Bonjour à toutes
Merci à toutes pour tous vos encouragements c'est vraiment exaltant et un moteur à l'écriture !
Comme promis le point de vue d'Edward. Je suis très insatisfaite de ce chapitre pour plusieurs raisons :
1 J'appréice moyennement les chapitres qui sont justes des autres points de vue sans qu'on avance dans l'histoire mais c'est un mal nécessaire pour comprendre Edward.
2 Il est très long l'équivalent d'au moins 4 chapitres habituels, c'est long à relire et traquer les fautes surtout que ce n'est pas mon fort.
3 Il est beaucoup moins limpide que les autres à mon gout.
Enfin! Après tout le monde sera à la même enseigne pour de nouvelles théories.
PatiewSnow : C'est vraiment frustrant de ne pas pouvoir te répondre, bon toutes tes réponses dans ce chapitre. Edward a vraiment fait la connaissance de Bella au nouvel an.
Emilie : oserais-je avouer que le nombre de reviews est proportionnel à la frustration ? Merci pour ton commentaire.
Sm33 : Merci je te laisse découvrir les réponses par toi-même dans ce chapitre.
Caroline : Merci, vos encouragements sont le moteur de ma motivation.
Laccro : merci
Chapitre 15 : La folie d'Edward.
Quand j'ai compris que Bella n'avait aucun doute sur mon identité une rage c'était prise de moi, toute la douceur que j'avais ressentie dans ses bras c'était envolée.
Comment pouvait-elle se jouer de moi, tout mon plan venait de partir en lambeau ! Alice ! Tout devient confus dans ma tête, j'avais complétement perdu le contrôle de mon corps, de la situation.
Sans réfléchir je sortis loin de cette chambre et d'elle. Elle représente tout ce qu'il y avait de plus nocif pour moi, elle était la tentation de la pire des espèces.
C'est seulement une fois arrivé au salon où une orgie faisait rage que je remarquais que j'étais encore nu.
Je décidais de ne pas prendre de risque et j'allais me plaquer contre un mur, espérant que le spectacle me sortirait de mes sombres pensées.
J'étais énervé, j'avais du mal à me calmer réellement.
Je m'en voulais de ressentir tout ça. Je lui en voulais à elle, de me faire ressentir ça.
Je secouais la tête cherchant à me concentrer sur la représentation qui s'offrait à moi. Mes yeux s'accrochèrent sur une chevelure brune et je sentis mon corps se crisper.
Rien que l'idée de voir Bella au milieu de tous ses corps me mettait dans une rage noire, comment avais-je pu me tromper à ce point.
Cette fille n'était rien qu'une pute. Elle ne cherchait qu'à se faire sauter par des célébrités.
Elle regrettait surement de ne pas faire partie de cette partouse.
Puis tout doucement mes pensées se mirent à repenser à la douceur de sa peau, la réaction de son corps complétement offert, me laissant jouer avec lui comme un chef d'orchestre. Elle avait été mienne dans une telle harmonie que sans m'en rendre compte j'étais redevenu complétement dur rien qu'en pensant à elle.
J'étais en plein rêve éveillé de cette diablesse qu'une voix qui me parut nasillarde vient me souffler à l'oreille :
-Tu as besoin d'aide mon beau.
Je regardais à qui appartenait cette voix : Tanya. C'était comme si elle était transparente, juste une pute de plus.
Je haussais les épaules et elle se laissa tomber à genou devant moi avant de prendre une bonne partie de mon sexe dans sa bouche tout en gémissant.
Elle s'activait toujours sur mon manche et je gardais les yeux dans le vague, je revoyais les images de Bella.
Putain fais chier ! Me fustigeais-je et je me forçais à regarder la blonde à mes genoux pour réaliser que n'importe quelle bouche pulpeuse pouvait me donner du plaisir, ces filles ne représentaient rien.
Je dévisageais Tanya ses lèvres coulissaient sur toute ma longueur, elle s'appliquait, mais pourquoi ne ressentais-je pas plus de choses ?
Alors mu d'une force inconnue je relevais les yeux pour tomber dans un océan chocolat qui me dévisageait incrédule.
Oh mon dieu ses yeux, je pourrais y passer des heures à m'y perdre.
Le plaisir se fit alors plus intense à mesure que je me perdais dans ses prunelles.
Je pris la tête face à moi pour m'y accrocher plus et m'enfoncer plus fort en elle, je voulais voir du plaisir dans ses yeux chocolats.
Très vite le plaisir m'envahit tel un raz de marée, mon corps se raidit, je rejetais ma tête en arrière tout en jouissant.
J'étais complétement haletant, je mis quelques secondes à reprendre mon souffle et c'est avec une certaine appréhension que je m'apprêtais à plonger de nouveau dans ses prunelles.
Quand j'ouvris les yeux, elle n'était plus là et je fus déçu d'entendre la voix de Tanya me ramener à la réalité :
-Mon beau que pourrais-je faire d'autre pour toi, dit-elle aguicheuse tout en exhibant sa fausse poitrine devant moi.
Je réprimais une grimace de dégout à la vue et de moi-même.
Je vérifiais que celle qui envahissait mon esprit n'était plus dans cette pièce, elle était toujours à moi pour la soirée, transporté d'un sentiment qui m'était inconnu je refusais qu'elle déambule dans le chalet. Chaque joueur pourrait alors profiter d'elle et cette pensée me mit en rage.
Je parcourais les pièces quand enfin j'entendis des voix dans un petit bureau isolé.
-… je ne peux pas te voler un baiser. Quoique il doit bien y avoir du gui quelques part dans cette foutue baraque.
C'était la voix de Jacob, j'arrivais à temps pour le voir tirer Bella à sa suite.
Je me figeais devant eux, je ne cherchais plus à cacher ma colère.
Je renvoyais Bella dans la chambre alors que Jacob protestait encore une fois.
Je lui rappelais alors les règles, tout comme lors de la répartition, il pesta.
-Profites en bien Cullen, me cracha-t-il car je te promets que si je la croise dehors, les règles tu pourras te les foutre où je pense.
J'étais prêt à lui foutre mon poing dans la gueule mais il était déjà parti.
Je parti donc moi aussi rapidement vers la chambre que nous avions occupés.
Bella était là, à peine entrée dans la pièce, elle sursauta à mon arrivée, je tentais de me calmer mais c'était peine perdue. Je n'arrivais plus à penser de manière cohérente entre mon envie d'elle toujours présente et intense mais aussi la colère de savoir ce qu'elle était au fond : une pute. Si je ne les avais pas surpris avec Jacob c'est clair qu'elle se serait donné également à lui et à tous ceux qui en auraient manifestés l'envie, tout ça pour élargir son tableau de chasse.
Je décidais alors d'assouvir mes deux pulsions, je la pris tout en lui disant le fond de ma pensée.
Comme à chaque fois que je me retrouvais au fond d'elle, je me sentais bien, comme à ma place et c'était ça qui m'énervait encore plus comment pouvais-je me sentir à ma place avec une fille de joie, une avant-gardiste, une opportuniste, une coureuse de dote. J'étais dégouté de moi, d'elle.
Après avoir joui, je me décalais d'elle, c'était comme si elle me brulait tellement le fait d'être en elle était puissant. La voir là par terre me ramena un peu à la réalité et je compris que j'avais en quelques sortes réussi mon plan initial et comme une prière, je lui crachais :
- J'espère que ça te passera à toi et à Alice l'envie d'expérimenter ce genre de soirée.
Je sortis alors de la pièce, je retrouvais James. Je voulais qu'elle comprenne clairement ce que signifiait ce genre de soirée, je voulais qu'elle comprenne que la seule chose qu'elle pouvait s'attendre c'est d'être traité pour ce qu'elle était une pute.
Je lui demandais de lui rajouter un gros bonus, inconsciemment j'espérais qu'avec cette argent, si c'était le cas, elle n'ait plus besoin de vendre son corps pour subvenir à ses besoins, c'était bête mais je voulais aussi qu'elle ne manque de rien et l'idée qu'un autre homme la touche me révulsait.
Je quittais alors rapidement le chalet complétement chamboulé. J'avais l'impression de devenir un peu fou.
Je vécu en autarcie quelques jours dans le confort de mon appartement, cherchant par tous les moyens de chasser de mes pensées Bella, je voulais reprendre pied, je voulais retrouver le contrôle de mes émotions.
J'avais en horreur ce que je ressentais, c'était incompréhensible pour moi, c'était inenvisageable que je puisse me laisser atteindre par une femme et de surcroit une fille de joie.
Le 4 janvier je réussis à m'extirper de mon chez moi, nous avions un match ce soir, je partis alors le matin à la salle de sport. Jamais de ma vie je m'étais autant défoulé, suant à grosses gouttes, me déchainant sur les appareils, laissant sortir toute ma frustration.
Je me vidais complétement et c'est serein, l'esprit vide et le corps fatigué que je rentrais chez moi.
J'avais juste le temps de prendre une bonne douche relaxante, me ressourcer un peu avant de partir au match.
A la sortie de la douche, j'étais concentré sur mon match et heureux de ne penser à rien d'autres.
Je remarquais alors que le répondeur clignotait.
« Edward, c'est maman, alors bon match pour ce soir et je te rappelle que ta sœur a du emménager aujourd'hui, ça serait gentil à toi d'aller lui faire un petit coucou si tu as le temps avant de partir. Joues bien mon grand, je t'embrasse. »
Je souris face à ses mots doux de ma mère, c'était toujours avec elle comme si j'avais encore 5 ans, mon sourire s'effaça alors quand je repensais à Alice.
Je ne l'avais pas vu depuis le jour de l'an. J'hésitais à descendre la voir et avoir une explication sur sa présence à cette soirée, je voulais qu'elle comprenne que ce n'était pas sa place, c'était une fille respectable elle.
Je grognais tellement de choses me revenaient en tête.
Je la secouais et je me refusais de penser plus en avant alors je me concentrais sur mes gestes, prenant mes affaires je parti d'un pas décidé saluer Alice, nous aurions notre conversation plus tard, j'allais juste lui souhaiter la bienvenue.
Alors que je sonnais à la porte de ma sœur, un peu impatient, je ne voulais pas prendre de retard, en réalité je crois que j'étais plus là pour faire plaisir à ma mère quand une voix qui n'était pas la sienne me figa.
La porte s'ouvrit sur elle.
Putain je me croyais en plein cauchemar, elle était là en petit débardeur blanc très moulant et un micro short, ne laissant pas grand doute de ses magnifiques courbes.
Je déglutis à cette vision. J'avais devant moi mon enfer personnel.
Quand elle prononça alors mon prénom, une rage s'empara de moi, elle ne pouvait pas être là, chez ma sœur à quelques étages de mon havre de paix. Non c'était pas possible et madame c'était installé et refusait de partir.
Je la plaquais alors contre le mur, j'oscillais entre la prendre la contre le mur tellement mon corps réagissait au sein et m'appelait ou encore la frapper de me faire vivre tout ça.
J'étais en colère contre elle d'être là, de me faire réagir comme ça. J'allais mieux depuis ce matin et là j'étais hors de contrôle.
Je la relâchais après lui avoir intimé de se tenir éloigné de moi, je ne supporterais pas de la voir régulièrement j'allais devenir fou. Elle était la pire des tentations, elle n'était pas digne de moi.
C'est complétement énervé que les gars me virent arriver au match, certains me charrièrent :
-Alors Cullen, tu n'as pas eu ton compte au nouvel an, tu as l'air d'une humeur massacrante, me lança Newton.
- Fermes là.
Il haussa les épaules et partit en s'esclaffant j'avais vraiment envie de lui éclater la gueule à cet enculé.
J'étais dans un état de nerf, je reportais toute ma frustration sur le match, me faisant sortir et tabassant les mecs de l'autre équipe à la moindre opportunité, j'étais pathétiques et tout ça à cause d'elle.
Je rentrais le soir encore énervé, je fis la seule chose qui me permettrait d'arrêter d'avoir mal à la tête et de m'embrouiller encore plus, je bus.
Je tombais alors endormi dans mes vapeurs d'alcool.
Je fus réveillé le lendemain matin euh non début d'après-midi par une voix stridente qui hurlait sur mon répondeur :
-Décroches Edward je sais que tu es là ! Edwaaaaaaaaaaaaaard, c'est ta sœur décroche ce foutu téléphone avant que je débarque.
Je me hissais, la voix était suffisamment gênante, je ne voulais en aucun cas me retrouver devant ma sœur.
-Oui, dis-je d'une voix rauque, la gorge complétement sèche.
-Je t'ai réveillé ?
-Oui
-Ah
Silence
-Que veux-tu Alice, j'aimerais dormir là.
Elle sembla hésiter un instant.
-Euh, en fait j'aurais voulu savoir si par hasard tu n'avais pas passé ton nouvel an avec Bella ?
Ça me surprit, de un qu'elle prenne des gants pour poser sa question, de deux elle n'était pas du tout sûr de la réponse, donc Bella ne lui avait effectivement rien dit, je ne sais pas si je devais en être soulagé ou agacé qu'elle n'ait pas fait fuir ma sœur de ce genre de soirée. Enfin surement qu'elle lui dirait de ne plus y aller sans donner de raison donc c'était pour le mieux.
Face à mon silence, elle reprit.
-Sais-tu alors avec qui elle a passé la soirée ? M'interrogea-t-elle encore.
-Pourquoi tu ne lui demandes pas ? L'interrogeais-je à mon tour surpris de faire preuve de tant de lucidité.
-Elle veut rien dire, mais c'est comme si…
Elle ne finit pas sa phrase.
Moi, j'étais complétement en attente de savoir comme si quoi ?
Elle hésita et se reprit
-Non rien laisse tomber. A plus.
Et elle raccrocha sans autre forme de cérémonie, je regardais le combiné surpris avant de le taper contre ma tête.
Putain, j'étais dans une putain de galère.
Je repartis au sport il n'y avait que ça pour me libérer, je surmenais mon corps ce qui épuisait mon esprit.
Mes pensées revenaient toujours à elle, je me demandais ce qu'elle faisait, c'était tellement frustrant de la savoir si proche et ne rien connaitre d'elle.
Je ne savais rien d'elle à part que son corps m'appelait comme aucun autre.
-Merde, fais chier ! Jurais-je alors que je courrais sur un tapis.
Certains me regardèrent bizarrement, je haussais les épaules tout en continuant mon défouloir physique.
Je pris alors la décision de faire appel un détective privé pour enquêter sur elle, j'avais besoin de savoir quelle croqueuse d'homme c'était, combien de pigeon elle avait déjà à son actif.
Je fus surpris de trouver, à mon retour, une petite enveloppe dans ma boite aux lettres, c'était une invitation pour la crémaillère d'Alice et elle. Je grognais en lisant le document faisant retourner sur moi un couple qui sortait de l'ascenseur, je ne leur portais pas plus attention et je montais chez moi.
Putain je regardais cette invitation et je virais fou qu'allais-je faire ? M'y rendre ? Mais si je n'arrivais pas à me maitriser face à elle ? Et Alice ?
Je repartis aussi sec faire un jogging, il fallait que j'évacue.
Je réussis à prendre une autre décision : je prendrai ma décision à la dernière minute, ma sœur ne m'en porterait pas rigueur elle me connaissait et savait comment je fonctionnais.
Les jours passèrent rapidement. J'avais fait appel à un détective et il devait me revenir dans plusieurs jours avec des informations. En attendant mes journées étaient peuplées de sport, je n'avais plus besoin d'en faire jusqu'à épuisement pour me la sortir de la tête mais ça ne restait que temporaire dès que je franchissais les portes de l'immeuble, j'avais la chair de poule de la savoir à quelques mètres de moi.
Je trouvais un petit mot dans ma boite aux lettres, je crus que c'était une erreur jusqu'à ce que je lise ses mots qui me compressèrent la poitrine.
« Je ne peux décemment pas être absente à ma propre crémaillère, je pense que tu trouveras facilement une excuse pour Alice ».
Elle ne voulait pas de moi.
Pétasse !
Je froissais le papier et je montais énervé jusqu'à chez moi.
Je tournais en rond, je ne comprenais rien, ne voulait-elle pas se taper des célébrités pourquoi me rejeter ?
J'étais fou, je devais savoir ce qui se passait dans sa tête alors j'eu comme une révélation.
Je pris mon portefeuille et mon manteau, je partis directement dans un magasin spécialisé dans la technologie de pointe.
J'expliquais alors au vendeur que j'étais propriétaire d'un immeuble et que je soupçonnais un trafic dans les parties communes de cocaïne et que je voulais un système de surveillance la plus discrète possible.
Il me regarda bizarrement mais cru malgré tout à mon histoire.
Il me présenta plusieurs modèles. Si je voulais quelques choses de discret je devais faire abstraction du son, tout dépendait de ma priorité.
Je voulais du indécelable, il me montra alors des caméras qui se fixaient sur n'importe quel support et avaient une très belle autonomie de 3 jours avant de devoir être rechargées, elles faisaient moins de 1cm3, j'en pris deux jeux de 10 caméras.
Il me donna alors ensuite, le système d'enregistrement des bandes et des écrans de contrôle.
Je dus débourser 60 000$ pour cette folie mais à ce moment-là j'en n'avais rien à foutre. J'allais pouvoir vivre en paix, j'en déboursais un 2000 de plus pour que dans l'heure un technicien vienne m'installer le poste de contrôle.
A 20 heures tous les appareils étaient branchés, il ne restait plus qu'à positionner un jeu des caméras, le technicien me demanda où les installer. Je refusais tout net lui demandant de me montrer comment les fixer. C'était un jeu d'enfant. J'avais juste à les clipser comme une ventouse, je devais m'assurer de faire l'échange tous les 3 jours pour les recharger.
C'est impatient que j'attendis le milieu de la nuit.
Au préalable, j'avais été voir l'agence qui s'occupait de la gestion des appartements pour moi en leur expliquant que ma sœur avait repris un de mes appartements ce qu'ils étaient au courant mais que je voulais un double des clés chez moi au cas où elle oublierait les siennes. Ils en profitèrent à mon plus grand énervement de me faire un topo sur l'état de l'immeuble, la porte pour les piétons pour se rendre au garage était cassée, ils avaient reçus des plaintes concernant la propreté des parties communes et qu'un logement à l'étage sous le mien allait se libérer.
Je soufflais d'exaspération, je les payais pour qu'ils s'occupent justement de toutes ses petites choses pourquoi fallait-il que Miss bimbo se sente obligé de m'en parler pendant des heures.
A bout de nerfs, je lui soufflais :
-Faites votre job et je partis.
A 1h30 du matin, mon matériel sous le bras, je me dirigeais à pas de loup à leur appartement.
Je fixais ma première caméra au bout du couloir me donnant un aperçu de tous les allers et venus.
Je déposais la seconde juste au-dessus d'un gond de la porte d'entrée, elle se confondait parfaitement avec le décor, j'avais tenté de l'incliner comme le gars m'avait montré au pire, je reviendrais faire des ajustements.
Je mis 3 autres caméras dans le salon pour essayer d'avoir tous les angles.
J'aurais bien été tenté d'en mettre une dans la salle de bain pour voir son corps magnifique mais rien que l'idée d'y voir Alice m'en dissuada.
J'en mettais une dans la cuisine, dans le couloir des chambres, dans le bureau. Je n'étais pas encore tombé sur sa chambre et je me doutais que c'était la prochaine ma sœur et sa folie du shopping devait surement avoir celle avec le grand dressing.
Il me restait deux caméras à placer et c'est le cœur tambourinant dans la poitrine que je pénétrais dans la chambre.
Elle était là allongée, si belle. Je déglutis et me concentrais sur ma tâche, je trouvais facilement où cacher les caméras.
Je savais que je devais sortir d'ici mais je ne pouvais m'éloigner de son odeur qui m'assailli dans cette pièce, je respirais à plein poumon.
Je fis le tour de sa chambre, cherchant ainsi à la connaitre.
Beaucoup de livres. Je fouillais dans ses placards, elle avait peu de vêtements, elle pouvait avoir autant des choses très sexys ou osées que des choses très simples voir même de petites filles sages.
J'étais là à fureter dans son intimité m'obligeant à éviter de la regarder ayant peur de mes réactions, je la regarderai depuis mes écrans.
J'avais placé une caméra qui pointait directement sur son lit.
Je n'arrivais pas à comprendre qui elle était, sa chambre ne semblait pas à l'image que je m'étais forgée de cette fille facile.
Je trouvais alors un vieux magasine de hockey, il était abimé, il était ouvert à la page centrale où une photo de moi en début de carrière s'étalait.
Mon cœur se serra, je cherchais alors s'il y avait d'autres joueurs de mon équipe mais non c'était vraiment à mes tous débuts avant d'avoir intégré mon équipe actuelle.
Se pourrait-il qu'elle me veuille moi et pas un autre ?
Je me retournais alors vers elle.
Elle dormait mais s'agitait dans son sommeil quand elle finit par souffler :
-Edward.
Je me raidis, était-elle réveillée, mais non, elle grogna et se retourna.
J'étais soufflé, elle m'avait appelé dans son sommeil, j'avais qu'une envie c'était de la toucher alors que je fis un pas vers son lit, je compris mon erreur quand mon corps réagit à cette proximité. Je courus à l'extérieur de sa chambre et de l'appartement, prenant bien soin de refermer la porte derrière moi et de replacer la clé dans ma poche.
Je remontais rapidement chez moi et je m'engouffrais dans la pièce réaménagée avec tous les écrans de contrôle.
J'avais au total 6 écrans, un en permanence sur sa chambre, un autre pour le salon, la cuisine, le bureau et les couloirs.
Je pouvais prendre le contrôle de toutes les caméras avec l'aide d'une console.
Je m'installais, content de mes emplacements, le résultat était pas mal et j'avais une vue sur tout l'appartement.
Le plus grand écran celui central était sur elle dans son lit, c'est sans vraiment m'en rendre compte que je m'endormis.
Il était 20 heures j'avais vu les filles s'activer toute la journée pour organiser leur fête, je n'avais toujours pas donné signe de vie, ne sachant toujours pas quoi faire.
Je n'étais toujours pas sûr des réactions que je pouvais avoir en face d'elle.
Je campais un whisky à la main devant mes écrans.
Je cru que ma mâchoire allait se décrocher quand je vis les filles sortir de leur chambre, à voir leur attitude elles devaient se féliciter de leur tenue. Elles étaient sans conteste belles mais carrément et de manière dérangeante trop sexy pour leur propre bien.
J'avalais mon whisky d'une traite avant de m'en servir un autre.
Bella au début de soirée avait l'air mal à l'aise dans sa petite robe et je priais pour qu'elle aille se changer.
Je passais la soirée à zapper de caméras en caméras, la traquant dans tout l'appartement.
J'étais ravi de voir qu'elle était peu sociable et avait bien du mal à se mêler à la foule.
J'étais encore plus heureux quand elle esquiva quelques gars entreprenants. C'est donc plus calme que je regardais cette soirée se dérouler quand mon cœur s'arrêta.
La fête battait son plein, je pouvais voir de plus en plus de regards insistants sur elle mais j'arrivais à m'en détacher. Cependant quand j'aperçu que quand elle se baissait, elle laissait apparaitre le haut de ses bas, mon sang ne fit qu'un tour. J'étais déjà à appuyer impatiemment sur le bouton de l'ascenseur, je ne sonnais pas arrivé chez elles et je me figeais arrivé dans le salon.
Elle était là, c'était bien plus difficile que derrière les caméras, elle était magnifique.
Je me retenais de lui sauter dessus et de la faire mienne là sur le champ.
Quand des ricanements m'arrivèrent aux oreilles des gars la reluquaient et commentaient.
Je sentis la rage monter en moi, si je les entendais elle aussi et elle ne réagissait pas, laissant son postérieur à la vue de tous.
Je réfléchis à mes options, je ne pouvais pas tout simplement la porter sur mon épaule pour l'emmener loin.
J'étais toujours paralysé cherchant la meilleure solution quand elle releva les yeux sur moi.
J'étais très en colère, mais dieu merci elle se mit à genou pour finir sa tâche en vitesse avant de partir vers la cuisine.
Ni une ni deux, je la suivis, dès que j'arrivais à sa hauteur, nous étions loin des regards et je pouvais me lâcher un peu, je la saisis par le bras pour l'emmener dans sa chambre, il fallait qu'elle se change, je ne supporterais pas plus longtemps les regards des gars sur elle, j'allais devenir fou.
Ma rage avait pris une ampleur qui me surprit moi-même quand je découvris enfin sa peau diaphane sous sa robe maintenant à terre. Tout mon corps se mit à réagir, je la voulais là, mais c'est surement ce qu'elle cherchait ce soir en s'habillant comme ça, se taper le mec à la mode de la soirée.
Je sortis de sa chambre, espérant qu'elle se change sobrement.
Mais j'avais un doute, même si elle avait juste protesté face à moi, je ne l'avais pas convaincue avec mes arguments, je ne pourrais pas la ré attirer une deuxième fois de cette manière dans sa chambre, il fallait que je trouve un second plan.
Dès que je fus sorti, j'allais saluer Alice, je l'interrogeais sur son emménagement. J'avais besoin d'en apprendre plus. Elle m'apprit si on peut dire qu'elle vivait ici avec elle, elle me donna enfin le prétexte qu'il me fallait au cas où.
Nous discutâmes quelques minutes, je la voyais me regarder du coin de l'œil cherchant à déceler chez moi quelques sombres secrets. Je réussis à être impénétrable et je fus sorti de son inspection par des invités qui demandèrent son attention.
Je me plaçais alors face au couloir, anxieux attendant son arrivé.
Je portais mon verre à mes lèvres quand je stoppais mon geste par la vue d'un ange.
Elle venait de rentrer dans une robe blanche et c'est tout. Il n'y avait guère de place à l'imagination sublimant ses courbes envieuses. J'étais pétrifié dans ma contemplation quand j'entendu encore des commentaires appréciateurs, je repris alors le contrôle de mon corps, jouant parfaitement mon plan et versant le contenu de mon verre dans une représentation digne d'un vrai acteur.
Elle ne fut cependant pas dupe et je me pris à mon propre jeu quand le froid de ma boisson lui fit durcir les pointes.
Je la voulais pour moi seul, j'enroulais ma veste autour d'elle avant de la ramener à sa chambre.
Vivement je me reculais d'elle son contact me brulait j'en voulais tellement plus. Elle commença à m'interroger face à mon attitude, je pris une attitude désinvolte, j'avais plus important à faire pour l'instant, la rhabiller car la savoir si tentante si près de moi, était dangereux, j'aurais voulu lécher à même son corps ma boisson.
Quand ses mots retentirent « tu n'es rien », j'ai cru que mon cœur allait se briser. Elle me ramenait clairement à la réalité, me rappelant à quel point son objectif était petit : se taper des célébrités.
Je lui fourrais les vêtements dans les mains et la poussais dans la salle de bain, repartant aussi sec, si j'étais resté seulement une minute de plus avec elle je ne suis pas sûr que j'aurais réussi à me contrôler et ne pas laisser déverser toute ma frustration et mon envie d'elle.
J'allais directement au bar me resservir un verre que je bus d'une traite.
Cette garce allait me faire devenir alcoolique à cette allure. Cette pensée me fit sourire quand Alice apparut devant moi.
Elle me regarda interrogative
-Chouette soirée, lui souris-je.
Elle leva les yeux au ciel.
-Pathétique, me répondit-elle.
J'allais lui répondre mais elle avait déjà tourné le dos.
Ça remarque me remis un rogne, qu'allait-elle s'imaginer.
J'étais prêt à la suivre pour avoir une petite discussion avec elle quand elle se dirigea vers les chambres et la salle de bain, elle revient vite. Je décidais d'y aller, voulant être sûr qu'elle ne ferait pas des siennes encore une fois d'autant que j'avais largement atteint les limites de mon contrôle et de ma patience.
Elle ouvrit la porte et là la rage éclata, c'était quoi ses tendances exhibitionnistes, je pouvais voir ses magnifiques jambes qui ne demandaient qu'à être caresser.
Focus Cullen.
Je lui saisis son bas, prêt à lui mettre, hors de question qu'elle se trémousse comme ça devant ses pervers qui n'attendaient que ça : qu'elle fasse une nouvelle apparition dans une nouvelle tenue que exciterait encore plus leur libido.
Elle se rebella et se mit à appeler ma sœur.
Merde.
Je l'insultais, énervé avant de tourner les talons et de rentrer directement chez moi.
Il fallait que je me calme avant de faire une connerie, elle m'insupportait, m'attirait. Elle était nocive pour moi.
J'allais directement dans ma salle de surveillance.
Je la cherchais dans le salon appréhendant déjà sa tenue, j'étais tendu, je ne la trouvais pas, puis dans la cuisine toujours pas.
Je fronçais les sourcils, merde où était-elle ?
Je regardais alors dans sa chambre et je me figeais, elle était là couché.
Merde.
Je m'attendais pas à cela, je pensais qu'elle allait repartir à la chasse pour trouver un mec pour se le taper mais non elle était là, visiblement perturbée à chercher le sommeil.
Le seul endroit où j'aurais voulu être sur terre à cet instant c'est coucher vers elle, la tenir dans mes bras pour l'apaiser.
Je restais je ne sais combien de temps à la regarder s'agiter dans son sommeil, ça me faisait mal de la voir comme ça.
J'étais tourmenté et si je me trompais sur son compte, si ce n'était pas une coureuse de dote.
Si c'était… je me frottais mon visage avec mes mains avant de réaliser que leur appartement était complétement plongé dans la nuit.
Ni une ni deux, je saisis leur clé et je descendis.
Lorsque j'arrivais auprès d'elle son sommeil était toujours agité, elle fronçait les sourcils, je voulais l'aider et je ne trouvais rien d'autre que de me glisser avec elle sous les draps.
Dès que je sentis sa peau si douce mon cœur s'électrisa, je m'obligeais à respirer lentement, me contrôlant, je voulais la sentir sereine, alors je la pris dans mes bras tout en lui murmurant des mots réconfortants.
Comme si ça avait toujours été sa place elle se colla à moi et son corps se détendit, j'entendis enfin sa respiration régulière signe qu'elle dormait profondément.
J'étais confus, je cherchais à comprendre ce qui se passait, ses réactions les miennes. J'étais perdu.
Ne trouvant pas de solution, je me décidais à sortir de son lit, je ne voulais pas me faire prendre. Je n'aurais jamais su expliquer le pourquoi de ma visite.
C'est à contre cœur que je remontais chez moi, ce qu'il y avait de bien dans la nuit c'était comme un autre espace-temps, j'avais l'impression qu'à ce moment quelque chose serait possible entre nous. Mais dès que le soleil perçait de ses rayons, tout espoir s'envolait, il ne restait plus qu'une croqueuse d'homme et ma rage de ne pas réussir à me contrôler, de la sortir de ma tête.
C'était elle la fautive, jamais elle n'aurait dû venir à cette soirée et encore moins avec ma sœur.
Je repris le sport de manière intensive, j'avais été faible d'aller la retrouver dans sa chambre, mais elle m'avait paru si fragile à s'agiter dans son lit.
Je ne savais toujours pas qui était Isabella Swan. Ce que je savais c'est que j'avais horreur de la façon dont elle me faisait réagir, j'avais horreur de son corps m'appelant, j'avais horreur de perdre le contrôle, j'avais horreur à m'abaisser à du voyeurisme.
J'avais appelé le détective privé, il n'avait pas grand-chose à m'apprendre pour l'instant, son emploi du temps, son état civil, où vivaient ses parents… rien de tangible qui m'aiderait à savoir qui elle était.
Je passais mes journées entre l'entrainement, de la course et mes caméras. C'était frustrant de ne pas avoir le son, quelques choses c'était passé ma sœur était encore plus survoltée que d'habitude mais je n'arrivais pas à savoir pourquoi.
Je ne pouvais décemment pas lui demander.
Le mercredi arriva vite, j'aurais voulu passer la soirée avec les filles, mais sur quel prétexte, j'aurais voulu que ma sœur m'invite peut-être devrais-je lui en toucher deux mots.
Ni une ni deux, je pris mon téléphone :
-Allo
-Salut soeurette
-Oh Edward.
-Oui.
Silence
-Ça va ?
-Euh oui oui, je ne m'attendais pas à ce que tu appelles c'est tout, tu vas bien ?
-Bien je te remercie, je t'appelais car depuis que tu vis en bas, nous n'avons pas eu le temps de parler un peu tous les deux, je trouve ça dommage.
Un silence encore plus long se fit.
-Alice, l'appelais-je.
-Oui Edward, je suis là c'est juste que je suis très occupée en ce moment.
Elle me cachait quelques chose et ça me bouffait de ne pas savoir, Le voyeurisme était un vice, j'avais besoin de tout savoir.
-Tu n'as pas un peu de temps pour ton frère.
-Ecoute Edward, euh, je t'appellerai prochainement d'accord, nous pourrons aller boire un café ok ?
Ou l'art de me reléguer.
-Alice, j'aimerais vraiment que nous ayons une discussion, insistais-je.
-Et moi je n'en ai pas envie, ce n'est pas parce que nous habitons maintenant le même immeuble que nous devons changer nos habitudes, va te taper toutes les chattes en chaleur du quartier et laisse-moi en paix.
Je fronçais les sourcils ce n'était vraiment pas son style d'être aussi vulgaire, pourquoi m'excluait-elle de sa vie.
-Mais, tentais-je à nouveau.
-Je t'appelle bientôt, bisous.
Et elle raccrocha, me laissant comme un con au bout du fil.
Ses deux gonzesses allaient vraiment me rendre dingue.
Je retournais alors au magasin électronique et demandais des micros, le gars me regarda suspicieusement.
-Vous voulez un autographe peut-être, lui crachais-je.
Je n'avais vraiment pas le temps qu'on me fasse chier.
Je rentrais chez moi et comme d'habitude allait directement dans la salle de surveillance.
Merde les filles étaient en train de se préparer pour sortir.
Elle était habillée très sobrement tout en noir, mais même si je pouvais voir que c'était un peu stricte, je la trouvais carrément trop sexy.
Je soupirais.
Bien vite elles partirent, Alice sautant partout et elle la suivait à regret visiblement.
J'attrapais mon manteau près à les suivre quand je me figeais. Putain qu'allais-je faire, j'allais suivre ma sœur et son amie dans toute la ville juste pour savoir où et avec qui elles allaient passer la soirée.
J'étais vraiment tombé très bas.
Je jetais mon manteau et parti dans ma chambre enfilé un jogging et je partis courir.
Je m'arrêtais grignoter à proximité du parc et je repris ma course tranquillement, j'avais besoin de sortir de chez moi, j'allais devenir fou à cette allure.
Je rentrais vers 22 heures, j'avais pris une résolution de ne pas rester devant mes caméras plus que nécessaire au pire ça enregistrait si j'avais besoin d'avoir des éclaircissements mais je devais vivre ma vie.
Je partis me doucher et une fois mon bas enfilé, je n'avais plus d'excuses pour aller jeter un coup d'œil aux caméras, juste pour savoir si elles étaient rentrées.
Putain et si elles n'étaient pas encore là, ça allait me rendre digne de les attendre, je soupirais en poussant la porte, je devenais fou.
J'allumais les écrans et je me figeais, là au salon elle s'y tenait avec Mike, lui assis bien trop près d'elle sur le canapé.
Mon corps eu sa volonté propre et je bondis dans l'ascenseur tout en enfilant un t-shirt, je sonnais à la porte, je m'engouffrais dans l'appartement ignorant Bella pour me retrouver devant Mike.
Comment faire comprendre à ce bouffon que je ne voulais pas qu'il la touche, merde.
Je décidais de m'incruster et regarder le film, je la voyais pleine d'interrogations et étonnamment nerveuse.
Elle tentait d'ignorer Mike et c'était tant mieux, je cherchais pourquoi il était là et qu'elle ne s'en réjouissait pas plus.
Merde j'aurais dû visionner les cassettes avant de me précipiter comme un abruti.
Je cherchais des réponses quand j'entendis des gloussements venant du couloir.
Je me figeais devant le spectacle Jasper et ma sœur
Putain ma SŒUR, ce con bécotait ma sœur sans aucune pudeur.
J'ai tout tenté pour les séparer mais visiblement ils n'étaient pas de mon avis c'est furibond que je remontais chez moi.
Je me mis directement devant les écrans. Visiblement Jasper et Alice s'étaient éclipsés, rien que l'idée me donna envie de vomir.
Et Mike reparti à la charge avec elle lui faisant les yeux doux, putain, j'avais bien besoin de me défouler et l'envie de lui foutre mon poing dans sa gueule était de plus en plus intense. Quand je la vis s'énerver et le mettre à la porte.
J'étais scotché, je ne m'étais pas attendu à une telle réaction de sa part.
Je ne la comprenais toujours pas.
Elle remit le DVD en marche avant de se recroqueviller sur le canapé.
Mon cœur se serra à cette vue.
Merde pourquoi j'étais mal pour elle.
Quand leur appartement fut calme, elle toujours sur le canapé, je descendis pour la coucher dans son lit. Je me sentais responsable de ce merdier, je ne voulais pas la laisser dormir et être toute courbaturée au matin.
Je la couchais et me retiens de me coucher vers elle.
Je remontais chez moi et fini par m'endormir sachant qu'elle était en sécurité et confortable dans son lit.
Les jours défilèrent, je tentais de saisir qui elle était. Elle avait reprit la fac mais je n'arrivais toujours pas à la cibler, elle passait énormément de temps avec Alice et je ne l'avais jamais vu avec aucun homme. Chose que le détective me confirma un jour : « j'ai jamais pu retracer un seul petit ami, à se demander si elle est vierge ». J'avais grogné à son commentaire, comment pouvait-il se permettre ce gener de remarque.
J'allais tous les 3 jours changer les caméras et j'en profitais quelques fois pour m'allonger auprès d'elle.
C'était une telle douceur, mon corps réagissait tellement, ma queue se tendait dès que j'étais à moins d'un mètre d'elle, c'était un peu douloureux à force mais la voir s'abandonner dans mes bras valait tous les sacrifices.
J'étais moyennement fier quand je remontais et que je me soulageais moi-même devant son visage endormi. Intoxiqué comme j'étais, j'avais capturé une image d'elle dormant et je l'avais envoyé par le net pour la recevoir en format poster.
J'étais pathétique mais le pire c'est que je n'arrivais pas à lui faire confiance. C'est comme si d'un côté la voir au quotidien me faisait penser que c'était une fille bien avec qui je pourrais vivre de belles choses mais d'un autre côté je ne pouvais oublier les circonstances dans lesquelles nous nous étions rencontrés.
Elle ne pouvait que cacher son jeu et je ne voulais pas passer pour le con dans l'histoire, j'avais trop à perdre.
Les jours passèrent, j'avais plus ou moins décidé de pardonner à Jasper.
Les premières fois que nous nous étions revus aux entrainements avaient été tendus, personne n'ignorait maintenant qu'il était avec ma sœur.
Il était venu me voir me disant qu'il ne voulait lui faire aucun mal et qu'il n'avait pas honte de s'afficher et se prononcer avec elle que c'était différent.
Je connaissais un peu son histoire, je sais qu'il avait eu une longue relation avec une certaine Maria mais que celle-ci c'était joué de lui et que depuis il avait multiplié les histoires sans lendemain de peur de souffrir à nouveau.
Il me disait à sa manière qu'il était prêt à tenter le tout pour le tout avec ma sœur.
Je n'avais pas répondu sur le coup et je lui avais promis de réfléchir à tout ça.
Bien sûr elle était revenue sur le tapis également dans les douches, c'est Mike qui lança le sujet. A peine avait-il évoqué son nom que Jacob s'intéressa :
-Tu l'as revu ? Le questionna-t-il.
-Oui c'est la colocataire de la sœur d'Edward la copine à Jasper, précisa-t-il.
Jacob me jeta un regard en coin.
Je me faisais violence pour ne pas exploser.
Merde.
Voyant ma non réaction, il se retourna vers Jasper.
-Dis tu crois que tu pourrais organiser un petit diner à 4.
-Euh, il hésita et me jeta un coup d'œil avant de répondre.
-J'en parlerai avec Alice.
Ce qui mit fin à la discussion pour mon plus grand bien et surtout ma santé mentale.
Je devais prendre des décisions, elle n'avait pas l'air d'être une pute et si je ne faisais rien, ses cons allaient tout faire pour se la faire.
En même temps si elle cède je l'aurai ma réponse. Mais étais-je prêt à prendre ce risque ?
Je retournais dans son lit ce soir-là, j'avais besoin de la voir, peut-être que j'aurais ma révélation.
Dès que je me collais à elle, elle se trémoussa sur moi.
Oh putain oui, cria tout mon corps.
Je tentais de la calmer, si mon corps ne voulait que ça, ma raison me mettait en garde.
Je finis par céder, voyant qu'elle n'était pas sûre d'être bien réveillée, j'allais jouer là-dessus. Je n'en étais pas une folie près.
Je lui demandais ce qu'elle voulait, j'étais son jouet, si elle avait été le mien cette nuit-là, je voulais lui rendre la pareille qu'elle fasse ce qu'elle veut de moi.
La gouter était un vrai bonheur, la voir s'abandonner si facilement me gonfla le cœur.
Dieu que cette femme me faisait de l'effet, comment pouvais-je me passer de ça ?
Je lui fis tendrement l'amour, nos corps étaient dans une telle communion c'était parfait.
Jamais plus je ne pourrais m'en passer, mais pourrais-je revenir chaque nuit la faire mienne ?
Oui ça aurait été l'idéal.
Elle s'endormit dans mes bras. Je ne savais toujours pas quoi faire étais-je prêt à assumer au grand jour mes actes, non ! J'enviais Jasper pour le coup d'être si sûr de lui.
Je tentais alors de la recoiffer, je la lavais de mon foutre qui coulait sur ses magnifiques jambes, je voulu la rhabiller mais c'était sans succès si je ne voulais pas la réveiller.
Je retournais chez moi, cherchant toujours des réponses, je n'avais pas vécu une aussi belle nuit depuis… depuis toujours.
J'étais contente d'être déjà debout devant les caméras à son réveil. La voir s'étirer le sourire aux lèvres, m'envahit d'une grande fierté. Pis je la vis s'assoir, ses yeux s'assombrirent, c'est comme si elle cherchait je ne sais quoi et elle se mit à pleurer.
Mon cœur se brisa, je n'étais qu'un con pas capable d'assumer.
Je passais ma journée à tenter de démêler tout ça.
Jasper m'avait prévenu qu'il les avait invité au match de ce soir peut-être était-ce l'occasion de me déclarer, j'allais devenir fou si je continuais comme ça.
C'est mu par cette décision qui me conféra une force inconnue encore que je jouais le match comme emporté, je savais que ma vie était sur le point de basculer et je voulais que ça soit pour elle.
Je saluai Jasper à la fin du match, lui signifiant mon accord, il me répondit avec un grand sourire.
Les choses allaient être plus simples à l'avenir et j'allais m'employer pour.
Une fois dans les vestiaires mon petit bonheur fut vite assombri par l'impatience de Jacob qui venait d'apprendre la présence de Bella, j'étais prêt à lui casser la gueule mais je devais la voir elle avant.
Je devais arrêter mes conneries et me comporter de manière plus digne pour elle.
Je pris le temps de prendre une bonne douche, cherchant comment parler avec elle, lui dire ce que je ressens.
Je m'habillais avec soin, je franchis la porte quand un rire merveilleux m'assailli pétrifiant tout mon corps, je fus statufié devant le spectacle qui s'offrait à moi, alors qu'une rage inégalée montait dans tout mon corps.
Elle riait aux éclats dans les bras de Jacob et quand il la reposa, elle lui souriait toujours.
Je captais son regard quand il la prit dans ses bras, elle ne se dégageait toujours pas.
Je vis le trouble passé dans ses yeux quand nos regards se captèrent.
Mais bien vite elle se recula de Jacob reportant son attention sur lui.
J'eu un rire amer, que j'étais naïf, c'était quand je m'y attendis le moins que je l'avais ma preuve, Mike n'était juste pas son type.
Elle regardait tendrement Jacob, déjà lors de la soirée, il avait failli me la voler, et là plus rien ne l'en empêchait.
Je cherchais mes options, à part lui casser la gueule maintenant et devoir rendre des comptes à tout le monde je ne pouvais rien faire.
Elle était une belle garce, je devais me la sortir de la tête, mais pour l'instant se fut Irina qui me sortit de mes pensées.
-Edward tu as joué magnifiquement bien, la foule était en délire. Roucoula-t-elle.
Je la regardais interloqué et je décidais de jouer le jeu, je me penchais vers elle et lui susurrais:
-Et toi, est-ce que j'ai réussi à t'exciter ?
Elle rougit et roucoula.
Je continuais encore ma technique de drague à deux balles et ça marchait, elle était suspendue à mon bras les yeux brillants, beaucoup trop facile.
Je relevais la tête juste pour voir Jacob la tenir par le cou et sortir.
Je réprimais un grognement.
Merde.
Je fus partagé de les suivre.
Irina me retient, les journalistes m'attendaient moi et Jasper pour commenter le match, j'acceptais de mauvaise grâce et fit l'interview.
Une fois faite Irina me propose de me raccompagner mais je refusais je devais savoir ce qu'elle faisait.
Je me maudissais de réagir comme ça.
J'arrivais chez moi et la trouvais dans son lit à dormir.
Merde que c'était-il passé.
Je rembobinais les cassettes pour comprendre.
Je vus Jacob la raccompagner chez elle et je me maudis de ne pas avoir mis de micro dans le couloir, j'en avais mis que dans l'appartement, je ne comprenais pas ce qu'il disait.
Il lui fit un baiser sur la joue et ils se faisaient des sourires.
J'allais devenir fou.
Je regardais la suite, elle avait l'air d'aller bien.
Je la vis rentrer dans la salle de bain, elle y resta un long moment avant d'aller se coucher.
Merde.
Je m'étais trompé, les larmes qu'elle avait versées ce matin n'avaient rien à voir avec moi. Sinon n'aurait-elle pas pleuré après m'avoir vu avec Irina ? Non elle était ravie d'avoir trouvé son nouveau pigeon : Jacob.
J'étais prêt à aller dans sa chambre, je voulais qu'elle me rende des comptes, ça me rendait dingue.
J'allais me lever quand je vis que la lumière s'allumait dans le salon, merde Alice rentrait, c'était foutu.
J'écoutais leur conversation :
-Attends moi je vais voir si Bella est rentrée.
Ma sœur s'éclipsa et revient après avoir entrouvert la porte de sa chambre puis refermée
-Elle dort, l'informa-t-elle.
-Tu vas bien ? La questionna-t-il.
Elle paraissait soucieuse.
-Je me fais du souci pour elle.
Il sourit.
-Je voulais lui présenter un nouveau pote Peter mais je crois que ce n'est pas la peine, Jacob tripe complétement sur elle, lui répondit-il.
-Ah et il est comment ce Jacob ?
-Il est honnête, ne t'inquiète pas.
Elle hocha la tête et vient se coller à lui.
Ok j'en apprendrai pas plus pour ce soir, je décidais alors de sortir de là, je ne voulais pas prendre le risque de surprendre quelques choses que je ne voulais pas voir, elle était en sécurité dans sa chambre c'est tout ce qui importait.
Je n'arrivais pas à trouver le sommeil, alors je décidais d'aller la voir, j'avais été stupide de me coller à Irina la voyant avec Jacob c'était enfantin et ce n'est pas de cette manière que je pourrais la garder pour moi seul.
Il fallait que je regarde mes sentiments en face, je la voulais, c'était aussi simple que ça. J'arriverais à vivre à nouveau normalement qu'avec elle dans ma vie.
Elle en avait décidé autrement dès que je me faufilais sous ses draps, si j'ai eu l'impression que sa première réaction était de mouler son corps au mien, elle se raidit et me demanda de dégager.
J'avais été soufflé par son aplomb, j'étais sûr qu'elle était réveillée et un bon million de questions m'assaillirent dont la plus importante : Pourquoi ne m'avait-elle pas fait face ?
C'est le cœur déchiré que je regagnais mon appartement, l'avais-je perdu ? Black me l'avait-il déjà volé ? Ne me désirait-elle plus ? Nous avions passés il y a moins de 24 heures un moment magique. Avait-elle peur ? Etait-elle jalouse de m'avoir vu avec Irina ? Si elle était jalouse c'était justement la sensation que je voulais qu'elle ait, qu'elle comprenne ce que je ressentais quand je la voyais rire avec Jacob.
Je ne pouvais me résoudre à la perdre, elle était à moi et à personne d'autre. Je voulais pouvoir la tenir dans mes bras alors qu'elle partirait dans ses songes, je voulais encore l'entendre parler dans son sommeil et savourer quand elle murmure mon prénom.
Je ne pouvais pas me résigner à ne plus vivre ça.
J'appelais un ami à James, Diego il était revendeur de plein de substance illégale, je lui donnais rendez-vous dans la prochaine demi-heure.
Je passais retirer une somme de liquide conséquente et il put me fournir en GHB et chloroforme, il me conseilla d'autres substances, mais je n'avais pas bien compris l'utilité enfin, je pris le tout.
Il était hors de question que je ne la possède plus.
Il était déjà tard dans la nuit ou alors tôt le matin quand je rentrais chez moi après avoir vérifié qu'elle était encore dans son lit, je partis à mon tour me coucher.
C'est frustré que quand je me levais je me rendis compte qu'elle était déjà partie, le détective m'avait fourni son emploi du temps, elle commençait tôt le mercredi matin.
Je me douchais et réfléchis à quoi je pourrais employer ma journée, je n'avais entrainement que demain donc j'étais relativement libre, je réfléchis alors à comment la récupérer.
Je regardais tout ce que m'avait revendu Diego. Je ne voulais pas prendre de risque avec elle, il fallait que je sache à quoi m'en tenir avec ses substances. J'inspirais le chloroforme, je sentis de suite mon cerveau s'embrumer, je refermais aussi sec le flacon.
Je regardais les comprimés du GHB, je n'avais pas le choix, je ne risquais rien ici seul chez moi alors je décidais d'en prendre pour voir l'effet que ça faisait et m'assurer que ça serait sans risque pour elle.
Je me sentis alors un peu somnolent.
Je me réveillais n'ayant plus vraiment la notion du temps, je ne savais pas quelle heure il était, Diego m'avait prévenu qu'il était très puissant et que l'effet pouvait durer plusieurs heures.
Effectivement nous étions au milieu de la nuit. Je n'avais presque pas vu la lumière du jour. Comme à mon habitude j'allais directement voir ce qu'elle faisait, je la trouvais endormie sur son lit.
Je souris, elle était là quand je remarquais qu'elle était encore habillée.
Je fronçais les sourcils cherchant à comprendre quand je découvris Jacob sur le canapé.
Mon sang se glaça, putain que faisait-il là ?
Je tentais de calmer ma respiration bon déjà il n'était pas dans son lit ce qui était bon signe.
Mais merde il n'avait rien à foutre là-bas.
Je repris les vidéos, les rembobinais, rageant déjà pour ce que j'allais découvrir et le pire était à venir.
Voir Jacob lui faire sa déclaration était insupportable, il n'avait pas le droit, elle était mienne, elle était à moi.
Heureusement elle ne répondit pas, mais il était prêt à l'attendre et elle qui m'avait refusé.
Putain il fallait vraiment que je mette en action mon plan mais pas avant d'avoir casser la gueule à Jacob, il fallait qu'il comprenne qu'elle était à moi.
Pour rien au monde je ne loupais son réveil, elle était si belle, j'aurais aimé la voir tous les matins. Lorsqu'elle fut près de Jacob je cassais une partie de ce qui trainait à porter de main quand je vis leur complicité. C'était à vomir.
C'est remonté à bloc que je me rendis à l'entrainement, je ne pouvais pas tout simplement agresser Jacob, je passerais pour le méchant dans l'histoire mais il fallait qu'il comprenne.
Je décidais alors de jouer la technique inverse, le mettre hors de lui pour ensuite lui mettre sa raclée qu'il mérite et le mettre hors-jeu.
Dès qu'il rentra dans le vestiaire, je me dirigeais vers lui, il était encore à l'écart, n'ayant pas atteint encore les autres et je ricanais.
-Alors tu tentes ta chance avec Bella ?
Il me toisa méchamment sans rien répondre, je continuais.
-Tu aimes bien les secondes mains à ce que je vois, ça te dérange pas que je l'ai déjà prise de toutes les manières possibles et qu'elle ait jouit comme jamais, tu veux vraiment passer après moi ? Tu vas te ridiculiser mon pauvre.
Il serra les points, trop facile d'atteindre ses limites :
-Dégage me cracha-t-il.
-Bas si tu veux tu auras qu'à m'appeler et je te montrai comment la faire jouir.
Il me poussa contre un casier :
-Je t'interdis de poser tes sales pates sur elle, hurla-t-il fou furieux.
-Et qui m'en empêchera ? Toi peut-être ? Elle reviendra vers moi avant que tu n'ai pu seulement la toucher !
-Dans tes rêves Cullen.
Il me lâcha et parti toujours aussi furax.
Pendant l'entrainement, à chaque fois qu'il passait vers moi je l'emmerdais.
« Si tu savais le nombre de fois où elle a crié mon prénom, dommage que tu ne connaisses jamais ça. », « dommage que tu ne puisses pas la baiser, c'est un de mes meilleurs coups » ou encore « c'est une vraie furie au pieux, si tu savais comme elle suce bien, dommage tu ne le découvriras jamais ».
Ce fut visiblement la phrase de trop car il retira son casque et commença à lancer des coups de poings. Je l'esquivais rapidement, j'étais plus que prêt, je n'attendais justement que ça.
Je lui rendis alors ses coups avec force, je pris rapidement le dessus, s'il était tout en muscles, j'avais eu l'avantage de la surprise, de la rapidité et de la souplesse.
Il avait enlevé son casque au contraire de moi et je me ruais à ruiner son visage.
Avant que les autres nous séparent je lui soufflais : « elle est à moi » et lui remit une droite en pleine tête.
Le coach était énervé. C'était Jacob qui avait commencé la bagarre même si j'étais celui qui avait déclenché tout ça, enfin il ne chercha pas à comprendre nous suspendant tous les deux pour le prochain match.
Ça m'était complétement égal, je savais maintenant plus que jamais ce que je voulais, c'était elle et j'allais m'activer à tout faire pour.
Jacob hors-jeu j'avais bon espoir que les choses soient plus faciles.
Bien sûr j'eu le droit à un sermon de la part de Jasper, il appréhendait déjà de devoir l'apprendre à ma sœur, alors il m'engueula :
-Tu te rends pas compte elle va être dans tous ses états, penses un peu aux autres, Alice va tellement être en panique.
Je haussais les yeux au ciel, Alice était loin d'être ma priorité.
-Pourquoi as-tu fait ça ? M'interrogea-t-il soudain.
Je grognais j'avais peut-être besoin d'un allié dans ma quête alors je grognais :
-Il était trop proche de Bella.
-Quoi ? Hurla-t-il en écarquillant les yeux.
-Tu as très bien compris.
-Mais… putain commences par arrêter de jouer au con, me cracha-t-il.
-j'essaie, tentais-je de plaider.
Ça le radoucit, il vient s'assoir à côté de moi.
-Ok, que vas-tu faire ?
-L'inviter à sortir, proposais-je.
Il grimaça.
-De ce que m'a dit Alice, tu n'as pas été très coopératif, ce n'est pas un trop gros revirement ?
Je haussais les épaules.
-Laisse-moi y réfléchir tu veux, je vais tâter le terrain avec Alice peut-être pourrions-nous commencer par une sortie à quatre ?
Je hochais la tête alors qu'il se passait la main dans les cheveux.
-Bien, en attendant tiens-toi tranquille et arrête tes conneries, m'avertit-il.
-Bien, répondis-je à mon tour.
Je rentrais enfin chez moi et comme à mon accoutumé, j'allais voir si Bella était là.
Je fus saisi par le spectacle devant moi.
Elle était penchée sur Jacob, mais que faisait-elle ?
Elle avait une compresse à la main, elle lui désinfectait le visage et merde !
Je rembobinais sur un écran pour comprendre ce que j'avais loupé. Comment pouvait-il penser qu'elle n'était pas en sécurité dans cet immeuble. Elle avait un ange gardien enfin un truc dans le genre qui la protégeait en ma personne.
Ce con voulait me la voler. Ni une ni deux je réfléchis à mes options, il fallait qu'il déguerpisse.
Je pris un sac mis mon ipod, une tenue de sport et par-dessus les clés de mon antique Aston Martin, un vrai bijou cette voiture mais Bella valait plus qu'elle. Je déposais également un bonnet et une paire de lunettes et je me reconcentrais sur les écrans, pour partir au bon moment.
Dès que Jacob fut prêt à partir, je sautais de ma chaise prit mes affaires et couru au sous-sol.
Je bondis dans ma voiture, je démarrais et une fois sortie du garage j'attendis au coin de l'immeuble.
Dès que Jacob en sortit, j'accélérais sans hésiter je roulais droit sur lui le percutant de plein fouet. Son corps rebondit sur la carrosserie avant d'atterrir au sol.
Je n'avais pas l'intention de le tuer, juste de le blesser et le confiner un moment, le temps que les choses s'arrangent avec Bella. Je n'avais pas assez de vitesse pour lui faire des dommages irréparables.
Je conduisis ensuite jusqu'aux quartiers à fortes délinquances.
J'étais ravi des initiatives qu'avait eu James, il nous avait payé un stage découverte pour favoriser l'esprit d'équipe où des gangsters nous avait appris l'art de voler une voiture ou de jouer les pickpockets, nous avions bien rit pendant toute cette fin de semaine, je n'avais pas pensé un jour m'en servir.
J'enlevais mes lunettes et mon bonnet que je fourrais dans mon sac, je sortis une tige en fer après l'avoir essuyé je crochetais la serrure de ma porte et ensuite je refis démarrer la voiture en allant directement chercher les fils sous le volant. Heureusement que c'était une voiture ancienne, c'était impossible avec les voitures d'aujourd'hui.
Je laissais le moteur tourné et partis rapidement.
Quand j'arrivais dans un grand axe, je pris un taxi qui me ramena à 3 rues de chez moi.
Je payais en liquide avant de me diriger vers une ruelle, je mis mon ipod sur mes oreilles, me mis en tenue de sport, je rangeais mes clés dans mes poches et je jetais mon sac dans une poubelle sortit pour le ramassage du lendemain.
Je partis en petite foulée jusqu'à mon appartement.
Lorsque j'arrivais aux abords il y avait les gyrophares qui tournaient plein pot.
Je vis rapidement qu'Alice et Bella se tenaient dans les bras, elles avaient l'air très inquiètes.
Je réussis à manigancer pour faire le gars affecté et me retrouver seul avec Bella pour aller à l'hôpital.
Je devais commencer mon plan séduction.
Je partis en vitesse redéposer mes clés de ma feu Aston et prendre celles de la Volvo, je me changeais rapidement et je partis la retrouver.
J'allais passer du temps rien qu'avec elle mais il ne fallait pas que j'en oublie mon rôle.
Je feignis la stupeur face à la disparition de ma voiture. Je m'excusais après mon coup de fil à la police. Je me permis de me saisir de sa main, elle était si petite et fragile, je m'excusais sincèrement pour mon attitude.
Les choses auraient été si simples si nous nous étions connus hors contexte.
Je profiterais maintenant tous les jours que dieu fait pour être avec elle, pouvoir la toucher, la protéger.
Je prenais sur moi de la voir peinée pour cet abruti et j'espérais qu'il se remette vite pour qu'elle ne s'inquiète plus pour lui mais qu'il sorte tout aussi vite de notre vie.
Cette hargne que je ressentais de la sentir triste pour lui fut atténuée par son laisser aller, elle s'abandonnait complétement dans mes bras et j'avais de nouveau un réel espoir.
C'est mon père qui nous permis d'aller le voir. Je n'aurais pas dû être surpris qu'ils se connaissent, elle était l'amie d'Alice depuis plusieurs années. L'attitude de mon père face à Bella me confirma dans mon choix qu'il fallait qu'elle fasse coute que coute partie de ma vie. Par contre, je ne m'attendais pas à ressentir comme un couteau dans le cœur quand elle toucha Jacob.
Même dans son coma il me pourrissait la vie. J'aurais certainement dû avoir des remords que sa carrière soit finie mais là du coup je me demandais si je n'aurais pas dû trouver un moyen plus radical pour en finir avec lui.
Je me repentais sur les coups que je lui avais donnés, il ne m'avait pas non plus loupé à certains endroits. Je savais que Bella savait alors autant jouer la carte de la franchise avec elle.
Elle me proposa de me laisser seule avec lui.
Si c'était pour mieux le débrancher pourquoi pas.
Je m'approchais de lui, son activité cérébrale marchait alors je le mis en garde :
« Tiens-toi éloigné d'elle, connard, sinon je te promets de te faire vivre un enfer ».
Nous repartîmes chez nous.
Le trajet se fit en silence, je ne savais pas vraiment comment la séduire, ce n'était pas juste une poule que je levais dans un bar. Je lui proposais alors de venir la chercher demain pour aller de nouveau voir Jacob.
Il fallait que je joue le rôle du repenti au maximum même si ça me donnait envie de vomir, jamais je laisserais ce con interférer dans ma relation avec elle.
Je fus amusé qu'il lui faille du temps pour faire le lien entre ma suspension et la bagarre. Nous n'en n'avions pas parlé ouvertement et je ne savais vraiment pas comment lui dire que je la voulais elle et que si avant je l'avais rejeté c'était juste parce ce que je la prenais pour une pute.
Il devait y avoir plus élégant comme solution.
Nous nous séparâmes, j'étais plein d'espoir.
Je me rendis naturellement à mon poste d'observation.
Bella semblait soucieuse et me dire qu'elle pensait à lui, m'agaçait. Je la regardais évoluer, j'aurais voulu être là pour la voir et pas juste en tant que pathétiques voyeur.
Je la contemplais en plein conflit quand elle m'assona le coup de grâce, elle bloqua sa porte avec une chaise.
Merde, elle ne voulait plus que je vienne la retrouver.
Merde !
Merde !
Merde !
Où avais-je merdé, j'avais été un parfait gentleman, pourquoi me rejetait-elle à ce moment-là.
J'étais furax.
Elle était à moi.
Elle n'avait pas le droit de s'enfuir loin de moi c'était inconcevable.
Je respirais difficilement, je devais trouver une solution pour que plus jamais elle ne me quitte. Je pourrais la séquestrer dans le logement du dessous, il venait d'être libérer. J'irai chercher les clés demain on ne sait jamais.
Je pourrais aussi la droguer au GHB et l'emmener à Las Vegas pour qu'on se marie.
Je pourrais la faire chanter pour qu'elle reste avec moi.
Je pourrais aussi lui faire un gosse, elle me semble suffisamment inintéressée pour refouler ses envies au profit de sa famille. Par contre il fallait que je trouve un moyen pour lui enlever son implant.
Toutes les filles acceptant de participer au nouvel an devaient se faire poser un implant contraceptif et faire des tests sanguins pour écarter toute maladie. Si j'avais trouvé cette mesure brillante pour le coup ça m'agaça prodigieusement.
Enfin de manière plus extrême, je pourrais aller tuer Jacob pendant son sommeil, je serais ainsi sûr que jamais plus il ne pourrait venir troubler mon ange.
Je m'arrachais les cheveux.
Putain je ne serais plus jamais capable de la voir sortir de ma vie.
Je dormis mal cette nuit, l'idée qu'une barrière s'érigeait entre nous m'était juste insupportable comme idée.
La journée suivante fut comme la nuit, affligeante.
Le commissariat m'appela en matinée me demandant de passer.
Je devais y faire une déposition apporter toutes les choses qui leur permettraient de retrouver l'auteur du vol de ma voiture. Je regrettais presque ma célébrité à ce moment, ils se sentaient obliger de faire passer ma voiture en priorité, c'était ridicule.
Quand je donnais mon adresse un agent du box à côté se releva et me questionna :
-Ce n'est pas devant cet immeuble qu'il y a eu hier un accident ?
-Si effectivement.
Il me regarda suspicieux.
-Vous connaissiez la victime.
Je soupirais.
-Oui Jacob Black, un de mes coéquipiers.
Et là ses yeux s'éclaircirent comme s'il avait une révélation. Il regarda sur l'ordinateur je suppose mon nom pour avoir confirmation et il me tendit la main :
-Super saison mec, en tout cas.
Je souris faiblement.
-Merde c'est con pour Black vous allez le remplacer ?
Je me retiens de lever les yeux aux ciels.
-Je ne sais pas, je pense qu'ils vont attendre de connaitre son état de santé.
-Euh ouais bien sûr, dit-il gêné.
Ils me posèrent encore quelques questions.
J'étais exaspéré, je ne sais pas si ils jouaient au bon flic, mauvais flic, mais ils alternaient des questions suspicieuses sur la coïncidence et des attitudes de fans hystériques.
En attendant ils n'avaient aucune piste pour ma voiture. Ils avaient espérés pouvoir la localiser avec le système GPS mais le modèle était trop ancien pour ça. Ils étaient peu optimistes quant aux chances de la retrouver. S'ils savaient à quel point je n'en avais rien à foutre.
Je n'étais pas mécontent de sortir de cet endroit. Je ne pourrais pas me défouler ce soir au match, j'en aurais bien eu besoin.
Dès que je reviens à l'appartement les images de Bella bloquant sa porte m'assaillirent et m'énerva encore.
Le pompon fut quand je compris qu'Alice nous accompagnait.
Bella se faisait toute petite et ça me faisait encore plus mal, elle avait aucune confiance en elle.
Agr j'arrivais plus à penser correctement.
J'étais très content que Jacob ne soit pas visible, une journée de gagner surtout que je n'étais pas à mon meilleure pour mener mon plan, il fallait que j'arrive à me concentrer sur l'essentiel.
Le père de Jacob nous demanda alors pour les marques de son visage. Je pris alors mes responsabilités, je savais que c'était la meilleure façon de remonter dans l'estime de Bella.
Je lui expliquais que nous avions un différend concernant une fille et que nous en étions venus aux mains lors de l'entrainement.
Il jeta un coup d'œil à Bella, est-ce que son fils lui en avait parlé ?
Je la regardais à mon tour avant de lui confirmer qu'il s'agissait bien d'elle.
J'avais été le plus honnête possible et j'avais le sentiment qu'il s'en rendait compte qu'il ne m'en porterait pas rigueur. Pouvait-on en vouloir à un homme d'être sous le charme de la pire des tentatrices ?
A la sortie de l'hôpital il fallait que je m'éloigne d'elle, j'étais trop remonté pour ne pas faire des conneries, je les déposais devant l'immeuble avant de repartir aussi sec.
Je ne savais pas trop où aller, j'avais besoin de rouler un peu, faire le vide et c'est sans m'en rendre compte que je me retrouvais devant chez mes parents.
J'hésitais à sortir de la voiture, quand ma mère sortit de la maison et me fit un signe.
Je soufflais et rentrais chez elle.
-Que fais-tu là mon grand.
-J'en sais rien lui répondis-je sincèrement.
-Viens prendre une part de gâteau avec moi.
Je souris, une vraie mère dans toute sa beauté.
Nous ne dîmes rien pendant un instant.
-Tu sais Edward si tu as besoin je suis là tu peux me parler.
-Je sais maman c'est juste que je suis un peu perdu.
-Pour une fille ?
Je levais les yeux au ciel, mais pouvais-je la contre dire.
-Pourquoi ne joues-tu pas ce soir ?
-Suspension !
-Tu t'es battu avec Black ? Lâcha-t-elle.
Je lui fis des gros yeux.
-Papa n'est pas soumis au secret professionnel ?
-Pourquoi tu lui as dit ?
-Non !
-Ben alors.
-Comment sais-tu ?
-Ton père m'a dit qu'un de tes collègues avaient été admis, les médias en ont parlés et il m'a fait part de ses soupçons, il a aperçu tes mains abimées.
Je soufflais comment vouliez-vous cacher quoique ce soit à un médecin.
-Alors ?
-Oui nous avons eu… une altercation.
-Pour une fille ? Insista-t-elle.
-Ouais.
Elle sourit rayonnante.
-Et Bella ?
Je fronçais les sourcils.
-Ton père m'a dit que vous étiez venu ensemble à l'hôpital vous sembliez proche.
-Vous êtes des vrais pipelets tous les deux, m'agaçais-je.
Elle rit doucement.
-Alors ?
-Alors quoi ?
-C'est à cause de Bella ?
-Euh… oui.
J'avais bien été tenté de dire non mais j'étais incapable de mentir à ma mère.
Elle sourit.
-C'est une fille bien Edward, fais attention, elle est fragile, elle n'est pas habituée à ton monde et c'est aussi l'amie d'Alice, si tu lui fais du mal ça se répercutera forcément.
Je soupirais passant ma main dans mes cheveux, s'il y avait que ça, ça serait du gâteau.
J'avais de plus en plus de mal à me contrôler avec elle, je la voulais de manière puissante, j'étais incapable de la laisser vivre sa vie loin de moi.
Je baissais la tête.
Elle attendit.
-Je suis maladroit avouais-je, je ne sais pas toujours comment me comporter.
Elle me sourit grandement en posant sa main sur mon cœur.
-Suis ton cœur mon chéri et tout ira bien.
Je lui répondis avec un sourire.
Nous parlâmes un peu de tout et de rien avant que je ne rentre.
Avant de partir elle me sera dans ses bras et me murmura :
-Alice.
Je fronçais les sourcils ? Quoi Alice ?
Devant mon incompréhension, elle ajouta :
-Elle la connait mieux que personne.
Et elle me fit un clin d'œil avant de s'éloigner.
Je roulais encore un moment, j'avais besoin de ce temps pour remettre ma vie sur les rails. Je n'avais plus qu'à séduire la femme de mes rêves et tout serait à sa place.
Je devais être avec Bella pour ça.
Je montais chez moi et je me dirigeais directement vers le poste de sécurité.
Je me maudissais d'être aussi dépendant de ces écrans.
Bella s'agitait dans son lit et avait remis sa chaise.
Je me retenais de laisser de nouveau envahir la colère en moi.
Je respirais calmement et je descendis frapper à sa porte.
Il me fallut frapper plus fort, je savais qu'elle ne dormait pas vu son agitation sur les écrans.
Je supposais qu'elle n'avait pas de doute sur son visiteur.
Elle finit par ouvrir la porte.
Je la suppliais presque de me laisser entrer, j'avais vraiment besoin de la sentir dans mes bras, respirer son odeur mais elle en décida autrement et sortit de sa chambre pour aller au salon.
Merde tu espérais quoi mon vieux que tu allais te coucher tranquillement avec elle et roucouler ?
Fais chier !
Etais-je prêt pour faire amende honorable ?
Je pris quelques instants pour m'assurer que je garderais le contrôle. Je n'avais pas le droit à l'erreur, elle savait déjà que je venais la voir la nuit et elle n'avait pas réagi trop mal, il ne fallait pas que je pousse le bouchon trop loin.
Je me résignais en retournant au salon.
Elle était là. Pouvais-je la prendre là elle était si désirable.
Elle me sortit de ma torpeur demandant de parler, je m'assis face à elle, je n'allais pas y échapper, il fallait y passer une bonne fois pour toute.
Me demandait-elle réellement ce que j'attendais d'elle ?
Putain elle et son corps aurais-je pu répondre du tac au tac mais je décidais de retourner la question.
Il lui semblait évident qu'elle me voulait moi, où aurais-je du comprendre ça quand elle est venue au nouvel an, quand elle s'habille de manière provoquante ou quand elle saute au cou de Jacob.
Je sentais la colère remontée en moi, je tentais de garder le contrôle et lui fit remarquer qu'il n'y avait rien d'évident.
Me rappeler cette soirée et la folie dont elles ont fait preuves en venant me mettait toujours autant en boule quand je compris dans ses yeux que je la perdais. Je tentais de me ressaisir et je lui avouais que je ne savais pas comment réagir avec elle.
Elle voulait comprendre alors je fus le plus probe possible avec elle en énonçant mon plan foireux et je lus instantanément le choc dans ses yeux.
J'étais lasse mais je devais être un maximum honnête avec elle, je voulais croire en nous même si je me suis battu longtemps contre moi-même pour refouler mes sentiments pour elle.
Je vis son expression changer quand je me livrais peu à peu à elle, elle était si fragile.
Je pris son magnifique visage en coupe pour la rassurer et ensuite dans mes bras. C'était bon de l'avoir tout proche, je savais que c'était sa place.
Après quelques mises au point je pu gouter ses lèvres si douces si tentantes, j'avais envie d'elle plus que jamais. Tout serait différent à partir de maintenant, mais elle me repoussa.
Je n'aimais pas ce sentiment d'être rejeté. Elle avait besoin de temps mais moi j'étais vraiment dur. J'avais envie d'elle. Je tentais d'argumenter un peu mais elle était déterminée, alors je me résignais si c'était ce qu'elle voulait.
Je l'avertis alors qu'il ne fallait pas qu'elle me tente, je pouvais faire de mon mieux pour aller à son rythme mais je n'étais pas maso, et ses mimiques auraient ma perte. Je ne pouvais plus me comporter en homme de Cro-Magnon.
Quand je la vis frissonner, je ne pus m'empêcher de me saisir de cette opportunité et de lui passer mon maillot. C'était jubilatoire de la voir marquée de cette manière, j'aurais voulu sur le champ l'emmener dans cette tenue à Jacob pour qu'il comprenne enfin le message.
Je me mis en mode gentleman et lui proposais un diner, j'étais plus que jamais motivé à la séduire.
Je me retiens quand elle m'informa son envie de retourner voir Jacob, je devais me montrer patient, c'était mon maillot qu'elle portait sur son dos pas le sien.
Je me shootais à son odeur avant de me détacher d'elle.
Je passais de nouveau par mon poste de contrôle avant de me coucher et c'est le sourire aux lèvres que je vis qu'elle n'avait pas remis sa chaise et garder mon maillot.
Je tentais de reprendre une vie normale mais c'est plus qu'impatient que je viens la chercher avec des fleurs.
Ses réactions n'étaient jamais celles que je m'attendais alors qu'elle mettait ses fleurs dans sa chambre, avait-elle peur qu'Alice les voit ? Voulait-elle que notre relation reste secrète ? Et cerise sur le gâteau elle n'avait pas gardé le maillot.
Je respirais calmement, je devais m'adapter et comprendre son point de vue.
Elle était bien la pire des tentatrices elle me l'avait prouvé dans la voiture et ma queue frétillait rien qu'à l'idée que plus tard, je pourrais l'avoir quand bon me semble. Je pourrais répondre instantanément à ses taquineries et sa main sur ma cuisse si là elle me brulait car je sais que je n'irais pas jusqu'à la délivrance dans pas longtemps j'espère qu'elle sera toujours à cette place.
Je fus agréablement surpris de pouvoir plaisanter si facilement avec elle, même si elle mettait aux supplices mes limites. J'avais tellement envie d'elle. Je l'avertissais régulièrement de ne pas jouer si elle ne voulait pas que je perde le contrôle.
A l'hôpital, je devinais à l'expression du père de Jacob qu'il n'était pas ravi de la proximité entre Bella et moi et oui son rejeton était maintenant hors-jeu.
J'eu un mal fou à ne pas casser une deuxième fois la gueule à Jacob quand il se permit autant de familiarité avec MA copine. Visiblement Bella n'avait pas apprécié mon attitude possessive, si elle savait que je m'étais retenu plus que je m'en croyais capable.
Heureusement la soirée fut une douce torture. Je devais trouver un moyen pour que tous les hommes sachent en un regard qu'elle était à moi.
Je cogitais toute la nuit et je fus impatient le lendemain d'appeler ma sœur, je ne devais pas voir Bella pour soit disant prendre notre temps, quelle connerie !
Alice fut de judicieux conseils même si au passage elle allait flamber avec ma carte bancaire mais j'en avais rien à foutre, je voulais la gâter elle.
Je fis part à Alice de mon idée :
-Alice, j'aimerais lui offrir quelque chose de moi, tu sais en signe de mon attachement.
-Edward ne mets pas la charrue avant les bœufs, attend un peu tu vas l'effrayer là.
-Je croyais que vous aimez ça les cadeaux.
-Certes mais tu parles de Bella.
- Ben en fait, ce n'était pas quelques choses que j'aurais acheté plus donné.
-Ah oui et quoi ? M'interrogea-t-elle curieuse.
-Je pensais lui donner ma gourmette, tu sais avec mon nom dessus dis-je tout bas.
Elle se mit à rire comme une démente.
Je restais silencieux.
Son rire cessa et hoqueta :
-Mais c'est que tu es sérieux.
Je levais les yeux au ciel.
-Ed, tu sais, reprit-elle doucement, ça se faisait ado et encore c'était d'un ringard. Non, à la rigueur un bijou si tu y tiens vraiment mais je pense que tu devrais attendre.
Je me rembrunis, je n'aimais pas me faire rembarrer de cette manière par le lutin.
Je n'étais pas obligé de suivre ses conseils à la lettre et Je lui achetais un bracelet en or blanc, il était fin et délicat comme elle.
Le lendemain, je ne pus m'empêcher de la suivre jusqu'à l'hôpital, je me retenais d'aller la chercher dans cette chambre, mais je me décrispais quand je la vis sortir peu après et l'air visiblement en colère, peut-être un souci de régler.
Elle était parfaite pour moi, nos soirées étaient magnifiques, elle savait gérer ma jalousie et me détendre en une seule pression de sa main sur moi.
Par contre ce que je n'avais pas prévu c'est ma maudite sœur qui décida de faire le diner chez moi en me prévenant que quelques minutes avant l'heure.
Je la maudis.
L'appartement était rangé ce n'était pas le problème, par contre j'avais mon poste de contrôle. Je n'avais rien pour le fermer à clé, de toute manière il y a rien de tel qu'une porte fermée pour susciter la curiosité.
J'y allais directement, éteignant tous les écrans à regret, j'avais aimé voir cuisiner Bella pour moi, j'aurais voulu la voir tous les jours s'affairer pour nous.
Je rattroupais les papiers du détective, les photos que j'avais faites avec les caméras lors de son sommeil.
J'avais laissé le poster au pire elle savait que je venais dans sa chambre, je pouvais facilement l'expliquer.
Je mis rapidement la table, ma sœur me l'avait suggéré au téléphone pour qu'une femme se sente accueilli, je devais aussi changer mes draps, mettre suffisamment de serviettes à porter de main dans la salle de bain.
Une fois mes tâches accomplies je descendis en bas, elle était là à finir de mettre les plats dans un panier, je n'avais qu'une seule envie la prendre là sur le comptoir mais non il fallait faire ça bien.
Notre troisième rendez-vous fut sommes toute agréable malgré la tension sexuelle dans l'air et mon pantalon.
Je lui parlais tant que je pu de mon inaptitude à bien réagir. Je maudissais le début de notre relation, je ne pouvais m'empêcher de regretter de ne pas être aller plus souvent retrouver ma sœur, j'aurais pu faire sa connaissance bien avant.
J'aurais connu d'entrer la gentille fille et je n'aurais pas viré fou à tenter de me tenir éloigner d'elle.
Je fus encore plus déstabiliser quand elle m'envoya au salon pour le dessert. J'aimais à penser que nous vivions les deux ici. J'aimerais vivre avec elle.
Dès que Bella arriva avec sa coupe débordante de chantilly, je sus que j'étais foutu et que je ne tiendrais pas, c'était plus qu'une question de minutes. Après la troisième cuillerée, je ne pus m'empêcher de me saisir d'elle, elle allait être mienne à jamais.
Si j'avais été troublé la nuit du nouvel an ou dans sa chambre, ce n'était rien en comparaison à la communion de nos corps pendant cette nuit.
Notre alchimie était parfaite, tout en elle était parfait.
Je ne pourrais plus jamais désirer une femme comme je la désirais elle, aucune autre femme ne pourrait me faire ressentir ce qu'elle me fait ressentir elle.
Je lui avais posé la question pour son implant, je me mordis la lèvre, je savais qu'il était trop tôt dans notre relation pour lui demander qu'elle se le fasse enlever mais après ce moment avec elle je ne n'avais plus de doute, c'était elle la femme de ma vie et la mère de mes enfants.
Plus vite elle porterait mon enfant plus vite elle serait à jamais à moi.
Je l'entendis se lever dans la nuit.
Il me fallut un moment avant d'émerger quand je me décidais à aller voir si tout allait bien pour elle, je la vis dans mon poste de contrôle.
Merde !
Je reconnectais mes neurones, il n'était pas question que je la perde.
Je la vis découvrir les papiers du détective, les différentes photos, alors qu'elle allumait un écran, elle ne m'avait pas entendu.
Je me saisis d'un t-shirt qui trainait et je mis largement du chloroforme dessus avant de l'appliquer sur son visage.
L'effet fut rapide et elle tomba dans mes bras.
Je la recouchais dans notre lit, la bordant, m'excusant.
J'avais peu d'options devant moi, la première faire disparaitre les preuves.
:
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Alors ?
Abusez de la bulle j'ai vraiment besoin de savoir ce que vous en avez pensé !
A très bientôt
Christina
