Salut tout le monde, alors en premier desolée, on est jeudi, je suis impardonable, lol ! Non, j'ai eut un soucis d'ordi hier soir, pas moyen d'aller sur internet, l'horreur ! Enfin maintenant c'est reparé et je vais pouvoir poser avec un jour de decalage. Enfin, passons tout de suite aux RAR :
ONARLUCA : Merci beaucoup, voilà la suite et j'espere que tu seras pas decue ! Kiss !
TCHAYE : Attation, j'ai pas dit que "Voldy" il etait dans sa tombe, me fait pas dire ce que j'ai pas dit, lol ! Donc, oui, ca sera un Harry/Drago mais disons que j'ai deja une petite idée de la suite des evenements, si tu vois ce que je veux dire. Des persos vont reaparaitre, disons... Dadada, j'en dit pas plus ! Aller, Kiss !
LUNA051 : Ouah ! Alors dans une review ont fait mes eloges et dans celle d'apres, on m'assassine. Faudrait savoir, lol ! Alors, donc, pour repondre à ta question, un HP/DM parce que je sais faire et que je trouve ce couple mignon, seulement, comme j'ai l'ai dit dans le reponse precedente, je n'affirme pas que je vais garder ce couple... Hum... "des yeux de chien battu a faire fondre mister iceberg" , hein ? Dommage, je serais plutot du genre Miss Iceberg. Raté :p ! Bon sinon, je compatis alors je vais voir ce que je peux faire pour toi, ca te va ? Aller, boude plus, tiens, un mouchoir... Lol ! Aller, kiss !
ZAIKA : Alors ne pas casser le suspens, je vais dire que Tom et mort, mais je dis pas non plus qu'il est vivant. En fait, j'en sais trop rien encore... Je vais creuser... Aller, kiss !
DEBI : Zouplà ! Voilà le chapitre suivant, lol ! Kiss !
SOLSTICE ZAM : J'aime bien ton pseudo, c'est pas mal, lol ! Severlad en traitre, oui, mais peut-etre pas pour longtemps. Seulement, pour ecrire la suite, faut que je cogite un peu quand même donc on va bien voir... Hum, pour Hermione, t'inquiete, je vais la caser avec quelqu'un d'autre. Sinon, en ce qui concerne le fait que Harry ne recherche pas le corps de Tom, c'est simplement à cause des pouvoirs du Lord en lui. Pour tout te dire, cela lui brouille un peu l'esprit, mais ca va vite revenir à la normale, t'inquiete. Voilà ! Kiss !
DIA : Lol ! Merci, voilà la suite !
Chapitre XIV
> Hermione tu m'énerve à trépigner comme ça, dit Ron en soupirant.
> Je sais, dit la brunette en s'asseyant.
Elle se releva aussitôt du banc de bois posé au bord des rails où attendait le Poudlard Express, et elle se remit à faire les cent pas.
> Et puis, demanda le rouquin. Pourquoi on attend dehors et pas dans le train ?
> Parce qu'on attend Harry, dit Hermione.
> As-tu déjà pensé qu'ils seraient peut-être déjà dans le train ? demanda Ginny en croisant une jambe sur l'autre. Après tout, personne ne sait quand ils sont arrivés. Mr Malefoy les a peut-être déposés ici plus tôt que prévu, tu ne crois pas ?
> Bon, ça va, ok, dit alors la brunette. On monte dans le train et on fait les wagons, on verra bien.
Pendant ce temps, dans le dernier compartiment, Harry et Malefoy s'étaient installés et, de la fenêtre, seul Malefoy était visible, le coude négligemment appuyé contre la vitre bien fermée. Allongé sur les sièges, sur le dos, Harry avait posé sa tête sur les cuisses croisées du Serpentard qui avait posé une main sur l'estomac du brun.
> Ils sont en retard, dit-il en regardant sa montre.
Malefoy baissa alors la tête vers lui et demanda :
> Qui ?
> Hermione et Ron, répondit le Gryffondor en levant les yeux vers son compagnon.
> Parce qu'ils vont faire le voyage avec nous ?
> Et pourquoi pas ?
Malefoy se contenta de hausser les épaules puis il reporta sur attention sur le quai de la gare se vidant peu à peu des élèves au fur et à mesure qu'ils montaient dans les wagons.
Dans le couloir du même wagon, Hermione regardait à travers chacune des vitres des portes pour savoir si Harry s'était installé dans l'un d'eux. Arrivée au dernier compartiment d'un des wagons, elle jeta un œil par la vitre de la porte et recula aussitôt en poussant Ron en arrière. Il marcha sur le pied de Ginny et celle-ci poussa un juron.
> Mais ça va pas ? dit Ron. Qu'est-ce qui te prend ?
> Ils sont là-dedans, dit la brunette.
> Ils ?
> Oui, Harry et Malefoy, répondit Hermione. Et je te reviens, Ron, ils ne sont pas dans une position très habituelle.
> Quoi ? dit Ron en s'imaginant déjà des choses pas très catholiques.
> T'inquiète pas, dit Ginny à son grand frère. Ils sont sûrement pas en train de roucouler.
> Non, mais presque, dit Hermione en se détournant.
Elle ouvrit alors la porte coulissante du compartiment et Harry ouvrit un œil pour reconnaître le visiteur. Quand il vit que c'était ses amis, il sourit et regarda la brunette passer près de lui en le regardant de travers. Ginny et Ron suivirent et tous trois s'assirent sur la banquette d'en face en les regardant.
> Quoi ? demanda Malefoy en regardant Hermione. Harry, assied-toi, je crois que tu choque Miss Je-sais-tout.
> Moi ? Choquée ? dit Hermione. Pas du tout, c'est simplement que je me pose des questions, c'est tout.
S'asseyant, Harry sourit puis il fit descendre ses jambes dans l'allée avant de dire :
> Je suis content de voir que vous allez bien, tous. Et merci pour vos cadeaux de Noël.
Hermione sourit, Ron aussi, mais Ginny gardait son regard fixé sur Malefoy.
> Ginny, si tu continue à le regarder comme ça, tu va me l'user, dit alors Harry sur ton amusé.
> Pardon, dit la jeune fille en rougissant violemment.
> Te l'user ? demanda Ron en fronçant les sourcils.
> Me l'user, répondit Harry en regardant son ami droit dans les yeux.
Hermione sursauta soudain et elle dit :
> Quoi ? Tu veux dire que toi… et lui, vous, toi…
> Oui, dit Malefoy. Et alors ? Ca te dérange ?
> Drago ! dit Harry.
Le blond le regarda puis haussa les épaules et Harry dit :
> Oui, Drago et moi sommes ensembles, Hermione.
> Tu as réussit à mettre Tom de côté, alors ?
> Il le faut bien, dit le brun avec un sourire. Et c'est grâce à Drago. Si son père ne m'avait pas invité au Manoir pour les vacances, je ne serais certainement pas dans ce train à l'heure qu'il est.
> Il n'aurait peut-être pas mieux valu que tu reste chez les Dursley ? demanda Ginny. Au moins, tu y aurais été tranquille…
> Justement non, dit Harry. Si j'étais resté chez les Dursley, j'aurais tourné et retourné tout ce qui s'est passé depuis la rentrée et je me serait encore plus enfoncé dans la déprime. Au moins, au Manoir Malefoy, j'ai put m'occuper l'esprit pour remonter la pente et je trouve que je m'en sors pas trop mal.
Il jeta un coup d'œil à Malefoy qui le regard en coin avant de tourner à nouveau son regard vers la vitre.
> Drago… dit le Gryffondor en passant un bras sous le sien.
> Quoi ? demanda un peu sèchement le blond. Excuse-moi, je vais faire un tour.
Et il se leva puis quitta le compartiment.
> Ca n'a pas l'air d'être la joie entre vous, dit Hermione quand le Serpentard eut quitté les environs.
> Hélas, soupira Harry. Il a peur de son père. Hier soir, il m'a fait tout un speech comme quoi Lucius n'accepterait jamais un fils qui vit en couple avec un homme et qu'il le déshériterait. Or, Drago tient énormément à son nom, il en est fier et il tient à le perpétuer…
> Je le comprends, dit Ginny. Mais tu ne peux pas le faire changer d'avis ?
> Je ne sais pas, dit Harry avec un petit haussement d'épaules. Il est têtu, il ne démord pas facilement. J'ai eut beaucoup de mal à lui faire accepter cette période d'essai… Mais peut-être qu'il va finir par changer d'avis, Dieu seul sait quand, c'est tout.
> Période d'essai ? demanda Ron.
Harry le regarda puis il leur expliqua que le couple qu'ils formaient pour l'instant, Malefoy et lui, n'était qu'une période d'essai. Malefoy avait accepté de la passer, et si tout se passe bien, ils pourraient alors voir plus avant dans l'avenir. Cependant, période d'essai ou pas, il restait Malefoy Senior à surveiller et à ne surtout pas mettre au courant de cette liaison, sans quoi il tuerait son fils, et pas qu'au figuré.
A onze heures sonnantes, le train s'ébranla et les élèves se mirent à parler de tout et de rien avec enthousiasme. Beaucoup étaient contents de retrouver Poudlard pour reprendre leurs études, surtout les cinquième et les septième années qui avaient tous hâte de pouvoir reprendre leurs révisions, surtout les « intellos » comme Hermione.
Alors que Harry et les trois autres Gryffondors discutaient des vacances de Harry passées au Manoir Malefoy, le dernier de ceux-ci, à savoir Drago, était enfermé dans une des toilettes du train. Assit sur la lunette baissée, il cogitait sec et se demandait si son père allait vraiment le tuer en apprenant sa relation avec Harry.
Les deux paumes enfoncées sur ses yeux clos, il fronçait les sourcils en cherchant à se débarrasser du visage de Harry tournoyant dans sa tête et de cette étrange sensation qu'il avait ressentit quelque part au niveau de son estomac quand le brun l'avait embrassé hier au soir. Il avait beau se dire que ce n'était pas bien d'accepter une telle relation à la barbe de son père, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il avait apprécié le baiser et qu'il recommencerait bien.
> Saleté de conscience… jura-t-il à voix basse.
Levant la tête, il regarda la porte grise et fermée de la cabine et vit qu'une gravure, faite sûrement avec un ongle ou un petit couteau, représentait un D et un H dans un cœur. Un serpent s'enroulait autour de ce cœur qui était surmonté d'une couronne. Aussitôt, l'esprit aiguisé du blond se mit en mouvement et il rapprocha rapidement la couronne avec les Gryffondors, le serpent avec les Serpentards, le D avec Drago et le H avec Harry.
Soudain, ce fut comme si une lumière s'était allumée dans son esprit ! Le Serpentard se redressa et se leva vivement. Faisant une station devant le long miroir en face des cabines, il remit ses habits en place, presque machinalement, puis il traversa le train dans l'autre sens pour rejoindre Harry.
Cependant, dans le wagon exclusivement Gryffondorien, les humeurs étaient bonnes et Hermione et Ron étaient ravis de voir à nouveau Harry rire et sourire.
> Harry, dit Hermione en se penchant pour lui prendre les mains. Tu sais que ce fait vraiment très plaisir de voir que tu es redevenu comme avant.
> Oui, dit le brun avec un sourire. A moi aussi ça me fait plaisir, crois-moi. Et j'espère que ça va aller en s'améliorant parce que j'ai bien l'intention de rattraper les quatre mois que j'ai perdus, et d'avoir de bons points aux ASPICs.
> Tu as intérêt, dit Ron en souriant. Et on t'aidera.
Il leva la main et Harry frappa dedans. Ils se mirent ensuite à rire et, tout à coup, la porte du wagon s'ouvrit et Malefoy apparut. Harry le regarda, ouvrit la bouche pour parler, mais tout ce qu'il put faire fut de reculer contre le siège et saisir le blond par les épaules. En effet, sans prévenir, celui-ci venait de l'embrasser vivement, sous les regards incrédules des trois autres Gryffondors.
> Quand enfin, Malefoy recula, Harry, le rouge aux joues, dit :
> Hé bien, Drago… Wha… Quel enthousiasme… Ais-je fait quelque chose de particulier pour mériter une telle récompense ?
> Pas le moins du monde, dit Malefoy en reprenant sa place près de la fenêtre. Simplement, je viens de me rendre compte que tu as raison. Un nom, ce n'est pas grand chose, somme toute, et si mon père doit me tuer, je m'en fiche, parce que je t'aime, Harry, et que c'est le plus important.
> Oh… dit Harry en portant une main au niveau de son estomac, touché. Drago…
Les larmes envahirent soudain ses yeux et lui brouillèrent la vue. Malefoy sourit alors et prit le visage du brun dans ses mains en disant :
> Ne pleure pas, mon amour…
Il n'en fallut pas plus au Gryffondor pour fondre en larmes avant de se jeter au cou du blond en riant en même temps.
> C'est trop mignon ! dit Ginny en joignant ses mains devant elle.
Hermione approuva et, malgré sa légère réticence, Ron aussi.
Se redressant, Harry posa alors ses lèvres humides de larmes salées sur celles du Serpentard puis recula en disant :
> Je t'aime aussi, Drago…
Ils s'embrassèrent à nouveau puis Harry replongea dans le cou du blond qui le serra contre lui en souriant à Hermione qui avait les yeux rouges. Elle lui fit un léger signe de tête puis lui rendit son sourire.
Le reste du voyage se passa dans les plus bonnes humeurs et, quand tous les sujets de discussion furent épuisés, Ginny les quitta pour rejoindre ses amis, tandis que Seamus, Dean et Neville prenaient sa place.
Ils ne furent pas choqués d'apprendre la relation de Harry avec Malefoy. Au contraire, ils le félicitèrent et Harry songea que ce serait très bien si tous les autres élèves le prenaient aussi bien. Cependant, ce que le Gryffondor ignorait, c'est que tous approuvaient même s'ils désapprouvaient, pour ne pas lui faire de peine et le voir replonger dans la déprime. Une belle preuve d'amitié.
Lorsque la nuit commença à tomber, le froid se fit de plus en vif et, malgré ses incessants bâillements, Harry avait tellement froid que cela l'empêchait de dormir. Blottit contre Malefoy qui somnolait, il n'arrivait pas à trouver le sommeil mais, en face, appuyés dos à dos, Hermione et Ron dormaient, peut-être pas profondément mais leurs respirations calme signalaient qu'ils étaient tout sauf éveillés.
Sentant le brun bouger contre son flanc, Malefoy rouvrit les yeux et appuya son poing serré à un autre endroit de sa mâchoire en disant :
> Harry… Essaie donc de dormir…
> Peu pas… répondit le Gryffondor en passant son bras gauche sur le ventre du blond. J'ai froid…
Il déplia ensuite son bras et Malefoy posa le sien sur son dos. Saisissant un pan de sa propre cape, il se redressa l'espace d'une seconde en tirant le large tissu noir qu'il rabattit sur Harry.
> 'ci… répondit le Gryffondor.
Malefoy lui caressa tendrement le bras puis se tourna légèrement face à lui pour que le brun s'appuie sur son torse, ce que Harry fit avec un sourire avant de fermer les yeux et de finir par s'endormir.
Une secousse du train réveilla les dormeurs et Malefoy ouvrit les yeux. Il regarda Hermione assise en face de lui, occupée à se passer un coup de brosse dans sa tignasse à peu près disciplinée et la jeune fille lui sourit.
> On va arriver, dit-elle.
> Il est quelle heure ? demanda le blond en se passant une main sur le visage puis dans ses cheveux pour les discipliner.
> Il est presque sept heures, répondit la brunette. Tu devrais réveiller Harry.
Malefoy baissa les yeux sur le brun serré contre lui puis hocha la tête et posa une main sur le bras du Gryffondor. Il se mit alors à le secouer doucement en disant à voix basse :
> Harry, réveille-toi, mon amour… On est presque arrivé… Harry…
Celui-ci gémit dans son sommeil puis bougea et battit des paupières. Il ouvrit enfin les yeux et fronça les sourcils en se redressant.
> Pourquoi tu me réveille… demanda-t-il en se frottant un œil.
> On est bientôt arrivé, dit Hermione, répondant à la question à la place du blond qui était occupé à bâiller largement. T'a bien dormi ?
> Ca va, répondit Harry en dissimulant un bâillement derrière sa main. Tu fais un très bon coussin, dit-il ensuite à Malefoy qui lui sourit. Mhm… bisou ?
> Ca te prend comme ça ? demanda le blond en haussant les sourcils.
Cela eut pour effet de faire rire Hermione et Ron se réveilla. Malheureusement pour lui, il ouvrit les yeux juste au moment où les deux amants s'embrassaient et il émit un étrange bruit de dégoût avant de se lever et d'étirer son grand corps dégingandé.
Enfin, le train commença à ralentir et les maisons dehors, masses noires furtivement éclairées par le passage du train, se firent de plus en plus nombreuses. Quelques secondes plus tard, le train s'arrêtait net dans la gare de Pré-au-Lard.
> Enfin ! dit Harry en passant la tête par la porte du wagon, attendant que Malefoy soit descendu. J'avais hâte de revenir !
Hermione sourit au Gryffondor depuis le quai. Une fois sur le quai, Malefoy se tourna vers Harry et tendit les mains dans sa direction. Harry le regarda en souriant, agréablement surprit, puis il posa ses mains sur ses épaules et sauta les trois marches qui permettaient de descendre du wagon. Malefoy le récupéra dans ses bras et tous deux se mirent ensuite à rire. Les élèves sur le quai se tournèrent alors vers eux et ils virent alors le blond faire tourner le brun encore accroché à lui, tous deux pliés de rire.
Quelques élèves rigolèrent et des Gryffondors s'approchèrent. Ils se demandaient si c'était bien leur Harry qui était en train de rire aux éclats, serré dans les bras du « Prince de Serpentard », à savoir Malefoy, à l'origine son pire ennemi.
> Aller, lâche-moi, mon amour, les gens vont se poser des questions sinon, dit alors Harry en repoussant le blond qui recula d'un pas.
Il lui vola cependant un baiser et Harry dit :
> J'adore quand tu es si démonstratif…
Il l'embrassa furtivement en retour puis, sans se préoccuper plus que de ça des autres élèves, ils suivirent Ron, Hermione et Ginny jusqu'à une des calèches sans chevaux mais en fait tirées par des Sombrals, de sortes de grands chevaux noirs ailés croisés avec des Dragons, que seuls ceux qui ont connu la mort peuvent voir. Pour les autres, ils sont invisibles.
Quand ils descendirent de leur diligence au pied de Poudlard, la nouvelle avait apparemment déjà fait le tour des élèves, allez savoir comment, mais toujours est-il que les élèves dans le hall leurs jetèrent des coups d'œil intrigués, amusés, voire carrément révoltés.
Depuis la table des professeurs, même Dumbledore les regarda en fronçant les sourcils lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle, puis, après une messe basse au professeur McGonagall, il sourit et Harry, qui regardait au même moment de son côté, lui rendit son sourire, et un vrai sourire, pas un petit rictus forcé que les malades vous font quand on leur demande si ça va.
> Minerva, dit Dumbledore à voix basse en se penchant vers la vieille femme assise à sa droite.
> Oui, professeur ?
> J'ai l'impression que Harry est complètement rétabli, vous ne trouvez pas ?
> Si, et m'est avis que Mr Malefoy n'y est pas pour rien, répondit le professeur de Métamorphose avec un petit sourire.
> Drago ?
> Bien sûr, dit McGonagall. Et, à moins que mes yeux ne me trahissent, ils semblent entretenir une relation plus poussée qu'une simple amitié.
> C'est très bien, dit Dumbledore en hochant légèrement la tête. Ainsi, peut-être verrons-nous un début d'amitié entre Serpentard et Gryffondor.
Il regarda ensuite Harry chuchoter quelque chose à l'oreille du blond avant qu'ils ne rejoignent chacun leur table et amis respectifs.
> Nous devrions les aider un peu, je pense, dit ensuite le vieux Directeur.
> Mhm… oui, mais comment ?
> Pour commencer, donnons-leur un des appartements de Poudlard. Il y en a beaucoup de non utilisés et ils seront tranquilles pour entretenir leur couple si peu habituel.
> Oui, dit McGonagall en hochant la tête. C'est une idée qui se tient. Il est vrai que ce genre de couple n'est pas accepté par tout le monde et certaines personnes pourraient avoir envie de leur mettre des bâtons dans les roues. Oui, professeur, vous avez raison, donnons-leur un peu d'intimité.
> Bien, dans ce cas, faites passer un mot à Harry et Drago afin qu'ils nous rejoignent dans mon bureau à la fin du repas, voulez-vous ?
McGonagall fit un signe de tête puis elle tira sa baguette de sa manche et la diriger sur Harry. Elle regarda ensuite et vit Hermione se pencher sur l'assiette du Gryffondor et lui montrer quelque chose. Celui-ci se pencha à son tour puis regarda en direction des professeurs et hocha la tête.
McGonagall dirigea ensuite sa baguette sur Malefoy et celui-ci hocha la tête dans sa direction une fois qu'il eut lut le message qui s'était inscrit sur sa cuisse de poulet avec la sauce de la viande.
A huit heures, le dîner se termina et les deux amants se retrouvèrent dans le hall en compagnie de leurs amis respectifs.
Hermione et Ron n'étaient pas ravis de se retrouver face à Blaise Zabini et Pansy Parkinson et cela semblait réciproque. Seuls Harry et Malefoy étaient content de se retrouver et, Malefoy l'enserrant dos à lui, Harry dit :
> Bon, on vous laisse, Dumbledore veut nous voir dans son bureau.
> Maintenant ? demanda Ron qui n'avait pas vu le message inscrit avec des grains de riz dans l'assiette de son ami. C'est pas un peu tard ?
> Bof, dit Harry en haussant les épaules. Bon…
Malefoy le lâcha alors mais lui prit la main et, au moment où ils allaient partir, Harry vit Dumbledore et McGonagall quitter la Grande Salle en discutant.
> Tiens ! dit Dumbledore en voyant le groupe de Gryffondors et de Serpentards au beau milieu du hall.
Lui et le professeur de Métamorphose s'approchèrent et Harry dit :
> Bonsoir, professeur, nous allions justement vous rejoindre…
> Bonsoir, Mr Potter, dit Dumbledore avec un sourire. Bonsoir, Mr Malefoy.
McGonagall se contenta d'un hochement de tête pendant que Dumbledore saluait les autres élèves avant que tous ne s'en aillent.
> Venez dans mon bureau, dit McGonagall. Il n'est pas loin. Nous y serons mieux pour discuter qu'au milieu du couloir.
Dumbledore lui fit un signe de tête puis ils se rendirent tous quatre dans le bureau du professeur de Métamorphose.
