I killed you because I loved you

Je t'ai tué car je t'aimais

W.A. : Désolée, j'étais censée publier ce chapitre le 15 mais... Ben j'étais persuadée que c'était aujourd'hui O.o" J'étais complètement en décalée... Rhalala. Pour me faire pardonner, le 15 arrivera demain ;3 Bonne lecture :)

DarkYaoi : Désolée d'avoir mis si longtemps à publier ! J'espère que ce chapitre vous plaira !


Chapitre 14

Envy décida qu'il était mieux qu'il quitte la ville. Il traverserait la frontière si c'était nécessaire, juste pour mettre le plus de distance possible entre lui et la peine. Il ne semblait plus trouver une quelconque joie à tuer des gens. Peut-être pourrait-il s'engager dans un cirque ? Il était bien assez bizarre pour le tenter.

Envy était dans un train pour Lior. Il pourrait probablement trouver un travail là-bas. La reconstruction de la ville était presque achevée mais il y avait encore beaucoup à faire.

Il regarda la ville disparaître de son champ de vision, emportant avec elle Edward et tout le reste. Il se concentra sur le bruit régulier des roues du train sur les rails. La campagne était sublime... Il pouvait comprendre pourquoi Edward l'aimait tant. Ed. La souffrance était revenue. Le reverrait-il jamais ?

« Non, jamais », pensa solennellement Envy.

Le parcours du train fut tout court au goût d'Envy. Il avait peut-être des courbatures et avait peut-être mal mais plus longtemps le train roulait, plus étendue serait la distance qu'il mettait entre lui et Edward... Et plus en sécurité ce dernier serait. Les autre homonculi se ficheraient d'Edward si lui n'était plus là. Ils en auraient après lui pour les avoir trahis. Edward était en sécurité. Autant que possible. Des personnes attentionnées veillaient sur lui. Il serait en sécurité, irait de l'avant... Tomberait à nouveau amoureux.

Aussitôt, Envy eut le désir de déchirer en tooous petits morceaux la personne de laquelle Edward tomberait amoureux. Ce n'était de toute façon même pas le cas pour l'instant mais envisager ce cas de figure suffit à donner à Envy des envies de meurtres.

Il sauta du train et vagabonda jusqu'au principal parc de la ville reconstruite il y a peu. Il avait l'apparence d'un homme grand aux cheveux courts et châtains. Ses yeux étaient d'un bleu profond, et il était musclé. Il était vêtu d'une simple chemise de travail bleue et d'un jean décoloré. Le nom qu'il s'était choisi était Ryan White. Ce n'était pas très original mais White était un nom suffisamment courant pour que personne n'ait l'idée de lui poser de questions.

Il erra autour de la ville et examina le petit sac d'argent qu'il avait volé avant de quitter la cité. Ça lui permettrait de se payer une chambre dans un hôtel pour quelques semaines, ou peut-être, s'il trouvait assez rapidement un travail, pourrait-il devenir propriétaire, même d'une petite surface. Il n'avait pas besoin de grand chose pour vivre. Il avait vécu de bien pires situations.

« Excusez-moi, monsieur... » commença-t-il en interrompant un homme qui coupait du bois.

« Oui ? » fit-il en se retournant.

« Pourriez-vous m'indiquer un hôtel pas cher dans le coin ? » demanda Envy en affichant un sourire joyeux et poli.

« Descendez cette route puis ce sera sur votre gauche. Il y en a un géré par une femme du nom de Margaret. Elle loue des chambres dans sa maison, vous ne pouvez pas la louper. Elle a des enfants qui courent toujours autour de sa cour », fit l'homme en indiquant la route.

« Merci », répondit-il en suivant le chemin indiqué.

L'homme avait raison. Il y avait de nombreux enfants qui couraient dans tous les sens, face à une maison, certes petite, mais apparemment accueillante.

« Ahem. Tu ne saurais pas où je pourrais trouver Margaret ? » demanda Envy... Euh, Ryan, à une petite fille qui jouait.

« A l'intérieur ! Elle fait des cookies ! » s'exclama-t-elle joyeusement. Envy fit un signe de tête en guise de remerciement et se rendit jusqu'à la porte d'entrée. Il hésita. Que ferait-il s'il ne pouvait obtenir de chambre ?

« Je ferais sans », se dit Envy à lui-même avant de lever son poing pour toquer à la porte.

Bam, bam, bam ! Envy frappa à la porte.

« Juste une minute ! » annonça une petite voix enfantine.

Quelques instants après, une femme d'un certain âge ouvrit la porte. Ses cheveux étaient châtains, parsemés de quelques mèches grises relevés en un chignon en désordre. Ses yeux étaient de la couleur d'un chocolat chaud. Elle semblait du genre à accepter les étrangers.

« Oui ? Que puis-je pour vous ? » demanda-t-elle gentiment.

« Je me demandais si je pouvais louer une chambre », demanda-t-il. « Un homme, un peu plus bas dans cette rue... » Il la désigna du doigt. « … M'a dit que je vous en louiez.

« Bien sûr, mon cher » Elle sourit. « Suivez-moi. » Elle le conduisit à l'intérieur, puis à l'étage, jusqu'à une petite chambre. Dans le coin opposé se trouvait un lit simple, et une armoire lui faisait face, contre l'autre mur. Une large fenêtre surplombait une table et deux chaises. Tous les meubles étaient faits de bois. Un portemanteau était à côté de la porte et un pot de fleur était posé près du lit.

« Combien vous dois-je pour la nuit ? » demanda Envy. Il espérait que ce ne serait pas trop.

« Rien. Vous n'aurez qu'à aider la pauvre vieille femme que je suis... », elle eut un petit rire en se désignant. « … A tenir la maison. Mon mari est mort l'année passée et je n'ai personne pour m'aider à accomplir les tâches ménagères ou surveiller les enfants. Ça ne vous dérange pas, n'est-ce pas ? Le repas sera compris aussi. Je vous en prie, dites-moi que vous restez... J'ai désespérément besoin d'aide. » Elle le regarda avec de grands yeux.

« Bien sûr. C'est très gentil de votre part, mais j'aurai d'abord besoin d'un peu de temps pour me trouver un emploi. J'espère que cela ne vous dérange pas trop.

- Pas du tout. Merci beaucoup », soupira-t-elle. « Je ferais mieux de retourner surveiller les cookies », annonça-t-elle avant de partir. Ce fut une très brève conversation.

« C'était facile », remarqua Envy. Il s'assit sur le lit celui-ci était pourvu de deux oreillers enveloppés de taies jaunes. La couette, elle, était en patchwork. Cela semblait simple, mais chaleureux. Envy se sentait vraiment bien, ici. Peut-être pourrait-il avancer, et trouver à nouveau l'amour ici.

« Non... Je ne le pense pas. J'aimerai Edward à jamais, même si lui, il décide d'aller de l'avant et de se trouver quelqu'un d'autre. Moi, j'en suis incapable mais je lui ai donné bien plus d'une raison de me haïr et de tout reprendre à zéro. Je ne peux pas croire avoir été si stupide. J'ai toujours anéanti tout ce qu'il y avait de bien dans ma vie », pensa tristement Envy. « Je me demande ce que ce Chibi fait, là, tout de suite ? Pleure-t-il ? Alphonse s'est-il attiré ses foudres ? J'espère qu'Edward cessera bientôt de souffrir... » Envy aurait pu se dire cela à lui-même mais, au plus profond de lui, il ne voulait pas qu'Edward cesse de souffrir, de le désirer... De le regretter. Il voulait qu'Edward l'aime. Il voulait le voir souhaiter son retour.

Envy sortit de la maison et retourna dans la rue. Il devait chercher un emploi. Il avait besoin d'argent pour s'acheter des vêtements. Rien ne lui appartenait, si ce n'était le jean qu'il avait volé afin de se fondre dans le décor.

La route était poussiéreuse et les enfants se lançaient des saletés les uns aux autres, tandis que leurs mères les grondaient. Une motte de terre manqua de lui arriver en pleine tête mais Envy l'esquiva à temps.

Il descendit le long de la route et s'arrêta à un bar nouvellement construit, où une pancarte indiquait : « On embauche ».

Il rentra à l'intérieur pour constater que le bar était vide. Personne. Tout le monde travaillait, donc... Ils n'avaient sûrement pas le temps de boire pour l'instant.

« Y'a quelqu'un ? » demanda Envy.

« Ouaip'. » Un vieil homme avec une moustache grise surgit derrière le comptoir.

« J'ai vu sur la pancarte que vous embauchiez.

- Et ? » L'homme lança un regard suspicieux à Envy.

« Je veux ce travail.

- Tu ne me demandes même pas de quel travail il s'agit ? » L'homme haussa un sourcil.

« Hm, ok... C'est quoi, ce travail, alors ? » demanda Envy, soudainement nerveux.

« Ah ah... ! T'es tout crispé, maintenant. C'est pas un travail bizarre, tu sais. J'ai juste besoin de quelqu'un pour servir les boissons. » A présent, l'homme se moquait d'Envy, qui lui, put retrouver sa respiration. « Si tu veux ce poste, vient à dix neuf heures trente ce soir. C'est à cette heure là que les gens commencent à venir pour boire. C'est un boulot facile, mais je te paierai bien. Y'a pas beaucoup de monde qui veut servir une salle pleine d'hommes bruyants et bourrés. » Il fit un signe de la main à Envy pour lui dire de s'en aller.

« Génial », pensa Envy. « Un job de serveur dans un bar. C'est tout simplement génial. Peut-être aurai-je l'occasion de boire moi aussi... Non, probablement pas. Je devrai garder toute ma tête pour faire face aux gens bizarres qui se pointeront. »

Envy soupira et réalisa qu'il était extrêmement fatigué. Il décida de retourner chez la gentille vieille femme pour dormir. Au moins, il aurait un lit duquel il ne serait pas sans cesse expulsé violemment.

« Je préférerais encore être viré du lit chaque nuit par Ed que d'être ici... » Envy ouvrit la porte et l'odeur des cookies tout juste sortis du four l'arrêta. Chocolat.

« Voulez-vous en un? » lui proposa Margaret en le voyant.

« Pourquoi pas », répondit-il en en prenant un du plat qu'elle avait dans les mains.

« Ça s'est passé comment ? » demanda-t-elle.

« Hein ?

- Le travail... Vous étiez parti chercher un travail, pas vrai ?

- Oh ! Ouais. J'en ai trouvé un au bar je servirai de la bière. » Elle ne semblait pas particulièrement impressionnée. « J'y vais. » Il monta rapidement à l'étage, ferma la porte et se laissa tomber sur le lit. Il s'endormit en quelques secondes.


Ce chapitre ne fut pas très riche en événements, je sais... Que devrait-il se passer ensuite ? Ed et Envy devraient-ils se remettre ensemble ? Dites-moi ce que vous en pensez ! Review, s'il vous plaît !

DarkYaoi

Traduction : White Assassin