14. La prophétie mystérieuse
L'été 1979, fut l'un des plus chaud que Lily ai souvenir d'avoir vécu. Entre l'atmosphère pesant qui régnait et la canicule que la météo infligeait, il n'était pas question de profiter. Le manque d'effectif se sentait de plus en plus et le recrutement devenait difficile du fait que les gens se méfiait de toute le monde après que des noms réputés aient été mis en relation avec le terme « mangemort ». James étant de sang pure, il fut tout aussi suspecté que Bellatrix elle-même sans qu'il puisse se révéler comme membre de l'ordre du Phénix. La maison de ses parents en fit d'ailleurs les frais de quelques vandalisme en représailles posthume d'une catégorie de personne élitiste. Même si James enrageait de voir ça, il tenta tout de même de repérer ses résistants dans l'âme pour les incorporer mais il dut se résigner à un défoulement spontanée sans suite plutôt qu'à une dévotion frustrée. Heureusement, la tombe de ses parents n'avaient pas eut ce mauvais traitement et lorsqu'il y revient avec Lily avait de leur présenter officiellement sa femme, Lily sentit bien que James commençait à être fatigué de jouer au fort. Sachant qu'il ne pleurait jamais devant elle, Lily lui murmura son envie d'aller se recueillir dans la petite chapelle et l'embrassa sur la joue. Sans se retourner, elle put parfaitement entendre les pleures de son mari le submerger et elle prit sur elle de lui laisser cette intimité. Lorsqu'il la rejoignit, seul la légère rougeur des yeux pouvait le trahir devant un visage redevenu sérieux, déterminé et à la fois heureux de vivre. Il prit alors sa femme dans ses bras, la serra fort, lui murmura qu'il l'aimait plus que tout et le soir même, il lui annonça sa volonté de vivre enfin qu'à deux, loin du QG.
Même si Sirius fit semblant d'être ravi de cette décision, Remus et lui savait parfaitement que la fin des Maraudeurs venait de s'enclencher d'une certaine manière. Entre Peter qui passait son temps à se faufiler entre les murs et à jouer avec leur nerf à être toujours introuvable, James qui volait à présent de ses propres ailes, il ne restait plus que ces deux là pour faire mémoire à leur amitié. Ils se virent toute fois lors des missions car ils se savaient efficace ensemble et bien souvent Lily avait plus l'impression de vivre avec quatre homme qu'avec un seul mais elle avait accepter cette donne. Au fil du temps, Sirius et Remus était devenus comme des beaux-frères pour elle, et même si elle avait encore par fois du mal avec Peter, elle faisait l'effort de ne pas le montrer. Elle aimait de toute façon cette nouvelle famille d'adoption et la chérissait comme si c'était celle qu'elle avait toujours eut. Remus put d'ailleurs voir à quel point elle lui était dévoué avec le soin qu'elle prenait à lui préparer ses potions en prévision de la pleine lune. Grace à elle, il put faire face à sa nature plus sereinement et il lui offrit une reconnaissance éternelle. Début décembre de cette année là, il put d'ailleurs lui rendre ce service inestimable lorsqu'elle fut légèrement malade.
Après un repas où Hagrid et les Londubat assistait, Remus la vit palir d'un coup et se lever aussi discrètement que possible, feignant d'aller à la cuisine. Il fit presque le même jeu qu'elle et la retrouvât penché sur la table de la cuisine, tentant de reprendre une certaine contenance. Il posa alors sa main sur l'épaule et lui demanda comment elle allait. Lily savait qu'il était inutile de mentir et lui répondit simplement que ça allait passer. Et comme prévu, les couleurs revirent rapidement sur le visage de la jeune fille et tous les deux revinrent les mains pleine de bonne chose dans la salle à manger. Néanmoins, lorsque Rémus vit Alice être aussi palote que Lily, il commença à avoir des soupçons. Lorsque Franck et Alice annonça qu'ils attendaient un heureux évènement, Remus regarda Lily tout de suite et remarqua un étonnement suivit du mouvement de main se plaçant instinctivement sur son ventre. Il lui sourit, elle le vit et lui rendit et Remus fut semblant d'être surpris quand ce fut au tour de James d'avoir l'air aussi idiot que Franck face à une paternité à venir lors du repas de Noël.
- J'ai eut l'impression que Remus savait, remarqua quand même
James, une fois avoir saluer ses amis.
- Il a un instinct
développé, argumenta Lily tout en finissant de
ranger.
- Laisse, vient te reposer, je finirais, proposa-t-il
alors avant de la prendre dans ses bras. Lily... C'est mon plus beau
cadeau de Noël que tu viens de m'offrir là... J'avoue y
avoir pensé mais avec cette guerre, je n'ai jamais osé
t'en parler. Je pensais que c'était mal venu de penser à
fonder une famille en ne sachant pas si on pourrait la voir grandir.
- En même temps, James, on a rien fait pour que ça
n'arrive pas non plus, souligna malicieusement Lily, ce qui fit rire
légèrement son mari.
- Ca va être de ma faute
maintenant, se moqua-t-il.
- Non, James, cette enfant à venir n'est que providence...
Elle nous donnera davantage l'envie de nous battre pour lui offrir un
avenir calme, serein et tolérant...
- Elle? Reprit-il avec
un air sadique. Tu préférerais un « Elle »
?
- Elle pour providence, James! « Il » ou
« elle », franchement, du moment que cet enfant
est en bonne santé et le fait qu'il soit le notre, me suffit
amplement...
- Lily... je sais que ce que je vais te dire ne vas
pas te plaire mais... Ecoute, je serais soulagé si tu ne nous
accompagnait plus à présent...
- Compte s-y Potter!
Pesta-t-elle avec la même intonation qu'elle pouvait prendre à
Poudlard, ce qui fit soupirer presque avec nostalgie James. Si tu
crois que tu vas te débarrasser de moi et de mes états
d'âmes sous prétexte qu'il y a la guerre, des mangemorts
et que je risque de mourir, je te préviens que c'est moi qui
te tuerais si tu me laisse seul en arrière! Tu m'as mise dans
cet état, tu assumes! S'amusa-t-elle à répondre
histoire de détendre l'atmosphère avant de lui murmurer
à l'oreille qu'elle ferait bien plus attention qu'il ne
pourrait le faire lui-même.
- Tu me le promets?
- Sur la
vie de notre fille! Sourit-elle en sachant pertinemment que James
espérait un fils.
- Hé!!! S'écria-t-il avant
de lui courir après jusqu'à leur chambre où la
bataille se termina en traité de paix des plus passionné.
Au nord de la Grande-Bretagne, Sybille Trelawney rangeait ses affaires avec peu de soins. Elle avait reçu un hibou la prévenant du décès de la seule tante qui lui restait et un sentiment de panique l'enveloppa. Sans savoir où, elle sentait un besoin viscéral de partir au plus loin possible. Seulement, sac en main, elle s'arrêta à la Tête du Sanglier à Pré-au-lard lorsqu'une tempête de neige tomba sur le village. Elle s'installa dans un coin reculé, un peu apeuré des clients de cet établissement, puis demanda un jus de citrouille très timidement au tenancier. Celui-ci fit alors signe à son frère où il pouvait trouver sa fugitive et Albus Dumbledore se retrouva alors face au destin.
A peine l'avait-il raisonné avant de lui proposer un poste d'enseignante à Poudlard, justifié par son ascendance avec une grand médium, il vit alors Sybille Trelawney devenir comme possédée. Le regard vitreux, la voix roque, elle prononça la prophétie qu'Albus lui savait capable. « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le seigneur des ténèbres le marquera, en fera ainsi son égal. Mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois… » Ce qui n'était pas forcément clair pour une autre personne qu'Albus, l'était totalement pour lui. Tout en regardant Sybille reprendre le contrôle d'elle même comme si elle n'avait pas souvenir des secondes précédentes, le directeur de Poudlard comprit qu'il était d'une importance capital que Voldemort ne tombe pas sur cette prophétie. Il impose donc à sa protégée de rester à Poudlard pour sa sécurité et celle-ci ne s'oppose pas franchement à son retour aux châteaux. Albus observa néanmoins les clients du pub tout en conduisant Sybille vers la sortie et ne remarqua néanmoins pas la présence d'un homme encapuché qui prenait un verre non loin de là où ils étaient assis. Alors que Dumbledore consignait la prophétie dans sa pensine en attendant d'en savoir plus, puis en envoya une copie sans savoir qui des deux enfants probables serait concerné.
Le feu vert se consumant petit à petit dans la cheminé où Severus Rogue venait de paraître, sachant que son savoir serait déterminant, l'auditeur imprévue de la prophétie s'empressa de le répéter à celui qui était son maître ce qu'il avait pu entendre. Un fracas de verre qui se brisait au sol lui laissant penser que ce n'était peut-être pas la totalité de la prophétie ne l'empêcha pas d'affirmer être sur de lui. Il était si fière de monter en grâce devant une Bellatrix verte de jalousie qu'il ne fit pas part de ses doutes. Néanmoins, de mémoire de mangemort, nulle autre soir que celui-ci fut témoin d'une colère aussi importante de Voldemort. Très vite, la recherche de femme enceinte accouchant pour juillet fut lancée et lorsque Rogue entendit le nom de Lily Potter, un remord sans précédent l'envahit. Non seulement il savait James Potter assez prétentieux pour pouvoir prétendre être le géniteur de celui qui pourrait tuer son maître mais à cela, il avait surtout conscience que si c'était bien l'enfant de Lily qui serait concernée, celle-ci ne permettrait sa mort sans en avoir donné la sienne avant. Il se rendit compte alors qu'il avait été l'instrument de mort de celle qu'il avait toujours aimé en secret.
