Chapitre 13 :
Mon dos est totalement cambré, presque douloureux, tant je me tiens droite. Mes bras sont collés le long de mon corps, mes mains, invisibles à Kureto, pianotent sur ma cuisse. Mon menton est fièrement relevé en avant, presque un signe de défi – rectification, c'en est un. Une question me tourne pourtant dans la tête. Pourquoi « bien tenté » ? Se doute-t-il de quelque chose sur ma véritable identité ?
Je me souviens du regard noir et anxieux de Glenn alors que Kureto tourne le dos, et que Shinya le suit après avoir salué son ami. J'ai ensuite suive rapidement les deux hauts gradés. Dans le couloir, j'ai croisé le regard interrogateur de mes compagnons qui m'attendaient juste en face de la porte. J'ai haussé simplement les épaules. Sur notre chemin, les soldats se sont respectueusement éloignés et inclinés pour nous laisser passer. Cela doit être bien, d'être haut gradé.
Ma lèvre est en train d'être cisaillée par mes dents allongées, à cause de ma nervosité. Un goût de sang emplit ma bouche, petite goutte sortant de la petite blessure. Cette dernière se cicatrise immédiatement, la peau se soude rapidement.
Kureto lève enfin les yeux du dossier qu'il a saisi et ouvert. Il referme ce dernier et pose la main dessus. Cela fait une dizaine de minutes que je suis dans cette position assez… inconfortable, et qu'il tourne les pages du dossier orangé. Il me fait signe de m'asseoir en face de lui. Je recule le siège, et m'y assois, juste au bord, sur les ischions.
J'ai presque honte de mes mains qui se tordent entre elles, et craquent discrètement les phalanges, cachées de la vue de Kureto. Mon visage, lui, est toujours neutre et inexpressif, je tente de conserver les apparences. J'ai presque envie de me baffer tant c'est ridicule : je ne comprends pas pourquoi je suis tant tendue pour si peu. Je peux toujours m'évader, quitter l'Armée, si les choses tournent mal.
Mes épaules se détendent subitement en repensant à mon équipe qui m'attend juste devant la porte. Je ne crains rien, même en fuyant, je peux toujours être efficace, et la solitude ne me fait pas peur. Je suis une démone et je suis efficace même sans équipiers.
Le général pose ses coudes sur le bureau, il appuie ensuite son menton sur ses longues mains croisées. Son regard semble chercher quelque chose en moi. Un doute me prend : mes cornes sont-elles apparentes, me suis-je décoiffée ? Je me retiens difficilement de tapoter le haut de ma tête où elles se situent, ce serait suspect.
— Bien, ton dossier me dit que tu es née à… Shimane. Or, j'avoue que je ne vois pas du tout où se situe ce village dans le Japon… Et je ne vois pas comment une fécondation entre un vampire et une Humaine est possible. Les études scientifiques ne sont pas concluantes à ce sujet.
Je hausse les épaules. Il essaie de trouver la petite bête dans mon histoire, de m'acculer au mur.
— Que voulez-vous que je vous dise : je n'en sais vraiment rien du tout. J'ai fait mon enfance dans un camp, pas une enfance heureuse, mais personne ne l'a jamais eue dans cette génération. J'ai été tout de même favorisée parce qu'à demi-vampire, mais les autres me détestaient. On m'a entraînée aux armes, énormément, pour me faire rentrer dans leurs troupes et combattre pour eux. Ils voulaient me faire devenir totalement vampire, me faire devenir l'une des leurs. D'où mes yeux : j'ai bu le sang de mes camarades, c'était une des épreuves. Mais je les détestais, tous autant qu'ils étaient : ils ont tué ma famille, m'ont forcée à tuer mes amis et à développer la partie de moi-même que je déteste. Je ne peux plus redevenir totalement Humaine, mais je n'ai pas besoin de sang pour autant…
Kureto continue à me dévisager, mais je pense l'avoir plus convaincu que précédemment. Mon histoire n'a pas été inventée en cinq minutes, je l'ai travaillée avec Glenn : c'est celle qu'il me répétait sans cesse. Il se penche légèrement vers moi, plissant les yeux pour sonder les miens. Je le regarde dans les yeux, ceux qui mentent n'ont pas le courage de le faire.
— Tu es douée, je dois l'avouer, bien plus que les gamins de ton équipe. Glenn trouve de bons éléments. Mais il reste encore à les dresser. Alors, ne reste pas un soldat de pacotille comme il aimerait que tu le sois, toujours cachée dans l'ombre le faisant monter plus facilement en grade.
Je serre les poings et tique du nez. Me dresser, moi, comment ose-t-il me parler ainsi ? Ou parle-t-il de Yū et de son incapacité à écouter les ordres et à respecter le plan ? Je redresse le menton et plisse les yeux par défi. Je suis une démone, et ce n'est pas ainsi que l'on me contrôlera, et pas aussi facilement. Mais je suis curieuse de savoir ce qu'il va me proposer, car, oui, j'ai très bien compris qu'il essayait de me convaincre de quelque chose.
— Je te propose quelque chose qui nous ira à tout les deux, je ne te le cache pas. Je te propose d'être formée correctement, pendant deux jours, et de monter en grade. Sergent sera un bon début, n'est-ce pas ? Tu pourras après monter rapidement en grade, si j'en crois tes capacités à l'arme, et avoir une équipe sous tes ordres. Qu'en dis-tu ? La formation commence dans quelques minutes.
Je hoche la tête, c'est plus que tentant. Je n'ai rien à perdre à jouer avec le feu en grimpant dans les rangs et à gagner une équipe. Seulement… pour le moment, j'espère ne pas devoir être séparée de l'équipe Gekki, mais je ferai avec…
Dès mon assentiment d'un signe de tête, un jeune homme rentre dans la pièce après avoir toqué. Il a les cheveux bruns, assez longs jusqu'à ses oreilles, et des yeux de la même couleur. Il se tient droit, face à Kureto, et s'incline légèrement, raide.
Je remarque alors qu'il porte un trident, accroché dans son dos par une simple lanières de cuir assortie à ses cheveux et ses yeux. Ses manches sont pliées jusqu'aux coudes, lui permettant de plus amples mouvements, sans doute. Je hoche simplement la tête, ne sachant comment me comporter.
— Je me nomme Narumi…, je serai ton formateur pendant les deux jours. Suis-moi je te pris, j'ai ordre de te mener au lieu de l'entraînement où tu ne seras pas distinguée des autres soldats.
Je me lève, salue militairement le général Kureto, puis lui tourne le dos et suis le nouveau venu. Il semble bien connaître les couloirs. Depuis combien de temps est-il là exactement ? Connaît-il tout les raccourcis de ce bâtiment ?
Nous sortons de ce dernier, nous sommes dehors, dans une cour ensoleillée, et mon pressentiment m'indique que nous nous dirigeons vers le gymnase – bon OK, surtout mon sens de l'orientation. Devant nous, une vingtaine d'hommes et de femmes attendent devant une petite estrade en bois. Narumi me fait signe de me fondre dans le groupe, tandis qu'il se présente au groupe.
Je sens quelques regards peser sur moi, curieux, et remarque des froncements de sourcils. Je les ignore : je sais que je les vaincs sans problème, et avec un seul katana. Je me rappelle alors la règle que m'a imposée Glenn : pas d'invocations, et éviter de montrer ma cicatrisation rapide – ce qui implique ne pas se faire blesser du tout.
Narumi n'est pas seul, il est accompagné de deux filles et deux autres garçons. Son équipe avec laquelle il combat habituellement. Ce sont apparemment eux qui vont nous faire passer le grade à deux d'entre nous, prétendants.
Une jeune fille aux cheveux roux et assez courts – au niveau du cou – s'approche timidement de moi. Elle me sourit timidement, n'osant même pas me regarder dans les yeux. Elle fait ma taille, petite. Je la fixe froidement elle doit avoir quinze ans, seize au maximum. Comment une telle gamine peut-elle prétendre au rang de sergent ? Tout ce qu'elle va faire c'est se faire découper en rondelles.
Je détourne la tête, mais elle persévère :
— Salut, je m'appelle Asoka, sourit-elle. Et toi ?
— Ashuramaru, réponds-je calmement.
Mais pourquoi lui ais-je répondu ?! Ra ! J'ai envie de me taper le front de la tête pour une telle bêtise. Je n'ai pas besoin de camarades ! Je me fiche d'être accompagnée pour deux jours, la solitude ne me fait pas peur. Je me presse alors lorsque le groupe avance pour rentrer dans une salle, me fondant dans la masse, pour mettre le plus de distance possible entre elle et moi. J'espère qu'elle va comprendre.
— Vos soldats sont importants. Autant que votre équipe, alors démenez-vous pour les garder vivant. Ce doit être votre but, juste après réussir la mission qui vous a été confiée.
Je regarde à l'extérieur, par la fenêtre à côté de laquelle je me suis assise. J'ai pu me place dans les rangs de tables du fond – heureusement sinon je me ferais certainement disputé. Ma tête est posée sur ma main, je pense que je vais avoir la trace de mes doigts sur ma joue droite. La théorie ne m'intéresse pas. Je suis là uniquement pour combattre et ainsi recevoir mon grade. Pas pour apprendre que la vie de ses subordonnée est importante, parce que cela tombe sous le sens, pour des Humains.
Asoka s'est assise à côté de moi. Elle prend frénétiquement des notes, si vite, que je vois à peine son stylo voler sur la feuille blanche qui se couvre peu à peu d'une écriture ronde et soignée. Elle me jette quelques regards bleus et limpides à la dérobée, vérifiant si je prends des notes et fronce les sourcils en me voyant indifférente. Je n'ai toujours pas vu son arme, contrairement à celles des autres soldats du groupe qui les comparent entre eux et en se vantant d'avoir la meilleure.
Je vais devoir patienter tout la fin de l'après-midi – qui commence tout juste. En plus, les postulants dorment sur place. Soit : pas de bataille d'oreillers, ni de délicieux petits déjeuners avec double portion. J'imagine, qu'en plus, Asoka va me coller. Pourvu qu'elle ne parle pas pendant son sommeil et ne fasse pas de cauchemars comme une gamine !
Enfin Narumi frappe dans ses mains sèchement dans ses mains, et je me redresse brusquement, tandis que sa camarade passe dans les rangées et distribue une feuille. Je prends négligemment la mienne et la regarde. Je ne peux retenir un « hein ?! » de surprise : un test ! Un des garçons de son équipe efface le tableau noir rempli d'écritures, les solutions. Mais… Mais non, ce n'était pas prévu comme ça ! Je jette des regards inquiets autour de moi, mais tous sont penchés sur leur feuille et griffonnent.
Je prends le stylo sur ma table, hésitante. Asoka capte mon regard, et me sourit. Elle commence ensuite à cocher les cases des vingts questions distribuées. Je ne sais répondre à aucune d'elles… Or, il faut réussir la première épreuve pour passer à la suivante, j'avais oublié…
Asoka s'arrête. Elle a visiblement terminé : elle pose son stylo sur la table. Elle jette ensuite un discret coup d'œil à la mienne pour voir où j'en suis. Puis, cherche en tournant la tête l'équipe qui nous surveille et elle me tend sa feuille rempile. J'hésite un instant et recopie ses réponses avec précipitation. Bon, j'ai peut-être tiré un jugement hâtif sur elle, après tout…
Enfin, nous nous dirigeons vers la sortie après avoir rendu nos feuilles à l'un Narumi. Une des formatrices nous emmène aux dortoirs filles vides pour le moment : nous sommes les premières à sortir de l'examen. Elle nous annonce l'heure du repas et s'en va, nous laissant nous installer tranquillement, fermant la porte derrière elle.
Même si elle m'a aidé, je n'ai pas l'intention de faire amie-amie avec une enfant de quinze ans qui se comporte comme une gamine. Demain, il y aura les combats – après un cours de tactique – et j'ai l'intention de leur prouver à tous ma valeur, surtout que c'est l'épreuve la plus importante. C'est, en effet, elle qui donne le droit ou non aux deux grades : les deux meilleurs. Je compte être la première.
— Bien, vous avez à peu près tous réussi la première épreuve : la plupart d'entre vous sont encore là. Les absents sont les recalés. Nous avons donc corrigés vos tests de tactiques, comme prévu. Nous allons annoncer les recalés, j'attends simplement la liste.
La plus jeune de l'équipe formatrice s'avance vers l'estrade. Elle rajuste ses lunettes, puis lui tend une feuille, celle qu'elle a dans la main. Je suis parfaitement détendue : je sais que je n'en fais pas partie. J'ai écouté leurs cours ennuyants et ai rempli sans hésitation ma feuille, décidément c'est trop facile, ou ils sont tous nuls, au choix.
J'écoute distraitement Narumi annoncer des noms. Les concernés s'en vont, les épaules voûtées de déception et le regard au sol, les joues légèrement rougies. Un rictus moqueur apparaît sur mes lèvres, tandis qu'Asoka a un sourire attristé et ses sourcils s'abaissent. Elle tente pourtant de rester impassible, de faire comme moi. Je lève les yeux au ciel.
Si elle fait preuve d'autant de pitié et… d'Humanité, elle ne va pas pouvoir passer le dernier Test. D'après ce que je sais, nous sommes séparés en deux groupes et il y a des combats dans chacun d'entre eux. Puis, les gagnants de chaque groupe s'affrontent et ces derniers reçoivent le grade de sergent. Peut-être aurais-je le plaisir de l'affronter.
Bien sûr, les démons sont autorisés, les combats seront comme des véritables sur le champ. Je vais pouvoir utiliser mon second katana – si besoin… – sans aucun souci en le faisant passer pour une capacité de mon démon imaginaire. Reste à espérer qu'ils ne repèrent pas l'absence de mes tatouages sur la joue.
— Ashuramaru, tu viens combattre ou tu préfères rester plantée là ? Me demande gentiment la jeune fille.
Je hoche la tête, grommelle une explication intelligible en regardant ailleurs et suis le groupe. Je vérifie la position de mon katana à la ceinture en plaçant ma main dessus. Je remarque alors que le jeune fille fait tourner nerveusement son bracelet brésilien noir et vert autour de son fin poignet. Ses doigts ne s'en détachent pas jusqu'à la pancarte d'affichage du groupe. Son porte-bonheur ?
Nous regardons les listes des groupes. Je n'affronterai pas mon pot-de-colle personnel : nous sommes dans les deux groupes différents. Je la salue négligemment de la main en me retournant, et rejoins mes adversaires. Je dégaine et rengaine aussitôt.
Les six du groupe me regarde narquoisement et avec curiosité : une fille d'à peine un mètre cinquante et aux yeux rouges, passer le grade de sergent ? « Facile à battre », voilà la catégorie dans laquelle je viens d'être classée. La jeune femme qui m'a amenée au dortoir présente les premiers combats.
Mon premier adversaire se jette sur moi, épée au poing et le regard dur. Je ne peux effacer le sourire réducteur de mes lèvres. J'évite ses attaques sans problème, même quand il appelle son pitoyable démon de seconde classe. Je gagne sans aucune difficulté.
Ainsi que les cinq autres. Et oui, ne pas se fier aux apparences est une morale très utile. Je dois affronter le gagnant du second groupe. Je ne sais pas qui c'est : nous sommes dans deux salles différentes.
Je me demande – je ne sais pourquoi – comment s'en sort la petite Asoka, je ne peux pas la surveiller, mais enfin… je m'en fiche. L'un des membres du groupe des formateurs est allé prévenir Narumi que nous avons fini.
Le second groupe rentre dans la pièce. Pour une fois, Asoka ne vient pas se coller à moi et reste loin de moi, regardant ses pieds et les joues rouges. Je plisse les yeux, elle est en bon état et n'a pas de blessures – contrairement à ses camarades de groupe. Elle joue encore avec son bracelet, et l'observe passionnément.
— Donc, j'annonce que le dernier combat sera… Ashuramaru du premier groupe contre… – j'adore le suspens comme ça – du second groupe… la petite Asoka !
Hein ?! On parle bien de la même Asoka, de la même petite fille de quinze ans, rayonnante et inquiète pour les autres ? Comment pourrait-elle gagner cinq combats ?
Je m'avance pourtant, implacable, vers elle. Elle me sourit timidement, tandis que je la jauge du regard, cherchant des points faibles. L'aurais-je aussi mal jugée ? Je dégaine mon katana, le prends à deux mains et le place devant moi. Quelle est ton arme, gamine ?
Elle saisit son bracelet pendant que je me mets en position défensive, et l'arrache sèchement. Les fils laissent une fine trace rouge dessus. Soudain, celui-ci se regroupe, et, dans une nuée de flammes se transforme… en une énorme lance : la lance doit faire au moins cent-vingt centimètres de long, en un étrange métal brun, et la pointe, une quarantaine ! Cette dernière est composée de différents types de métal clairs. Elle comporte en la même matière une sorte de garde.
Au lieu de la saisir comme je m'y attends, et de se positionner sur ses pieds, Asoka lève son bras gauche, et baisse sa main. La pointe se dirige alors droit sur mon cœur. Je crispe les mâchoires : comment est-ce possible ? Pourquoi dirige-t-elle son arme avec sa seule main ?
Je me propulse vers elle, la fixant froidement. Elle baisse la main, comme si elle laissait tomber quelque chose. J'évite la lance qui fond sur moi. Elle bouge la main sur le côté, vers la droite. La lance tournoie alors sur elle-même pour m'attaquer de nouveau. Elle me blesse à l'épaule, je cache ma blessure pour la laisser se refermer à l'abri des regards.
Je tente alors de m'approcher d'elle, je blesse la jeune fille à l'épaule. Elle pousse un petit cri de douleur et de surprise : elle n'a pas l'habitude d'être blessée. Du sang coule légèrement de la blessure. Elle me fait reculer en attaquant avec sa lance, plus vite.
— Chastiefiol, donne-moi de la force !
Les tatouages grimpent sur sa joue, et la lance devient comme possédée et mue d'une force propre. Très bien, rentrons dans son jeu : je fais comme si j'appelais un démon, et fais apparaître le deuxième katana dans ma main.
Alors, ses coups puissants et difficiles, deviennent esquivables. Je m'arrête au dernier moment avant de les tuer : sa lame a arrêté mon premier katana, tandis que le second est pointé sur le cœur, légèrement appuyé sur sa poitrine, mais sans la blesser.
Elle lève les mains et serre son poing gauche. La terrible lance disparaît, et redevient son bracelet noir et vert qui se rattache automatiquement à son poignet. Je souris : la victoire est bel et bien mienne. Je suis, comme je l'avais parié, sergent. Sergente Ashuramaru, je dois avouer que ça sonne plutôt pas mal !
Narumi s'avance vers nous, puis brandit mon poing dans le ciel, tandis que mon deuxième katana disparaît, et que je range le premier dans son fourreau. Il saisit alors une médaille sur le coussin blanc que lui tend sa coéquipière, et attache la distinction sur mon uniforme. Puis, il se tourne vers Asoka et fait de même avec elle.
Après cela, celle-ci s'approche de moi, penche la tête sur le côté et me sourit :
— Félicitations, Ash ! Tu es vraiment puissante, dis-moi ! Je suis contente d'avoir passé ces deux avec toi. Dis moi… on est amies, hein, dis, maintenant ? Je ne me trompe pas ?
— Disons plutôt qu'on est proches, accordé-je… OK, à la prochaine, seconde ! J'espère qu'alors tu prendras ta revanche et je serais fière de toi, n'est-ce pas ?
Et, vous y croyez: ça fait dix semaines que vous suivez cette fanfiction! :) pas mal, hein, et environ 80 pages!
Bon, allons y, Alors, vous avez peut-être vu la référence au Sablier: Shimane c'est la ville où se situe l'histoire. Mais aussi à Nanatsu no taïzaï avec la lance et le nom du démon (qui dans le manga, et le nom de la lance). Et Asoka veut dire rayon de soleil - merci Elisa!
