Chapitre 14 : La petite fugue
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.
Note de l'auteur : Tout d'abord désolé, je ne pensais pas que je mettrai tant de temps à poster ce chapitre (Je sais que Tiffanny s'impatientait). Pourtant, il ne s'agit pas d'une coupure d'internet ou d'une panne d'ordi (on croise les doigts), ni le syndrome de la feuille blanche qui a frappé (je sais très bien ou je vais) ni encore moins le manque d'envie de poster (j'essaye de terminer ce que j'entreprends ou je ne le fais pas du tout) mais j'ai eu un mal de chien à me décider du moment ou terminer ce chapitre et j'ai fait écrit plusieurs versions à différents endroits et voici la (encore longue) version retenue par mes bons soins. Une question avant que je me posais : qu'est-ce qui vous a décidé à cliquer sur ma fiction plutôt qu'une autre ? Vous pouvez expliquez ?
Désolé aussi pour cette longue note, bonne lecture à vous, j'attends comme toujours vos commentaires.
Résumé : Mots-clés : Action, émotion et jalousie. Les choses que l'on prévoit ne se passent pas du tout tel qu'on le souhaiterait toujours. Un peu plus d'actions et de drames sont les bienvenus. Un nouveau personnage auparavant mentionné va faire son entrée (depuis le temps que je mourrai d'envie de vous le faire connaître) et ce chapitre contient également une scène d'amour qui est peu explicite. Sur ses paroles, je vais encore une fois vous souhaitez très bonne lecture.
Southampton, comté de Hampshire, Angleterre, le 20 Mars 1911
La Manche- Océan Atlantique, 20 Mars 1911-23 Mars 1911
Le Havre, Normandie, 23 Mars 1911
Paris, commune de Paris, France, le 24 Mars 1911
La nuit avait été très sereine sur le Hampshire anglais même Rose Dewitt Bukater s'était sentie complètement à l'aise alors qu'elle n'était pas sûre de reconnaître l'endroit où elle se trouvait actuellement. La chambre était modeste et le bruit des pas de ses voisins de chambrées se levant pour aller travailler l'avait réveillé plus tôt qu'elle aurait du être mais cela lui importait peu.
Elle ouvrit le vieux rideau beige sur la fenêtre de toit de la chambre pour y laisser passer la clarté de la nuit tombante qui éteignait avec elle les étoiles. De toute manière, elle devait se levait tôt pour pouvoir embarquer sur « L'Aurore du Bel de Jour » alors que déjà paraissait l'aurore toute bleutée et rosée à la fois pour célébrer cette nouvelle journée qui arrivait sur terre.
La porte était légèrement entrouverte et Jack la passa allégrement, tout sourire.
-Vous avez bien dormi ? demanda t'il simplement en souriant, d'une humeur chaleureuse et toujours égal à lui-même. Elle hocha la tête, acquiesçant, à sa badine question.
Elle lui sourit et s'approcha de lui et l'embrassa, incrédule et avec tendresse, ce qui le fit sourire encore plus. Désormais, elle se sentait bien avec lui et lui avec elle. Ils éclatèrent de rire tout les deux ensemble :
-Eh bien Eh bien Eh bien fit doucement Rose pour elle-même, ces mots faisant échos à ce qu'elle avait dit en découvrant les dessins de Jack pour la première fois.
-Je crois que je n'ai plus besoin de partir la taquina t'il, nonchalant.
-Je crois que je n'ai pas envie que vous partiez lui confia t'elle, se l'avouant enfin à elle-même.
-Préparez vous vite, nous devons être au port pour embarquer dans précisément vingt minutes lui rappela t'il sur un ton légèrement plus concerné et certes un peu insistant car il ne voulait pas être en retard.
Après s'être débarbouillés et prit le petit déjeuner avec de rapides toasts brûlés avalés sur le pouce, il fut temps de partir et de quitter les lieux.
Elle avait prit son manteau rose pâle dont les contours et le col étaient faits de broderies noires et était vêtue de sa robe en nylon ambrée, blanche aux voilures violettes virevoltantes, cousue avec une ceinture rose cousue à même du bustier beige qui complétait l'attire.
Main dans la main, sans même s'en rendre compte, les deux amoureux posaient également leur tête contre celle de l'autre tout en déambulant lentement sur les quais de Southampton
L'air de rien, se baladant ainsi, ils avaient l'air mal assortis mais ils ne s'en soucient guère, tout juste si ils percevaient les fines gouttes de pluie qui s'amoncelaient, tombantes sur leurs visages en forme de perles fines. Le temps était nuageux mais on devinait aisément les rayons du soleil transperçant au loin les noirs cumulus. De toute façon, peu leur importait tant qu'ils restaient ensemble. Tout n'était rien quand il s'agissait d'être de jeunes amoureux épris de liberté et qu'il était permis de se donner des bisous sans se soucier des regards extérieurs. Rose continuait à marcher la tête posait maintenant contre celle de Jack qui enroulait celle de sa dulcinée jusqu'aux épaules à l'aide de son long manteau gris-vert pour qu'elle soit complètement protégée.
Les deux jeunes gens se trouvaient à présent devant l'embarcadère qui menait à « L'Aurore du Bel de Jour ». Soudain, le front de Rose se plissa tant que son regard s'assombrissait. Alors qu'ils faisaient la queue pour prendre le bateau, l'homme au devant d'eux de trois rangs dans la file, attira son attention. Plus ses sourcils se fronçaient, plus elle était sure et certaine qu'il s'agissait du domestique que Cal avait engagé pour la « fête » de leur retour à Southampton. Elle su qu'elle ne se trompait pas en observant de plus près les trait de soin visage fin et tiré, marqué de cirage. Il ne fallait absolument sous aucuns prétextes qu'il la reconnaisse.
-Jack, cet homme travaille pour Cal murmura t'elle faiblement toute paniquée à son endroit.
-Il va embarquer sur ce bateau constata le jeune homme.
-C'est affreux Jack, si on est sur le même bateau, il nous trouvera surement.
Un marin s'occupant de l'embarcation des passagers à bord se trouvait près d'eux main n'entendait rien aux murmures de Jack et Rose en plein palabre.
Jack finit par lui demander :
-Il y a-t-il un autre bateau qui quitte Southampton pour Calais ?
-Pas pour Calais non, celui-ci est le seul. Mais il y a « La petite fugue » qui quitte Southampton pour le port du Havre dans trois heures.
Jack et Rose se regardèrent alors, chacun demandant silencieusement à l'autre qu'elle était la meilleure solution.
-Nous allons au Havre finalement. Peut' on changer les billets de suite ?
-Comme vous voulez monsieur ! fit l'homme en échangeant les deux billets pour Calais contre ceux pour le Havre. Et ils quittèrent la file avec leurs maigres bagages à leurs mains.
Du coup, Jack et Rose avaient beaucoup de temps devant eux, mais peu de moyens pour l'apprécier que plus et Rose aurait presque aimé cela, ils auraient l'ultime possibilité de flâner dans sa ville natale. Ils retournèrent jusqu'à la jetée ou ils s'assirent côte à côte, Rose laissant à Jack tout loisir de dessiner les passants qu'il observait et scrutant avec attention, pour l'intérêt supérieur de l'art, bien évidemment.
Posait la tête sur l'épaule de jack semblait devenir la nouvelle activité favorite de Rose et ce dernier le permettait de bonne grâce. Il laissait les longs cheveux bouclés de sa bien aimée, emportés par le vent venir lui caresser ses joues qui s'empourpraient.
Soudain, les yeux de Rose devinrent plus grands qu'un œuf prés à éclore et voyant le même homme que le passager de tantôt sur l'embarcadère. Et ce dernier arrêtait un autre passant afin de lui demandait son chemin, celui qui menait aux entrepôts Dewitt Bukater.
Ils se tournèrent chacun du côté de l'autre et de connivence, décidèrent immédiatement de le suivre pour voir ce qui se tramait. Quelque chose ne tournait pas en rond et ils devaient éclaircir cela, de plus les entrepôts n'étaient qu'à une dizaine de minute à pied et cela valait donc le coup de jeter un œil. Sans plus attendre, ils laissèrent leur équipage à la bagagerie mise à dispositions des voyageurs et partirent vers le siège de Bukater Ship. Ils savaient que séjournant à Londres pour le début de la grande saison mondaine, Cal n'y serait pas et il n'y avait donc rien à craindre de sa part pour l'instant en tout cas. Pourtant, Rose c'était déjà trompée sur cela aussi. Mais qui ne tentait rien, n'avait rien pas vrai ?
Ils prirent donc l'homme, piéton comme eux, en filature. Se gardant de se rapprocher trop de lui pour ne pas se faire remarquer (leurs tenues étaient risquées et ne s'y prêtaient que trop bien), ils parvinrent tout de même à ne pas perdre sa trace et ils arrivèrent devant les imposants bâtiments de feu l'Amiral Lord Henry Dewitt Bukater.
Jack, attentif, caché à l'angle du mur de briques écoutait la conversation entre l'homme mystère et le portier.
-Je suis chargé de prendre une lettre pour Monsieur Cal Hockley, président par intérim de la Bukater Ship compagny fit t'il.
-Bien, vous pouvez entrer monsieur.
Rose, toujours tout prêt de Jack, connaissait les lieux depuis sa petite enfance. En silence, elle indiqua en pointant du doigt à son compagnon qu'elle savait ou se trouvait la porte de service.
Il comprit sans peine et la suivit dans le grand local de l'anciennement florissante entreprise.
Le couloir qui menait au bureau du président était vide et ils y pénétrèrent, des voix sortaient du bureau et elles ne tombaient pas dans l'oreille de deux sourds : On parlait visiblement d'elle.
-Monsieur Hockley est lancé avec ses hommes à la recherche de sa fiancée qui a décidé de repartir dans son pensionnat sur un coup de tête. Si jamais quelqu'un la voit, il est prié de l'en avertir immédiatement. Il craint qu'elle ne réussisse pas toute seule et qu'il lui arrive malheur.
-Je vois monsieur. Et qui s'occupe de l'affaire ?
-Les jumeaux Harbick. L'un a déjà embarqué sur «L'aurore du Bel de jour » et l'autre va vite arriver pour venir chercher la lettre d'Hockley. Donc Myriam, merci d'aller me chercher la lettre pour Monsieur Hockley qui arrive de Londres demain.
-J'y vais monsieur Hans.
La Myriam en question fit vite l'allée retour et apporta une grande enveloppe sur le bureau de Monsieur Hans.
Le destin semblait être encore et toujours de leur côté, alors qu'ils attendaient ce qui leur sembla de longues minutes pour pouvoir agir, Monsieur Hans sortit à son tour du bureau sans que le jumeau Harbick se soit présenté. Pourtant Jack et Rose savait qu'il ne devait pas se trouver bien loin car ils l'avaient suivis depuis la jetée.
Incognito, ils s'y glissèrent et prirent la fameuse enveloppe marron auparavant soigneusement apposée sur le bureau avant de détaler en courant sans demander leur reste.
Dans la cage d'escalier, alors que Jack et Rose s'esclaffaient comme des enfants, deux gardes les surprirent.
-Oh Merde ! Viens ! fit Jack prenant Rose par la main pour mieux l'entrainer dans la course poursuite qu'ils entamaient bien malgré eux. En descendant les escaliers, ils tombèrent dans une joyeuse incrédulité en voyant Le Harbick qu'ils avaient suivis en train d'embrasser passionnément la secrétaire Myriam. Ceci expliquait son retard et était une vraie aubaine pour eux. Ils se précipitèrent à perdre haleine jusqu'au bas fond de l'usine ou travaillaient les ouvriers de la Bukater Ship Compagny.
-Vous ne pouvez pas restez ici vous deux, c'est bien trop dangereux s'exclama un maître d'œuvre plus que surpris par les deux jeunes personnes qui semblaient débarqués de nulle part.
-Ne vous faîtes pas de souci pour nous. Vous faîtes du bon boulot, continuez.
Et les tourtereaux s'esclaffaient de plus belle.
Le bruit des marteaux qui construisaient les pièces des bateaux résonnait à plein régime et Jack et Rose durent faire une pause dans leur course effrénée, aussi bien pour reprendre leur souffle que pour se boucher les oreilles en grand danger d'être endommagées en ces lieux :
Ils pouffaient, ensemble, tous les deux, tout sourire.
-Et maintenant ? Questionna Rose qui était presque obligée d'hurler.
-Quoi ? répliqua Jack qui n'entendait pas dans le vacarme des machines.
-J'ai dit : Et maintenant ? certifia Rose de plus belle en articulant autant qu'elle le pouvait.
Jack la contemplait avec les yeux de la dévotion alors que l'épaisse fumée marrons les salissait tout les deux, il prit très fort sa main et approcha Rose de lui et ne put résister à l'envie irrésistible et pressante de l'embrasser. Il se pencha doucement vers elle, hésita un instant et enfin se saisit de ses lèvres brièvement mais avec vigueur. La mine de Rose se fit tout d'abord interrogatrice mais elle avait aimé la saveur de ce baiser sucré, à son tour elle approcha du visage de Jack et lui rendit son baiser avec timidité mais sans hésitation. Enfin, ils trouvèrent un rythme commun et s'embrassèrent longtemps dans la fumée des cheminées qui cachaient leurs deux visages entremêlés qui bougeaient à l'unisson du désir de l'autre. Bientôt, Jack descendit jusqu'à son cou alors qu'elle baissait sa tête pour qu'il s'en empare encore de son cou. Ils étaient complètement recouvraient par la fumée qui finissait d'éloigner de potentiels regards curieux en cet instant qui n'appartenaient qu'à eux. Rose frissonna comme si quelque chose l'empêchait de profitait de cet instant. Elle réalisait qu'elle avait peur. Il fallait qu'elle sorte, pour reprendre son souffle et respirer :
-Jack, il faut qu'on parte. Je ne me sens pas à l'aise.
-D'accord, c'est comme tu le veux répondit' il quand même un peu étonné. Et où est la sortie ?
Il y a une porte de sortie derrière ce couloir poussiéreux, tu vois ?
Jack hocha la tête et prit immédiatement la direction indiquée.
Ils entrapercevaient la lumière extérieure et venait d'intercepter la lettre que Cal voulait.
Pas à pas et main dans la main, ils regagnèrent l'embarcadère ou ils embarquèrent sur « La petite fugue » à l'heure convenue et sans aucun autre contre temps ou déconvenue.
Le bateau n'était pas le plus luxueux mais cela leur convenait, d'autant que personne ne semblait prêtait une attention particulière à ce jeune couple d'amoureux idéaliste comme il en existait sans doute par centaines bien que chaque amour soit unique, c'était en tout cas là ce que ressentaient Jack et Rose. A la proue du bateau, ils criaient qu'ils étaient les maîtres du monde et que rien ne les arrêteraient désormais.
Durant ce premier jour de traversée de la Manche, tout ce passait comme sur un nuage.
Les deux amoureux restaient sur le pont à contempler la mer qui les amenait au loin.
Se collant nez contre nez et profitant tout simplement de la compagnie de l'autre, ils contemplaient le coucher du soleil dont ils apprenaient à prendre les pleines mesures de son éclat et de sa beauté. Le soir, ils regardaient les étoiles faîtes pour eux de pleines de promesses d'un avenir qu'ils commençaient à envisager ensemble et qu'ils voulaient radieux avant de regagner leur modeste cabine ou étaient placés deux lits simples.
Pourtant le soir, Rose se mit à pleurer abondement sans qu'elle ne puisse rien y faire.
-Je me suis endormie et j'ai fait des cauchemars. Voila tout.
-Tu peux m'en parler si tu veux tu sais lui répondit' il le plus sérieusement du monde.
Elle secoua la tête, Jack la prendrait pour une moins que rien et elle ne voulait surtout pas de cela.
-Jack, tu veux bien dormir avec moi comme hier au pub ? Implora-t-elle presque en échange.
-Bien sur, si tu veux.
Et Rose appréciait la sérénité et l'apaisement que cela lui apportait, tandis que Jack se serrait dans un lit prévu seulement pour une personne.
Le lendemain matin, 21 Mars 1911, malgré le coup de blues de Rose, la nuit dernière, ils appréciaient encore toute la quiétude et la paix de la traversée vraiment sans surprise et qui se déroulait comme il était prévu. Ils voguaient à l'image du bateau, à l'air libre et à la vue et au su de tous. Le vent soufflait à plein poumons faisant monter la ceinture de Rose jusqu'à ses cheveux en tourbillonnants au loin vers l'horizon.
Jusque dans l'après midi couchant ou ils étaient sur le pont supérieur :
-Jack, est-ce que tu crois qu'il y ait eu d'autre train en provenance de Londres depuis que je suis revenue ?
-Surement, oui. Opina-t-il du chef. Pourquoi cette question ?
-Je ne sais pas. Un mauvais pressentiment.
-Peut être celui qui vous dit que vôtre fiancé a envoyé son homme de main par le train de nuit peut être princesse. Je vous tiens, vous et vôtre petit dessinateur misérable. Je vous tiens !
L'homme au chapeau melon et au costume aussi gris que ses cheveux leur souriait sardoniquement, prenant même soin d'ôter le galurin en signe de déférence.
-OH Merde ! Cours Rose, Cours !
Voila que cela recommençait. Ne méritaient' ils donc pas d'être laissés tranquilles à la fin ?
Renversant, le plateau d'un steward devenus aussi rouge d'une écrevisse, ce qui eut le don de les rendre à nouveau hilares.
Mais Lovejoy pointait à nouveau le bout de son nez ainsi qu'un revolver ce qui n'était ni à négliger, ni à prendre à la légère.
-Plutôt dur à cuire pour un valet e gars là, il ressemble plus à un flic.
-Je crois qu'il l'a été.
L'ascenseur qui allait jusqu'au pont inférieur se présenta à leur vu au bon moment et fut le très bienvenue. Ils y prirent place juste avant que Lovejoy ne les rattrape. Alors que la grille se refermait à son nez et à sa barbe, emportant les amoureux loin de leur poursuivant, Rose laissa éclatait un digitus impudicus qui résumait tout à fait ce qu'elle pensait de l'homme en question.
Ils descendirent ainsi rapidement jusqu'à la cale de la petite fugue, jusqu'à en perdre tout à fait sa trace et l'éviter.
-Voyez vous ce que nous avons là s'exclama Jack, admiratif de la toute nouvelle voiture Renault devant brillant de milles chromes qui semblait l'appeler.
Le jeune homme de Chippewa Falls avait toujours voulu passer son permis de conduire les automobiles et c'était juré de la faire dés qu'il aurait mis un peu d'argent de côté avec ses dessins.
Il invita Rose dont il avait saisi la main à monter sur la banquette arrière en ouvrant la porte comme tout gentleman se devait de la faire.
Il s'installa devant le volant et prit un malin plaisir d'enfant à' utiliser le klaxon de manière intempestive. Tant pis pour les rats de la cale et leur sieste !
- Où allons-nous mademoiselle ?
Rose, passée derrière donc, éclatait de rire et le tira par la taille pour qui la rejoigne :
-Dans les étoiles ! Lui susurra-t-elle, un rien séductrice en démoniaque tentatrice.
Instinctivement, ils se serrèrent très fort l'un contre l'autre, s'embrassèrent langoureusement et passionnément. Rose commença à jouer avec ses doigts, le profond de son cœur lui faisait savoir qu'elle ne craignait rien avec lui et qu'elle pouvait s'abandonner dans ses bras sans craintes, l'autre partie plus rationnelle d'elle-même lui disait que chat échaudé craint l'eau froide et qu'elle ne devait pas chercher à nouveau ce qui l'avait déjà perdue.
Jack la regardait avec tant d'amour qu'elle se sentait hypnotisée par ses grands yeux bleus :
-Tu es nerveuse ? demanda t'il en écho, aussi doucement qu'une berceuse.
Rose décida de laisser parler son cœur :
-Non ! répondit' elle sur le même ton au mode tout aussi doux.
Elle embrassait ses doigts un par un et il la dévorait des yeux la regardant avec attention pour que soit graver chacun de ses gestes à jamais dans sa mémoire. Il devinait ce qui arriverait après et il se dit que si c'était vraiment ce qu'elle voulait, il le voulait aussi mais que ma fois, foi de Jack Dawson, c'était bel et bien lui le plus nerveux des deux.
- Poses tes mains sur moi Jack dit' elle en faisant éclater le cœur du jeune homme
Ce fut elle encore qui guida sa main à sa poitrine alors qu'elle se laissait embrasser et qui la fit descendre lentement sur la banquette pour qu'il s'abandonne enfin à leur passion.
Les vêtements avaient disparus et la température était montée d'un cran la buée collait aux vitres de l'automobile et on pouvait voir la main de Rose se projeta sur l'une d'elle avec une force que Rose ne soupçonnait pas d'exister. Dedans l'automobile, le jeune couple était à présent recouvert uniquement du manteau de jacket ils étaient couchés l'un contre l'autre.
-Tu trembles ? S'inquiéta Rose, sans aucune autre raison que celle de l'amour.
-T'en fais pas pour moi, je vais très bien lui affirma un Jack, plein de sueur, qui reprenait sa respiration, confiant et éperdu pour sa demoiselle. Ainsi rassurée, elle lui fit poser sa tête contre sa poitrine et savoura l'instant.
-J'entends ton cœur battre constat Jack, ému que Rose aurait jamais voulu relâche pour revire à jamais cet instant.
Un bruit se fit entendre, on venait les chercher jusqu'ici, ils en étaient surs. Vite, ils s'en allèrent pour regagner le petit pont inférieur et le rire qu'il échangeait ensemble leur allait bien :
-Tu as vu la tête qu'il faisait ? Pouffa Jack, irrésistible.
Rose approuva, le « Je vous tiens » du gardien alors qu'il ouvrait la porte de la voiture vide était réellement pathétique mais tellement vengeur et drolatique. Elle avait quelque chose de plus solennel à dire :
-A l'arrivée du bateau, je m'enfuirai avec toi.
-Mais c'est de la folie !
-Je sais, c'est pour ca que j'y crois.
Ils redoublèrent dans l'échange de baisers avant de regagner à nouveau leur cabine.
-Qu'est ce qu'on fait maintenant pour Lovejoy ?
-Il ne peut rien faire tant qu'on reste ici pas vrai fit Jack aussi à l'intention de Rose que pour lui.
-Oui mais on va terriblement s'ennuyé si on est obligé de rester ici.
-Ou alors, peut être pas lui souriait t'il avec candeur.
Et elle lui envoya un oreiller en tissu en pleine figure pour seule réponse...et un grand fou rire.
Comme la veille au soir, ils dormirent dans le lit sans qu'ils eurent besoin de plus malgré ce qui c'était passé dans la Renault. Jack embrassa Rose sur la joue et la serra fort, elle viendrait à lui si elle le désirait alors qu'elle apprenait grâce à lui petit à petit à retrouver confiance aux hommes et en elle. Mais cela Jack l'ignorait encore.
Le lendemain, avant dernier jour de voyage, Lovejoy poussa tout de même le vis jusqu'à faire venir le capitaine d'armes dans la cabine de Rose et Jack et ceux-ci duret s'expliquer sur les raisons de leur voyage.
Ils inventèrent un conte abracadabrantesque qui voyait Jack être un étudiant des beaux arts dont la mécène se trouvait être la Princesse Dewitt Bukater qu'il conduisait à son pensionnat en échange de sa royale pose pour ses portraits. Spicer Lovejoy, tout ancien de la société secrète de Princeton qu'il était, n'eut d'autre choix que de céder quand un télégramme arriva qui confirma l'inscription de Rose Dewitt Bukater à Hautes Dames pour ce dernier trimestre. Rose ne savait pas ce qu'elle deviendrait après cela.
Tard la nuit, Jack dormait profondément et Rose regardait à travers le petit hublot que leur cabine possédait, les étoiles brillaient dans le ciel tandis que les vagues berçaient le navire en toute sécurité, une étoile filante se distinguaient dans l'infini des cieux, encore une âme montant au paradis, comme vœu elle choisit de faire celui du bonheur quoi qu'il lui en coûta.
-Pourquoi était' il après moi Jack ? Je pensais vraiment qu'il me laisserait tranquille jusqu'à juin.
Jack eut alors une illumination :
-Ils ont su que nous nous sommes introduits aux entrepôts et que tu es en possession de la lettre.
-Je ne l'ai pas encore ouverte.
-Fais le vite lui conseilla Jack.
Elle alla chercher l'intriguant papier dans la poche de son manteau et arracha ensuite vite l'enveloppe camphrée pour en extraire le contenu.
C'était des documents provenant d'une police d'assurance, assurant le « Cœur de l'Océan » pour plusieurs millions de dollars et une reconnaissance de dettes de la part d'Hockley signée au casino de Monte Carlo.
-Des choses comme ça doivent être de la routine pour vous les aristos s'enquérait Jack, perplexe.
-Pourtant je n'y comprends rien fut contrainte d'avouer Rose.
-Nous aviserons plus tard décida Jack poussant ses doutes de côtés.
-Tu veux bien me rendre un service Rose demanda t'il encore.
-Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
-Tenir la pose que celle que je fais faire prendre aux filles, j'aurais déjà les bons angles de dessin dans ma tête et je ne perdrai pas un temps fou à décider des meilleurs profils de chacune.
-Je veux bien Jack.
C'était déjà le matin de leur dernière journée en mer et on était déjà entré dans l'Océan Atlantique la nuit dernière. On serait au port du Havre en milieu d'après midi, ce vingt trois Mars 1911 au matin, Rose avait revêtu une simple robe de chambre satinée matinée beige, choisie dans sa fugue à la sauvette et posait pour Jack.
-Tu y es Rose, pose ta main plus écarté voila comme ça approuvait' il, dirigeant les opérations d'une main de maître.
-Ces filles, que porteront' elles pendant ces séances ?
Les joues de Jack s'empourprèrent :
-Rien du tout avoua t'il.
Elle s'en était doutée mais pas planifiée sa réaction totalement imprévisible et irrationnelle.
-Jack, tu ne peux pas faire ça.
Le premier reflex de Jack fut de se moquer et de répondre par l'humour :
-Aurais-je une princesse jalouse sur mon dos ?
-Non, mais j'aimerai que tes modèles aient quelque chose sur le leur.
-Moi je crois que c'est à l'artiste de décider de ce qui doit dessiner ou non.
- Ah bien sur et tu te fiches bien que ce soit dégradant ou pas.
La bouche de Jack s'estomaqua :
-Dégradant ? Ce n'est pas ce que tu me disais quand tu as vu mes dessins sur la jetée.
L'argument la prit de cours, elle ne savait que dire.
-C'était avant que je réalise que ce n'était pas bien persiffla t'elle avant de vouloir immédiatement demander pardon Jack mais sa fierté la retenait.
Ce fut sur cette brouille que Jack et Rose descendirent du navire, contents que ce voyage soit fini et visiblement avec la mine des mauvais jours.
Jack s'était résolu à emmener cette « tête de pioche » jusqu'à bon port quand même mais attendait des excuses de sa part. Des excuses qu'elles réfutaient estimant qu'elle n'avait pas à s'excuser d'avoir laisser parler ses craintes. Et Jack ne comprenait rien à ce que ca signifiait.
Après une journée du 23 Mars sans se parler, ils atteignirent enfin la capitale Française en toute fin de soirée Il était convenu d'avance que Rose passerait la nuit à Montmartre, qui était là où Jack se rendait et y resterait jusqu'au vingt cinq qui sonnerait pour elle après cette longue parenthèse la reprise de sa vie de pensionnaire à Hautes Dames qui se trouvait quant à lui dans le quartier Latin.
-Qu'est-ce qu'on fait maintenant Jack alors qu'ils venaient d'arriver devant une petite maison en brique rose de la rue Nervins.
Cette endroit lui était nerveusement familier et elle ce demandait ce qui allait lui arriver ensuite.
Toute à sa fureur intérieure, elle n'entendit pas le bruit de béquilles en bois battant les pavés du quartier des artistes et qui arrivait à grand fracas derrière elle.
Jack, lui, non seulement entendait mais voyait, et ce n'était pas une inconnue :
-Bonsoooir Jeune Donzelle appuya la femme avec délectation et ravissement en voyant Rose qui sursauta aussitôt, prise au dépourvue.
Elle aimait la compagnie et se montrait curieuse de chacun des visiteurs.
Elle alla même jusqu'à posé ses béquilles sur le trottoir pour applaudir des deux mains et célébrer la nouvelle venue qui était pour elle une belle surprise.
Rose observa plus finement et plus attentivement son interlocutrice.
-D'où viens-tu ? Comment t'appelles-tu ? Il me semble qu'on sait déjà vu ! Tu es nouvelle ? Je suis Olivia !
Elle portait une jupe marron écrémée comme le petit lait de campagne, un bustier noir et un châle rouge, l'essentiel de ses longs cheveux raides étaient de jais mais elle avait coloré certaines de ses mèches en couleur aussi excentrique que le bleue, le blanc, le violet et le rouge. Enfin, elle portait de très larges boucles d'oreilles rondes en bronze. Son grand sourire quand elle l'accueillit laissa entrevoir des dents impeccables. Elle n'avait qu'une jambe et se déplaçait sur des béquilles en bois qui l'appuyaient solidement. Elle était la prostituée unijambiste du dessin de Jack sauf qu'elle ne lui ressemblait étrangement pas du tout. Ce n'était pas normal pour un si bon dessinateur de la trempe de Jack Dawson.
Rose s'apprêtait à improviser une réponse en français quand Jack le fit pour elle.
-Rose va rester ici pour cette nuit ici d'accord. Elle est attendue demain ailleurs.
Olivia ne sembla remarquer Jack que pourtant elle connaissait bien, qu'à cet instant.
-Jack, mon trop mignon. Pourquoi tu es parti ? Tu m'as manqué tu sais ?
Elle se jeta à son coup le couvant de baiser de son front jusqu'à ses joues ce qui fit tiquait Rose.
-Vous m'avez manqué aussi mademoiselle Olivia Guichard.
-Eh oui c'est mon nom s'exclama-t-elle très fière. Avant de revenir à Rose.
-Elle peut rester, elle a l'air d'être gentille. Ca ne dérangera pas Martha.
Rose approuva avec une certaine peine et peur.
-Dis Jack, c'est mon jour de repos. Tu veux me redessiner ! Tout de suite ! Elle disait cela comme si elle venait d'avoir la plus lumineuse des idées.
Rose venait aussi d'en avoir une qui ne s'apparentait pas à celle d'Olivia.
Ils allaient entrés dans une maison close et l'embarras et la honte la saisirent, après tout, elle était une altesse royale et n'avait dans une bonne marche du monde, nullement sa place dans un tel lieu.
-Jack, c'est…
-Je ne t'ai jamais promis un palace Rose fit' il mécontent.
Avant de s'adresser à l'occupante des lieux.
-Je peux te dessiner, je ne suis pas fatigué.
Et les trois ensembles, ils rentrèrent dans le bâtiment, Rose étant la plus effrayée des trois.
Elle allait se perdre dans les grands couloirs colorés mais Olivia lui montra le bon chemin :
-A droite, c'est pour le personnel et les invités. A gauche c'est les salons ou nous recevons nos clients précisa t'elle sur un ton comparable à celui d'un de professeur de science.
Jack s'assura que Rose soit bien installée dans cette petite pièce qu'un lit de camp avait été monté puis dit à Rose de rester là tandis qu'il allait dessiner Olivia.
Rose ne pipa mot afin de marquer sa désapprobation.
Trois heures du matin et Rose avait réussie quand même à dormir un peu mais en était présentement empêchée par d'obscures pensées qui l'embrouillaient
Piquée de curiosité (se trouvait dans ce genre d'endroit n'arrivait pas tout les jours), malgré les menaces de Jack, elle décida d'aller voir ce qui se passait ailleurs que dans cette chambrette
A pas de loup, elle fit le tour des lieux :
Dans les salons, des hommes plus ou moins vieux attendaient en galante compagnie leur tour pour monter dans les chambres d'où on entendait des cris de voluptés qu'essayait de couvrir une musique d'ambiance. Les lustres de cristaux à taille démesurés éclairaient la pièce et elle vit que Jack n'y était pas alors qu'elle souhaitait faire amende honorable de sa conduite.
-Tu viens faire un tour ma jolie dit un homme d'environs une quarantaine d'années.
Rose s'enfuit sans demander son reste vers le couloir de droite.
Elle entendit un rire qui provenait de la troisième porte à droite.
-Mon minot, tu es trop drôle. Pas d'erreur possible, il s'agissait de la voix d'Olivia.
-Concentre toi lui fit Jack qui riait avec elle.
-Et- donc, c'est comme cela que tu as embrassé Olivia. C'est comme ca que tu m'as embrassé. Visiblement, Jack s'amusait bien avec Olivia qui n'en finissait plus de rire.
-Oui ! confirma t'il hilare lui aussi.
Rose n'avait pas besoin d'en savoir ni d'en entendre plus.
Elle repartit dans sa chambre dévorée par le monstre de la jalousie.
Fin de ce chapitre : Le prochain va s'appeler : « Quelques vérités nues ».
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