Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.

Merci à Lea Michaelson, Elo69 (Comme toi, Kol a très envie d'en savoir plus sur ce que ressent Klaus…) et Klaroline68 (Merci, encore et toujours !).


- Tu vas arrêter de te tenir si raide ? demanda Katherine alors qu'elle prenait une gorgée de sa boisson.

- Je suis un peu hors de mon élément ici, répondit Caroline, et Katherine leva les yeux au ciel.

- Tu manques juste un peu d'entraînement, dit-elle.

- Je ne me souviens même plus de comment on flirte, fit Caroline, et Katherine sourit.

- Traite juste chaque gars ici de la même façon que tu traites le père de ton bébé et tu t'en sortiras très bien, lui dit-elle.

- Quoi ? fit Caroline, perplexe.

- Eh bien, les regards pleins d'envie, les taquineries, le déshabillage mutuel des yeux agis juste comme tu le fais avec Klaus et tu dégageras des ondes de pro du flirt, expliqua Katherine.

- Klaus et moi ne flirtons pas, objecta Caroline.

- Ouais et je ne m'appelle pas Katherine Miranda Gilbert, répliqua Katherine.

- Quel est le surnom que ta grand-mère te donne ? demanda Caroline. Celle de Bulgarie ?

- Katerina, répondit Katherine.

- Ah oui, celle qui déblatère sur ton sang de Petrova particulier, fit Caroline, et Katherine prit un autre verre.

- C'est celle-là, dit-elle. Grand-mère insiste pour qu'Elena, Jérémy, bébé Amara et moi allions là-bas cet été. Elle meurt juste d'envie de rencontrer le mari d'Elena. Ce qui veut dire qu'elle sera sur mon dos à propos du fait que je n'ai pas de mari. Il semblerait qu'on puisse se croiser en Europe.

- Quel âge a Amara maintenant, au fait ? demanda Caroline en pensant à la plus jeune du clan Gilbert.

- 18 ans, mais elle sera toujours le bébé, l'informa Katherine, puis elle sourit. Ohhh… Regarde qui arrive.

Caroline se retourna pour voir un gars marcher vers elle.

- Salut, dit-il. Je peux t'offrir un verre ?

- Waouh, tu vas droit au but, répondit Caroline avec ce qu'elle espérait être un sourire de flirt.

- Je sais ce que je veux, et là je ne veux rien d'autre que t'offrir un verre, expliqua-t-il. Je m'appelle Jesse.

- Caroline.

K&C

- Donc ça ne te gêne pas que Caroline soit sortie dans un bar, semblant tellement ravissante, dans l'espoir d'attirer un homme ? demanda Kol.

Ella était assise sur les genoux de Klaus, les yeux rivés sur le film Disney qui passait à la télévision. Bonnie et Kol avaient décidé de rester dans les parages donc les quatre étaient assis dans le salon à regarder La Belle et la Bête – ou plutôt trois d'entre eux le regardaient, le but de Kol pour la soirée était de tourmenter son frère pour qu'il avoue ses sentiments pour la beauté blonde.

- Non, répondit Klaus en essayant de ne pas montrer son mécontentement, Caroline n'est pas à moi, elle peut faire ce qu'elle veut.

- Ça ne t'ennuie pas le moins du monde ? insista Kol.

- Non, répéta Klaus, mais ses poings étaient serrés.

- Ça ne t'ennuie pas que Caroline puisse rentrer à la maison avec un type quelconque et le baise jusqu'à lui faire perdre la tête ? dit Kol, et Klaus couvrit les oreilles d'Ella.

- Kol, pas devant la petite, le sermonna-t-il, mais Kol se contenta de lever les yeux au ciel.

- Elle regarde un film de princesse Disney, le reste n'est qu'un fond sonore, lui expliqua-t-il. Ella, je t'achèterai un poney si tu te retournes.

Rien. Ella continua juste de fixer l'écran, ses lèvres articulant les dialogues.

- Mais quand même, et Caroline peut bien b-a-i-s-e-r qui elle veut, fit Klaus, les dents serrées.

Kol remarqua aussi que son frère tapait du pied, secouant un peu Ella. Klaus était énervé, ça au moins c'était clair. Bonnie se contentait de regarder, amusée.

- Ça te concerne aussi, tu sais, continua Kol.

- Je ne vois pas pourquoi, répondit Klaus en souhaitant que son frère change de sujet.

Kol essayait de faire comprendre à Klaus qu'il était jaloux, et il n'était pas jaloux. Pas du tout.

- Eh bien n'importe quel type que Caroline ramènera sera près d'Ella, et étant donné que tu es le père d'Ella tu dois décider s'il est assez bien pour être près de ta fille, expliqua Kol.

- Donc, ce que tu es en train de dire, c'est que n'importe quel petit ami de Caroline devra avoir mon approbation, dit Klaus, appréciant la façon de penser de son frère, pour une fois.

- Oui, fit Kol au moment même où Bonnie faisait :

- Non.

- Je dis juste que… commença Kol.

- Ça marche dans les deux sens, alors, le coupa Bonnie. N'importe quelle fille que tu ramèneras à la maison devra avoir l'approbation de Caroline.

- Je ne ramène pas de fille à la maison, objecta Klaus. En fait je l'ai fait une fois… et vous savez très bien comment ça s'est terminé.

- Tu peux bien parler, de toute évidence, tu veux la fille que j'ai ramenée à la maison, pointa Kol.

- Je ne vais pas nier que Caroline est attirante… très attirante… mais ça ne veut pas dire que je la veux, s'obstina Klaus.

- Tu sais, Nik, ton œil se contracte quand tu mens, et tu mens comme un arracheur de dents, en ce moment, fit Kol, et Klaus le fusilla du regard.

- Eh bien, peut-être que je devrais juste te voler Bonnie alors, dit-il en faisant un clin d'œil à Bonnie, qui éclata de rire en voyant le froncement de sourcils de Kol.

- Oh, va te faire foutre, lança Kol en faisant la moue, n'aimant pas le fait que la torture se soit retournée contre lui.

K&C

Katherine se tenait au bar en regardant Caroline danser avec Jesse. Il était mignon, et Caroline avait besoin de quelqu'un pour se sortir Klaus de la tête. Elle connaissait Caroline, et elle savait que la blonde était déjà en train de tomber amoureuse de Klaus. Klaus. Il était toujours un mystère. Katherine se vantait d'être douée pour comprendre les gens, mais même elle n'avait aucune idée de ce qui se passait dans sa tête. Katherine savait quand même ça : Klaus allait être là pour Ella. Et qui sait, peut-être que Caroline finirait par vivre une histoire d'amour épique avec Klaus. Il surmonterait ses problèmes et accepterait l'amour, et Caroline aurait la famille et la maison à la clôture blanche qu'elle avait toujours voulues. Le téléphone de Katherine commença à sonner. C'était Jérémy. Elle se fraya un chemin jusqu'au balcon pour essayer d'être plus au calme pour pouvoir entendre.

- Hé Jér, dit Katherine au téléphone, comment est l'école de médecine ?

- Une tuerie, fit Jérémy, je n'ai aucun temps libre.

- Comment Anna prend ça ? demanda Katherine.

- Bien, répondit Jérémy. Amara et elle s'entendent plutôt bien. Je ne savais pas comment ça allait marcher avec nous tous vivant dans un appartement près du campus, mais ça se passe bien.

- Donc Amara va mieux ? demanda Katherine.

- Ouais, dit Jérémy, maintenant qu'elle vit de nouveau avec moi. C'était dur pour elle quand je suis parti pour mes études et qu'elle s'est retrouvée seule avec un couple fraîchement marié. Je revenais pour la voir chaque week-end, mais je crois que les choses s'améliorent. Elle a même un petit ami.

Katherine était contente d'entendre ça. Elle s'inquiétait vraiment au sujet de sa plus jeune sœur. Parmi eux, c'est pour Amara que la mort de leurs parents avait été le plus dur. Elle n'avait que 9 ans quand ils étaient morts et avait toujours été une enfant silencieuse. Ils s'étaient sentis mal de la laisser avec Tante Jenna et leur nouvel Oncle Alaric, mais Amara leur avait dit qu'elle irait bien. Katherine et Elena devaient leur rendre visite bientôt, mais c'était juste dur de retourner là-bas. Heureusement Amara avait Jérémy pour prendre soin d'elle.

- Vraiment ? fit Katherine, choquée.

Amara était un bébé. Les bébés n'ont pas de petit ami.

- C'est un peu un petit con, mais Amara est plus heureuse que je ne l'ai jamais vue, donc je m'y fais, lui raconta Jérémy.

- Je vais devoir revenir à la maison et inspecter ce nouveau petit ami, dit Katherine. Pour être sûre qu'il est assez bien pour elle.

- Personne n'est assez bien pour elle, la contredit Jérémy, mais il fera l'affaire.

- Comment se passent tes cours de dessin ? fit Katherine en changeant de sujet. Tu sais qu'Elena et moi te soutiendrons si tu veux continuer l'art au lieu de la médecine.

- Je sais, répondit Jérémy, mais l'art ne me mènera probablement nulle part.

- Ce n'est pas vrai, protesta Katherine. Je connais un gars qui est un artiste plutôt célèbre.

- Ah ouais, qui ? demanda Jérémy.

- Un gars qui s'appelle Niklaus Mikaelson, répondit Katherine, et elle ne rencontra que le silence. Jérémy ?

- N… Niklaus Mikaelson, tu le connais ? bredouilla-t-il.

- Euh… ouais, fit Katherine. Je suis pas loin de l'avoir pour client.

- On l'étudie en ce moment même ! s'écria Jérémy d'une forte voix qui fit presque sursauter Katherine. Je donnerais mon bras gauche pour lui parler. Ses peintures sont incroyables. Quand tu les regardes tu peux presque ressentir ce qu'il ressent. La façon dont l'ombre et la lumière contrastent…

- J'ai compris, le coupa Katherine.

Elle ne voulait pas entendre quelqu'un d'autre dire à quel point Klaus était génial. Elle entendait suffisamment ça de Caroline. En parlant de Caroline, Katherine devait aller la retrouver.

- Je dois y aller Jérémy. Je t'aime, embrasse Amara pour moi.

- Je le ferai, fit Jérémy, et ils raccrochèrent.

Katherine remit son téléphone dans sa poche et alla trouver Caroline.

K&C

- Autre chose que tu peux me raconter sur toi ? demanda Jesse à Caroline tandis qu'ils faisaient une pause dans la danse et étaient assis au bar.

Caroline se mordit la lèvre. Devait-elle parler d'Ella ? C'était juste censé être une soirée de détente, mais si Jesse voulait la connaître il devait savoir pour Ella.

- J'ai une fille, dit-elle. Elle a 4 ans.

Jesse eut un regard surpris pendant une seconde avant de revenir à la normale.

- Euh… cool, dit-il, ne sachant pas trop quoi dire d'autre.

- La voilà… fit Caroline en sortant son téléphone et en lui montrant une photo.

Le seul problème était que la première photo qui apparut était une d'Ella… et Klaus.

- Elle est mignonne, dit Jesse avant de demander : qui est-ce ?

- Son père, répondit Caroline.

- Oh, fit Jesse en fronçant les sourcils. J'espérais vraiment que c'était ton frère, ou quelque chose du genre. Je n'ai pas les fossettes pour jouer en ma faveur, contrairement à lui.

Caroline rit.

- Ne t'inquiète pas, c'est un phobique de l'engagement, expliqua-t-elle. On est juste des amis qui élèvent leur fille ensemble.

- C'est un incapable, fit Jesse. Il ne doit pas avoir toute sa raison s'il t'a laissée partir.

K&C

Klaus n'arrêtait pas de regarder l'heure. Et si elle était rentrée avec un type quelconque ? Caroline avait demandé à Klaus de veiller sur Ella pour la nuit, et apparemment elle pensait à toute la nuit. Kol disait que Klaus devait approuver quiconque Caroline ramènerait à la maison à cause d'Ella, mais comment pourrait-il approuver n'importe quel petit ami de Caroline ? Aucun homme n'était assez bien pour elle. En fait l'idée que Caroline pourrait être avec n'importe quel type lui donnait envie de donner un coup de poing à n'importe quoi. Ou n'importe qui. Caroline n'aurait qu'à rester seule dans ce cas. Ouais. C'est ça. Caroline ne sortait avec personne parce qu'aucun homme n'était digne d'elle, et Klaus se comptait dans le lot. Donc ils seraient juste deux personnes seules élevant Ella.

- Papa ? fit une petite voix chantante.

Klaus regarda derrière lui et vit Ella qui se tenait là avec son ours en peluche dans les mains.

- Mon ange, qu'est-ce que tu fais debout ? dit Klaus en se mettant à genoux pour être à sa hauteur.

- Quand est-ce que maman rentre à la maison ? demanda Ella.

- Elle sera à la maison bientôt mon amour, répondit Klaus. Est-ce que tu veux dormir dans son lit et l'attendre ?

Ella acquiesça et Klaus la prit dans ses bras et l'amena dans la chambre de Caroline. Il la déposa sur le lit et rabattit la couverture sur elle.

- Kolie aussi, fit Ella, et Klaus mit la couverture autour de l'ours aussi.

Il était à moitié amusé et à moitié jaloux qu'Ella ait nommé son ours en peluche d'après Kol. Il l'embrassa sur le front et commença ensuite à partir.

- Papa ? Reste avec moi.

Klaus aurait voulu attendre Caroline, mais qui pourrait résister à cette adorable voix ?

- D'accord, dit-il en s'allongeant sur le lit à côté d'elle.

Ella se retourna pour être pelotonnée contre lui. Klaus se rappela avoir dormi comme ça quand il était plus jeune. Rebekah entrait dans sa chambre en prétendant avoir fait un cauchemar, mais il savait bien qu'elle était juste affectée parce que leurs parents se disputaient. Avant la naissance de Rebekah, Klaus était celui qui allait dans la chambre d'Elijah quand il était effrayé par toutes les disputes. Henrik… Henrik avait l'habitude de venir dans sa chambre aussi.

- Papa ? fit Ella en le tirant de ses pensées. Tu vas bien ?

- Ça va, lui assura-t-il. Endors-toi, maintenant. Ta mère sera fâchée contre moi si elle découvre que tu étais debout si tard.

Une heure plus tard, Caroline et Katherine vacillèrent dans l'appartement de Caroline après avoir été déposées par le taxi. Caroline avait donné son numéro à Jesse et ils avaient prévu de sortir quelques jours plus tard. Pas mal pour sa première sortie depuis des années. Jesse semblait être un gars sympa. Tout ce que Caroline voulait faire maintenant, cependant, était dormir pour récupérer.

Katherine s'affala immédiatement sur le canapé et s'endormit. Caroline voulait se coucher aussi, mais elle avait besoin de vérifier si Ella allait bien. Quand elle ouvrit la porte de la chambre de sa fille, Ella était introuvable. Son rythme cardiaque commença à accélérer et soudainement elle fut tout à fait sobre. Ensuite Caroline remarqua que la porte de sa chambre était entrouverte. Effectivement Ella était là, endormie dans le lit de Caroline, blottie contre Klaus. Caroline sourit. Encore un peu éméchée, elle alla vers l'armoire à linge et en sortit une couverture. En rentrant dans sa chambre, elle mit la couverture sur Klaus, il remua mais ne se réveilla pas. Caroline alla dans la salle de bain et se mit rapidement en pyjama. Quand elle eut fini, elle se coucha enfin sous les couvertures à côté d'Ella et s'endormit à son tour rapidement.

K&C

- Oui… Oui… Je le sais mais j'ai quelques… Je sais qu'on a un accord, crétin incompétent, mais les choses sont différentes… Quoi… Est-ce que vous me menacez ? fit Klaus au téléphone en faisant les cent pas dans sa chambre d'hôtel.

Il avait passé toute la matinée au téléphone. Après s'être réveillé dans le lit de Caroline, il avait rapidement dit au revoir en prétextant avoir du travail à faire. Ça faisait des années que Klaus n'avait pas dormi avec une femme, même si leur fille avait dormi entre eux. Même s'il était heureux que Caroline n'ait pas couché avec le premier type venu.

Pour en revenir au coup de fil, Klaus était censé être à un vernissage le surlendemain pour une quelconque publicité. À cause de la découverte de sa fille, ça lui était sorti de l'esprit. Maintenant la galerie menaçait de retirer tout le travail qu'il y avait affiché s'il ne venait pas. Franchement, il aurait voulu avoir quelqu'un pour mener ces batailles pour lui.

- D'accord… D'accord… Je serai dans le prochain vol.

Klaus raccrocha le téléphone. Il prit une grande inspiration et ouvrit la liste de ses contacts de son téléphone. Il fit défiler les noms jusqu'à celui de quelqu'un qui y avait mis son numéro sans qu'il le sache. Inspirant profondément, il appuya sur appeler. Ça sonna quelques temps avant que quelqu'un dise :

- Qui est-ce ?

- D'accord, tu as gagné, dit Klaus. Tu es engagée.

- Fantastique, fit Katherine Gilbert. On va vraiment s'amuser à travailler ensemble, et je prends 20% de tous les bénéfices.

- 10, la contredit Klaus.

- 17, insista Katherine.

- 7, fit Klaus, n'étant pas d'humeur.

- 15, dit Katherine en baissant sa demande.

- D'accord, accepta Klaus. Maintenant pour ta première mission…

K&C

- Tu pars ? fit Caroline, et Klaus acquiesça.

- J'ai donné ma parole, et même si Katherine a presque fait pisser le propriétaire dans son pantalon, ils refusent de transiger, expliqua-t-il en se passant la main sur le visage. Je savais que ça finirait par arriver. Je veux dire, ma…

- Vie est là-bas, finit Caroline.

- Ça me fait mal de la quitter, admit Klaus. Je ne le veux pas, mais mon studio, ma maison, tous mes contacts, mon travail. Tout est en Angleterre et en Europe.

- Je sais, dit Caroline.

- Est-ce qu'elle va me détester ? demanda Klaus.

- Non, elle ne pourrait jamais, répondit Caroline. Jamais. L'été n'est que dans quelques mois et tu peux nous rendre visite de nouveau… Tu sais, quand tu peux.

Klaus acquiesça encore et baissa les yeux.

- Comment suis-je censé dire au revoir ? demanda-t-il d'une petite voix.

- Ne le fais pas, lui conseilla Caroline. Dis juste à Ella que tu la verras bientôt.

K&C

Caroline conduisit Klaus à l'aéroport. Il voulait attendre le tout dernier moment pour dire au revoir à Ella. Au lieu de s'asseoir à côté de Caroline à la place passager, Klaus était à l'arrière avec Ella. Caroline les regardait à travers le rétroviseur tandis qu'ils parlaient. Klaus croisa son regard et sourit. Une fois qu'ils furent garés, Klaus prit son sac dans une main et tint la main d'Ella dans l'autre. Ils marchèrent à travers l'aéroport, mais ils devaient se séparer à la sécurité.

- Je te verrai bientôt, d'accord mon ange ? fit Klaus, et Ella acquiesça, mais garda les yeux au sol. Allez, amour. Laisse-moi voir ce joli visage avant que je parte, ajouta-t-il en se penchant et en mettant un doigt sous son menton, la faisant le regarder. Est-ce que je vais devoir te chatouiller pour te faire sourire, hmm ?

Ella secoua la tête, et un léger sourire apparut sur son visage.

- Je crois que je dois le faire.

Klaus l'attrapa et commença à lui chatouiller les côtes. Ella hurla de rire.

- Je vais sourire ! fit-elle, et Klaus la reposa au sol.

Un sourire éclatant s'étalait toujours sur son visage.

- C'est ça, dit Klaus en lui donnant un petit coup sur le nez. Je t'appellerai ce soir.

- D'accord, répondit Ella.

Klaus l'embrassa sur le front, puis regarda Caroline.

- Tu ne vas pas me chatouiller moi aussi, n'est-ce pas ? demanda Caroline en essayant d'alléger l'ambiance.

- Seulement si tu veux que je le fasse, répondit Klaus en lui faisant un clin d'œil.

Il se pencha à son oreille.

- Que je ne te manque pas trop, amour.

- Tu me manqueras pour le bien d'Ella, le contredit Caroline.

- À bientôt, dit Klaus.

- À bientôt, répéta Caroline.

Klaus mit son sac par-dessus son épaule et s'éloigna de la zone d'arrivée des bagages et s'enfonça dans l'aéroport. Bientôt il fut hors de vue.

- Maman ? fit Ella, et Caroline vit que le menton de sa fille tremblait.

- Tu vas lui parler bientôt, et il nous rendra visite quand il pourra, dit Caroline en s'accroupissant pour être à sa hauteur. Et souviens-toi que tu vas passer l'été avec lui.

- L'été, c'est dans longtemps, fit Ella en regardant de nouveau le sol. Pourquoi est-ce que papa ne peut pas rester ici ?

- Papa est un artiste, répondit Caroline en prenant la main d'Ella et en quittant l'aéroport pour rejoindre la voiture. Ça lui prend du temps. Il voyage.

- Est-ce qu'on peut aller avec lui ? demanda Ella. Si papa est si occupé, on va avec lui !

- Tu iras, cet été, mais pour le moment tu dois être patiente, dit Caroline en lui serrant la main. Tu peux faire ça pour maman ?

- Je suppose, marmonna Ella. C'est juste qu'il me manque.

- Je sais, ma puce, fit Caroline en prenant Ella dans ses bras et en l'embrassant sur la joue. Je sais.