A/N : Et voici le chapitre "bonus" pour clore ce livre. La semaine prochaine, nous embrayons sur la Coupe de Feu. Enjoy !
LIVRE I
The prisoner of Azkaban
Chapitre XIV – These volatile times
Cher Harry,
J'espère que cette lettre te parviendra avant que tu n'arrives chez ton oncle et ta tante. Je suis presque certaine qu'ils n'ont pas l'habitude de recevoir du courrier par hibou postal.
Buck, Sirius et moi nous cachons. Je ne te dirai pas où, on ne sait jamais par quelles mains cette lettre pourrait transiter. Je ne sais pas non plus si on peut faire confiance à ce hibou, mais c'est le seul que nous avons pu trouver et il a l'air content de faire ce travail.
Les détraqueurs nous cherchent toujours mais ne t'inquiète pas, ils ne nous trouveront pas. D'ici à ce que tu reçoives cette lettre, des Moldus nous aurons aperçu et les mesures de sécurité de Poudlard seront levées. Enfin, j'espère.
Sirius m'a demandée de t'écrire que l'Éclair de Feu que tu as reçu à Noël vient de lui – même si je n'en ai jamais vraiment douté, il tenait à ce que tu le saches. Remercie Hermione, c'est Pattenrond qui a apporté le bon de commande à Pré-au-Lard. L'argent venait de notre coffre familial à Gringotts. Même si je ne suis pas celle qui te l'a envoyée, considère cela comme un cadeau de ton parrain et de ta marraine pour tes treize ans.
Harry, comme je te l'ai dit avant que nous ne partions je suis désolée de n'avoir pas eu le temps de tout te raconter. Je suis consciente que ces douze années ne seront pas faciles à rattraper, entre toi, Sirius et moi, mais je sais aussi qu'un jour tu viendras habiter avec nous. Ce n'est qu'une question de temps.
Si jamais tu as besoin de nous, écris-nous. Ta chouette saura où nous trouver. Nous t'écrirons bientôt une autre lettre et, quant à moi, je reviendrai dés que Sirius sera en sécurité. La place d'Eva Orgall est à Poudlard.
VCB & SOB
P.S : Dis à Ron de garder le hibou, c'est à cause de nous s'il n'a plus de rat.
P.P.S : Nous avons joint un petit quelque chose qui devrait te faciliter la vie à Poudlard.
Cher Remus,
Il semble que le destin se joue de nous. Il y a douze ans, c'était toi qui partais sans un mot. Cette fois, c'est moi. L'ironie du sort porte à rire, n'est-ce pas ?
Je suis désolée, mais je n'avais pas le choix. Je ne pouvais pas le laisser seul, au risque qu'il ne commette quelques imprudences et qu'on le retrouve. Tu ne peux que me comprendre, tu le connais aussi bien que moi.
Je ne compte pas rester en cavale longtemps. Avec l'incident de la pleine lune, tu as dû te faire renvoyer et je ne veux pas laisser Harry seul à Poudlard. L'idée même que Peter soit toujours en liberté et que je ne sois pas parvenue à l'arrêter suffit à m'inquiéter, quoique je doute qu'il ait le courage de faire quoi que ce soit.
Pour l'instant, nous sommes cachés là où le Ministère ne peut pas nous trouver. Je ne peux pas te dire où exactement. Sache simplement que nous sommes déjà loin.
Nous n'avons pas assez parlé, cette année. C'est ma faute, j'en suis consciente. J'ai tenté de me convaincre que je ne t'aimais plus, que je te haïssais et que c'était bien mieux ainsi. Mais je suis fatiguée de mentir, de me mentir. La vérité c'est que je ne t'ai pas oublié et que je t'aime toujours.
J'espère te trouver là à mon retour. Tu as encore beaucoup de choses à me dire et je suis prête à les entendre.
Je t'écrirai bientôt, mais ne me réponds pas. Nous ne pouvons pas prendre le risque d'être repéré et Sirius préfère privilégier les lettres de Harry.
Nous nous…
Elle suspendit sa plume au dessus du parchemin. Allongée sur un lit de fortune, elle n'était toujours pas en excellente forme et elle avait laissé Sirius partir en éclaireur avant qu'ils ne quittent leur cachette. Elle n'avait plus beaucoup de temps devant elle et la chouette qu'elle avait récupérée piaffait d'impatience. Elle lui caressa la tête pour l'apaiser et soupira.
« Nocta ? C'est bon la voie est libre, on peut y aller.
- J'arrive, donne moi deux minutes. »
Nous nous reverrons bientôt, sois en certain,
VCB
P.S : Je comprends pourquoi tu es parti. Je sais que je finirai par te pardonner.
Elle traça la dernière lettre de sa missive le cœur battant et la plia. Elle récupéra de la cire de la bougie allumée sur sa tête de lit et la fit couler pour la sceller. Elle n'avait pas de quoi appliquer le moindre cachet, aussi attendit-elle que le tâche blanchâtre se solidifie avant de fixer le parchemin à la patte de l'animal.
« Remus Lupin, » chuchota-t-elle. « Aussi vite que possible.
- Nocta ?
- Je suis là. »
Elle regarda l'oiseau s'envoler et soupira. Oui, elle était là.
