Hello tout le monde,

Tout d'abord, je voudrais m'excuser auprès des personnes qui ont été mal à l'aise avec le comportement que j'ai fait adopter à Castle dans le chapitre précédent. En aucun cas mon objectif était de lui faire manquer de respect à Kate, le but était juste de montrer toute la colère qu'il avait en lui.

Pour la suite je vais m'appliquer sur le sujet, promis -)

Bonne lecture.

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« Espo ! Je veux que tu appelles l'agent Burke et que tu lui annonces que l'enquête n'est pas clôturée ! » Ordonna-t-elle à l'hispanique qui pivota sur sa chaise et acquiesça rapidement. « Ryan, dès qu'il a terminé au téléphone, vous me trouvez n'importe quel lien entre les différentes personnes en relation avec Woodrow et Parker. Elle a dû avoir besoin d'aide pour obtenir de sortir aussi facilement un corps de la morgue. » Continua la détective, sous le regard admiratif de son partenaire. « Je veux savoir qui n'apparaît pas sur les images et a pu jouer un rôle dans ce… kidnapping de cadavre. Il faut passer au crible le casier de chaque membre du personnel avec qui elle a été en contact. Castle et moi, on va chez Emmerson Book Corp., il faut que l'on trouve l'origine de cette plaque d'imprimerie. »

« Ok boss ! » Accepta Ryan. « On est dessus. Euh… » Hésita le jeune homme.

« Oui Ryan ? » S'enquit la détective, curieuse de ce qui pouvait mettre son lieutenant si mal à l'aise.

« Euh… ça va ? Enfin… je veux dire… » Balbutia l'irlandais et faisant un signe de la main allant de Castle à Beckett. « Vous deux, tout va bien ? »

« Ravie de ta sollicitude Kevin, mais je peux t'assurer que tout va pour le mieux. » Le rassura-t-elle. Elle connaissait la sensibilité du jeune Kévin Ryan qui s'approchait tellement de celle d'un enfant qu'elle ne pouvait pas se permettre de le laisser dans le doute. « Alors maintenant au boulot et tenez-nous au courant dès que vous avez le moindre renseignement. » L'informa-t-elle en souriant.

Le lieutenant acquiesça et se replongea dans la lecture des différents dossiers relatifs à l'affaire, partiellement rasséréné sur la situation que vivait ses amis mais s'inquiétant à nouveau pour son portefeuille il grimaça intérieurement. Comme à son habitude, il devait concéder que Javier avait certainement une fois de plus raison en ce qui concernait leur boss et l'écrivain. Kevin appréciait énormément Beckett et l'avait côtoyée suffisamment longtemps que pour en savoir long sur ses façons d'agir, ses réactions face au danger cependant il éprouvait toujours beaucoup de mal à voir au-delà des murs qu'elle s'était créés. Il l'avait toujours connue ainsi, emmurée, seule et renfermée et depuis l'apparition de Richard Castle dans son monde, il l'avait vue évoluer, s'entourer de personnes de confiance triées sur le volet et ouverte à certaines possibilités mais, malgré tout, il ne parvenait pas à décrypter les sentiments profonds de celle qu'il admirait pour sa force et son courage. Esposito la connaissait depuis beaucoup plus longtemps et leur relation était différente. Il arrivait toujours à voir à travers sa carapace et les masques qu'elle arborait régulièrement. Il se prenait souvent à envier cette relation, à jalouser son partenaire.

« Tu crois qu'ils nous disent la vérité ? » Demanda-t-il à l'hispanique lorsqu'il eut terminé avec l'agent Burke, ce qui n'avait, visiblement, pas été une partie de plaisir à l'expression de son visage.

« Franchement, Bro, non. Je suis certain qu'ils nous mentent. Ça ne me plaît pas du tout d'ailleurs. » Dit Espo en haussant les épaules devant l'incompréhension du jeune irlandais. « Ils veulent jouer à cache-cache, très bien, libre à eux, mais rien ne nous empêche de nous amuser un peu aussi. Du moins dès que cette enquête sera terminée. Peter Burke est en passe de déposer plainte pour obstruction dans une enquête fédérale. »

« Dans ce cas, trouvons la faille que Beckett semble avoir discernée avant que cela n'arrive aux oreilles de Gates. » Ryan passa quelques dossiers à son comparse et commença à analyser les documents qui se trouvaient devant lui. Se retrouver avec le FBI sur le dos était loin d'être une partie de plaisir. Leur plus importante collaboration avec l'agence fédérale était celle avec l'agent Shaw qui avait été dure avec eux, les écartant de l'investigation dont ils avaient les rênes depuis le début. Bien entendu, Jordan Shaw ne leur avait pas été hostile et sa demande légitime n'avait eu pour but que de garder le maximum d'objectivité. Hormis cela, ils étaient loin d'avoir des relations amicales avec ces personnes qui, d'office, minimisaient le travail des commissariats locaux, présumant à chaque fois de leur supériorité intellectuelle par rapport aux 'simples' flics. De prime abord, l'agent Peter Burke semblait être quelqu'un de droit et de respectable mais comme tout le monde, il se refusait à accepter que les aveux reçus des suspects ne soient fondés et réfutait par la même occasion le moindre possibilité de s'être trompé, de ne pas avoir été au bout de ce qu'il pouvait faire et passer par la même occasion pour un mauvais investigateur.

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« Pour quelle raison ? » Questionna soudain Castle en brisant le silence confortable qui régnait de l'habitacle de la voiture de fonction de la détective. En tant qu'écrivain, Rick ne s'était jamais préoccupé de ce qui pouvait se passer entre le jour où son manuscrit terminé était déposer sur le bureau de Fina et celui où Paula le harcelait pour effectuer une tournée promotionnelle. En tant qu'auteur, il ne se souciait que très peu de tout ce qui pouvait se rapporter à l'impression et à la reliure de son œuvre. Même si le processus semblait être fort intéressant, Castle préférait profiter de cette période de calme avant le lancement de son bouquin en passant du temps avec Alexis ou au commissariat avec sa muse, voire dans les Hampton à s'extasier devant la magnifique vue que lui offrait sa terrasse, que de s'inquiéter à prendre part à la démarche de publication, il ne connaissait même pas le nom de son imprimeur actuel. Bien entendu, il ne doutait pas que Paula lui donnerait tous les détails, s'il le souhaitait, comme le jour où, comme un gamin capricieux, il avait exigé une visite des rotatives qui tournaient en boucle pour l'impression de son tout premier roman, 'Hell has no fury'. « Pourquoi a-t-on trouvé cette plaque d'imprimerie près du corps de cet homme ? John Miller n'est qu'un pantin dans cette histoire. Donc si son corps a été placé là par Woodrow et sa petite-amie, il doit y avoir une raison. Mais où l'on-t-il eue ? Pourquoi la déposer là ? »

« Autant de questions sans réponses Castle. » Répondit la détective en secouant légèrement la tête. « Mais un autre élément me tracasse aussi. » Continua-t-elle. « C'est pour ça que j'ai demandé au gars de vérifier les contacts de Liz avec ses collègues de la clinique. »

« Lequel ? » S'étonna Castle, à qui elle n'avait pas encore parlé du doute qui l'avait envahie lorsqu'ils se trouvaient à l'hôpital presbytérien, par manque d'opportunité principalement.

« Il s'est contredit. » Lui dit-elle comme si cela relevait d'une évidence, comme si quelque chose avait échappé à l'écrivain qui notait habituellement les moindres détails, les moindres erreurs dans les déclarations des témoins. Mais il apparut rapidement à Kate que la jalousie avait obscurcit son jugement et sa capacité à détecter les imperfections. « Josh nous a implicitement dit que la dispute entre Gary et Liz s'était produite il y a environ une semaine. Quand tu as insisté, il a dit que cette dispute avait eu lieu deux jours avant notre rencontre. Soit il a menti volontairement, soit il a perdu des neurones en Afrique. » Lui expliqua la détective.

Castle se remémora leur entrevue, celle sur laquelle il avait tenté, durant plusieurs heures, de tirer un trait, sans y parvenir et ce à cause de sa mémoire d'éléphant. La rage s'était emparée de tout son être dès qu'il avait entre-aperçut la silhouette du chirurgien laissant ses souvenirs un peu plus flous qu'à l'habitude, mais ce moment de la conversation lui revint rapidement. « Je dirais que ce ne sont pas ses neurones qui ont été atteints mais plutôt une partie plus intime de son anatomie. » Railla l'écrivain encore nerveux à l'entente du nom du praticien cardiaque. « Pardon. » S'empressa-t-il d'ajouter avec une grimace lorsqu'il sentit le regard de sa partenaire fixé sur lui.

« Pas besoin de t'excuser Castle. » Le rassura-t-elle avec un petit sourire tendre qu'elle ne destinait qu'à lui seul. « C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit. Son comportement lorsqu'il parlait de Liz était trop … » Elle hésita sur le mot à utiliser pour définir le comportement distant, presque froid, que son ex-amant avait utilisé en parlant de la jeune bénévole qui œuvrait dans son service.

« … insensible ? » Proposa alors le Maître des mots.

« Exactement. Comme s'il tentait de camoufler ses sentiments vis-à-vis d'elle. » Expliqua-t-elle à son partenaire.

« C'est pour cela que cela s'est terminé entre vous ? » Osa Castle, curieux de la relation que sa muse avait entretenue durant près d'une année avec cet homme. Jamais il n'avait trouvé le courage de lui poser directement la question. Il s'était bien imaginé quelques scénarios dans lesquels, la plupart du temps, Josh était le seul et unique responsable de cette rupture, de par ses absences, de son égocentrisme et de sa nonchalance, parfois l'obstinée Kate Beckett avait été rattrapée par ses propres démons et mis fin à leur idylle vouée à un avenir fleurissant. Il jeta un coup d'œil discret vers Kate qui se mordillait la lèvre.

Elle se doutait qu'un jour, l'écrivain passionné et fureteur qu'était Richard Castle, poserait des questions sur ses relations passées. Elle-même s'était souvent interrogée sur les deux mariages défaillants de son homme. La détective le savait pas forcément irréprochable, souvent insupportable et parfois insouciant. Elle pouvait facilement intégrer que Meredith et Gina aient subis les mêmes doutes que ceux qui l'avaient occupée durant toute la matinée. Elle hésitait à lui répondre sincèrement, même si elle savait que mentir ne les mènerait nulle-part. Ils avaient décidé d'être sincères l'un envers l'autre, de s'ouvrir à la discussion mais ce n'était pas l'endroit ni le moment pour de grandes envolées lyriques. « Ce n'est pas le moment pour ça Castle. » Finit-elle par lui répondre, esquivant la question. « Disons que, dès le départ, il y avait un mur entre nous. » Lui concéda-t-elle, espérant de cette façon couper court à cette conversation qu'elle souhaitait repousser le plus longtemps possible. Comment pouvait-elle se permettre d'annoncer à Castle que la seule et unique raison pour laquelle elle s'était embourbée dans cette histoire sans lendemain était Gina. Mais c'était sans compter sur l'entêtement du nouvelliste.

Il devait savoir. Il sentait que Kate lui cachait la vérité, il l'avait côtoyée suffisamment longtemps que pour en être certain. Il puisa son courage dans le paysage qui défilait devant ses yeux. Ils quittaient Manhattan pour prendre la direction de l'Upper East Side, plus verdoyant, plus serein que le centre-ville New-Yorkais, mais toujours aussi animé. « Le même mur qui te séparait de moi ? » Ne put-il s'empêcher de demander.

« Ecoute Rick, je sais que c'est difficile pour toi d'attendre, mais on ne peut pas entamer ce genre de conversation dans une voiture, en pleine enquête. » Voulut-elle lui expliquer mais il l'a coupa.

« Je sais que tu ne parles pas facilement et que j'ai dû peler de nombreuses couches de l'oignon Beckett pour parvenir à te soutirer certaines informations, pour m'approcher de toi, pour que tu m'acceptes dans ton cercle de confiance. Prends le temps qu'il te faudra. La seule chose que je te demande, c'est de me laisser te connaître, me laisser t'aimer comme je le souhaite depuis si longtemps. » Avoua-t-il. « Je comprends qu'on soit au milieu d'une enquête mais s'il-te-plaît ne te caches plus. » L'implora Castle, la fixant d'un regard intense qu'elle sentit mais ne put voir car elle observait le trafic dense de cette après-midi.

« Je ne fuis pas Castle. » Tenta-t-elle de le convaincre. « Je… Dès que cette enquête est terminée, je te promets que l'on parlera. » Son ton se voulut rassurant mais Rick ressentait, qu'une fois de plus, elle tentait d'éviter les sujets de discordes, d'affronter ses sentiments. A nouveau, il devrait gratter la couche de ciment sous laquelle elle se cachait. Elle l'entendit soupirer et comprit qu'il n'était pas dupe cependant elle se fit la promesse de ne pas faire faux bond à son ami. « Pour en revenir à cette plaque. » Changea-t-elle de sujet sans plus de ménagement. « En tant qu'écrivain, qu'est-ce qui pourrait te pousser à promener avec une plaque d'imprimerie ? »

« J'avoue que je l'ignore. Il s'aurait agi d'une plaque à billets j'aurais compris mais une page de livre. » Réfléchit-il tout haut. « Il se peut que notre ami l'avocat n'était pas tout à fait d'accord avec cette page et qu'il se la soit disputée avec l'imprimeur. Il a peut-être été pris de remords et n'a plus souhaité que son manuscrit soit publié. Ou tout simplement elle a été placée là pour nous mener à croire l'histoire que l'on voulait nous vendre. »

« Ces pseudo-écrivains ! » Pesta-t-elle en frappant de la main sur le volant.

« Eh ! » S'exclama Castle faussement vexé, une main sur le cœur.

« Tu sais très bien de quoi je parle Castle. Les artistes, vous êtes tellement imprévisibles. »

« Et c'est pour ça que tu m'aimes. »

« C'est ça Rick. Et c'est la marmotte qui emballe le chocolat. » Ironisa-t-elle avant de se rendre compte que ses paroles n'étaient certainement pas les bienvenues. « Désolée Castle, mais ce n'est pas forcément ton côté que je préfère. »

« Obsédée du contrôle. » S'amusa-t-il aux dépends de sa compagne.

« Peut-être mais au moins, grâce à moi, tu gardes les pieds sur terre. »

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« Monsieur Emmerson. » Le salua la détective dès qu'ils eurent passé la secrétaire.

« Détective Beckett, Richard. Vous avez du nouveau sur le décès de cet homme ? » S'enquit l'éditeur en serrant la main de ses visiteurs. « Comment s'appelle-t-il déjà ? » Réfléchit-il. « Woodrow ? Oui c'est bien ça. Woodrow. Avez-vous pu mettre la main sur son écrit ? » Rick ne connaissait que très peu Emmerson mais les réactions de ce personnage ne lui plaisaient guère. Il avait nié la détective lors de leur première rencontre et maintenant, il continuait de se montrer plus intéressé par quelques pages noircies que par le sort du malheureux.

« Non Monsieur Emmerson, pas encore et c'est en partie pour cela que nous sommes à nouveau en vos bureaux. » L'informa Kate acceptant la main tendue de leur hôte, sans lui tenir rigueur de sa froideur.

« Oh. C'est bien fâcheux tout cela. Nous avions déjà remis une très bonne avance à cet auteur et il serait tragique que son décès nous prive des retombées financières dont aurait pu bénéficier notre société. ».

Ces mots étaient la goutte d'eau qui fit déborder le vase déjà bien plein de Richard Castle. « Un homme est mort John. Je pense que cela est nettement plus important que la perte financière que cela pourrait vous engendrer. A ma connaissance, votre groupe est en bonne santé et ce n'est pas quelques milliers de dollars que vous auriez pu donner à titre d'avance pour un premier roman qui aurait pu vous perdre. »

« Richard, Richard. » Souffla le vieil homme. « Les affaires sont les affaires et, aussi rude que cela puisse paraître, cela ne m'empêche pas d'être un père et un grand-père aimant. »

Castle voulut lui répondre mais Kate l'interrompit dans son élan d'une main sur son avant-bras. « Monsieur Emmerson avez-vous un imprimeur attitré pour l'impression de vos publications ? »

« Oui, bien entendu, nous avons un contrat avec une société de Manhattan, Roarke Printing. »

« Vous travaillez avec eux depuis longtemps ? » Continua Beckett qui préférait restée fixée sur son enquête.

« Cela fait environ deux ans. Ils ont de très bons éléments. Leur travail est parfait. »

« Est-ce que les écrivains avec lesquels vous travaillez sont en possession de cette information ? »

« A vrai dire non, pas directement. Pourquoi posez-vous cette question ? » Grimaça Emmerson, ne comprenant pas vraiment où voulait en venir la policière et son partenaire de fortune.

« Si un de vos auteurs voulait passer directement par votre imprimeur avant de vous présenter son roman, est-ce que cela serait possible ? » Continua la détective en éludant la question que venait de lui poser l'homme d'affaire.

« Je suppose que cela relève du domaine du possible, mais je n'en vois pas du tout l'intérêt. » Spécula Emmerson. « Cela voudrait dire qu'il soit publié avant d'avoir notre aval, ce qui serait totalement stupide de la part d'un auteur puisqu'il perdrait par la même occasion son contrat et les à-valoir qui lui ont été avancés. » Emmerson ne voyait vraiment pas où voulait en venir la détective et préféra se tourner vers Castle, espérant trouver chez lui les réponses que la jeune femme lui refusait. « Richard, vous n'auriez jamais fait ça, vous en connaissez bien les risques. Pourquoi est-ce que je me vois contraint de répondre à des questions aussi stupides ? »

Le Maître du Macabre secoua légèrement la tête, de plus en plus exaspéré par le comportement du vieil homme qui leur faisait face. Il semblait ignorer les tenants et les aboutissants de cette enquête et malgré tout il se permettait de soutenir que les questions de la policières n'avaient ni queue ni tête. « John, il serait préférable que vous répondiez simplement aux questions de la Détective Beckett. Elle n'a pas pour habitude d'être tendre avec les suspects et si vous ne voulez pas faire partie de sa liste de moutons noirs vous écouterez mes conseils. A moins que vous ne préféreriez que cet interrogatoire se termine au commissariat et que les médias soient alertés. »

« Très bien. » Finit par se laisser convaincre Emmerson qui ne voulait surtout pas salir sa réputation en devenant le suspect d'un meurtre et de se voir emmener au poste de police sous les probables objectifs des caméras. « Woodrow n'a jamais montré la moindre ébauche de son travail. Un jour, il m'a demandé les coordonnées de notre imprimeur, en me disant que par souci de sécurité il souhaitait en faire une ébauche préalable. »

« Il ne lui aurait pas revenu moins cher et plus aisé de l'imprimer lui-même dans ce cas ? » S'enquit Kate.

« C'est ce que je lui ai répondu. Une impression coûte énormément d'argent, mais ça ne semblait pas lui poser de problème malgré que l'avance qu'il avait reçue était assez maigre. » Concéda l'homme au costume gris.

« Pourquoi ne nous en avez-vous pas parlé plus tôt ? »

« Ça n'a pas réellement d'importance. De toute façon, j'imagine qu'il n'est jamais passé à l'acte. Dans le cas contraire, Roarke nous l'aurait signalé sans délais. »

« Vous en semblez certain. »

« J'ai une totale confiance en Monsieur Roarke. »

« En supposant que Woodrow se soit présenté comme un de vos protégés. » L'informa Kate. « Ne quittez pas la ville Monsieur Emmerson, nous risquons d'encore avoir besoin de vous dans un avenir proche. » Avant de laisser Emmerson pantois derrière eux. Castle lança un dernier regard à l'éditeur et ensuite couru à la suite de sa compagne.

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« Hey Espo. Devines sur quoi je viens de mettre la main. » Annonça joyeusement Ryan en tenant en l'air un paquet de documents qu'il venait d'ôter d'un dossier. Il affichait un sourire félin, celui que pourrait arborer un chat prêt à se jeter sur une souris plein de vie. Ce regain d'énergie étonna l'hispanique qui, curieux, tenta d'arracher les informations des mains de son partenaire. « Hep, hep, hep, mon pote. Soit patient. » Le taquina Ryan ravi pour une fois de la découverte qu'il venait de faire. « J'en connais un qui risque d'avoir sa revanche plus tôt que prévu. » Pavana-t-il une dernière fois avant de tendre les papiers à son acolyte.

Javier se concentra sur sa lecture avant de s'écrier à son tour. « C'est une blague Bro ! » Il semblait estomaqué par ce qu'il venait de voir. « Comment est-ce qu'on est passé à côté de ça ? »

« Et sans la ténacité de Beckett on n'aurait sans doute jamais fait le lien. » Avoua le jeune lieutenant. « Maintenant ce qu'il nous faut c'est le relier au cadavre d'Hector Gonzalez. » Continua-t-il. « Le rapport d'autopsie établit par Perlmutter dit que l'on a retrouvé un ADN étranger sur ses plaies. Le FBI n'a pas souhaité en savoir plus vu qu'il avait un coupable tout trouvé. Apparemment cet ADN n'est pas enregistré dans notre base de données mais. » Insista

« Comment veux-tu qu'on lui fasse un test sans attirer son attention ? » S'enquit Javier.

« J'ai une petite idée sur le sujet mais on devrait prévenir Beckett avant de faire quoi que ce soit. Ryan « Les incisions faites sur le corps de Gonzalez ont été faites par un couteau à lame très fine, du style scalpel. Etant donné que tout le personnel de l'hôpital ayant eu un contact plus ou moins éloigné avec Liz Parker peuvent être suspect.»

« Ou elle aurait très bien pu s'emparer de ce matériel elle-même. Après tout, elle y avait accès et on en a maintenant la certitude. » Lui répondit-il. « Mais pourquoi aurait-il détourné l'attention des voisins de Woodrow ? En plus, le portrait-robot n'était pas terrible et les images des caméras de surveillance des alentours ne montraient qu'une ombre On va s'assurer que tout clope et qu'on a suffisamment d'élément avant d'annoncer la nouvelle à Beckett. » Esposito préférait assurer ses arrières car un faux pas pourrait leur coûter très cher et gâcher la réputation d'une personne respectée dans son milieu.

« Lieutenants Ryan, Esposito ! Dans mon bureau, tout de suite ! » S'écria Gates depuis le pas de sa porte, les bras croisés sur sa poitrine et le regard meurtrier. Iron Gates connaissait l'entêtement, parfois stupide, de ses officiers et l'air de chiens battus qu'ils arboraient dès qu'elle les avait interpellés prouvait qu'elle n'avait pas tort de s'inquiéter pour ses meilleurs agents. « Mais qu'est-ce que vous faites ? » Les interrogea-t-elle une fois la porte de son bureau refermée et les deux hommes debout en face d'elle. « Vous pensiez quoi en vous immisçant dans une affaire qui a été transférée au FBI ? » Cracha-t-elle son venin. « Je viens d'avoir l'agent Burke au téléphone et il est à deux doigts de vous faire suspendre pour obstruction à une enquête fédérale ! J'espère que vous avez de bonnes raisons pour continuer cette investigation sans m'avoir tenue informée. » Elle les jaugea durant de longues secondes, sans obtenir la moindre réponse de la part des deux têtes de mule. « Si vous le prenez de cette manière, je vous suspends avec effet immédiat et jusqu'à nouvel ordre, ainsi que la détective Beckett. Lorsque vous aurez repris un peu de bon sens on envisagera votre retour. » Finit-elle par leur annoncer en s'asseyant et se replongeant dans ses dossiers. Sans un regard supplémentaire elle leur fit un geste de la main pour leur faire comprendre qu'ils pouvaient prendre leurs affaires et partir.

« On a trouvé un indice. » Se risqua Kevin Ryan, hésitant, de peur de s'attirer les foudres d'Esposito qui avait toujours pour mot d'ordre de ne jamais dévoiler toutes ses cartes.

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Voilà, reste plus qu'à voir quel indice leur a mis la puce à l'oreille…et faire discuter une fois de plus notre couple préféré.

Gates parviendra-t-elle à canaliser ses inspecteurs ? Tiendra-t-elle la dragée haute à l'agent Burke ?

Beckett et Castle vont-ils enfin réellement s'ouvrir l'un à l'autre ?

La réponse bientôt… -)

Merci pour votre lecture et vos commentaires avisés.