Et ben, ça faisait tellement longtemps que je n'étais pas venue que j'en avais oublié que j'avais une histoire en cours! Puisque c'est ainsi, je vous met le chapitre clé de mon histoire, en espérant que le reste arrivera à sortir de ma tête de Skizo jusque sous vos yeux ébaubis! Je suis en période "je m'aime alors adorez-moi"! Vous inquiétez pas, ça va passer (*piqûre! piqûre!*) Enfin voilà la suite tant attendue, appelez-la Désirée, de ma fic'. Bonne lecture!
Soul entendit la voix de Maka avant de reprendre ses esprits à ses côtés, toujours allongé dans la salle. Il eut un instant une sensation de vide, puis ressentit à nouveau l'espace qui l'entourait et eut un vertige.
- Soul ! comment vas-tu ?
- Beuh… qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il nauséeux.
- Tu ne te souviens pas ?
- Euh… Ah ! Si ! se souvint-il.
Au même moment, Stein et Spirit entrèrent dans la salle, Spirit portant le corps inerte de Faust et Gabriel les suivant de prêt. Stein s'accroupit au sol et ausculta rapidement Soul.
- Tout va bien ?
- Ouais, ouais, j'ai un peu la gerbe mais ça passe.
Soul se releva et eut soudain encie de retirer ce qu'il avait dit. Il se mit à vomir se qu'il avait dans le ventre, puis se redressa :
- Au moins, j'ai plus envie, ironisa-t-il.
- Va à l'infirmerie, lui ordonna Stein. Maka, va prévenir Black Star, Kid et leurs armes.
- Que se passe-t-il ? Qu'est-il arrivé à Faust ? Quand êtes-vous rentrés ? Qu'avez-vous…
- Maka ! la pressa Stein, je t'expliquerais avec les autres, pour le moment fais ce que je te demande.
Maka sortit, inquiète.
Une fois tous réunis à l'infirmerie, même Gabriel, Soul allongé dans un lit, Faust lié dans l'autre, Stein commença son explication.
- Tout d'abord, sachez que Faust n'est plus à Shibusen en tant qu'élève suspect, mais en tant que prisonnier et ennemi de Shibusen.
- Pourquoi ? demandèrent en cœur les élèves, sauf Kid.
- Il nous a été révélé à Stein et moi qu'il est la création d'un Kishin et que sa nature le rend dangereux envers tout humain l'approchant, dit Spirit. Il a beau être votre ami, il a du mal à contrôler son pouvoir, il en semble incapable, même. Et si nos estimations sont justes, il risque de rejoindre l'ennemi, de gré ou de force.
- Expliquez-vous, à la fin, il n'a aucune raison de faire une chose pareille.
- Malheureusement, il y sera obligé.
- Commençons par le commencement, calma Stein. Nous allons vous expliquer en détail ce que nous avons découvert :
« Nous sommes allés en Allemagne, et M. Klein nous a indiqué un lieu probable où pourrait être Faust l'humain. C'est un quartier chaud délaissé de la police. Après quelques péripéties, on a finalement trouvés un gamin qui savait où trouver un gang dont aurait fait partie notre homme. Ce gang n'était composé que de jeunes gens, des sans-âmes, à première vue respectables puisqu'ils apportaient leur soutien aux familles démunies du quartier. Mais ils n'ont pas apprécié qu'on soit de Shibusen. Nous ne savons pas qui est leur chef, mais se battre contre deux d'entre eux nous a largement suffi. Je n'ai jamais eut à fuir devant aucun futur Kishin, mais je pense que Black Star sait de quoi je parle. »
- Ils étaient aussi forts que Faust ? grinça Black Star.
- Non, rétorqua Spirit, heureusement pour nous ! Nous serions morts sinon ! Mais ils sont très bien organisés, seul à seul, nous les aurions battus, mais ils sont imbattables quand ils s'allient.
- Combien sont-ils ? demanda Kid.
- Nous en avons vus cinq. Mais il y en a peut-être plus.
- En quoi ça concerne Faust ?
- Ils savent maintenant qu'il y a l'un des leur chez nous. Disons qu'un « accident » - Spirit toussota – leur a fait comprendre. Mais si ce n'est pas lui qui va à eux, il risque de les rejoindre.
- Mais regardez-le, s'interposa Soul, il est au plus mal, et il ignore tout de ce que vous venez de raconter. Comment pourrait-il avoir idée de les rejoindre?
- Les sans-âmes ne se nourrissent pas comme nous. La nourriture normale ne leur apporte rien, ils doivent puiser leurs forces chez des créatures pourvues d'âmes : les humains. Ils se nourrissent des sentiments et, a fortiori, de l'énergie de l'âme. Au début, c'est à peine perceptible par l'humain, mais ça peut passer au stade supérieur, comme l'a ressenti Soul, et aller jusqu'à l'épuisement des ressources de l'âme, et donc la mort.
- Oui, mais Faust portait des gants pour éviter que cela arrive ! protesta Gabriel.
- Mais c'est arrivé quand même, et de toute façon, cela l'a affaibli. C'est la même chose si tu t'arrêtais de manger pendant des jours. Tu dois avoir remarqué que ça n'allait pas, non ?
Gabriel baissa la tête. Non, il n'avait rien vu, il avait appris tout il y a à peine une heure. Il ne s'était douté de rien.
- Quoiqu'il en soit, je vous ai appelés pour plusieurs missions simultanées. Vous devrez à tour de rôle surveiller la cellule où nous allons mettre Faust, et vous préparer à affronter des ennemis bien plus terribles que le Kishin Asura. Si Shibusen est assaillie, nous serons les seuls remparts, car cette histoire dois rester secrète au maximum.
- Ce n'est que Faust. Il est et à toujours été gentil, il ne vas pas se transformer en monstre du jour au lendemain ! s'exclama Liz.
- Il faut que vous n'ayez aucun scrupules envers Faust, déclara Spirit. Désormais, il est un ennemi, alors ne laissez pas des sentiments comme l'amitié empiéter sur la mission. Si ça se trouve, il nous a menti depuis le début.
- C'est faux ! cria Gabriel. Faust n'est pas comme ça ! Il…
- Tu es peut-être mal placé pour dire ça, le coupa Stein froidement, toi qui n'as rien vu de ce qui se passait sous tes yeux.
L'enfant retenait tant bien que mal ses larmes qui roulaient une à une sur ses joues rougies par l'effort.
- A toi est confié une mission spéciale. Tu as l'ordre de rester le plus loin possible de Faust, de ne pas le voir, lui parler ou le toucher. Ta vie en dépend. Il a pu te manipuler ou il risque de t'utiliser pour s'échapper.
- Je refuse cette mission ! Je suis l'arme de Faust ! Je resterai auprès de mon manieur ! Quoique vous disiez, nous sommes tous les deux partenaires !
- Dans ce cas, les trois manieurs ici présents, leurs armes et moi-même t'empêcheront d'avoir le moindre contact avec lui. Je vais peut-être aussi devoir faire appel à Ox et Kilik.
Gabriel tenta de rétorquer quelque chose mais Black Star lui fit une prise qui l'évanouit. Sid entra alors dans la pièce.
- Je suis venu chercher le sans-âme.
- Il est ici, lui indiqua Stein. Veille bien à ne pas le toucher directement.
Faust fut emmené dans un linge et Kid l'accompagna pour le premier tour de garde. Stein se leva pour quiterr la salle à son tour.
- Professeur, l'arrêta Black Star, regardant Tsubaki mettre Gabriel dans le lit libéré.
- Qu'y a-t-il ?
- Cette mission est très importante pour le bon fonctionnement de Shibusen, alors je la réussirai – il se tourna vers Stein, le regard dur – mais sachez que je ne suis pas fier de la mener. Faust est… était mon ami.
- … Soit. Du moment que tu accomplis la mission.
Stein sortit. Il fut rattrapé dans le couloir par Spirit.
- Tu es peut-être un peu trop rigide sur les règles, Stein.
- C'est ce qui fait que je ne sombre pas dans la folie. Mais toi, tu devrais déjà être auprès de Shinigami-sama. Si il s'avère que Faust perde le contrôle ou soit un espion, il sait déjà qu'il est sa meilleure proie.
- Tu penses que c'est un menteur depuis le début ?
- Je ne sais pas… il n'a pas d'âme, donc je ne peux pas voir de mensonges en lui. Mais si c'est le cas… Qu'il n'attende aucune pitié de ma part.
Nygus apparut devant eux.
- Sid m'envoie. Le sans-âme est réveillé.
Stein arriva aux cachots, devant la porte de la cellule spéciale de Faust où était posté Kid, bras croisés. Sid venait de finir de l'« installer ». Faust était enchainé par les poignets et les chevilles à un mur de pierre froid. Sa position l'empêchait de s'allonger mais il était assis, tête baissé.
Stein s'assit à l'envers, sur une chaise en face de lui. Quoique sa position était détendue, il restait aux aguets du moindre geste.
- Gabriel va bien ? demanda le prisonnier d'une vois enrouée. Il s'est passé quelque chose ?
- Il est en sécurité. Tout va bien, pour le moment.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Tu sais que tu n'es pas le seul sans-âme ?
- J'ai des raisons de me réjouir ?
- Pourquoi pas ? tu n'es plus si seul.
- Je n'étais pas si seul que ça. Mais ce n'est plus d'actualité. Dites-moi ce que vous voulez. Expliquez-moi.
- Tu as été officiellement déclaré ennemi de Shibusen.
- Parce que Soul est blessé ?
- Entre autre.
- Comment va-t-il ? s'inquiéta le jeune homme.
- Il s'en tire bien, un peu de vertige, mais ça va.
- Tant mieux, souffla Faust.
- Et toi ? La forme ?
- … J'ai connu des jours meilleurs, marmonna-t-il en bougeant la chaîne qui enserrait son bras, provoquant les réflexes du savant. Je suis devenu si dangereux que ça ?
- Tes… congénères forment un gang en Allemagne. Apparemment, ils ont décidé de te rallier à leur cause, encore inconnue mais sûrement pas humanitaire, de gré ou de force. On ne sait pas s'ils viendront te chercher, s'ils te foreront à fuir, ou si… il est prévu que tu parte de ton propre chef.
- De mon propre chef ? Je suis censé comprendre que je suis directement accusé ?
- Soit c'est ta nature, soit c'est ton esprit. Je pencherai bien pour la deuxième, pas toi ?
Faust rit jaune
- Vous êtes totalement fou.
- Je sais, mais je me soigne !
- Mon premier souvenir remonte au moment où j'ai ouvert les yeux dans cette école. Je n'avais aucune idée de qui j'étais, de ce que j'étais, d'où je venais. Je me suis posé dix mille fois ces questions. Vous êtes bien placé pour le savoir, puisque vous êtes celui à qui j'ai toujours tout raconté. Et vous voulez que je sois un espion d'une organisation dont j'ignore tout ?
- Pourquoi pas ? Tu as pu jouer les amnésiques, me raconter des bobards, et continuer, jusqu'à ce qu'une occasion en or se présente. Histoire de te taper un festin à l'œil !
- Un festin ? J'aurais fait ça pour de la nourriture ?
- Tu ne le sais pas ? Pourtant chaque espèce sait instinctivement quel est son régime alimentaire ! En tant que sans-âme, tu te nourris exclusivement d'énergie produite par les âmes humaines. Mais les aliments humains ne te font pas de mal non plus.
- …
- Tu réalises ce que ça implique. Tu es un peu comme un Kishin. Mais au lieu d'engloutir les âmes, tu les dévore petit à petit, tu les grignote. Je trouve personnellement que c'est un moyen de tuer très pervers. Tu t'accapare les souvenirs de ta victime et tu la torture jusqu'à la mort.
- Vous mentez… Je ne ferais pas de mal à ... Je…
Sa voix s'éteignit, comme incapable de répliquer face à l'abominable vérité qui se révélait à lui. Stein tourna sa vis en penchant la tête.
- Je dois avouer, tu dois savoir très bien jouer la comédie. Pendant tout ce temps, Gabriel ne s'est douté de rien. Après tout, c'est un enfant.
- Je… voulais juste le protéger.
- Le protéger ? de quoi ?
- De moi. De ce que je pouvais être, de ce que je pouvais lui faire. Je… j'avais si peur de le laisser se blesser durant les missions, ha ! alors qu'en fait, le plus grand danger, c'était… moi.
Stein fronça les sourcils.
- Dis donc, tu sais, quand on parle à quelqu'un, on a l'amabilité de le regarder. Tu n'as pas levé la tête depuis que je suis entré, regarde-moi.
- C'est inutile, même si je lève la tête vers vous, je ne peux pas vous regarder.
Il la leva tout de même vers un point à gauche de la tête de Stein, découvrant à la lumière faible ses yeux blancs et ses joues humides, un léger sourire triste aux lèvres.
- Je ne vois rien.
Stein resta stupéfait sur la soudaine cécité de Faust. Normalement, absorber une partie de l'énergie de Soul aurait dû au contraire le rendre plus fort, amis il était encore plus affaibli qu'avant et perdait ses capacités. Une soudaine envie de le disséquer le prit, et il maudit sa mauvaise manie de garder un scalpel toujours prêt dans sa poche, rendant la tentation plus difficile à résister.
- Tu resteras enfermé ici, et ta cellule sera toujours sous surveillance. Ne cherche en aucun cas à t'échapper, sinon tes gardes ont ordres de te tuer à vue. Tu n'auras droit à aucune visite, de toute façon, ça ne se bouscule pas au portillon.
- Gabriel… m'en veut ?
- Tu le connais, non ? A ton avis ?
Faust baissa à nouveau la tête.
- J'en sais rien.
- … Je reviendrai plus tard.
Il sortit et remonta sans mot dire. Kid, en face de la porte de la cellule, réfléchit.
- Pourquoi tu t'inquiète tellement pour Gabriel ? lança-t-il. Ce n'est qu'un gamin.
- Il n'est pas que ça… c'est mon ami, et mon arme.
- Et alors ? Je ne m'en fait pas autant pour Liz et Patty. Normalement, c'est à l'arme d'être dévouée au manieur.
- Kid, on t'entend, tu sais ? intervint Liz.
- Est-ce qu'il représente quelque chose d'utile à tes yeux ? continua Kid sans prêter attention au pistolet. Tu as prévu d'en tirer quelque chose ?
- « d'utile » ? C'est en le protégeant que je l'ai rencontré, je me suis ensuite occupé de lui, j'ai passé en sa compagnie les meilleurs moments de ma vie, puisqu'ils étaient les premiers et uniques. Au début, je voulais rentrer dans le lot de Shibusen, mais avec lui, j'ai voulu en sortir, être le meilleur à ses yeux. Juste pour le voir sourire. Je ne sais pas si c'est pareil, mais il est un peu un petit frère que je protège de toutes mes forces.
Un silence lourd s'imposa.
- Mais ? insista Kid
- Mais finalement, je me rend compte que c'est de moi qu'il faut le protéger.
- Je le comprends, dit Liz. Si je venais à devoir me séparer de Patty parce que je suis un danger pour elle, je serais effondrée ! Je compatis, mon grand !
- Liz, la reprit Kid, nous sommes ses geôliers, nous ne sommes plus ses amis.
- Kid a raison, approuva Faust. Si je suis dangereux, je le suis aussi pour vous.
Un nouveau silence significatif.
- J'espère que ça n'arrivera jamais mais si… si jamais je vous attaque, vous ou quelqu'un d'autre, je vous demande de m'excuser par avance.
- On t'en empêchera, ne t'en fais pas pour ça.
- … Merci.
Mouahahaha! Nous sommes dans un traquenard! Mais la séance de torture ne va pas s'arrêter en si bon chemin! Mon cerveau est en ébullition! Merci de me lire, et de supporter mes commentaires débiles!
Auteur raisonnable : Tu pourrais évter ce genre de slizo débile, il y a des tas de personnes qui vivent bien avec!
Auteur fou : Et ben pas moi! J'adOre être malade, alliénée et en passe de la folie dure et incurable!
Auteur méchant : Et puis c'est moins drôle quand il n'y a que moi pour en profiter! Plus on est de fous, plus on peut dire de co... mérages (c'est pas le mot, mais c'est l'idée!)
Auteurs réunis dans le même cerveau: On fait quand même bien pitié... Désolées...
