Bonjour tout le monde ! Je remercie du fond du cœur tous mes lecteurs ! Merci pour les commentaires qui m'encourage à persister !

Sinon, je serais beaucoup moins présente dans les prochains jours, je viens de m'inscrire à un concours d'écriture très intense et si je veux grimper dans le classement il faut que je m'y consacre à 2000%, d'ailleurs si vous souhaitez me soutenir n'hésitez pas à me demander !

Merci mille fois et bonne lecture !


Chapitre 14 : Souvenirs.

Felicity fixait la baie vitrée depuis le pied de son lit où elle était assise en tailleur. Il pleuvait, l'eau dégoulinait sur les vitres, l'empêchant de distinguer autres choses que de simples illuminations.

D'habitude elle adorait la pluie mais aujourd'hui… elle se sentait juste oppressée. Elle rêvait juste du soleil brûlant du Nevada sur sa peau, de la morsure du soleil. Ici, elle ne faisait que frissonner.

Elle frotta ses bras d'un air perdue. Elle ne cessait d'avoir froid. Depuis hier soir, elle n'était pas parvenue à se réchauffer.

Elle avait l'impression de se noyer. De se perdre. Elle sentait son avenir s'effriter entre ses doigts. Partir en fumée.

Elle renifla et essuya les larmes qui maculaient ses joues. Il fallait qu'elle se reprenne. Elle voulait qu'il lui parle. Qu'il lui dise enfin ce qu'il lui cachait.

Bon, à vrai dire elle le savait déjà. Elle voulait seulement voir s'il aurait le courage de lui avouer ce qu'il dissimulait. Elle ne parvenait pas à croire qu'il l'avait mise à l'écart comme ça. Elle savait que Darhk était dangereux. Il avait tenté de les tuer assez souvent ces derniers temps mais elle ne le pensait pas capable de ça.

Alors, en l'attendant elle fixait l'eau qui glissait paresseusement le long de ses vitres, dessinant des volutes d'eau qui la distrayaient pendant quelques minutes avant que son esprit ne repartes à la dérive.

Elle poussa un long soupir et repoussa ses cheveux de son visage.

La nuit s'était installée depuis de longues heures lorsqu'elle l'entendit entrer. Elle ne bougea pas d'un cil, restant parfaitement immobile, dans le noir.

Il déposa ses clés sur le comptoir de la cuisine, retira ses chaussures et son manteau en silence avant de se figer :

- Tu es réveillée ? Qu'est-ce que tu fais dans le noir ?

Il s'approcha d'elle et se pencha pour l'embrasser mais elle l'esquiva. Il fronça les sourcils, et recula, blessé :

- Il y a un souci ?

- Où étais-tu ?

Sa voix était calme et douce, se mariant parfaitement à l'atmosphère sombre et nocturne. Oliver se raidit légèrement avant de reprendre contenance et de lui adresser un petit sourire qui n'atteignit néanmoins pas ses yeux :

- Ma belle, je te l'ai dit hier en partant, j'ai passé la nuit et la journée chez Thea, elle ne va pas très bien.

Felicity ne releva pas les yeux vers lui et observa de longues secondes de silence avant de pousser un long soupir :

- Je veux que tu fasses ton sac et que tu dégages de chez moi.

- Pardon ?

Oliver ne comprenait pas la réaction de sa compagne. Du moins il espérait ne pas la comprendre.

- Je sais où tu étais. Je voulais juste voir si tu me dirais finalement la vérité. J'ai eu ma réponse. Je veux que tu récupères toutes tes merdes et que tu sortes de ma vie, putain !

Oliver, les yeux écarquillés, ressemblait à un lapin prit dans les fards d'une voiture. Immobile, stupéfait et effrayé, il espérait de tout cœur qu'il ne s'agisse que d'un malentendu. Mais Felicity ne jurait jamais pour rien.

- Felicity…

La jeune femme sauta sur ses pieds pour se planter face à ses baies vitrées afin d'observer les lumières de la ville rendues floues par la pluie.

- Je sais pour William.

Oliver accusa le coup. Elle savait. Elle savait.

- S'il-te-plaît, ne rends pas les choses plus difficile et tires-toi.

- Laisse-moi une chance de t'expliquer.

- Tu aurais dû le faire il y a trois mois, lorsque tu as croisé la mère de ton fils dans ce foutu café ! Ou encore lorsque tu l'as rencontré pour la première fois ! ou…

Sa voix se brisa et elle fut incapable de poursuivre. Elle se sentait trahit. Abandonnée et trahit, comme si elle ne valait pas la peine. Comme si elle ne le supportait pas dans toutes ses décisions depuis des années, lui vouant une confiance aveugle.

- Je ne…

Elle se tourna vers lui, les yeux noirs de colère, le défiant de se trouver une excuse :

- Ne me dis pas que tu ne pouvais pas ! Ne me dis pas que sa mère te tenait avec ce fichu ultimatum ! Ne te caches pas derrière ça !

Oliver se passa une main tremblante sur le visage, de toutes évidences elle savait tout. Il ne pouvait pas lui mentir.

Il se rendit compte à cet instant de ce à quoi il pensait.

Il voulait lui mentir, encore. C'était devenu un automatisme. La facilité.

- Tu aurais pu me parler, reprit-elle dans un murmure qui lui déchira le cœur, je t'aurais aidé, je n'aurais rien dis et j'aurais compris…

Elle étouffa un sanglot et, pour ne pas lui montrer à quel point il venait de la blesser, elle lui tourna purement et simplement le dos. Dire qu'il s'était confié à Laurel mais pas à elle…

Il y a peu près deux ans de ça il parlait de fonder une famille et de se marier et maintenant il se confiait à son ex au propos de son fils caché.

La situation était risible.

- Je t'aime Felicity, je te jure que je voulais seulement te protéger. Et le protéger de Darhk.

Elle ne répondit rien, les yeux seulement fixés dans le vide. Elle ne voulait pas le voir pour le moment. Elle ne pouvait plus avoir confiance en lui.

Il s'approcha d'elle lorsqu'il constata le manque de réaction, pensant peut-être que ses paroles parviendraient à adoucir sa fureur. Lentement, doucement et avec le plus de tendresse possible, il posa une main réconfortante sur sa hanches.

Elle se retourna immédiatement pour lui asséner une gifle retentissante qui claqua dans le silence de l'appartement comme un coup de fouet et sembla figer le temps. Et marquer un terme définitif à leur relation.

La tête légèrement détournée de sa trajectoire à cause du coup, la joue chaude et le cœur battant la chamade il plongea ses yeux dans ceux, abyssale de l'informaticienne. Sa voix se fit plus tranchante que les bords acérés de ses flèches :

- Ne me touche plus. Ramasses tes merdes et casses-toi. Sors de ma vie. Définitivement.

Oliver eut l'impression de perdre pieds lorsqu'il remarqua les larmes qui bordait ses yeux. Il avait l'impression que son monde s'effondrait, qu'il était entrain de tout perdre. De la perdre.

Non.

Non.

Il toucha la bague qui trônait dans sa fichue poche depuis des mois et ferma très fort les yeux. Il avait fait une erreur, une monumentale erreur mais elle était Felicity. Sa Felicity, et, à force de patience et d'excuses, elle finirait par lui pardonner et ils formeraient une famille.

Son fils, sa femme et lui.

- Je m'en vais, pour l'instant. Je n'aurais de cesse de te présenter mes excuses. Encore et encore et encore, jusqu'à ce que tu les acceptes. Parce que je t'aime. Jusqu'à toujours. J'ai fais une erreur mais je saurais me faire pardonner. Je te le promet.

Malgré sa réaction précédente, il se pencha et posa ses lèvres sur sa joue, tendrement, amoureusement.

Puis il s'éloigna en se jurant qu'il n'y aurait jamais de fin entre eux.

C'était jusqu'à toujours.