Bonjour à tous !
Cette petite fic touche à sa fin, la boucle est bouclée, l'histoire d'Alea est terminée. Même si elle était un peu Mary-Sue-esque, c'était tout de même mon premier personnage original et elle aura toujours une petite place spéciale :)
(Et je me sens mieux maintenant qu'il y a moins de trous dans l'histoire de Godchild.)
A la prochaine !
Jikan no Hikage – Alea
Épilogue
Hayato se réveilla en sursaut. Le cœur battant à tout rompre, il tourna la tête – et n'était-ce pas merveilleux de pouvoir à nouveau bouger sans éprouver l'horrible sensation d'aiguille plantées dans son crâne ? – pour s'assurer que son frère était toujours là, dans le lit d'hôpital à côté du sien. Il poussa un soupir de soulagement en constatant qu'Haruto n'avais pas disparu ; son frère dormait d'un sommeil agité, les sourcils froncés.
Le jeune homme sortit les jambes de son lit et se leva avec précaution. Cela faisait deux mois qu'Haruto et lui était à l'hôpital de Konoha, et ils avaient encore une longue période de guérison devant eux avant de pouvoir reprendre leur vie là où ils l'avaient laissé. Si l'on peut vraiment retrouver une vie normale après ça…
Le retour des deux frères avait fait du bruit à Konoha. Dès qu'ils avaient retrouvés un peu de forces, ils avaient tous les deux fait un rapport sur leur emprisonnement, devant quelques membres du gouvernement. Ils avaient détaillés tous ce qu'ils avaient pu de leur horrible séjour entre les mains de Shiori.
Quelques membres du Conseil du clan Alea s'étaient montrés très intéressés par les sondes crâniennes de Shiori, qui leur avaient permis d'invoquer des visions comme à l'âge d'or du Kekkei Genkai de leur clan. Fort heureusement, les matriarches du clan avait formellement interdit de lancer des recherches sur le sujet.
Les jumeaux s'étaient bien gardés de révéler qu'ils avaient gardé leur capacité à invoquer des visions claires, même après le retrait des sondes. Les plus assoiffés de pouvoirs seraient capables d'instaurer ces instruments de torture comme un rite de passage obligatoire pour tous les jeunes ninjas du clan, s'ils savaient que les effets étaient permanents.
C'était un secret que les jumeaux emporteraient dans leur tombe.
La seule autre chose qu'ils n'avaient pas mentionnée était le rôle d'Ekitai. Ils avaient donné leur parole à Alea, après tout. Savoir qu'un démon télépathe et son Réceptacle courraient librement dans la nature avec derrière eux un culte composé de leurs anciens tortionnaires n'était pas ce qu'il y avait de plus rassurant, mais Hayato et Haruto avaient tenu parole.
Pour autant que Konoha était concernée, certains de leurs ravisseurs avaient eu une crise de conscience en constatant leur traitement ignoble et s'étaient retournés contre Shiori avant de les libérer. Un jour, Ekitai le démon viendrait à Konoha pour tenter de séduire l'une de leurs nombreuses cousines, et les jumeaux le tiendraient à l'œil – tout en profitant bien du spectacle : après tout, les femmes du clan Alea étaient connues pour avoir hérité du tempérament enflammé des fondatrices du clan.
Voyant qu'Haruto s'agitait de plus en plus, Hayato s'assit sur le bord de son lit et lui secoua doucement l'épaule pour le réveiller.
Il y avait une rangée de petites cicatrices circulaires sur le front d'Haruto, à présent. Heureusement qu'Hayato avait les même, car le clan Alea était spécialisé dans les attaques groupées, et garder une apparence aussi identique que possible tout en utilisant des bunshins était essentiels à leur style de combat.
Non pas qu'ils soient aptes à retourner au combat pour l'instant.
- « Hayato ! » s'écria Haruto, se redressant brusquement. « Attention, Shiori va – »
- « Tu faisais juste un cauchemar. Tout va bien. »
- « Oh. »
Le silence tomba sur la petite chambre d'hôpital. Il faisait encore nuit, mais Hayato savait que ni son frère ni lui ne parviendraient à se rendormir pour l'instant.
- « Parfois, je me demande comment ça s'est terminé. » murmura Haruto.
- « Comment quoi s'est terminé ? »
- « Nos ancêtres, Alea et Kakashi. Nous avons vu leur vie, leur histoire, mais pas la fin. »
Hayato haussa les épaules.
- « J'imagine que leur histoire s'est terminé comme toutes les autres histoires. Ils ont vieilli et ils sont morts il y a longtemps. »
- « Mais tu n'es pas curieux ? » insista Haruto. « Pas même un tout petit peu ? »
Le jeune shinobi hésita. D'un certain côté, il devait bien admettre qu'il était curieux. Malgré l'horreur de la situation, il avait vu tellement de moments de la vie de ses ancêtres qu'il avait l'impression de les connaître. De les avoir accompagnés. Evidemment qu'il se demandait comment s'était terminée leur histoire.
Mais d'un autre côté, Haruto et lui avaient vu des moments intimes, qui auraient peut-être dû rester privés. Par respects pour leurs aïeux, ne devraient-ils pas plutôt les laisser reposer en paix ?
- « Est-ce qu'ils voudraient que l'on regarde leurs vies comme ça ? » songea-t-il à voix haute.
- « On pourrait peut-être demander à Alea-la-démone » proposa Haruto. « Enfin, à son écho dans la dimension du temps. »
Hayato hésita encore un peu, puis posa ses mains dans celles de son frère.
- « Jikan no Hikage » dirent-t-il d'une seule voix.
De retour dans la dimension du temps, au-dessus des flammes chatoyantes de tous les possibles, les deux frères retrouvèrent la présence intangible de la démone. Elle les environna avec bienveillance, comme si elle les avait attendus.
- « Je pense que vous tenez cette curiosité de mon Réceptacle » fit sa voix désincarnée, teintée d'humour. « Je peux vous montrer la fin de sa vie, si vous le désirez, mais cela ne veut pas forcément dire que c'est la fin de son histoire. »
- « Comment ça ? »
Les flammes disparurent et la vision commença à prendre forme. Juste avant que la dimension du temps ne s'estompe, cependant, Alea-la-démone ajouta, dans un murmure :
- « Tant que notre clan perdurera, son histoire et la mienne ne seront jamais terminées. »
Le contact frais du verre d'eau contre mon front était une véritable bénédiction.
Un raclement de gorge me rappela à l'ordre. Étouffant un grognement, je posai les cachets sur ma langue et vidai le verre d'un trait, avant de le plaquer à nouveau sur mon front. Il restait encore un petit peu de fraîcheur, autant en profiter.
- « Voilà, j'ai tout avalé » ronchonnai-je en posant sur Ren un regard courroucé. « Contente ? »
- « Immensément » répliqua cette dernière en griffonnant sur un bloc-notes. « Préviens-mois dès que le mal de tête commence à s'atténuer, et n'oublie pas de me le dire si tu as des vertiges ou des fourmillements dans les doigts. J'ai réfléchi à un nouveau traitement et – »
- « Ren » interrompis-je, tout en posant le verre sur la table de nuit. « Tu as hérité de mes yeux. Tu sais, tu as vu qu'il n'y a pas de traitement. »
Ma fille leva les yeux au ciel et replongea le nez dans le ses notes.
Ce n'était pas la première fois que je le lui répétais, et ce n'était pas non plus la première fois qu'elle m'ignorait royalement. Je savais que je n'aurais jamais dû la laisser devenir l'apprentie de Sakura, ça ne l'avait rendue que plus bornée.
- « Je ne vais pas abandonner » insista-t-elle. « Papa est d'accord avec moi, tu sais ? »
Ce fut à mon tour de rouler des yeux agacés.
- « Tu sais très bien qu'il suffit que tu lui lances un regard de chien battu pour que ton père soit d'accord avec toi. Ça ne rate jamais. »
Evidemment, elle ne nia même pas. Toujours une petite chipie, même à l'âge adulte.
- « Qu'est-ce que je vais dire à Papa ? » murmura-t-elle. « À Minato et Obito, et à mes sœurs ? Je ne peux pas leur dire que je t'ai laissée partir sans rien faire. »
Avec un soupir, je posai ma main – parcheminée prématurément, je n'avais que cinquante-deux ans tout de même, et oh ! Qu'est-ce j'aurais donné pour avoir l'apparence d'une éternelle jeunesse de Tsunade – sur la sienne.
Alea-la-démone et moi avions été les seules à ne pas avoir été surprises lorsque mon état de santé s'était brusquement détérioré, ces derniers mois. Après tout, mon corps était un clone reproducteur fabriqué par Orochimaru. Il ne pouvait pas durer éternellement.
Et quelle utilité un clone reproducteur pouvait-il avoir, une fois qu'il était ménopausé ?
Bien sûr qu'Orochimaru avait placé une date limite : pourquoi s'enquiquiner à se débarrasser d'un clone devenu inutile quand on pouvait simplement le faire cesser de fonctionner tout seul ?
C'était assez logique et je l'avais accepté, ayant déjà vécu plus du double de mon espérance de vie originelle. J'avais passé tellement de temps à m'inquiéter de ma date limite d'expiration, dans ma jeunesse…
- « Tu vas leur dire que tu as traité mes symptômes pour me permettre de vivre mes derniers jours confortablement. Et que je t'en suis très reconnaissante. »
Ren me fixa de ses yeux gris, avec une expression obstinée qui était tellement Kakashi que je ne pus m'empêcher de rire. Elle se leva, visiblement irritée, et replaça quelques mèches rousses dans son chignon. Mes yeux se posèrent sur le petit sceau en forme de losange qui ornait son front et, comme à chaque fois que je le voyais, une bouffée de fierté m'envahis.
- « Ce n'est pas pour assez moi » affirma-t-elle. « Je dois retourner à l'hôpital, repose-toi bien. »
- « Il faudra bien que ça suffise » soufflai-je, une fois la porte refermée derrière elle.
Je laissai traîner mon regard dans la pièce, sur les cadres photo accrochés aux murs, retraçant l'enfance des jumeaux et des triplettes. Récemment, quelques photos des enfants d'Obito avaient été ajoutées ; sa compagne avait donné naissance à des jumeaux l'hiver dernier. Depuis lors, Minato, Yume, Aya et Ren se disputaient le titre de tonton et tatas les plus cools de Konoha, quand ils n'étaient pas en mission.
Une photo de Jiraiya, tenant ses cinq petits-enfants dans ses bras énormes avec un sourire éclatant aux lèvres, me fit un pincement au cœur. Lui non plus n'avait connu ses petits-enfants que lorsqu'ils étaient très jeunes, avant que l'âge et les trop nombreuses séquelles des combats de sa jeunesse ne finissent par le rattraper.
Une bibliothèque contenant l'œuvre complète de Jiraiya en Icha Icha, puis celle de Naruto.
Le symbole du clan Alea trônait fièrement sur une bannière rouge et noire. Oh, quelle histoire cela avait été, de trouver le symbole qui représenterait note clan ! Alea-la-démone et moi avions apporté le Kekkei Genkai et nous avions notre marque de Réceptacle, mais Kakashi et Itachi avaient tous les deux des racines dans deux clans différents. Combiner la marque d'Alea, l'éventail Uchiwa et la forme géométrique Hatake pour créer quelque chose de nouveau n'avait pas été facile.
J'avais offert à Sai une place comme membre honoraire du clan lorsqu'il était parvenu à dessiner un symbole qui n'était pas une énorme monstruosité. Lui qui n'avait jamais eu de famille, il portait à présent le rouge et noir du clan avec fierté, et mon prénom comme nom de famille. Sai Alea.
Sérieusement, je n'arriverai jamais à m'habituer à entendre mon prénom partout comme nom du clan.
- « Je viens de croiser Ren, qu'est-ce que tu lui as encore dit pour la mettre dans un état pareil ? » fit la voix de Kakashi, me faisant sursauter.
Il s'installa à mon chevet, sur la chaise où Ren se trouvait quelques minutes plus tôt. Le temps n'avait laissé que peu de marques sur son visage, si bien que je le soupçonnais parfois d'avoir secrètement copié la technique de Tsunade avec son Sharingan.
Je n'avais pas eu beaucoup de marques d'âge non plus, avant que mes traits ne deviennent creusés lors de l'apparence des premiers symptômes.
- « Juste la vérité » répondis-je du tac au tac. « Elle peut traiter mes symptômes, mais pas le reste. C'est difficile à accepter, je sais, mais tous les médic-nin rencontrent ce problème un jour ou l'autre. »
- « Généralement, ce n'est pas avec leur propre mère. »
- « Il faut dire que dans la majorité des cas » souris-je, « leur mère n'est pas une âme créée par un démon puis transférée dans un clone qui arrive à expiration. Mon cas est un peu spécial. »
- « Un peu, oui. »
Kakashi s'allongea à côté de moi dans le grand lit, et j'en profitai pour me pelotonner contre lui.
- « Je vais bientôt partir » soufflai-je dans son cou.
Il resserra son étreinte, et sa respiration se fit plus rapide.
- « Alea, je t'ai déjà perdue plusieurs fois. Je ne veux pas recommencer, je ne peux pas. »
- « Je sais, mais il le faut. »
Durant la semaine qui suivit, je fis mes adieux.
Les jours furent lourds en émotions, mais les choses reprendraient vite leur cours normal, je m'en doutais bien : nous vivions dans un monde violent, où chaque mission pouvait-être la dernière et quarante ans était déjà un âge très respectable. J'avais fait mon temps, et et le monde continuerait sans moi.
Le dernier soir, installée sur le canapé, je pris une profonde inspiration avant de vider tout l'air de mes poumons, lentement. Après avoir répété le processus plusieurs fois, je me sentis suffisamment sereine pour appeler Kakashi sans que ma voix ne se mette à trembler.
- « Viens t'asseoir près de moi, j'ai quelque chose à te montrer. »
Je fermai les yeux, la tête appuyée contre le dossier, attendant qu'il s'installe. J'attrapai ses mains à tâtons.
- « Qu'est-ce que tu veux me montrer ? »
J'envoyai un sourire dans sa direction.
- « Il est temps. »
Rassemblant mon chakra pour la première fois depuis plusieurs jours, j'ouvris les yeux noirs du Jikan et entraînai Kakashi dans mon Tsukuyomi personnel. Je ne lui donnai pas l'apparence d'un chambre de torture, ni d'une vallée paradisiaque, cette fois-ci, mais d'un endroit que seuls les détenteurs des yeux du Jikan connaissaient : la dimension de temps.
- « Alea, qu'est-ce que tu fais ?! » s'indigna mon époux. « Utiliser autant de chakra va te tuer ! »
Je ne pouvais pas l'emmener réellement dans la dimension du temps, pas sans l'emporter avec moi dans la mort. Même si l'idée était poétique à la manière d'une tragédie, je ne voulais pas priver nos enfants de leurs deux parents.
- « De toute manière, je ne verrai pas le matin. Mais ici je peux faire ça. »
Dans mon Tsukuyomi, j'étais jeune et en bonne santé, suffisamment pour l'étreindre et l'embrasser passionnément. Puis je lui pris la main et modifiai l'environnement du genjutsu, comme si je l'entraînais avec moi pour plonger dans les flammes du temps.
Ensemble, nous parcourûmes la forêt de Konoha durant la nuit de notre rencontre, riant de son accueil méfiant et de mes mots acides. Les moments défilèrent : nos missions de rang D, nos entraînements. Ma fuite, ses recherches.
Nos retrouvailles.
Les ennemis affrontés, la mort de Kakashi et sa résurrection. Mon amnésie, puis ma mémoire retrouvée, qui avait mené à la conception de nos premiers enfants.
- « Mais qu'est-ce que… Ce n'était pas des jumeaux à l'origine ? Comment… Oh, Alea-la-démone, je vais te tuer. »
Kakashi ne répondit pas, mais son rire en dit bien assez.
Nous reprîmes notre voyage, à travers une multitude de moments tristes et drôles qui avaient formé nos vies, sans jamais se lâcher la main.
Jusqu'au moment où mes forces commencèrent à décliner.
La dernière vision s'échappa, et je ramenai le genjutsu sur la dimension du temps. Flottant au-dessus des flammes, face à Kakashi, je lui adressai un dernier sourire. Une émotion intense brillait dans ses yeux.
- « C'était une belle aventure, n'est-ce pas ? » murmurai-je.
Une larme roula sur sa joue, et je m'empressai de l'essuyer, effleurant sa joue du bout des doigts.
- « Nous serons toujours là, toi et moi » ajoutai-je en désignant les flammes changeantes. « Nos enfants, leurs enfants, leurs petits-enfants… Ils pourront tous nous voir avec les yeux du Jikan, vivre notre histoire et apprendre à nous connaître. »
- « Mais tu ne seras pas réellement là, ce n'est qu'une vision du passé. »
- « C'est vrai, je ne serai pas là. Je pense que je vais aller m'installer auprès d'un feu de camps, et discuter avec quelqu'un que j'ai toujours voulu rencontrer, en t'attendant. Donc ne te presses pas trop pour me rejoindre, d'accord ? J'ai beaucoup de choses à lui raconter. »
Il referma ses bras autour de moi.
- « Promis ? » insistai-je contre son épaule.
- « Promis » souffla-t-il dans mon oreille.
Rassurée, je fermai les yeux et profitai de mes derniers instants avec lui. Quand le Tsukuyomi commença à vaciller, je me dégageai doucement de son étreinte et déposai un baiser sur ses lèvres.
- « Merci, pour tout. »
Puis je le poussai doucement hors du genjutsu, laissant le Tsukuyomi disparaître.
Utilisant mes toutes dernières forces, je rejoignis la véritable dimension du temps et me plongeai dans ses flammes. Je vis Kakashi fermer mes yeux et embrasser mon front, puis les fleurs qui seraient déposées sur ma tombe.
Je le vis tenir sa promesse et continuer à être là au fil des années, père, grand-père, et conseiller pour l'Hokage.
Quand vint le moment pour lui de s'éteindre, je me plaçai à côté de lui, ma main invisible sur la sienne, pour être avec lui tout comme il avait été avec moi.
Il entrouvrit les paupières, et nos regards se croisèrent. Il était temps de partir.
Ensemble.
De retour dans le présent, Hayato et Haruto clignèrent des paupières. L'utilisation de cette technique les avait épuisés, mais ils restèrent face à face dans le lit d'hôpital, pensifs.
- « Plus personne d'autre ne les verra, maintenant que nous sommes les seuls à pouvoir aller dans la dimension du temps » soupira Haruto.
Hayato ouvrit des yeux ronds.
- « Pas question d'utiliser les sondes sur d'autres personnes, pas même pour ça ! » s'indigna-t-il.
- « Non, bien sûr que non ! » protesta Haruto en levant les mains dans un geste conciliant, « C'est juste que… Ils vont être oubliés maintenant. »
Il soupira et baissa les yeux sur sa couverture, qu'il se mit à triturer nerveusement. Hayato se mordit la lèvre inférieure.
- « Nous pourrions peut-être écrire leur histoire ? Comme ça, ils ne seront pas oubliés, même si plus personne ne va dans la dimension du temps. »
- « Oh, bonne idée ! On commence demain, d'accord ? »
Hayato sourit, soulagé de voir son frère reprendre le sourire. Peut-être qu'un projet pourrait leur changer les idées et les aider à mettre derrière eux le laboratoire de Shiori.
- « D'accord. »
Même si la dimension du temps se retrouvait à jamais hors d'atteinte, l'histoire de leurs ancêtres ne serait jamais oubliée.
