Auteur : Hiyoru

Rating : K+

Disclaimer : L'univers de Bleach et ses personnages appartiennent à Tite Kubô. L'histoire et Airyuu sont sorties de mon imagination. Prière de ne pas y toucher sans autorisation, merci.

Paring : Néant (pour le moment)

Note : Bon week-end de Pâques !

Les Oubliés

Chapitre 13 : Embobineurs.

Ou, comment tenter de trouver un titre quand on n'est pas inspiré.

Jyuushiro s'approcha de la cellule dans laquelle était enfermée Airyuu. Lorsqu'il parvint devant celle-ci, il constata que l'ex-capitaine semblait mélancolique, le regard dans le vague, sans doute en proie à des souvenirs lointains.

- Airyuu, l'appela-t-il alors.

Elle sursauta, ne s'étant visiblement aperçut de sa présence et se leva.

- Tiens, Ukitake. Que me vaut ta présence ici ? Non, votre présence, rectifia-t-elle en remarquant Kyouraku.

- Tu étais l'amie d'Harumi.

Ce n'était pas une question mais une affirmation. Le visage d'Ayame se ferma à l'entente du prénom de son amie. Elle ne releva même pas le manque de suffixe et déclara, un sourire railleur ayant pris place sur ses lèvres mais non dans ses yeux :

- Oui, ben quoi ? Tu voudrais quand même pas me reprocher ça, ne Jyuushiro ?

Elle avait employé son prénom de telle manière à ce qu'il sonne comme une marque de mépris, le ton moqueur. Cependant, Ukitake ne s'en formalisa pas.

- En fait, je voudrais t'en remercier.

Pour le coup, elle en fut déstabilisée et perdit son expression railleuse.

- Hein ?

- Oui, Harumi-chan a toujours eu quelques difficultés à se faire des amis, aussi je suis heureux que tu aies pu en faire partie. Je n'ai jamais eu l'occasion de t'en remercier jusqu'à maintenant, alors même si c'est un peu tard…

- Stop ! le coupa Airyuu, le visage dur. Ne viens pas essayer de me faire croire que t'es venu ici juste pour causer de gens morts depuis longtemps ! Ne me prends pas pour une conne !

Jyuushiro parut penaud.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Exprime le fond de ta pensée et arrête de raconter n'importe quoi, Capitaine de pacotille !

- Je ne vois pas ce que tu veux dire…

- Oh, pitié ! Pourquoi tu es là ? Tu veux savoir pourquoi je suis ici, comment j'ai acquis le Renkai, ce que je veux ? Allez, accouche, on ne va pas y passer des heures !

Il parut choqué.

- Non, pas du tout !

- Alors quoi ?

- Je voudrais juste savoir comment tu as réussi à pallier au manque que tu as du ressentir comme le lien avec ton zanpakutô avait été scellé.

De nouveau, Ayame ne s'y attendait pas. Pas à cette question-là. Pourquoi se souciait-il d'elle après tout ce temps ? Alors qu'il avait tenté de l'arrêter et qu'elle lui avait clairement craché son mépris au visage ? Ce type n'était vraiment pas normal.

- Ben… J'ai rencontré un humain…

Le sourcil de Kyouraku se releva. Ouais, elle était dans le monde réel et elle avait rencontré un humain, elle en avait d'autres des comme ça ?

- Ne te fous pas de ma poire, alcoolo dégénéré ! lança-t-elle, rageuse.

- Toujours aussi susceptible on dirait, Ayame-chan ?

Brusquement, elle percuta. Enfin. Ils se souvenaient (à nouveau) d'elle. Elle ouvrit la bouche pour répliquer… Et la referma aussitôt comme une grande explosion retentissait plus loin dans le bâtiment, accompagnée de beaucoup de fumée, détournant l'attention des deux Capitaines quelques instants.

Lorsqu'ils fixèrent de nouveau leur regard sur Airyuu, ses menottes gisaient au sol, intact, et elle se dressait devant eux avec un grand sourire aux lèvres, les mains tendues dans leur direction, une lueur bleue naissant dans les paumes de celles-ci. Ils n'eurent même pas le temps de se demander comment elle avait fait que :

- Hadô no nana jû san, Sôren Sôkatsui* ! Bakudô no nijû ichi, Sekienton* !

- Et mer…!

Le premier kidô se rua sur les barreaux de la prison, les percutant avec force. Les deux amis eurent juste le temps de s'écarter que le sort fut sur eux. Il heurta le mur et s'éparpilla après l'avoir traversé.
Les Capitaines se relevèrent, tentant tant bien que mal de chasser la fumée qui avait envahi le couloir à cause du second sort. Lorsqu'ils purent de nouveau voir à plus de dix centimètres devant eux, ils constatèrent qu'Airyuu s'était encore évadée et se regardèrent, malheureux. Aucun doute, Yama-jii allait leur servir un sermon pour l'avoir laissée s'échapper sous leurs yeux. Sans réelle conviction, ils tentèrent de repérer son reiatsu puis s'en allèrent, le pas lourd.

Dès qu'ils eurent vidé les lieux, Ayame se laissa tomber au sol et se massa les bras puis les jambes. Les poutres du plafond lui avaient été bien utiles mais, bon sang, qu'est-ce que ça faisait mal de se maintenir ainsi ! Elle grommela contre Kurosaki qui avait eu cette idée merdique et sortit tranquillement de sa cellule. Tranquillement car tout le Seireitei s'était mis à les chercher –oui, Kurosaki avait fait la même chose- ailleurs. Après tout, quels prisonniers sains d'esprit resteraient volontairement dans sa cellule ? Oui, mais, voilà, justement, ils n'étaient pas sains d'esprit. Ou ne l'étaient plus, peu importe. Ce qu'ils avaient vécu les avait trop marqués pour ça.

La femme, donc, sortit de sa cellule et se dirigea du côté de l'explosion qui avait retenti, peu de temps auparavant. À mi-chemin, environs, elle se fit rejoindre par son comparse qui lui adressa un grand sourire idiot.

- Tu vois ? Ça a marché !

Il se prit un grand coup sur la tête qui sonna creux…

- Aïe-euh ! Pourquoi as-tu fait ça ?

- J'ai toujours su que tu n'avais rien dans le crâne, Kurosaki ! lança-t-elle avec un sourire moqueur avant d'ajouter : si je dois encore une seule fois jouer à l'araignée par ta faute, je te jure que tu regretteras d'être né !

- Quoi, ce n'est pas chouette de jouer à Spiderman ?

- Qui ?

- Le super-héros américain, voyons !

- Je ne pense pas que nous ayons la même culture concernant le Monde des Vivants, renifla-t-elle dédaigneusement. Les conneries pour enfants ne m'intéressent pas.

- Roh, décoince-toi un peu, Bakaryuu !

- Je pensais t'avoir dit de ne plus m'appeler comme ça, teme !

Son poing alla percuter la pommette d'Isshin pour appuyer ses propos et la tête celui-ci alla gentiment** percuter le mur.

- Aïe ! Non mais t'es complètement dégénérée, ma parole !

- Tiens, tiens, regardez qui dit ça, le roi des abrutis !

- Tu vas…

Des voix retentirent au loin :

- Vous avez entendu ? Il y a du bruit par-là !

Airyuu marmonna un bon « Merde ! » et fila sans demander son reste, suivie par Kurosaki. Tous deux se rendirent dans un endroit assez calme et Ayame déclara brusquement :

- Tu sais ce qu'on aurait dû faire ?

- Quoi donc ?

- Se présenter sous les traits de nouveaux shinigami et demander d'entrer dans les armées de la Cour. Ç'aurait été plus simple…

- Et c'est maintenant que tu y penses !

- Bah ouais.

- T'aurais pas pu y songer avant ?

- Bah nan.

- C'est trop tard maintenant.

- Bah oui.

- Tu vas arrêter avec tes « bah nan, bah oui » ?

- Bah, pourquoi ? demanda-t-elle en se réjouissant de voir Isshin s'énerver.

- Tu me fais chier !

- Ce n'est pas comme si c'était nouveau, ne ?

- Oh, espèce de sale petite… ! On se calme, Isshin, on se calme…

- Deviendrais-tu schizophrène, mon cher Isshin-kun ? Ce serait le comble, pour un médecin !

- Va voir ailleurs si j'y suis, emmerdeuse !

- D'accord, j'y vais, déclara Airyuu avant de disparaitre en un shunpo.

- Non, attends, reviens ! s'écria Kurosaki.

- Oui… ? demanda-t-elle en réapparaissant.

- Je…

Kami-sama qu'elle l'énervait quand elle l'obligeait à faire ça ! Mais il avait besoin d'elle –malheureusement.

- Je suis désolé, souffla-t-il finalement. Ne pars pas.

- Génial ! Maintenant, reconnais que je suis ta reine et que tu es à mes ordres.

- Crève !

- Dans ce cas, je m'en vais !

- Tu as autant besoin de moi que moi de toi.

- Fait chier, je déteste quand tu as raison !

Il eut un sourire triomphant qui dura environs… deux secondes comme Ukitake et Kyouraku apparaissaient en un shunpo près d'eux, accompagnés des autres Capitaines dont ils avaient oubliés le nom et, oh surprise, du Commandant lui-même. Seule la Capitaine de la quatrième division manquait à l'appel.
Les deux protagonistes se raidirent et dégainèrent leur zanpakutô. Le temps d'accomplir ce geste, huit lames menaçaient leur gorge. Et la menace était on-ne-peut-plus-sérieuse car lorsqu'Ayame bougea d'un demi-centimètre sa main, elle ressentit la froide morsure d'un des katana sur sa peau tandis qu'un léger filet de sang coulait le long de sa gorge. Elle n'osa même pas déglutir. De son côté, Isshin n'en menait pas plus large.

- Kurosaki Isshin, Airyuu Ayame, nous allons régler cette histoire une bonne fois pour toute, déclara Yamamoto.

Airyuu lança un regard noir à l'homme-chien qui l'avait blessée. Celui-ci ne broncha pas d'un poil.

- C'est ce que j'allais dire, Yama-jii, lança-t-elle au mépris des lames qui la menaçait. Y en a marre de devoir s'évader à chaque fois !

- Pour la peine, le zanpakutô du chien géant se pressa un peu plus contre sa peau.

- D'ailleurs, comment nous avez-vous retrouvé ? questionna Kurosaki.

Tiens, pour une fois qu'il posait une question intelligente celui-là…

Ukitake eut un sourire gêné.

- Pour dire vrai, nous nous doutions que vous tenteriez de vous échapper une nouvelle fois, dit-il. Aussi, la douzième division nous a remis, à Shunsui et à moi, des dépisteurs que l'on vous a implantés lorsque nous sommes venus vous parlez…

Ayame nota qu'ils étaient donc passés chez Isshin avant de venir à sa cellule. Et qu'ils avaient utilisé sans aucun scrupule Harumi comme prétexte, ce qui ne lui plaisait franchement pas. Elle voulut le faire savoir grâce à un commentaire de son cru mais le zanpakutô du Capitaine-chien l'en empêcha. Un geste de Yama-jii et il recula sa lame d'un centimètre.

- Pour quels motifs êtes-vous revenus à Soul Society, si ce n'est pour semer le trouble ? demanda le Vieux.

- Parce qu'on n'avait aucune intention de moisir sur terre !

Isshin toussota.

- Parle pour toi…

- Oh la ferme, Kurosaki ! J'essaie de nous montrer uni, là, imbécile ! Mais avec ta remarque vaseuse, c'est tombé à l'eau !

- C'est de ta faute, Bakaryuu !

- Non mais tu vas voir, teme ! Arrête de m'appeler ainsi où je te fais la tête au carré !

- Airyuu, la rappela à l'ordre Yamamoto.

- Oui, c'est bon… Vous voulez savoir la raison ? Eh ben, c'est simple ! explosa brusquement Ayame. J'ai appris qu'il manquait des Capitaines et je me suis dit, avec l'autre idiot, que nous allions venir ici pour arranger ça ! Mais lorsque nous sommes arrivés, on s'est directement fait embarqué comme des malpropres en direction des prisons ! Vous voulez que je dise quoi, encore ? Que Soul Society me manquait après tous ces siècles à errer dans le Monde Réel ? Eh ben oui ! Est-ce que vous avez la moindre idée de ce que l'on peut ressentir lorsqu'on est expulsé de son monde après des années de bons et loyaux services et que l'on ne peut même plus ressentir la moitié de son âme ? Non, vous n'en savez strictement rien ! Et pour quelle faute ? Avoir voulu aider Soul Society !

Airyuu se tut, le souffle court. Elle avait l'impression d'avoir fait dans le mélodrame mais il fallait qu'elle dise ce qu'elle avait sur le cœur, il fallait que ça sorte.
Isshin la regardait avec des yeux ronds, de même que Jyuushiro et Shunsui. Depuis quand lâchait-elle ce qu'elle avait sur le cœur ainsi ? Unohana aurait peut-être compris, elle, mais elle n'était pas là et il ne fallait rien espérer de la part des hommes.

Les autres Capitaines ne comprenaient pas, ils n'avaient été mis au courant que du strict minimum et la seule chose qu'ils savaient était que les deux énergumènes étaient en réalité d'anciens Capitaines bannis pour une mystérieuse faute. Cependant, ils avaient vite remarqués que les deux intrus appelaient le Capitaine-Commandant « Pépé Yama », ce que seul faisait Kyouraku. De plus, celui-ci, ainsi qu'Ukitake et Unohana, semblait les avoir reconnus et se comportait comme s'il les fréquentait de longue date… Mais, les Taicho ne se questionnaient pas plus avant –publiquement du moins- et faisaient leur devoir : appliquer les ordres.

Yama-jii prit alors la parole, captant l'attention de tous.


*Petit Dico Japonais-Français*

*Hadô no nana jû san, Sôren Sôkatsui : 73e voie de destruction, lotus jumeau des flammes bleues de l'anéantissement. Il s'agit de la technique exécutée par Rukia face au neuvième espada, Aaroniero. Deux boules de feu sont tirées consécutivement à intervalle très rapproché.

*Bakudô no nijû ichi, Sekienton : 21e voie de liaison, Fumée rouge d'évasion. Il s'agit de la technique –pitoyablement- exécutée par Oomaeda lors de la bataille de Karakura. Son effet est similaire aux bombes à fumée ninja : explosion et beaucoup de fumée opaque.

**Référence à mon prof de grec, désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher. Après dix jours à le côtoyer non-stop, il a fini par déteindre sur moi avec ses « gentiment », « voilà, voilà » et autres « petit Alexandre » (le Grand). S'il y a parmi vous (c'est très improbable mais sait-on jamais) des Belges suivant le grec à St Vincent en 6e ou en 5e –cela équivaut à la 1e et à la terminale en France- ou même dans les années précédentes d'ailleurs, vous le reconnaitrez…


Je ne suis pas très contente de ce chapitre mais je n'arrive pas à l'améliorer, aussi je vous le livre tel quel… J'ai l'impression qu'il y a trop de blablas, pas assez de descriptions et que cela manque un peu de consistance, mais bon…

Faites-moi par de vos impressions !