilège d'amnésie, tu ne te souviens pas de ce que tu as put lui faire (1), hein ?

Sirius fronça les sourcils, ne comprenant pas, mais James pâlit aussitôt.

-Crois-moi, Black, tu n'as pas idée de ce que tu as put lui faire pendant ce week-end. Tu ne vaux pas mieux que nous ! Mais… J'imagine que Potter n'a pas forcément envie de te rafraîchir la mémoire ?

James devenait de plus en plus pâle. Sirius ne devait pas s'en souvenir… Il ne pouvait pas l'obliger à se souvenir de ce qu'il avait put lui faire, de ce que Rogue l'avait obligé à faire…(1). Sirius s'en voudrait trop, et il le connaissait : peu importe le temps qu'il passerait à dire à Sirius que ce n'était pas de sa faute, que Rogue ne lui avait pas laissé le choix… Son meilleur ami s'en voudrait à mort.

-Hein, Potter ? demanda Rogue en pointant sa baguette sur son cou.

James essaya de se reculer, de se dégager du contact de la baguette, mais Nott et Avery le repoussèrent vers Rogue. A présent, tous les élèves les regardaient avidement, mais plus aucun professeur n'était présent, tous avaient finis leur petit-déjeuner. Sirius leva sa baguette, mais Rogue enfonça un peu plus la sienne dans le cou de James.

-Tu tentes quoi que ce soit, Black, et Potter paye à ta place.

Sirius garda sa baguette levée, mais hésitait. La baguette de Rogue n'était qu'à quelques millimètres du cou de James, si le Serpentard lui jetait un sort, celui-ci l'atteindrait immédiatement. Soudain, sans signes avant-coureurs, Rogue s'écria :

-Everte Statim !

James fut propulsé dans les airs, passant par dessus la table des Serpentards, avant de s'écrouler contre l'un des bancs qui bascula, lui tombant sur le dos. Le cri de douleur que James poussa laissait facilement deviner qu'il s'était cassé quelque chose. Tous les Serpentards éclatèrent de rire, mais Sirius se précipita et dégagea James du banc sous lequel il était écrasé. Il l'aida à se relever, et James s'appuya sur lui, lui évitant ainsi de poser sa cheville droite par terre.

-Alors, c'est qui, qui est pathétique maintenant, Black ?

-Vas te faire foutre !

-Poli, Black, sinon Potter risquerait de le payer cher.

Rogue leva à nouveau sa baguette, mais une voix féminine, très fluette, s'écria :

-Rictusempra !

Rogue fut frappé par le sort, et propulsé contre le mur de la Grande Salle. Tous les regards se tournèrent vers la personne qui avait lancé le sort. Une fille de deuxième année, avec des cheveux d'un noir de geais, coiffés en deux tresses, deux grands yeux noisettes et une fine paire de lunettes. Le portrait craché de James.

-Nina…

-Eh ouais grand frère ! Ils sont futés, les Serpentards… Ils s'attaquent à des personnes désarmées… Et se laissent avoir par des élèves qui ont cinq ans de moins qu'eux !

Nott et Avery amorcèrent un mouvement vers Nina, mais une voix beaucoup plus grave s'exclama :

-Que se passe-t-il ici ?

Tout le monde leva la tête vers l'entrée de la Grande Salle, où entraient Dumbledore, McGonagall, Slughorn et McNair. Tous les spectateurs retournèrent s'asseoir à leurs tables respectives. A coté de la table des Serpentards, le directeur dévisagea successivement Rogue, projeté contre le mur, Nina, sa baguette levée vers Rogue, Avery et Nott, bien partis pour aller étrangler Nina, Sirius, sa baguette dans une main, soutenant James par l'autre bras, et ce dernier, saignant du nez, sa cheville droite violette ayant triplé de volume.

-Je ne veux pas savoir qui a commencé, déclara Dumbledore d'une voix grave. Vous venez tous dans mon bureau. Tous… Sauf vous, Mr Potter. Vous filez directement à l'infirmerie pour que Mme Pomfresh s'occupe de votre cheville et de votre nez.

-Je peux l'accompagner, professeur ? demanda Sirius, espérant échapper à une heure de colle. James va avoir du mal à marcher avec une seule cheville…

-Non, vous, je veux vous voir, Black. Potter, vous pensez pouvoir réussir à marcher ?

James se dégagea du maintien de Sirius, mais tomba aussitôt. Sa cheville lui faisait trop mal.

-Si vous le permettez, professeur Dumbledore… Je vais emmener Potter à l'infirmerie pendant que vous vous occuperez des autres ?

-D'accord, merci monsieur McNair.

McNair s'approcha de James, le prit doucement par l'épaule et l'aida à se relever.

-Allez, viens.

Incapable de résister, James se résigna à suivre McNair, qui, évidemment, ne l'emmena pas à l'infirmerie. Il l'aida à avancer jusqu'au cachot où il le retenait pendant le week-end, et le fit asseoir sur son lit. McNair dévisagea le gamin. Il n'essayait même pas de se débattre, il restait juste immobile. McNair en restait le souffle coupé. Depuis le match de Quidditch, Potter avait retrouvé une certaine fierté, et l'envie de jouer à nouveau les m'as-tu-vu. Mais à chaque fois c'était la même chose : dès qu'il rentrait dans ce cachot, il redevenait la coquille vide qu'il avait toujours été.

-Hey, réveille-toi, Potter !

Il le gifla légèrement, et le regard de James s'illumina quelques secondes d'une lueur de peur.

-Calme-toi, Potter. Je vais juste te soigner. Pose ta cheville sur le lit.

James s'exécuta, et McNair jeta quelques sortilèges sur sa cheville, qui reprit sa couleur et sa taille normales presque aussitôt. Il soupira de soulagement lorsque la douleur disparut, et McNair continua de le dévisager. Il était maigre. Trop maigre. Il ne mangeait absolument rien pendant la semaine, et Rogue ne le nourrissait qu'avec des bouts de pain durant le week-end. Les seuls vrais repas qu'il avait étaient ceux que Rogue avaient aspergés de potion, mais un repas tous les quinze jours était loin d'être suffisent. Surtout que la drogue commençait à agir en permanence sur lui, et que bientôt, un verre d'eau empoisonnée une fois par mois suffirait largement à maintenir les effets de la drogue sexuelle que les Serpentards lui faisaient ingurgiter.

-Qu'est-ce que vous avez fait à Lily ? murmura le Gryffondor.

-Ils ne m'ont rien fait, James, intervint une voix devant la porte.

James tourna rapidement la tête. Lily était là, dans le cachot, ses yeux d'un vert émeraude vidés de toute expression.

-Lily ? Qu'est-ce que tu fous avec eux ?!

-J'ai choisi mon camp, c'est tout.

Lily parlait avec une voix étrange, vidée de toute expression. Il se leva et posa ses mains sur ses épaules.

-Non, c'est pas possible… Cornarjanne ?

En entendant son surnom, Lily tressaillit. Ses yeux s'éclairèrent d'une lueur de volonté, et elle murmura d'une voix plus expressive :

-James…

McNair dégaina sa baguette, la pointa sur la jeune fille et cria :

-Impéro !

Le regard de Lily se vida presque aussitôt, et elle reprit l'air perdu qu'elle avait auparavant. James se tourna vers McNair, qui murmura :

-Tu comprends, maintenant ? Ca ne t'as pas étonné, qu'elle sache tout ce qu'on te faisait, et qu'elle ne soit jamais allée prévenir un prof ?

James resta bouche bée. Lily… Sa Lily, sa Cornarjanne… La voir dans cet état lui donna un nouvel accès de haine envers les Serpentards, et il se retourna vivement vers McNair.

-Comment vous avez put lui faire ça ?

-On en avait pas l'intention, au début. Mais quand elle a découvert ce qu'on faisait à Nina, on a plus eu le choix. Rogue a fait de l'excellent boulot, il a réussi à la brider uniquement sur ce sujet là, elle est totalement libre pour les autres sujets.

-Espèces de conards ! s'écria James.

-Tu te calmes, Potter.

-Sinon quoi ? Tu vas me jeter un sortilège doloris ? Je suis censé être en cours dans une heure, les profs le verront bien !

McNair resta silencieux, mais s'approcha de lui d'un pas lent et menaçant.

-Ecoute-moi bien, Potter. C'est vrai que pour l'instant, je ne peux rien te faire. Mais n'en profite pas. Le week-end va très vite arriver, et là crois-moi tu feras moins le malin. Allez, maintenant retourne en cours !

-O-O-O-O

Comme l'avait prédit McNair, le week-end arriva très vite, trop vite. Mais ce n'était plus comme avant. Le match lui avait redonné une certaine fierté, additionnée à la rage lorsqu'il avait appris ce qu'ils faisaient à Lily. Il avait presque retrouvé son arrogance d'avant. Sauf que cette fois, il s'y accrochait. De toutes ses forces. Même lorsqu'il retrouva à nouveau ce plaisir mélangé à cette honte poignante lorsque Rogue le fit parvenir à l'orgasme, sa fierté était restée, plus présente, plus ancrée que jamais. Ce qui commençait à sérieusement inquiéter Rogue.

-On doit faire quelque chose, murmura-t-il. Il commence à retrouver un peu de fierté et d'arrogance, et les vacances de Pâques ne vont rien arranger.

-Pourquoi on le garderait pas avec nous pendant les vacances, comme la dernière fois ? proposa Rosier.

-Il rentre chez lui pour les vacances, répondit Rogue. L'enlever dans Pré-au-lard, c'est une chose, le faire disparaître sous le nez de ses parents, c'en est une autre. C'est bien trop risqué de l'enlever pendant les vacances, et ça ne m'étonnerait pas qu'on retrouve le crétin arrogant qu'il a toujours été dès la rentrée.

-Dis-moi, Rogue… murmura McNair.

-Oui ?

-A la rentrée, il y a bien un long week-end ? Du jeudi au lundi ?

-Oui, pourquoi ? demanda Rogue.

-Laisse-le moi. Pendant ce week-end, je reprendrais le petit Potter, et je lui ferais ce qu'il faudra pour le briser totalement. Peu importe l'état dans lequel il sera quand il reviendra de vacances, à la rentrée, je vais te le dresser une bonne fois pour toutes.

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Je le répète, toutes les fois où il y a écrit (1), c'est que la phrase fait allusion à un moment qui n'ai pas encore écrit, et qui apparaîtra sous forme de flash-back dans quelques chapitres.

Et voilà, chapitre fini ! Le prochain racontera les vacances de James, donc pas de violences en perspectives… Par contre le suivant… Enfin, je vous raconte pas tout !

Le prochain chapitre risque de mettre du temps à être écrit, car je pars en Irlande mardi prochain, et je ne reviens que la semaine prochaine donc… Patientez bien, et en attendant, je connais un p'tit bouton violet à droite qui sera ravi d'avoir un clic de votre souris !