Disclaimer: Les personnages de Hétalia ont beau être dans un autre univers, il ne m'appartiennent pas et sont toujours à Hidekazu Himaruya
Genre: UA , Romance, Family, Angst.
Allusions/Clin d'œil à certains mangas mais je ne dirais pas lequel. (Et ne dites pas «One Pièce» c'est trop facile).
Rating: M
Personnages: Presque tous les personnages auront droit à une apparitions, plus ou moins importantes, certains comme Arthur seront beaucoup sur le devant de la scène. D'autres feront de la figuration. D'autres seront parfois juste évoqués, soit dans une description soit dans une anecdote.
Parings: Arthur/Francis (commence dans ce chapitre), Ludwig/Feliciano, Antonio/Gilbert, et d'autres mais je n'ai pas encore tout en tête pour le moment.
Chapitre 13 : Aveux
Francis entra dans la chambre deux jours plus tard, portant une tasse de thé entre ses doigts, la tendant à l'homme assit sur le lit, dont le torse était soigneusement bandé. Il avait remis sa chemise blanche mais sans la fermer.
La fenêtre était grande ouverte, laissant entrer les rayons du soleil mais il y avait comme une aura sombre autour du pirate.
Francis toussota et demanda, avec une légère hésitation: «Ca va?
- A ton avis?» Il n'y avait pas le sarcasme qu'il y aurait eu en temps normal, la voix était juste fatiguée et quelque peu tendue, comme si le pirate souffrait. C'était peut-être le cas après tout, il avait été blessé. «Tu m'as sauvé! J'suppose que j'dois te dire merci?
«Pas la peine! Ce que j'ai fais était complétement normal!»
Arthur, les yeux dans le vague, l'air épuisé, marmonna: «Il était encore pire que la dernière fois que je l'ai vu! Tellement plus haineux qu'avant.
- Ha?
- J'ai cru...et c'était peut-être réellement le cas... qu'il voulait réellement me tuer...de ses propres mains cette fois. Qu'est-ce que je lui ai fais pour qu'il me déteste comme ça? Rien n'était de ma faute! C'est lui qui me détruit l'existence...
- Tout vas bien, avec la blessure que t...nous lui avons infligé, il est bon pour un long repos. Et les chances que tu le croise une nouvelle fois avant un bon moment sont assez faibles, n'est-ce pas? La mer est immense...
- ….Peut-être!» Un temps, le capitaine avala sa boisson d'un seul coup. Puis il murmura, doucement, après un instant de silence: «Mon père, Hermann...a soit disant voulut venger Eoghan en faisant subir une perte semblable à la famille Jones, mais sans en parler à ma mère. L'officier donc venait de voir naître...des héritiers, des jumeaux: Alfred et son frère Matthieu. C'est le premier qui a été kidnappé...et mon père lui a forcé les Jones a verser une très lourde rançon.»
Francis releva les yeux, voyant peu à peu où tout ça les menait. Il devina aisément la suite, avec toutes les informations qu'il avait déjà: «Il n'a pas rendu l'enfant?
- Non...il l'a laissé..sur notre île...avant de disparaître et ma mère, ne sachant pas où était la famille du bébé, et ne voulant pas avoir affaire à eux (pour de compréhensibles raisons), a décidé de le garder. Et il a grandit parmi nous. J'avais 5 ans à l'époque, c'est à peu près la différence d'âge qu'il y a entre nous. Les années ont passés, on était comme deux frère, on s'entendait tellement bien. Alfred disait qu'il deviendrait le plus grand des pirates, comme...c'est ironique...Eoghan. Il pensait vraiment être notre frère, même s'il n'avait pas les sourcils de la famille, même s'il ne nous ressemblait pas tant que ça. Il avait un jour admit qu'il se doutait avoir été adopté mais qu'il s'en fichait, parce qu'il nous aimait.»
L'autre vit les doigts du marin se crisper dans les draps du lit et voulut tendre la main pour le rassurer mais n'osa pas, laissant l'autre parler jusqu'au bout. Il se doutait de ce qui allait suivre, réellement.
«Un jour ma mère l'a emmené avec elle sur l'île de Dorisha. Elle fait du commerce, comme tu le sais et il a vu un navire de la marine. Ca n'aurait pas porté à conséquence...mais Alfred, qui avait 13 ans à l'époque a croisé son père, son vrai père. Et celui-ci l'a attrapé et lui a demandé ce qu'il faisait l'a, l'ayant prit pour son autre fils, le seul qu'il avait gardé. J'ai oublié son nom à celui-là...
- Ce n'est pas...Matthieu?
- C'est ça : Matthew. Alfred a eu peur de cette homme qui l'avait attrapé par le bras et il a fuit. Mais il s'est posé des questions aussi. Pourquoi cette homme lui ressemblait? Pourquoi il l'avait prit pour son enfant? Et pourquoi...cet homme portait-il une chevalière dont le symbole était identique à celui de son pendentif?
- Un pendentif?
- Oui c'était le symbole que recevait tout les premiers nés dans ce genre de famille. Alfred l'avait toujours gardé, on n'a jamais pensé à le retirer, tristement, je ne sais pas vraiment pourquoi...et on l'a bien regretté après. Peut-être que ça aurait tout changer.
- Il est retourné voir cet homme?
- Oui, d'abord discrètement, s'enfuyant rapidement dès qu'il pensait que l'autre l'avait vu, puis devenant de plus en plus audacieux. Si ma mère et mon grand frère s'étaient seulement doutés de quelque chose...mais non. Ils étaient trop occupés avec leurs affaires puisqu'ils étaient...marchands et Alfred était assez indépendant comme enfant. Et de fil en aiguille il a fini par aller lui parler. Mon frère s'en ait aperçu et l'a ramené de force au bateau qui est rapidement revenu sur l'île. Seulement c'était trop tard, Alfred avait des doutes. Il a voulu savoir la vérité! Il avait entendu parler de l'enlèvement d'un des fils de l'officier Jones 12 ans et demi auparavant. A cela ajoute la ressemblance physique et le médaillon...il ne lui en a pas fallu plus pour se poser de sérieuses questions et a exigé qu'on lui dise d'où il venait. Même s'il avait certainement tout compris.
- La vérité? Et vous lui avez dit?
- Non...Personne n'a voulut lui dire. Même moi j'ai refusé. Le nom ''Jones'' était tabou dans notre famille après tout. Et je ne voulait pas qu'il devienne un officier de la marine comme son père, qu'il puisse mettre ma famille ou mes amis en danger...je voulais garder mon petit frère. Il m'a insulté, m'a dit que je ne voulais pas son bonheur, que je lui mentais pour le garder ici comme un jouet! Il s'est sauvé à l'autre bout de l'île. On a pensé qu'il reviendrait. Après tout c'était une île non? Il n'avait pas de solution de fuite?»
Francis vit qu'Arthur avait les larmes aux yeux. Sans réfléchir il prit le pirate dans ses bras, le tenant contre lui. L'autre ferma les paupières, inspirant avec bonheur l'odeur du vêtement du blond. Doucement son second demanda:«Il a réussi à quitter l'île, c'est ça? Il s'est caché sur un bateau et a retrouvé sa famille?» Il arrivait très bien à visualiser la scène, se sentant désolé pour les Kirkland. Et il se doutait de ce qui avait du se produire ensuite. Il ne s'en doutait que trop bien, la haine d'Arthur pour cet Alfred devant bien venir de quelque part.
Le capitaine hocha la tête, pensif: «Il a du mettre du temps à y aller mais il a réussit, il avait volé de l'argent et a donc fini par atteindre l'île de Minar où vivait une grande partie des officiers de la flotte de la marine. Il a retrouvé sa vraie famille. Et je suppose qu'il a été heureux parce que...
- Tu ne l'as pas revu?»
L'autre prit une grande inspiration: «Si...un an avant de te rencontrer. Donc presque deux ans. Il était entré dans la marine sur les traces de son père... et il avait monté les grades terriblement vite, parce qu'il était très doué. Nos navires se sont croisés. Il a...» Un sanglot nerveux lui échappa, et il crispa les doigts sur le vêtement de l'autre blond, refusant de le regarder et tremblant de tout ses membres: «..essayé de me tuer! Il m'a tiré une balle de pistolet dans la jambe, et m'a frappé de son épée dans le dos. J'ai toujours la cicatrice de cette déchirure. Il m'a dit ce jour-là qu'il allait me faire payer de lui avoir voler 12 ans de vie dans sa famille, avec son jumeau. Qu'il allait...» Un nouveau sanglot lui échappa, tandis qu'il enfouissait son visage dans le manteau, se collant à Francis autant que possible, celui-ci le cajolant tendrement pour le calmer: «...se faire un plaisir de me faire subir le sort que l'on réservait aux pirates!» Ses pleurs redoublèrent, tandis que son ami tentait de le consoler, le berçant contre lui.
Ces souvenirs lui faisaient si mal, il avait souvent peur d'être trahi car peu de personnes étaient réellement importantes pour lui, et il craignait plus que tout de les perdre, ou qu'elles se retournent contre lui.
Mais quelque chose perturbait son compagnon et celui-ci ne put s'empêcher de poser la question, laissant ses doigts s'enfouir dans les cheveux dorés du capitaine qui ne s'en plaignit pas: «Il n'est jamais venu sur l'île des pirates? Ou sur la tienne? S'il est devenu officier de la marine, il aurait pu...» Il n'osa pas finir sa phrase.
Cela rejoignait une question qu'il se posait souvent: comment se faisait-il que personne ne pouvait trouver l'île en question, sur les cartes ou s'il n'avait aucun lien direct ou personnel avec la piraterie?
- Si n'importe quel bateau pouvait s'amarrer sur ces îles, on y débarquerait comme dans un moulin. Il y a des protections magiques bien entendu. Il a perdu définitivement toute possibilité d'y aller.»
Il se dégagea de l'étreinte, honteux de s'être ainsi laissé aller. Ses joues redevinrent rouges quand il se rendit compte qu'il avait montré tant de faiblesses. Même si c'était à la personne qu'il aimait sans l'avouer, même à lui-même.
Francis tourna doucement les yeux vers la fenêtre, par lequel il voyait le ciel plein d'étoiles. Il soupira et regarda son capitaine «Je suis désolé Arthur!
- Hein?
- Désolé de t'avoir fait raconter ça, cette histoire semble te faire souffrir...
- Pas spécialement et ce n'est pas ta faute! C'est juste celle de cet ingrat! Même s'il avait été enlevé par mon père, le reste de notre famille n'était pas si fautif que ça. On aurait peut-être pas du lui cacher la vérité mais...» Il se passa une main sur le visage, épuisé «Nous avons commis de graves erreurs, mais il n'a fait aucun effort pour nous comprendre!
- Arthur...
- Si seulement...» Il n'acheva pas sa phrase et enfouit son visage dans ses mains. Il inspira profondément à plusieurs reprises puis releva la tête «...La prochaine fois, et espérons pour lui que ça sera le plus tard possible, je lui ferais vraiment payer! Il regrettera ce qu'il m'a fait et ce qu'il a essayé de te faire parce que je vais lui rendre...» Ses yeux s'obscurcirent «...Au centuple!»
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