Bonsoir beau monde ;)
Comme toujours, voici les réponses aux reviews et ensuite place à la lecture de ce nouveau chapitre.
- Immortelle42: Si tu as aimé ma description de la souffrance d'Elijah alors tu devrais beaucoup apprécier ce chapitre riche en émotions. Je te remercie pour tes compliments. Bonne lecture ma belle, à bientôt.
- Nadiz: Je vais te décevoir pour Elijah, malgré ce chapitre, je n'ai encore trouvé personne pour lui. Récemment avec une amie, on a blagué sur lui car nous voyons elle et moi les choses de la même façon et j'ai trouvé un titre idéal pour notre Elijah nationale. Après 40 ans toujours puceau voici "Après 1000 ans, toujours incasable". Sinon concernant, Esther, tu verras qu'elle n'est pas aussi antipathique que celle de la série. Bonne lecture et à bientôt.
- Many Delena: Haha toi aussi tu es une Olibekah ? Honnêtement j'aime beaucoup écrire sur eux deux, c'est très plaisant et j'aime de plus en plus l'Oliver de ma fiction. Sinon pour le Klauphélie, il va être mis à rude épreuve dans ce chapitre. J'espère que tu es bien accrochée car ce chapitre est une montagne Russe émotionnelle. Bonne lecture ma belle et à bientôt.
- Fifi Brindacier: Ah toi et tes blagues, je ne m'en lasse pas ! Pour ce qui est de ta demande, je suis désolée mais tu vas surchauffé, j'ai moi-même surchauffé en l'écrivant donc normal que je partage maintenant. Pour le prénom du bout de chou, tu vas enfin avoir ta réponse dans ce chapitre. J'espère qu'il plaira en tout cas il me plaît beaucoup. En revanche, je ne vois pas de quel direction tu parles à propos de Camille :p Sur ces quelques mots, je te souhaite une bonne lecture ma belle, à bientôt.
- BoKenzie: Merci pour ta review et contente que le chapitre t'ait plu, j'espère que celui à venir te plaira tout autant. Bonne lecture et à bientôt.
- Odessa: Je suis contente que tu aimes le rapprochement du Klauphélie ainsi que celui du Olibekah. En revanche, je te conseille de bien t'accrocher car ce chapitre est remplie d'émotion. Bonne lecture et à bientôt.
- Pauline: J'espère aussi qu'Elijah trouvera chaussure à son pied car honnêtement lui trouver une femme adéquat c'est mission "presque" impossible. Sinon quand à Esther, tu devrais être surprise... Je n'en dis pas plus pour ne pas gâché le suspens. Bonne lecture et à bientôt.
- Audrey: Houa quelle review ! J'adore merci beaucoup. Sinon pour toutes tes interrogations, tu te doutes que je ne peux y répondre sans te dévoiler la suite. En tout cas, je suis ravie de ton enthousiasme et que le Klauphélie te plaise autant. Sur ces quelques mots, je te souhaite une bonne lecture et à bientôt ma belle.
- Klausetcaroline: Alors non pas de lien alpha entre Oliver et Rebekah mais c'est sûr que ça n'est pas "naturel", ni anodin. Tout comme le retour d'Esther, je dirais que tu chauffes contrairement à d'autres, tu es la seule à avoir fait une supposition. En tout cas, bon courage pour ce chapitre. Bonne lecture à bientôt.
- Luna77100: Alors comment dire, au vu de ce que tu m'as dis dans ta dernière review, je pense que tu devrais être satisfaite de ce nouveau chapitre. Alors point de Davina et Kol car dans mon esprit ça ne peut pas collé. Je ne sais pas, il y a comme un bug :p Pour ce qui est de Klaus et Matilda, ce n'est pas encore à l'ordre du jour, en revanche entre Klaus et son fils, ça oui et en même temps normal c'est son enfant. Toujours est-il que j'espère que ce chapitre te plaira ? Bonne lecture et à bientôt.
- Meumeu3312: Bienvenue dans mon univers. J'espère que tu continueras à y prendre du plaisir. Pour ce qui est d'Elijah, c'est aussi un personnage que j'affectionne beaucoup (pas autant que Klaus mais quand même). J'espère aussi lui trouver chaussure à son pied mais honnêtement Elijah est un homme compliqué. Je te souhaite donc une bonne lecture et à bientôt.
/!\ Note de l'auteur que je suis /!\
Alors je vous conseille de vous munir d'une boite de Kleenex et d'avoir le cœur solidement accroché. Ce chapitre est une montagne russe émotionnelle qui devrait vous remuer. J'espère que je gagnerais mon pari et que vous me le confirmerez au travers de vos reviews. Autre chose, ce chapitre est divisé en deux parties, la première ici sous le titre de "Branche Armée" et la seconde ne devrait pas trop tardé à venir sous le titre de "The Queen Rise". J'ai du procédé de la sorte car la longueur de mon chapitre m'imposait de le coupé pour évité de l'alourdir et de vous lasser. Donc ne vous étonnez pas si au final, il vous paraît plus court que les autres. Soit dit en passant il fait quand même 18 pages word, LOL. Bref, bonne lecture à tous et je vous retrouve à la fin.
TU ES LE PREMIER JOUR DE MA VIE
Chapitre 14
Branche Armée
POV – Elijah :
La ville résonne d'une musique tonitruante. Les badauds s'amusent dans les rues malgré l'heure tardive. S'ils savaient ce qui rodait la nuit… Je marche sur le trottoir tout près du Docteur Lucy Hopkins. Parfois, nous nous éloignons pour laisser passer un groupe de fêtard ou parfois, comme à cet instant précis, nous nous rapprochons l'un de l'autre au point d'en être collé, presque peau à peau. Je sens son odeur, une ode à la féminité, un parfum rare, de femme, léger et frais me rappelant les vertes prairies de l'ancienne Russie Impériale.
- Auriez-vous des origines Russes ?
Ses yeux, remplis d'étonnement, se posent sur moi. Elle ne comprend certainement pas pourquoi je lui pose cette question et je dois bien avouer que j'ignore moi-même, pourquoi je la lui pose !
- Excusez-moi… Je ne voulais pas vous ennuyer avec mes questions.
- Non, non ça n'est rien. Dit-elle. Je suis assez surprise en générale, personne ne le remarque.
- Il est vrai que le nom « Hopkins » ne sonne pas vraiment Russe, non plus.
Elle éclate de rire et se tourne vers moi la bouche en cœur et les yeux pétillants de malice.
- En effet… Fait-elle mystérieuse.
- Je dirais que votre père est américain et que votre mère est russe.
Elle secoue la tête en se mordillant la lèvre inférieure. De toute évidence, ce n'est pas ça. Je réfléchis jusqu'à ce que nous arrivions devant la porte de son appartement.
- Une dernière tentative… ? Me taquine-t-elle.
- Je dois avouer que je ne suis pas très doué pour ce genre de devinette.
- J'ai beaucoup de mal à vous croire. Souffle-t-elle.
- C'est vrai qu'en général, je suis plutôt douer pour les casse-têtes sauf quand j'ai bu quelques verres…
- On en est tous là. Dit-elle souriante avant de regarder du coin de l'œil la porte de son appartement. Vous… Vous voulez entrer ? M'invite-t-elle.
Je ne sais quoi répondre. Je ne m'attendais pas à ça. J'hésite quelques instants, la regardant droit dans ses yeux bleus. Je dépose ma main sur sa joue, sa peau est douce et blanche presque laiteuse. Elle ferme les yeux à mon contact. Je m'avance tout doucement et caresse de mes lèvres sa bouche pulpeuse. Ses lèvres s'écartent légèrement, ma langue se fraie un chemin jusqu'à la sienne et toutes deux commencent leur danse lascive.
J'attrape sa tête entre mes mains pour donner plus de profondeur à notre baiser et la serre contre la porte. Mon corps est pressé contre le sien. Ses mains m'entourent, l'une se place derrière ma nuque et l'autre tombe dans le creux de mes reins. A cet instant, le visage d'Hayley me revient en mémoire, je m'écarte brutalement, laissant la largeur du couloir entre nous.
- J'ai fait quelque chose de mal ? M'interroge-t-elle.
- Non ! Ça n'a rien à voir avec vous… c'est… c'est moi ! Je ne suis pas ce genre d'homme. Dis-je pour me justifier.
- Je ne suis pas ce genre de femme non plus ! Déclare-t-elle.
Je l'observe attentivement... Cette femme est une vraie bouffée de fraîcheur. Je m'écarte du mur sur lequel je m'étais appuyé le temps de reprendre mes esprits et m'éloigne d'elle. Je me retourne une dernière fois pour la regarder sur le pas de la porte, m'observant sans comprendre.
- Je suis désolé. Dis-je avant de sortir de son immeuble.
Pour plus d'intensité, veuillez écouter la chanson de
Zhala – Slippin Around,
Merci
Je marche d'un pas décidé hors de l'immeuble et me retrouve dans la rue. La soirée n'est pas encore terminée pour les noctambules. Je continue d'avancer sans savoir où mes pas me guident. J'ai besoin de me vider la tête et pourtant le visage d'Hayley continue de me hanter. Je m'arrête devant deux hommes montés sur des échasses, l'un d'eux mime une danse tandis que l'autre crache du feu. Je les observe quelques instants repensant aux goûts des lèvres de Lucy. Le visage d'Hayley s'efface doucement de mon esprit. Je ne ressens plus rien hormis les palpitations de mon cœur qui n'arrête pas de battre fort et rapidement dans ma poitrine.
Je tourne les talons, revenant sur mes pas. Je pénètre à nouveau dans l'immeuble de Lucy. Je suis conscient que je ne devrais pas faire ça. Je sais que je devrais rentrer à l'Abattoir mais je ne peux, ni ne veux me résoudre à passer cette nuit seul. Je frappe à sa porte tremblant de tout mon être. Elle m'ouvre et me regarde surprise.
- J'ai décidé de faire une exception à la règle… Cette nuit, je veux bien être ce genre d'homme.
Lucy m'attrape par la cravate m'attirant à elle tout en me murmurant à l'oreille :
- Entres alors…
Je m'exécute la soulevant du sol. Elle enroule ses jambes autour de ma taille et m'embrasse avec passion. Je referme le battant d'un coup de pied et la plaque contre le mur d'en face. Elle retire ma veste et la laisse tomber sur le sol. Je continue de l'embrasser en m'efforçant de ne penser qu'au goût sucré de ses lèvres. Lucy retire ma cravate qui retrouve ma veste sur le parquet puis défait les boutons de ma chemise un à un m'embrassant le torse à chaque fois que le morceau de tissus s'écarte un peu plus. Je penche la tête en arrière, les yeux fermés savourant la douceur de ses lèvres contre ma peau.
Ma chemise glisse progressivement et emprunte bientôt le même chemin que ma veste et ma cravate. Mes lèvres prennent les siennes avec ardeur. Nous nous dirigeons à tâtons vers le salon où je l'allonge sur sa table basse, tout en poussant sur le sol ce qui s'y trouve, sans pourtant arrêter notre baisé. Ma bouche s'aventure dans son cou puis glisse dans son décolleté, laissant une traînée de baisé mouillé sur sa peau. Elle se cambre, souffle, en perdant ses mains dans mes cheveux. Je tire légèrement sur les bretelles de sa robe noire, sa poitrine opulente se révèle à mes yeux. Je dépose ma bouche sur l'un de ses mamelons durcie par l'excitation tout en jouant du bout du pouce avec l'autre.
Mon membre se durcie à son tour et commence un mouvement de va et vient contre son intimité. Nos souffles se font rauques mais je continue de jouer du bout de ma langue avec son autre sein. Ses mains glissent fébrilement le long de mon dos, tombent sur mes fesses et dérivent vers la ceinture de mon pantalon. Je me redresse soudainement et attrape les pans de sa robe. Je la tire alors qu'elle soulève son bassin, libérant ainsi le tissu. Son corps, seulement vêtu d'un tanga noir, s'offre à mes yeux. Sa poitrine est ronde et belle. Sa taille fine comme celle d'une guêpe. Ses hanches sont charnues mais parfaitement proportionnées au reste de son corps. Je me délecte du spectacle qu'elle m'offre.
Lucy s'assoie devant moi, plongeant ses magnifiques yeux bleus dans les miens, ses lèvres se posent délicatement sur les miennes, ses mains caressent mes épaules, se promènent sur mon torse puis sur mon ventre pour enfin arriver à la ceinture de mon pantalon. Je la laisse me la retirer tout en continuant de l'embrasser tendrement. Mes mains caressent son dos avec douceur. Elle me libère de mon pantalon devenu trop serré et s'allonge à nouveau sur la table. Je suis son mouvement sans que nos lèvres ne se quittent. Mes mains glissent le long de ses cuisses et retirent son sous-vêtement en dentelle.
Tendrement, j'écarte ses jambes et me place délicatement entre elles. Nos lèvres se séparent mais nos yeux, eux, se mêlent. Je la pénètre alors d'un coup de rein violent sans que nous nous quittions des yeux. Elle laisse échapper un ronronnement de contentement. Je la laisse s'adapter à moi avant de recommencer les mouvements de va et vient. Elle halète, je soupire. Nous gémissons en chœur. Mon corps vibre à l'unisson du sien. J'entends son cœur battre la chamade, elle garde les paupières ouvertes et ses yeux plongés dans les miens, si intensément, que ça en devient presque embarrassant tellement c'est excitant. J'accélère la cadence de mes coups de reins l'empêchant quasiment de reprendre son souffle. Ses paupières papillonnent, comme si elle allait s'évanouir d'extase. Je penche la tête en arrière en fermant les paupières sentant la jouissance m'envahir. Je me déverse en elle avant de retomber sur son corps encore en transe.
POV – Klaus
J'ouvre péniblement les yeux. Mes paupières sont encore toutes collées, l'une contre l'autre. Je me frotte les yeux et observe d'un œil embuée ma chambre. Un calme absolue règne seulement troublé par la respiration régulière de la personne couchée à mon côté. Je tourne la tête vers la belle endormie dont le petit corps, tout chaud, est collé contre le mien. Je reste quelques instants à la regarder dormir, admiratif de sa beauté. Je n'arrive pas à croire qu'un tel trésor puisse être ainsi, sereine et en sécurité, près de moi. Je m'allonge en position fœtale pour la contempler à loisir. Elle dort d'un sommeil profond que même la caresse de ma main sur sa joue ne l'éveille pas. Je dessine le contour de ses lèvres de mon pouce avant de me pencher en avant pour y déposer un baiser, léger comme une plume. Un sourire étire ses lèvres malgré qu'elle dorme encore.
Je souris à mon tour avant de me lever et de me diriger vers les deux lits parapluies. Ma nièce, Matilda, dort elle aussi à point fermé, les bras levés le long de sa tête et ses petits poings serrés. J'observe mon fils, qui lui en revanche, ne dort pas et me regarde au travers de ses paupières mi-closes. Je me penche au-dessus de son lit et le prends dans mes bras avec douceur. J'embrasse son front avec tendresse. Il me regarde de ses yeux verts, cette fois, grand ouverts. Je le berce tout contre moi, sa tête se posant délicatement dans mon cou, l'une de mes mains le soutient alors que l'autre tient sa tête. Je savoure le contact de mon petit bonhomme contre mon torse nu.
Je me dirige ensuite vers le bureau et prends l'ordinateur portable posé dessus d'une main, alors que je tiens mon fils de l'autre. Je retourne m'asseoir sur le lit, près d'Ophélie qui dort toujours. J'installe le plus confortablement mon fils contre moi et ouvre mon ordinateur sur mes genoux. Je tape mon code personnel et commence à naviguer sur internet. Je sens la petite bouche de mon fils contre ma peau, il bave légèrement tout en gazouillant, mais je m'en moque, c'est mon fils ! Ophélie commence doucement à remuer près de nous. Je la regarde en coin. Sa petite frimousse est tournée vers nous et un sourire s'étale sur ses magnifiques lèvres. Je frissonne, personne ne m'a jamais regardé ainsi avec autant d'amour et de fierté dans les yeux. J'avale difficilement ma salive puis reporte mon attention sur l'écran de mon ordinateur, histoire de donner le change mais elle n'est pas dupe.
Ophélie se redresse pour embrasser mon fils sur sa tête puis s'avance vers moi. Je tourne le visage vers elle malgré moi attendant avec impatience de découvrir ce qu'elle va faire. Elle frotte le bout de son nez contre le mien me faisant pouffer de rire avant de poser ses mains sur mes joues barbues et de mêler nos regards. Ma respiration se fait de plus en plus difficile à mesure que son visage se rapproche du mien. Mon cœur tambourine dans ma poitrine que j'en ai l'impression qu'il va être expulsé. Sa bouche touche enfin la mienne, je ferme les yeux savourant le contact de ses lèvres charnues. Sa langue se fraie un chemin au travers de ma bouche pour aller danser avec la mienne. Je suis le mouvement de sa langue et participe activement à notre tendre baisé. Je n'ai jamais rien connu d'aussi doux, le monstre à l'intérieur de moi, lui aussi est en paix. Nos lèvres se séparent mais je garde encore les yeux fermés laissant la plénitude qui m'habite s'évanouir en douceur.
Elle pose sa tête sur mon torse tout près de celle de mon fils. J'ouvre les yeux et les observe, un sourire plaqué sur mon visage, leurs deux têtes brunes contre moi. J'embrasse le sommet de leurs crânes avant de reprendre mes recherches là où je les avais laissées.
- Le dictionnaire des prénoms. Lit Ophélie à haute voix.
- Il est peut-être temps que je m'intéresse à la question, tu ne crois pas ?
- Oui, je crois. Répond-t-elle sans détacher ses yeux de l'écran. Tu en as déjà sélectionné quelques-uns ou pas du tout ? M'interroge-t-elle.
Je soupire, un sourire étirant mes lèvres. Elle pose son regard sur moi, un sourire s'étale à son tour sur son visage.
- Toi, tu as déjà trouvé, n'est-ce pas ? Me demande-t-elle.
- J'ai beau faire plein de site, il n'y en a qu'un qui me plaît.
Ophélie me regarde d'un air amusé en attendant que je lui révèle le prénom que j'ai choisi.
- Ethan.
- Ethan ? S'étonne-t-elle.
- Quoi ça n'est pas bien ?
Elle prend mon fils entre ses bras et le blottit contre elle avant de me répondre.
- C'est magnifique mais je m'attendais à un prénom commençant par un « K », comme la tradition familiale l'exige, c'est tout. M'explique-t-elle.
Je lève un sourcil surpris sachant qu'il n'y a aucune tradition familiale du prénom en « K ».
- Où as-tu vu une tradition des prénoms en « K », toi ?
- Klaus, Kol. Répond-t-elle.
- Deux sur six, ça ne fait pas une tradition quand même ! Elijah, Finn, Niklaus, Kol, Rebekah et Henrik.
- Oui… Enfin dans Rebekah et Henrik, il y a quand même des « K ». Insiste-t-elle en rigolant.
Décidément, elle veut toujours avoir le dernier mot ! Je lève les épaules sans relever, je sais qu'elle n'attend que ça pour me taquiner.
- Ethan Mikaelson… Souffle-t-elle. Ça sonne bien !
- Tu trouves ?
- Absolument ! Me rassure-t-elle.
- Ethan, Kol, Henrik, Finn Mikaelson… Dis-je dans un souffle.
Ophélie pose un regard brillant d'émotion sur moi. Moi-même, mes yeux sont embués.
- C'est magnifique… Tu ne pouvais pas trouver mieux. Déclare-t-elle la gorge nouée. J'ai une envie de crêpes ! Dit-elle soudainement.
Je fronce les sourcils sans comprendre son attitude. Elle me tend mon fils et se lève d'un bond mais se stop voyant ma mine.
- Il faut fêter ça ! Quoi de mieux qu'un bon petit déjeuner au lit ? M'interroge-t-elle.
Je ris amusé et ne vais certainement pas la contredire. Elle se penche vers moi, m'embrasse tendrement avant de trottiner vers la porte. C'est alors que je remarque l'odeur…
- Ophélie !
- C'est ton tour de changer sa couche ! Ricane-t-elle en sortant de la chambre.
Je soupire à la fois amusé et inquiet. Comment change-t-on une couche ?
POV – Ophélie
Je trottine sur la mezzanine me menant à la cuisine. Le soleil pénètre à flot dans la cours mais la grande maison semble encore assoupie. Je prends une grande inspiration ravie de cette journée qui commence. Je me répète le prénom du petit bout de chou blottit dans les bras de son père : Ethan Mikaelson. Je souris, je crois qu'il ne pouvait pas faire un meilleur choix que celui-là. Je m'avance toujours vers la cuisine, passe devant l'escalier qui mène à la grande cours et qu'Elijah Mikaelson est en train de gravir.
- Bonjour Elijah ! Dis-je d'une voix chantante.
Je me stoppe brutalement sur le seuil de la cuisine. Je n'ai vu l'Originel qu'une fraction de seconde et pourtant son air béat ne m'a pas échappé. Je marche à reculons pour me replacer juste à l'entrer des escaliers et l'observe les yeux plissés. Sa démarche est légère, un sourire immense s'étale sur son visage, sa cravate est défaite et pend sur sa veste de costume ouverte sur une chemise sortie de son pantalon. J'écarquille les yeux stupéfaite comprenant ce qu'il a fait cette nuit… mais avec qui ? Il s'arrête à ma hauteur et dépose un baisé sur ma joue.
- Bonjour Ophélie ! Déclare-t-il.
Je sens la mini-Ophélie en moi rire à gorge déployée. Mes yeux s'embuent à mesure que je tente de retenir cette irrépressible envie de rire. Finalement, c'est la gorge serrée que je lui demande :
- Dur nuit ? En faisant référence non pas à la dureté de sa nuit mais à la dureté d'une partie de son corps…
Elijah tourne des yeux ronds de surprise vers moi, se racle la gorge gêné. Je me mords l'intérieur de la joue avant de tourner les talons pour me rendre dans la cuisine, fière de moi. Elijah me suit alors.
- Il faut que tu saches que je ne suis pas ce genre d'homme… Commence-t-il.
Je sors un saladier, un fouet à pâtissier, un verre mesureur et plonge mon regard dans le frigidaire pour ne pas pouffer de rire.
- Ophélie… Souffle-t-il.
- Quoi ? Dis-je innocemment en continuant de sortir les ingrédients qu'il me faut à la préparation des crêpes.
- Ne joues pas à ça… Soupire-t-il. Je sais que j'ai mal agit et que j'aurais dû attendre avant d'avoir une relation… intime avec une femme étant donné la mort d'Hayley.
J'arrête de verser la farine dans la balance pour le regarder. Ses yeux sont dans le vague et je comprends que sans le vouloir j'ai remué le couteau dans la plaie déjà bien ouverte. Elijah avait suffisamment souffert, il avait le droit de prendre du bon temps avec n'importe qui, du moment qu'il ne regrettait rien après. Je pose mon paquet de farine sur la table et appuie ma main sur la sienne. Je la retire aussitôt en ayant capté les images de sa nuit. Elijah écarquille les yeux et bafouille quelques paroles d'excuses.
- Ce n'est rien… Je vais faire comme si je n'avais rien vu, ni entendu… En fait, je vais prier pour être prochainement atteinte d'Alzheimer.
Elijah marque un temps d'arrêt m'observant secouer la tête les yeux fermés et souffler un grand coup avant de reprendre ma préparation. Je creuse un puits dans ma farine à l'aide de ma cuillère en bois quand il reprend.
- Tu n'as pas l'impression d'exagérer ? Me taquine-t-il.
J'ouvre la bouche et écarquille les yeux stupéfaites par sa question. Je pose ma cuillère en bois puis commence à casser les œufs un à un dans un bol avant de les verser dans le puits de farine.
- Je n'exagère rien ! Dis-je tout en me concentrant sur ma pâte. Je n'avais pas à voir ce que tu as fait cette nuit avec le docteur Hopkins, en plus !
Ma voix part dans les aigu tant je suis choquée. Mes joues me brûlent et je n'ose les imaginer. Elles doivent être rouge cramoisi.
- Ça va… On a couché ensemble, OK ! Mais je ne t'ai pas obligé à regarder, non plus. Se défend-t-il.
J'arrête ma cuisine et le regarde, son visage s'illumine et je comprends qu'il ne fait que me taquiner. Je prends un peu de pâte et la lui jette dessus. Elijah observe son costume, sert les mâchoires avant de riposter.
- Il était plein de transpiration de toute manière ! Dit-il en me clignant de l'œil.
Je pique un fard et tente de reprendre ma cuisine tranquillement.
- Pourquoi ça te gêne autant de parler de sexe ? M'interroge-t-il une fois que j'ai pu remettre de l'ordre dans ma préparation et que j'ai commencé à cuire mes crêpes.
Je soupire en déposant bruyamment ma louche dans le saladier. Je pose un regard sur lui, qui veut dire « Vas-tu me lâcher avec ça ? ». Elijah ne baisse pas les yeux, apparemment très intéressé par le sujet. Je prends une grande inspiration, ferme les yeux et n'arrête pas de me répéter « Faut bien que quelqu'un le sache ! ».
- Je suis vierge ! Dis-je en ouvrant juste un œil en direction de l'Originel.
Elijah me regarde, apparemment il attend toujours une réponse de ma part. Aurai-je répondu seulement dans ma tête à sa question ? J'ouvre cette fois les deux yeux et me place devant lui.
- Tu as entendu ce que je viens de te dire ?
- Oui mais j'attends la version sérieuse, pas la blague ! Rétorque-t-il.
Je fronce les sourcils et plisse du nez me demandant comment il peut croire que je blague. Je croise mes bras sur ma poitrine et reprends doucement.
- Je suis vraiment vierge, ce n'est pas une blague !
Elijah écarquille cette fois les yeux comprenant ce que je suis en train de lui révéler. Il se frotte le visage et se passe la main dans les cheveux.
- Tu veux dire que tu n'as jamais… Enfin… Jamais ?
Je réponds à sa question par un mouvement négatif de la tête.
- Et moi qui pensais que Niklaus et toi étiez passés à la vitesse supérieure. Soupire-t-il.
- Pourquoi pensais-tu une chose pareille ?
Elijah prend une grande inspiration avant de me répondre.
- Eh bien parce que vous partagez le même lit et qu'en règle générale, les femmes qui passent dans le lit de mon frère ne font pas qui dormir. Me répond-t-il avant de remarquer mon visage décomposé. Ça ne veut pas dire qu'il n'est pas attiré par toi mais que… mais qu'il veut prendre son temps parce que… Eh bien parce qu'il tient à toi. Termine-t-il dans un murmure à peine audible et un sourire sur ses lèvres.
- Quoi ?
- Tu te rends compte qu'en 1000 ans d'existence, tu es la première femme que Niklaus respect réellement… Dit-il comme s'il découvrait un secret caché.
Je ne peux m'empêcher de sourire devant son air heureux et paisible. Elijah redécouvre son frère sous un nouveau jour et cela ne peut que le rendre heureux. Je termine mes crêpes et lui en tends une, qu'il prend. Je termine de préparer le plateau de petit-déjeuner pour Nik et moi ainsi que le biberon d'Ethan avant de me diriger vers la sortie. Je me tourne une dernière fois vers Elijah appuyé sur l'îlot central, devant une tasse de café brûlant, sa crêpe dans la main et le journal du matin s'étalant devant ses yeux.
- Promets-moi de ne rien lui dire.
- Je te le promets sans aucun problème. Déclare-t-il sans se retourner.
Je souris, je sais qu'il n'en dira pas un mot. Je me sens beaucoup plus légère et aussi plus confiante. Je sors de la cuisine d'un pas décidé.
POV – Klaus :
Je ferme les scratchs de la petite couche de mon fils, après maintes et maintes difficultés, j'ai réussi à lui retirer sa couche souillée, le laver et le changer. Heureusement, que seulement lui, sait que j'ai été le père le plus pitoyable du monde. Il tourne ses mains dans tous les sens sans vraiment faire attention à moi qui me bats maintenant pour lui remettre son pyjama. Finalement j'opte pour le laisser en couche et body, après tout il fait déjà 25°C à 9h30 du matin, il ne risque pas d'avoir froid. Je le prends dans mes bras, il pose délicatement sa tête sur mon épaule, baillant à s'en décrocher la mâchoire et se frottant les yeux.
- Quoi ? Tu es déjà fatigué ? Dis-je d'une petite voix.
Il tourne alors ses yeux larmoyant de fatigue vers moi. Je l'embrasse sur le front et me dirige jusqu'à son lit. Je l'allonge doucement en prenant garde à sa tête puis le couvre légèrement tout en lui donnant son doudou, le lapin en peluche d'Ophélie. Je reste le regarder s'étirer et encore bailler. Ses paupières battent rapidement avant de complètement se fermer, happer par le sommeil.
- Dors bien, mon fils… Dors bien Ethan.
Je me redresse, mon instinct de chasseur en alerte. Les petits cheveux sur ma nuque se redressent. Je me concentre pour entendre tous les bruits de la maison lorsqu'un sifflement suraigu vient troubler ma concentration. Une détonation retenti si fort que la porte de la chambre en est soufflée et vient s'écraser sur le mur d'en face. Je me penche pour protéger Ethan et Matilda qui hurlent à plein poumon.
Je me retourne et vois un homme en habit de commando pénétrer dans la chambre, armé d'un fusil. Mes prunelles passent automatiquement à la couleur dorée, mes yeux s'entourent de veines noires frémissantes à la surface de ma peau et mes crocs s'allongent. Je me précipite vers l'intrus qui me tire dessus mais je n'y prends pas garde. Je flash jusqu'à l'homme que je décapite du plat de la main.
Je m'avance vers la mezzanine et constate la situation. D'autres hommes, tels que celui que je viens de tuer, descendent de l'ouverture du plafond par des cordes tandis que d'autres afflux par l'entrée, protégés par un Hummer blindé et des boucliers métalliques. Tous sont armés jusqu'aux dents portant des casques et des lunettes de protection. Je pénètre dans la chambre pour prendre les enfants dans mes bras, je dois les mettre en sécurité avant de penser à défendre ma maison.
Rebekah rentre dans ma chambre en courant jusqu'à sa fille, qu'elle prend dans ses bras, suivi d'Oliver qui s'enquit aussitôt de la santé de sa « fille ».
- Qu'est-ce qui se passe ? Me demande Rebekah.
- On est attaqué ! Dis-je en berçant mon fils qui s'accroche de toutes ses forces à moi, tout en cachant son petit visage contre ma peau.
Je peux sentir ses larmes coulés sur mon torse tellement il est collé à moi. Je l'embrasse sur le sommet de sa tête pour le rassurer de mon mieux.
- J'ai remarqué qu'on était attaqué mais par qui ? M'interroge ma sœur qui n'a pas vraiment envie de jouer sur les mots aujourd'hui.
- Je n'en sais pas plus que toi Rebekah !
- Il va falloir qu'on fasse des prisonniers alors… Déclare-t-elle froidement.
Je lève les yeux vers elle, nos regards se croisent. Nous sommes l'un et l'autre sur la même longueur d'onde. J'acquiesce d'un mouvement de tête, comprenant totalement où elle veut en venir. Oliver nous observe en silence, lui aussi a compris.
- Oliver ! Tu vas prendre les enfants avec toi et tu vas les mettre à l'abri où tu veux, je ne veux pas le savoir. Arranges-toi pour ne pas être suivi ! Lui ordonne Rebekah en se tournant vers lui.
- Quoi ? Mais non… Souffle-t-il avant d'être interrompu par ma sœur, lui posant son index sur la bouche.
- Je t'en prie ! Nous ne l'avons pas sauvé pour qu'elle meure dans ces circonstances… Réplique-t-elle aussitôt.
Oliver ne répond pas. Il baisse seulement les yeux tout en prenant la main de ma sœur dans la sienne. Rebekah pose alors son front contre celui de l'homme.
- Je vous retrouverais où que vous vous trouviez. Je te le promets. Déclare-t-elle en plongeant ses yeux dans ceux d'Oliver.
- Je n'en ai jamais douté mais je n'ai pas envie de t'abandonner. Avoue-t-il.
- Tu ne m'abandonnes pas… Tu sauves notre fille ! Réplique-t-elle avec verge.
Les lèvres d'Oliver fondent sur celles de ma sœur. Aussitôt, je me détourne, leur laissant un peu d'intimité. Je regarde Ethan toujours blottit contre moi, la bataille fait rage dans la grande cours. Des coups de feu retentissent ainsi que des hurlements, mon fils se blottit à chaque fois, un peu plus contre moi. Je peux sentir son petit cœur battre la chamade contre ma peau. Je tente de le rassurer du mieux que je peux mais tous ses bruits l'effrayent.
Leurs lèvres se séparent. Rebekah embrasse sa fille sur la tête et la tend à Oliver. Une larme perle sur la joue de ma sœur. Elle embrasse à nouveau Matilda ainsi qu'Oliver avant de s'avancer d'un pas décidé vers la sortie de ma chambre. A mon tour, j'embrasse mon fils et le serre une dernière fois contre moi avant de le confier à Oliver.
- Tu…
- Je sais ! Je veillerais sur lui comme sur la prunelle de mes yeux sinon tu m'arracheras le cœur ! Déclare-t-il sérieusement.
Je me tourne vers ma sœur et la rejoint sur le palier. Nous observons les dégâts dans notre maison. Une partie de la mezzanine s'est écroulée, nous séparant de la cuisine où se trouve Elijah en train de se battre avec plusieurs hommes qu'il tue sans difficulté. Une autre troupe de commando pénètre dans notre maison, dirigée cette fois par une femme au vue de ses formes mais son visage est caché, camouflé par un casque. Rebekah, Elijah et moi sautons sur la rambarde de la mezzanine avant de nous élancer dans le vide. Nous touchons le sol en même temps, nos yeux rouges et dorés pour moi, nos veines noires à fleurs de peau et nos crocs ressortis. Aussitôt nous nous élançons sur nos ennemis.
POV – Oliver :
La bataille fait rage. Les trois Originels attaquent leurs ennemis avec rapidité et efficacité. Quant à moi, je me dépêche de préparer des affaires pour les enfants. J'habille Ethan et prends tout ce qui me semble le plus utile. Dans l'urgence, je vais certainement en oublier la moitié mais je me chargerais d'en racheter plus tard. Je n'ai pourtant pris que cinq minutes lorsqu'un bruit retentit derrière moi. Je me retourne doucement et découvre la présence d'un homme en habit de commando dans la chambre. L'homme s'avance doucement, me jaugeant avant de reporter son attention vers les enfants. Les petits cheveux sur ma nuque se dressent. Mon instinct de loup comprend la raison de sa présence. J'allonge les enfants dans leur lit parapluie avant de me tourner complètement vers l'homme.
- Je ne suis pas là pour toi, mec ! Déclare-t-il en avançant vers les lits.
Je m'interpose entre lui et eux prêt à bondir au premier geste d'agressivité.
- Sauf que si tu viens pour eux, tu viens aussi pour moi… mec ! Dis-je d'un ton menaçant.
- Ça ne me pose aucun problème alors ! Répond-t-il froidement.
Il m'observe attentivement attendant que je fasse le moindre geste et trouve la moindre faille chez moi. Je ne bouge pas. Je ne le quitte pas des yeux cherchant, moi aussi, la plus petite occasion pour m'en débarrasser et fuir avec les enfants. Hors aucun de nous ne bouge, je ne dois pourtant pas perdre de temps. Des coups de feu résonnent dans la maison, les enfants hurlent à plein poumons effrayés. Je peux entendre la voix de Rebekah au travers de ses grognements. Je ne peux plus rester là, à attendre. Je dois agir !
J'avance doucement vers lui, ne le quittant pas des yeux une seconde. Il avance lui aussi serein et sûr de lui. Une fois a porté de main, je le frappe dans l'estomac d'un coup de poing le faisant plier en deux mais il se redresse aussi vite qu'il ne s'est penché. Je lui porte des coups au visage, il tourne la tête de gauche à droite jusqu'à ce qu'il la tourne à nouveau vers moi avant de m'attraper le poing qui se dirigeait à nouveau vers lui. Je tente de le frapper de l'autre mais il l'attrape aussi. Il me frappe d'un coup de pied dans l'estomac me faisant mettre un genou à terre, le souffle coupé.
Il s'avance vers moi tranquillement comme si ça n'était qu'un jeu à ses yeux. Il m'attrape par les cheveux et m'oblige à me relever tout en me poussant violemment contre la cloison. Mon nez rentre en contact avec le mur. Je sens un craquement et aussitôt, un liquide chaud et ferrique coule sur ma bouche. Je glisse à genou, mes mains à plat sur le sol, tentant de reprendre mon souffle mais son pied s'écrase contre ma cage thoracique. Mes côtes cèdent sous la violence de l'impact. Je tombe couché sur le sol, j'entends ma respiration sifflé, l'une de mes côtes a dû perforer un poumon.
L'homme se recule m'observant, un sourire étirant ses lèvres. Il sort alors un couteau de ses rangers et me le montre fièrement tout en se tournant vers les enfants. Je le vois hésiter puis se tourner à nouveau vers moi.
- Lequel est l'enfant de Klaus ? M'interroge-t-il.
Je ne réponds pas. Mon cœur bat la chamade tellement fort qu'il m'en fait mal. L'homme hausse les épaules comme s'il se moquait de moi. Il s'avance vers le lit de Matilda et se penche vers elle, son couteau à la main. Mon sang bouillonne alors dans mes veines. La pointe de la lame se pose contre la peau de son petit cou.
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Hans Zimmer – Why do we fall ? (With Chant) 2,04 min
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J'avale difficilement ma salive, tends le bras pour attraper ce qui se trouve à ma portée. Je prends appuie sur le rebord du lit et me hisse avec rage. Une sueur froide de douleur m'envahit mais je m'en moque, cet homme ne touchera pas à ma fille ! Je me relève enfin et m'élance sur lui sans attendre, son bras est déjà levé pour la frapper. Nous tombons au sol l'un et l'autre. Le couteau tombe par terre, je tente de le récupérer mais l'homme m'attrape par la gorge et me soulève d'une main tout en me frappant dans les côtes de l'autre.
Il me lâche et je tombe au sol à nouveau. Il se tient debout au-dessus de moi et recommence à me frapper sans cesse le crâne. Je ne quitte pas des yeux Matilda. Elle est calme, ne crie pas, son joli visage de poupée est tourné vers moi. Bientôt, ma vision se trouble et devient rouge à mesure que les coups de mon ennemi s'enfoncent dans ma chair. Je ne peux plus bouger, je suis paralysé, une larme perle sur ma joue, c'est la dernière fois que je vois ma fille et je sais qu'après m'avoir tué, il la tuera elle. Je ferme les yeux malgré moi, visualisant Rebekah nous découvrant mort. Elle sera effondrée et j'ignore si elle pourra remonter la pente après.
L'homme s'arrête de me frapper. Il s'éloigne de moi, je n'ai plus la force d'ouvrir les yeux. Je le sens plus que je ne le vois s'avancer dans la direction des enfants. Les petits hurlent de peur, j'entre-ouvre un œil et le vois à nouveau se pencher vers ma fille. Il la soulève légèrement et pose sa lame contre sa gorge. L'homme recule légèrement le couteau avant de frapper. Son geste est soudainement arrêter à quelques millimètres de la gorge de ma fille. L'homme regarde tout autour de lui, ses yeux se posent sur moi, incapable de bouger. Une lumière blanche apparaît soudainement grandissant progressivement. L'homme relâche Matilda reculant pour mettre le plus de distance entre la lumière et lui mais il est soudainement propulsé au travers de la chambre et s'écrase violemment contre la cloison d'en face. La lumière s'étale au-dessus des bébés et s'avance jusqu'à moi. Une douce musique, une berceuse résonne alors couvrant les bruits de la maison ainsi que les hurlements de l'homme. Tout devient alors blanc autour de moi, je me sens bien en paix et en sécurité. Je ferme les yeux épuisés de fatigue et m'abandonne complètement à cette douce lumière blanche.
POV – Esther :
L'homme qui tentait de tuer mes petits-enfants est mort. Je n'ai pas contrôlé ma magie, je l'ai fait voler au travers de la pièce, se fracassant comme une poupée de chiffon contre les murs. Je me penche au-dessus des lits de mes petits, ils sont sains et saufs. Je leur sourie rassurée. Je m'accroupie ensuite près d'Oliver, il a perdu connaissance. Son cœur bat lentement et une quantité impressionnante de sang coule de son crâne. Je passe ma main au-dessus de son visage et ferme les yeux, me concentrant pour connaître véritablement son état. Sa tête est brisée et son cerveau est touché. Son poumon droit, aussi, est en piteux état, transpercé qu'il est par une de ses côtes. Il n'en a plus pour longtemps et je ne peux rien faire de plus pour l'aider, seul le sang d'un de mes enfants le peut. Je dois agir au plus vide avant que l'homme, dont ma fille est amoureuse, ne quitte se monde. Je me relève précipitamment et me dirige jusque sur la mezzanine. Je découvre alors le carnage dans la grande cours. Tout n'est que sang et cadavre, une vraie boucherie. J'avance vers la balustrade en fer forgé et observe ce qui m'entoure.
Des hommes armés tirent à balle en bois sur des vampires, ne visant que le cœur et les tuant sur place. D'autres plus entraînés se jettent dans la mêlée, se battant à main nu contre des Vampires, un pieu à la main. Une femme athlétique s'avance en courant vers Diego, qui lui fait face croc sortis. Elle n'y prend pas garde et enroule ses jambes autour de lui comme un serpent. Le Vampire tente de se libérer de sa prise mais elle est bien accrochée dans son dos. La jeune femme sort un pieu de sa manche et l'enfonce dans le cœur du Vampire qui s'écroule petit à petit sous elle. Le hurlement de Marcel alerte les Vampires ainsi que mes enfants. Tous se tournent, vers la jeune femme, prêt à lui bondir dessus.
Elle s'élance à l'attaque de Niklaus sans prendre conscience qu'elle n'a aucune chance face à mon fils. Il part ses coups sans difficulté alors qu'elle donne tout ce qu'elle a. Les autres Vampires, remontés par la mort de Diego, prennent le dessus sur les humains. Je tourne la tête et remarque soudainement la présence de la jeune sorcière, Davina. Elle récite des formules les yeux fermés, protégées par Josh et Caleb. Je reconnais se sort sans difficulté l'ayant moi-même créé. J'observe la salle lorsqu'une onde de choc secoue les murs, faisant vibrer les chandeliers. Les hommes ainsi que les femmes du commando tombent à genoux, se maintenant la tête en hurlant. Je tourne à nouveau les yeux vers Davina, la sorcière ouvre ses paupières, elle observe la cours et croise le regard de, Niklaus. Un mélange de reconnaissance et de fierté passent entre eux. La petite sorcière sourit avant de s'évanouir dans les bras de ses amis, épuisée par le sort. Josh rassure Nik avant de la porter jusqu'à sa chambre. Le calme est revenue dans la salle, un silence pesant envahit les lieux seulement troublés par les pleures de Marcel, tenant Diego dans ses bras.
POV – Klaus :
Je regarde tout autour de moi, mon frère et ma sœur sont sains et sauf. Rebekah se tient près de Marcel, ses mains sur ses épaules pour le soutenir. Elijah réajuste son costume couvert de sang. Je reporte mon attention sur la femme à genoux à mes pieds se tenant la tête entre ses mains. Je retire son casque, une chevelure rousse apparaît alors. Elle lève les yeux vers moi et je reconnais aussitôt le Docteur Hopkins qui a accouché Hayley. Je fronce les sourcils dans l'incompréhension. Elle devait avoir oublié jusqu'à notre existence. J'observe Elijah, qui était censé l'avoir contrainte à nous oublier, il semble tout aussi choqué que moi. Sa bouche est entre-ouverte et il ne la quitte pas des yeux.
- Verveine ! Déclare-t-elle. Simple mais efficace même face aux Originels.
- Comment connaissez-vous notre existence et… ?
- Alors rien n'était vrai ! S'écrie mon frère en s'avançant vers elle. Tu n'as fait que me manipuler, c'est ça ? S'emporte-t-il en la soulevant du sol par les bras.
Elle entre-ouvre la bouche, baissant les yeux, ne supportant pas le regard de mon frère. Elijah la lâche, recule tout en se passant la main sur le visage et la nuque.
- Je n'avais rien prémédité de ce qui s'est passé entre toi et moi. S'exclame-t-elle.
- Quelqu'un peut éclairer ma lanterne ? S'emporte ma sœur en avançant vers nous.
Je commence à perdre patience et apparemment Rebekah aussi. Je la remercie d'un sourire d'avoir mis un terme à ce drame Shakespearien.
- J'ai… j'ai couché avec cette femme. Déclare Elijah.
- Quoi… ? Suffoque Rebekah.
J'ouvre la bouche, la referme, fronce les sourcils. Cette fois c'est moi qui me frotte le visage et le cou.
- Non mais je rêve ! Tu nous casses les pieds depuis la mort d'Hayley et tu te tapes la première greluche venue ! Dis-je en criant à plein poumon.
Pour toute réponse, je reçois un coup de poing magistral de mon frère qui me fait reculer de plusieurs pas. Je pose ma main sur ma bouche, une petite coupure entaille ma lèvre et mon sang coule jusque sur mon menton. Je m'avance à lui d'un pas précipité pour lui rendre l'appareil mais notre petite sœur s'interpose entre nous posant ses mains sur nos torses.
- Vous avez fini, oui ?! S'écrie-t-elle. On dirait deux gamins ! Vous n'avez pas l'impression qu'il y a plus important ? Fait-elle en nous montrant l'étendue des dégâts autours de nous.
Elijah et moi observons les lieux. Des cadavres de Vampires et d'Humains jonchent le sol recouvert de sang. Certains sont même suspendus aux murs ou pendent lamentablement au-dessus de la balustrade en fer forgé. L'escalier, lui, n'est plus qu'un tas de décombres. Une poussière grisâtre nous entoure et une odeur de sang flotte dans les airs. Nous nous reprenons aussitôt, Rebekah retire ses mains de nos torses tout en rajustant les bretelles de sa nuisette blanche tachée de sang.
- J'aime mieux ça ! Bon, il faut qu'on s'organise… Souffle-t-elle. Toi ! Appel-t-elle un Vampire, qui s'avance aussitôt vers elle. Rassembles-les prisonniers et conduis-les aux cellules du sous-sol. On les interrogera plus tard quand leurs corps auront éliminé la Verveine. Toi ! Se tourne-t-elle vers un autre laissant le premier rassembler les prisonniers. Rassembles, nos blessés qu'ils puissent cicatriser tranquillement. Toi ! Continue-t-elle vers un autre. Prends quelqu'un avec toi et occupez-vous de nos morts et des leurs ! Quant à nous…
- Je m'occupe d'elle ! La coupe Elijah en pointant un doigt vers le Docteur Hopkins.
- Si tu veux… Souffle-t-elle, en haussant les épaules.
Elijah s'avance aussitôt vers la rouquine qui attendait bien sagement. Rebekah me lance un coup de coude dans les côtes. Je sursaute la regardant noir, elle fronce les sourcils et me montre notre frère d'un mouvement du menton. Je soupire d'exaspération, je sais que je n'avais pas à parler à Elijah ainsi mais ce n'est pas mon genre d'aller lui présenter des excuses. Je sens le regard courroucé de Rebekah sur moi.
- Elijah !
Mon frère se stoppe dans sa progression, tenant toujours la femme par le bras. Il se tourne vers moi attendant la suite. J'ouvre la bouche, incapable de prononcer les paroles que Rebekah et lui attendent de moi. Elijah mêle son regard au mien et esquisse un léger sourire comprenant ce que je n'arrive pas à prononcer mais que je pense au plus profond de moi. Il acquiesce d'un mouvement de tête les yeux pétillants avant de se tourner et d'accompagner notre prisonnière.
- Oh les garçons… Soupire Rebekah les yeux pleins d'étoiles.
Je fronce les sourcils, inquiet par l'état mental de ma sœur. Je m'avance et suis Elijah, m'étant ainsi le plus possible de distancer entre ma sœur et moi.
POV – Lucy :
- Vous avez besoin d'être deux pour moi. Dis-je mais personne ne me répond. Oh ! Je vois… Vas-tu me torturer toi-même ou laisseras-tu ton frère sans charger, pour que mon corps élimine plus rapidement la Verveine ?
- Si tu me connaissais, tu saurais que je ne suis pas ce genre d'homme. Répond Elijah sans poser ses yeux sur moi.
- Tu disais la même chose hier soir et pourtant ça ne t'a pas empêché de coucher avec moi.
Elijah s'arrête brusquement, me tournant vers lui avec violence, nos yeux se mêlent et mon corps frémit malgré moi au contact du sien.
- Ne fais pas celle qui sait tout de moi ! S'emporte-t-il. Tu ne sais strictement rien…
Je détourne les yeux son énervement est légitime mais je n'aime pas qu'il me regarde comme une ennemi. Klaus baisse les yeux se sentant certainement de trop. Il s'écarte de quelques pas en direction de l'amas de débris qu'était, il y a encore quelques heures, l'escalier.
- Regardes-moi ! M'ordonne Elijah. Ça t'a servi à quoi de t'amuser avec moi, hein ?
- Parce que c'est ce que tu penses de moi ? Tu crois que j'ai fait exprès de coucher avec toi ? Tu crois que j'avais tout prémédité ?
- Oui ! Répond-t-il froidement.
- Je ne suis pas comme ça !
- C'est ce que tu disais hier soir ! Rétorque-t-il aussi sèchement qu'une porte qui claque.
Je suffoque choquée par ses paroles. Je ne pensais pas pouvoir être autant blessé par de simples mots mais pourquoi suis-je si étonnée ? Il n'est qu'un Vampire ! Comment pourrait-il agir autrement qu'en monstre car c'est ce qu'il est après tout ?... Et j'ai couché avec ce monstre, il n'y a qu'à moi que ce genre de truc arrive !
- Vous allez la fermer ! S'écrie soudainement Klaus.
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James Newton Howard – Rue's Farewell Score 2,01 min
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Elijah et moi tournons des yeux lançant des éclairs vers lui mais il s'en moque et se concentre sur l'amas de débris. Plus aucun bruit ne résonne dans la maison, nous restons tous attentif. Klaus ferme les yeux lorsqu'un gémissement retentit. Nous comprenons tous en même temps qu'une personne est coincée sous les décombres. Klaus commence à soulever les gravas aidé par Elijah qui me lâche alors. Une main, celle d'une femme, apparaît sous nos yeux ébahis. Klaus déloge un bras, puis une épaule pour enfin découvrir le visage de cette personne : Ophélie.
Un silence assourdissant s'abat sur la maison. Chacun et chacune s'arrêtent de bouger, choqué par la découverte des deux Originels. Je vois alors des Vampires s'approcher du corps de la jeune femme, l'entourant d'attention, retirant avec douceur les briques et les morceaux de bois la recouvrant. Mes yeux s'embuent malgré moi, je ne pensais pas assister à une telle preuve d'amour et de respect de la part de Vampire envers une simple Humaine.
Son corps est totalement découvert et j'aperçois alors Klaus à genoux près de la jeune femme, lui tenant la main dans la sienne et lui caressant le visage. Une barre métallique la traverse de part en part mais aucune trace de sang ne s'écoule de la plaie. Je fronce les sourcils, inquiète.
- Ça va aller mon Ange. Je vais arranger ça. Déclare l'Hybride pour la rassurer.
- Nik… murmure-t-elle à bout de force.
- Chut… Souffle-t-il. Gardes tes forces, tu vas en avoir besoin pour guérir.
Une larme perle sur la joue de la jeune femme. Klaus pose sa main sur la tige de fer et s'apprête à la retirer tout en plongeant son regard dans celui d'Ophélie.
- NON !
Je m'avance en poussant les Vampires qui les entourent et pose ma main sur celle de Klaus.
- Tu vas la tuer si tu fais ça.
Il me repousse violemment, des mains m'attrapent alors et me hissent sur mes pieds, m'entraînant alors vers les cellules.
- Elle ne perd pas de sang pour le moment mais si tu retires la barre de fer, elle mourra d'une hémorragie, c'est certain !
Je crie pour qu'il m'écoute tout en étant entraînée par des Vampires vers le sous-sol.
- Niklaus… Écoutes-là après tout elle est médecin. Déclare Elijah.
Je me débats et parviens à casser deux nez, écraser des pieds et me hisser sur les épaules de mes geôliers pour revenir jusqu'à la jeune femme couchée au sol. Klaus hésite et finalement me demande de m'expliquer.
- Il n'y a pas de marre de sang sous elle, ce qui veut dire que la barre de fer fait un point de compression et si point de compression il y a, ça veut dire qu'une artère est touchée… Dis-je précipitamment.
- Si je retire la barre de fer… Commence-t-il.
- Je me viderais de mon sang et je mourrais. Termine Ophélie.
Klaus ouvre la bouche, ses yeux s'affolent il est totalement perdu ne sachant pas quoi faire pour sauver la femme qu'il aime.
- Mon sang ? Finit-il par dire.
- Ton sang ne la cicatrisera pas assez vite, pas pour une blessure aussi importante. Dis-je malheureuse.
- Alors comment je peux la sauver ! Hurle-t-il.
Ophélie lève difficilement la main vers son visage et caresse sa joue pour le calmer. Klaus ferme les yeux savourant la douceur de son geste. Je cherche autour de moi, ce qui pourrait m'être utile à lui porter les premiers secours. J'aperçois le Hummer, je sais qu'il y a dedans la mallette de premier secours. Je me lève pour aller la chercher mais les Vampires s'interposent. Je me tourne vers Elijah et commence à lui expliquer ce dont j'ai besoin. Il flash jusqu'au véhicule et me rapporte la mallette en quelques secondes.
Je m'agenouille près d'Ophélie, ses yeux et ceux de l'Hybride ne se quittent pas. Klaus caresse ses cheveux, une larme perle sur sa joue. Un véritable amour les unis, ils n'ont pas besoin de parler. Leur amour se ressent même pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais cru en l'amour véritable. Je sors une aiguille et un cathéter. Je m'approche de Klaus et avance l'aiguille en direction du plis de son coude. Il le recule aussitôt me foudroyant du regard.
- J'ai une idée pour la sauver. Je ne sais pas si ça va marcher mais c'est la seule que l'on ait. Dis-je d'un ton ferme.
Klaus me tend à nouveau le bras. J'enfonce l'aiguille dans sa chair et clampe aussitôt pour que son sang ne s'écoule pas inutilement. Je fouille à nouveau dans la mallette et sors une petite boite contenant des seringues. J'en tends une à Elijah.
- Qu'est-ce que c'est ? Me demande-t-il en la prenant dans ses mains frôlant la mienne inconsciemment.
Je frissonne mais me ressaisie, j'ai une vie à sauver.
- C'est de l'adrénaline. Quand je te le dirais, je veux que tu lui enfonces cette seringue dans le cœur, c'est compris ?
Il acquiesce d'un mouvement de tête affirmatif et se place juste au-dessus de la tête d'Ophélie. La jeune femme sert la main de Klaus tellement fort que ses jointures en deviennent blanche.
- Tout va bien se passer. La rassure Klaus.
- J'ai peur des aiguilles. Déclare-t-elle le visage crispé.
Klaus pouffe de rire et se penche plus près encore de son visage.
- Tu as peur des aiguilles ? Toi l'aide-soignante ? Plaisante-t-il la faisant rire avant de suffoqué de douleur et de cracher du sang.
- Il ne faut plus tarder ! Dis-je en appelant l'un de mes kidnappeurs.
Le grand blond à l'allure athlétique s'avance alors vers nous. Je lui indique où se placer, il m'obéît sans discuter malgré son regard froid. Je n'y prête pas attention et sort le défibrillateur. Ophélie m'observe alors, elle comprend ce que je m'apprête à faire et d'un seul regard je comprends à mon tour ce qu'elle a l'intention de faire. J'acquiesce à sa requête continuant de préparer le matériel nécessaire en espérant pouvoir la sauver.
POV – Ophélie :
Le Docteur Hopkins continue de préparer le matériel médical susceptible de me sauver mais je ne me fais guère d'illusion, mon état est bien trop grave. Je tourne mon visage vers celui de Nik, il observe chacun des moindres gestes du médecin tout en serrant ma main dans la sienne alors que je sens l'autre posée sur mon ventre.
- Nik…
Il tourne aussitôt les yeux vers moi. Je lui souris mais mon sourire doit plus ressembler à une grimace vu la douleur qui me tiraille le ventre.
- Nik, il faut que tu saches…
- Tu me diras ça après d'accord ? Pour le moment, garde tes forces ! Déclare-t-il précipitamment.
- Je ne pourrais peut-être pas le faire après…
- Tais-toi ! M'ordonne-t-il. Tu te trompes, tu vas t'en sortir. Dit-il sa voix partant dans les aigus.
Je caresse sa main, j'aimerais tant caresser son visage mais je n'ai déjà plus la force de la lever.
- Je t'aime. Dis-je dans un souffle une larme perlant sur mon visage.
- Non ! Ne dis pas ça ! S'emporte-t-il les larmes ruisselantes sur son visage.
- Tu devais le savoir… C'est important !
- Important pour quoi ? Hein ? M'interroge-t-il en faisant signe au Docteur de commencer.
- Pour toi… Tu devais savoir que quelqu'un t'a aimé pour ce que tu es dans ton cœur et non pour ce que tu montres aux autres.
Nik m'observe en silence avant de baisser rapidement son visage vers le mien. Ses lèvres se posent sur les miennes. Sa langue se fraie un chemin dans ma bouche pour aller caresser la mienne. Mes mains parviennent à caresser son visage. Nos larmes se mêlent, je ne veux pas le quitter.
- Ça va bien se passer… Dis-je pour le rassurer.
Son front se pose délicatement contre le mien et ensemble, nous signalons au Docteur de commencer. Elle explique les dernières étapes de la marche à suivre alors que Nik et moi profitons de nos derniers instants ensembles. Je caresse sa nuque, les yeux fermés, savourant le contact de sa peau contre la mienne.
Le docteur Hopkins ouvre alors mon ventre sans anesthésie je retiens un cri de douleur en embrassant le front de Nik. Il me laisse lui broyer la main sans dire un mot alors que je sens celle du médecin s'insinuer dans ma chair. Je ne peux retenir plus longtemps mes cris de douleur. Je me débats de toutes mes dernières forces afin de retirer sa main de mon ventre.
- Maintenez-là ! Leur ordonne-t-elle.
Des mains me maintiennent fermement me plaquant contre le sol. J'hurle à plein poumon ne pouvant faire autre chose. Sa main continue son chemin jusqu'à trouver ce qu'elle cherche.
- Je l'ai ! S'écrie-t-elle…
Des gouttes de transpiration perlent sur mon front. Je n'ai même plus la force de crier, mon souffle se fait court, j'ai chaud, je me sens tomber, mes yeux roulent vers l'arrière. Tout devient noir tout d'un coup, je n'entends plus que les hurlements de Nik.
- OPHELIE ! NON ! OPHELIE…
POV – Rebekah :
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Christophe Beck – Sacrifice [Alternate Version] 2,02 min,
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Je suis restée là, paralysée, incapable de faire le moindre geste durant tout le temps où mes frères s'afféraient à tenter de sauver Ophélie. Je les regarde sans les voir, n'arrivant pas à croire qu'elle nous avait quittés. Le docteur Hopkins continue de s'acharner mais elle est partie. Des larmes coulent le long de mon visage, mon cœur me fait mal, je suis moi-même perdu tout comme Nik. Notre vie, notre famille tout vient de s'écrouler.
Une boule d'angoisse me serre la gorge. J'observe tout autour de moi mais tout ce que je vois me semble au ralentit comme si j'étais au milieu d'un cauchemar mais que j'allais finir par me réveiller. Des pleures attirent mon attention, je sors petit à petit de ma léthargie. Mon cœur de mère reconnait les pleures de ma fille. Je saute d'un bond jusqu'au premier étage et m'avance dans la chambre de Nik. Les enfants sont allongés dans leur lit parapluie, je fronce les sourcils en m'approchant d'eux.
Mon regard est alors attiré par une forme couchée sur le sol. Je tourne les yeux et découvre Oliver le visage ensanglanté. Je me précipite vers lui, posant sa tête sur mes genoux. Je tremble de tout mon être, des larmes ravages mon visage, je n'arrive pas à me concentrer pour écouter son cœur battre.
- S'il te plaît, pas toi ! Je t'en prie ! Ne me quitte pas ! Dis-je en pleurant.
Je me mords le poignet et pose la plaie contre ses lèvres. Il n'esquisse aucun mouvement. Il ne boit pas mon sang. Je pleure à chaude larme, levant le visage vers le ciel en attendant un geste, une aide divine mais rien ne se passe.
- Oliver…
Je laisse tomber ma tête sur son torse et sanglote. Une main réconfortante se pose sur mon dos. Je me redresse brutalement n'ayant pas entendu la personne entrée. Je regarde autour de moi mais je ne vois rien. Il n'y a que les enfants et moi. Je fronce les sourcils dans l'incompréhension.
Je sens un mouvement sous mes mains, je pose mon regard sur Oliver, ses plaies sont en train de cicatriser miraculeusement. Je le regarde progressivement guérir sous mes yeux, entouré d'une lumière orangée. Je ne comprends pas ce qui lui arrive, ni comment cela est possible mais je me réjouis de le voir à nouveau en vie et entier. Je pose mes lèvres sur les siennes, il ne répond pas à mon baisé encore inconscient mais j'entends son cœur battre et je vois sa cage thoracique se surélevé à chaque nouvelle inspiration. Un sourire s'étale sur mon visage en le contemplant.
POV – Extérieur :
Une lumière dorée accueille chaleureusement Ophélie. Celle-ci marche tout doucement sur un sol cotonneux, en tournant sur elle-même afin de ne pas en perdre une miette. Elle continue d'avancer vers cette lumière dorée sans appréhension.
- Bonjour petit-sœur. Déclare une voix derrière elle.
Ophélie se retourne aussitôt et se retrouve face à face avec un jeune homme brun aux cheveux courts et à la haute stature. Son visage est affable et porte une jolie fossette à son menton.
- Qui êtes-vous ? L'interroge-t-elle.
- Oh… Il y a des questions plus importantes que ça, crois-moi. Dit-il en s'asseyant sur un fauteuil qu'Ophélie n'avait pas remarqué.
- Ah ! Et quelles questions ?
L'homme soupire et se frotte le menton avant de s'avancer sur le rebord de son siège tout en posant ses coudes sur ses genoux.
- Je ne sais pas quelques choses comme : « Où suis-je ? », « Que m'est-il arrivé ? »… Par exemple. Dit-il en se réinstallant confortablement.
- Parfait ! Soupire la jeune femme. Où suis-je ? Que m'est-il arrivé ? Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que vous me voulez ?
L'homme sourit devant la témérité d'Ophélie. Il tend une main l'invitant à s'assoir dans un fauteuil qu'il fait apparaître devant les yeux ébahis de la jeune femme.
- Alors tu es dans l'entre deux monde… Commence-t-il devant l'air ahuris de la jeune femme, il s'explique. Ici c'est l'endroit où les Humains, comme toi, attendent de savoir s'ils vont retourner vivre leur vie ou bien mourir…
- Et se diriger vers la lumière ? L'interroge Ophélie.
- Houai… Enfin la lumière ce n'est pas pour tout le monde. Rétorque l'homme.
- Donc je ne suis pas complètement morte ? Continue Ophélie.
- Non, tu ne l'es pas et tu ne vas pas mourir. Répond l'homme toujours assis.
- Mais alors qu'est-ce que je fais ici ? Lui demande la jeune femme ne comprenant pas sa présence dans un tel endroit.
- Laisses leur le temps de te sauver, dis-donc. Tu étais sacrément blessée donc il faut un peu de temps pour que le sang de Klaus te guérisse.
- Le sang de Klaus n'aurait pas eu le temps de me guérir. Rétorque-t-elle.
- En effet mais tu avais un super docteur qui a relié la veine de Nik directement à ta plaie. En plus de ça, Elijah t'a injecté de l'adrénaline au moment où tu as perdu connaissance. Ulrick lui n'avait plus qu'à retirer la barre de métal qui te transperçait. Lui explique l'homme.
Ophélie n'a pas écouté un traitre mot de ce qu'il lui a expliqué et est resté focalisé sur le « Nik » prononcé par cet inconnu.
- Il y a deux questions auxquels vous n'avez toujours pas répondu. Lui rappelle-t-elle gentiment.
- Je sais que, tu te doutes de qui je suis, n'est-ce pas ?
- Vous êtes soit Kol soit Finn, je pense. C'est ça ?
L'homme se lève et commence à déambuler devant elle. Ophélie l'observe un sourcil levé.
- Vous êtes Kol ! Affirme-t-elle.
L'homme s'arrête brusquement, plongeant son regard dans celui d'Ophélie.
- En effet, Ethan est votre portrait craché. Déclare-t-elle en repensant à la naissant du petit bout de chou.
Kol esquisse un léger sourire devant la remarque de la jolie brune. Avant de se planter devant elle.
- Notre mère aurait voulu t'accueillir elle-même mais elle devait aider notre sœur a sauvé Oliver. Lui explique-t-il.
- Qu'est-ce qui est arrivé à Oliver ? S'enquit aussitôt Ophélie.
- Il a protégé sa fille et son neveu au péril de sa vie. Lui répond Kol.
- Mais ça va aller ? Insiste-t-elle.
- Il va s'en sortir, ne t'inquiètes pas… En revanche, mon frère Finn et moi-même avons voulu te remercier pour avoir rassemblé notre famille. Commence-t-il.
- Je ne vous savais pas si sensible ? S'étonne Ophélie se rappelant ce que Klaus lui avait dit des membres de leur famille.
- Avant non mais Nik a été le seul à me pleurer et puis… il a avoué que Finn et moi, on lui manquait. Tu ne peux même pas imaginer ce que ça nous a fait d'apprendre ça.
Ophélie sourit touché de voir tant d'amour non-dit dans les yeux de Kol. Elle dépose sa main sur la sienne les yeux pleins de larme. Kol se ressaisit aussitôt culpabilisant d'avoir montré tant de faiblesse.
- Bref, pour te remercier, on t'a concocté une rencontre qui devrait te plaire. Déclare-t-il mystérieux.
Ophélie fronce les sourcils mais accepte la main tendu de Kol. Tous deux s'avancent en direction de la lumière. La jeune femme ne se sent pas rassurer de s'en approcher autant sachant ce que Kol vient de lui révéler. Celui-ci la sent se contracter à mesure qu'ils avancent. Il passe alors un bras autour de ses épaules pour la rassurer avant de se stopper. Kol lui montre alors deux minuscules points avançant dans leur direction.
Ophélie plisse les yeux pour tenter d'apercevoir les deux personnes se dirigeant à leur rencontre. Une fois, à portée de vue, la jeune femme tourne des yeux surpris vers Kol, celui-ci acquiesce d'un signe de tête. Une larme perle sur la joue d'Ophélie qui reporte son attention vers les deux hommes avançant dans leur direction.
- Papa… Souffle-t-elle.
To be continued
Me revoilà ;)
Alors qu'en avez-vous pensé ? J'espère vraiment que ce chapitre vous a plu et vous a touché autant que moi lorsque je l'ai écris. Il me tarde de lire vos reviews. Bonne soirée à tous et à bientôt. Bisous.
Lilihammer56
