- Oï Hikari.

- Hm ?

- Rappelle-moi ce qu'on fout dans une allée sombre encore, grogna Kanda.

- Des Finders ont mystérieusement disparus dans cette allée là et n'ont jamais êtes retrouvés. Innocence ou pas, on doit enquêter.

- Tch. Quelle bande d'incapables.

- J'suis d'accord.

Les deux japonais marchaient dans l'allée, en essayant de voir s'il y avait des indices ou des choses pouvant les mener aux Finders sans utiliser la Lumière de Seika pour ne pas attirer l'attention.

Soudainement, Seika sentit une main contre sa bouche et un bras entourer sa taille. Son dos se retrouva plaqué contre quelque chose de dur.

- Chut. Il y a deux mecs baraqués qui arrivent.

Seika reconnut la voix de Kanda. Elle était plaquée contre le torse de son camarade. La jeune femme rougit furieusement en inhalant la douce odeur de fleur de lotus qu'émanait Kanda. Elle reprit rapidement ses esprits en voyant les deux hommes passer devant eux et tapota doucement la main du japonais qui était encore sur sa bouche. Il la regarda et enleva sa main, sans pour autant dégager son bras autour de sa taille.

- Darkness, fit-elle dans un soupir.

Ses yeux devinrent violets et l'obscurité entoura les deux japonais. Seika fit signe à Kanda d'approcher sa tête de la sienne.

- On va les suivre. Ils savent peut-être où sont les Finders, fit-elle doucement à son oreille.

Kanda hocha la tête.

- Hum... Kanda ?

- Quoi ?

Seika semblait gênée.

- Tu... Tu pourrais me lâcher s'il te plaît ?

- Tch.

Kanda libéra sa prise de camarade et suivit les deux hommes. Seika soupira et fit de même, pour ne pas le perdre de vue et ni briser le cocon d'obscurité autour d'eux.

Ils étaient arrivés en Italie il y a quelques heures seulement. Durant la totalité du trajet maritime et la majeure partie de celui en train, elle n'avait cessé de caresser distraitement la peluche avant de jurer en japonais. Elle s'était reprise et s'était concentrée sur le Finder. Elle avait alors appris qu'il s'appelait Frantz et qu'il était d'origine allemande. Il lui avait alors décrite la situation dans la petite ville de campagne et leur mission.

- Attends, attends, si j'ai bien compris : une activité étrange a été signalée et plusieurs personnes dont des Finders ont disparu ?

- Oui.

- Tch. J'espère qu'il y a au moins une Innocence à la clé, avait grondé le kendoka.

- Idem, avait-t-elle soupiré.

- On verra bien sur place, avait déclaré Frantz, pragmatique. En tout cas, nous sommes arrivés : descendons.

Ils avaient quitté la gare et rejoint leur hôtel. Une fois s'être individuellement installés dans leur chambre respective, ils s'étaient réunis autour d'une table. Frantz avait tendu une carte du village avec une multitude d'indications à la paire japonaise.

- Tenez et partons enquêter séparément. Si je trouve quelque chose, je vous contacte par radio.

Il s'en était allé, les plantant là.

- Faut que je demande un golem à Komui aussi.

- Ce serait une bonne idée. Allez viens Hikari.

C'est ainsi qu'ils s'étaient tous les deux retrouvés dans cette allée sombre, présentée comme un lieu suspect voire dangereux sur la carte, du fait des disparitions répétées. Ils suivaient à présent deux armoires à glace qui traversaient la ruelle sans crainte.

- Tiens, dit l'un d'eux. T'es qui toi ?

- N-Ne vous occupez pas de moi...

La japonaise reconnut la voix chevrotante de leur collègue.

- On va te faire ta fête, déclara soudainement l'autre.

On entendit des craquements de doigts et le Finder marmonner quelque chose d'inaudible. Ne pouvant rester impassible, la japonaise activa sa Light et courut rejoindre les trois hommes un peu plus loin.

- Laissez-le tranquille ! intervint-elle alors.

- T'inquiète poupée : on s'occupe de toi après.

- Pardon ?! J'ai mal entendu ?!

- Mais c'est qu'elle est sourde cette gamine !

- Je pense avoir plus de maturité et d'intelligence que vous. Salopards !

- Hikari, souffla Kanda après l'avoir rejoint.

- Tu nous as appelés comment là ?! s'écrièrent-ils.

- Mais c'est qu'ils sont sourds ces nigauds !

Le premier malabar se jeta sur elle, fou de rage, tentant de lui asséner un coup de poing. Elle para l'attaque en bloquant son bras et frappa dans le coude du bonhomme qui hurla de douleur. Rapide, elle en profita pour lui donner un coup dans la carotide. L'agresseur tomba sur le côté, momentanément neutralisé. Seika n'attendit pas une seconde de plus pour s'en prendre au deuxième homme en lui envoyant un énorme coup de pied dans la mâchoire. Sa tête faillit faire un tour complet et il se cogna au mur à côté de lui, les deux mains sur son visage. La japonaise se frotta les mains, satisfaite, et adressa un sourire rassurant à Frantz.

- M-Merci ! lui dit-il, ému.

- Tch. Qu'est-ce que tu foutais là ? lui demanda durement le kendoka.

- Yami, je pense qu'on a eu tous les trois la même idée. Et puis, quelque chose de bizarre se dégage de ce mur là.

Seika désigna la cloison contre laquelle s'adossaient les deux agresseurs. Elle vit sur la main de l'un d'entre eux un pentagramme renversé. Elle se plaça devant eux et attrapa l'une des mains. La japonaise se concentra sur la marque et comprit alors.

- Ces deux-là sont manipulés par un Akuma, révéla-t-elle en soupirant. Et les personnes disparues se trouvent derrière ce mur, également sous l'emprise de l'Akuma.

- Pourquoi fait-il cela ?

- J'en sais rien Frantz mais faut trouver le levier pour les sortir de là.

- Tch. Tu peux pas casser ce mur ? Ce serait plus rapide.

- Avec mon manque de maîtrise, ce serait trop risqué Yami...

- Gaki servira à quelque chose alors.

-...

Seika et Frantz tâtonnèrent le mur jusqu'à ce que le Finder appuie sur une pierre et active un mécanisme. Un pan du mur disparut et les trois membres de l'Ordre Noir virent une masse de personnes, visiblement endormies les unes contre les autres. Ils s'avancèrent et constatèrent la présence d'un pentagramme renversé sur le dos des mains.

- Frantz, appelle le maire pour qu'il installe un campement dans une auberge ou autre. Et qu'il envoie des forces de l'ordre pour les deux nigauds dehors là.

Aussitôt dit, aussitôt fait. La demi-heure suivante, toutes les personnes retrouvées étaient allongées et examinées dans des lits dans le hall de la mairie et les deux malabars étaient coincés dans le bureau du maire, en compagnie de celui-ci, des deux Exorcistes et de deux policiers.

- Où est l'Akuma ? demanda Kanda sans perdre de temps.

- L-Le maître ne vient que la nuit...

- Qu'est-ce que vous faites pour lui ?

- On fait du repérage... On enquête... On surveille le dortoir...

- Vous enquêtez sur quoi ? s'enquit la japonaise.

- Une pierre précieuse qui aurait des propriétés magiques...

Les trois membres de l'Ordre se regardèrent et le même mot leur vint à l'esprit. 'Innocence !'

- Et pourquoi les personnes qui étaient dans le fameux dortoir sont dans un tel état ? ajouta l'allemand.

- Le maître utilise d'autres personnes pour que les recherches aillent plus vite... La journée, elles dorment... mais la nuit, elles déambulent dans les rues, sous le joug du maître.

- Il vient tous les soirs ce maître ?

- Oui... il apparaît tous les soirs sur la place.

- À minuit pour être exact, ajouta difficilement son comparse, ayant mal à la bouche.

- Bon, Yami : je sais ce qu'on va faire ce soir !

- Allez vous reposer, leur dit Frantz. Vous aurez besoin de force cette nuit. Je vais prévenir le QG.

- Tch. Cette mission sera vite bouclée en tout cas.

Ils étaient sur le point de prendre congé lorsque Seika se souvint de poser une question importante :

- Ah et vous avez trouvé l'emplacement de la pierre magique ?!

- Presque, répondit l'homme qui avait été touché au coude. On sait qu'elle se trouve dans le quartier de la mairie mais où exactement on sait pas...

- Merci !

Ils purent s'en aller. En sortant, ils firent le tour du quartier où se trouve l'Innocence. Seika y repéra une confiserie, une bijouterie, une librairie et un magasin de jouets, lui faisant directement penser à Thénène.

- Faudra que je repasse par ici, marmonna-t-elle. Même si l'Innocence n'est pas dans le coin...

- Pourquoi ? l'interrogea le Finder qui l'avait entendue.

- Pour faire des cadeaux à une certaine gamine...

Il sourit simplement et le groupe retourna à l'auberge. Les deux Exorcistes montèrent dans leurs chambres et s'y enfermèrent. Pendant des heures, Seika resta allongée, la peluche préférée de sa sœur contre son cœur.

- Gné... Mon Titi...

Elle se demanda comment était la situation à la Congrégation, si sa sœur n'avait pas déjà fait une crise de panique. Elle s'ennuyait seule dans sa chambre et aurait largement préféré que son concentré de joie insupportable lui tienne compagnie. Elle l'aurait embêté, gênée, énervée ou lui aurait juste sauté dessus pour avoir un câlin et s'endormir dans ses bras. Ou encore, elle se serait simplement calée contre elle, un livre à la main.

La japonaise espérait trouver un livre intéressant dans la librairie. Elle avait une désagréable impression de déjà-vu. Plongée dans ses réflexions, elle s'assoupit. Quelqu'un frappa à la porte et la réveilla. Seika se traîna pour ouvrir la porte et tomber nez à nez avec le Finder. Comprenant qu'elle était entrain de dormir et qu'il l'avait réveillé, il piqua un fard.

- Il est vingt-deux heures trente, venez manger quelque chose avant de partir.

- J'arrive, merci de m'avoir prévenue.

Elle referma la porte sur lui et se prépara en moins de cinq minutes. Elle rejoignit les deux hommes qui soupaient silencieusement. À vingt-trois heures et quart, les deux japonais s'en allèrent, le Finder restant en retrait. Ils s'arrêtèrent à une rue ou deux de la place et attendirent l'arrivée du l'Akuma. Comme l'avait dit l'un des brigands, les personnes possédées circulaient dans le village, se réunissant sur la place. Seika s'assit en tailleur et ferma les yeux, méditative.

- C'est pas le moment de dormir Hikari.

- Je ne dors pas : je me prépare, j'essaie de me concentrer pour ressentir l'arrivée de l'Akuma, je réfléchis.

- À quoi ? Gaki ?

La sœur de Gaki rougit furieusement, donnant ainsi raison au kendoka.

- Tch, Thénène a raison : faut que tu penses à toi.

- C'est plus fort que moi : je peux pas m'en empêcher. Enfin là, ça va : je sais qu'elle est en sécurité.

Le jeune homme se frappa le front de sa main, excédé par le comportement de sa camarade. Un jour, il lui apporterait une multitude de problèmes. Nullement vexée, Seika se concentra de nouveau et sentit une présence foncièrement négative. Elle regarda alors le groupe de composé d'une vingtaine de marionnettes et l'aperçut. Avec son gros ventre, il n'était pas si effrayant mais ses yeux et son sourire étaient peu rassurants. Pour ne pas perdre de temps, les deux apôtres de Dieu se dirigèrent vers la place, sous les yeux des personnes présentes.

- Tiens, des invités ? ricana le démon.

Ils ne relevèrent pas et analysèrent le champ de bataille. Soudainement, Kanda s'élança, Mugen dégainée. Mauvaise idée car l'Akuma ordonna aux humains d'attaquer. Réactive, Seika rattrapa son confrère et l'arrêta dans sa progression en érigeant un mur entre eux et leurs adversaires.

- Tu fous quoi Hikari ?

- On ne peut pas blesser les humains j'te rappelle.

- On ne peut pas laisser l'Akuma s'échapper non plus.

- On doit les neutraliser sans leur faire de mal, dit pensivement la jeune femme. Tu me fais confiance ?

- J'suis bien obligé.

- Dis y'a pas un point d'eau quelque part ?

- T'es aveugle ? Y'a une fontaine juste sous l'Akuma.

Seika s'empourpra de honte et de gêne avant de détruire le dôme.

- Vas-y !

Elle envoya une bourrasque sur les humains qui s'étaient agglutinés, les faisant reculer et perdre l'équilibre. Ayant le champ libre, l'épéiste fonça sur l'Akuma qui l'attendait fébrilement. Sa camarade attira l'eau à elle et la fit tournoyer autour d'elle, vigilante. Les soldats du démon se relevèrent rapidement et se jetèrent sur elle mais ils furent éjectés par le bouclier. Seika le fit alors exploser, le liquide éclaboussant ses assaillants. Puis elle lança un vent froid qui solidifia l'eau, la transformant en glace. Elle les avait gelés.

Elle chercha ensuite son partenaire et le vit affrontant ardemment la création du Comte Millénaire sur le toit d'une maison. Elle se joignit à lui, activant son Innocence. L'Akuma vit alors que Seika avait maîtrisé ses esclaves et se mit en colère.

- Sale fouteuse de merde !

- Baisse d'un ton : j'suis pas ta pote !

Les deux se livrèrent à un combat violent, délaissant le kendoka qui n'appréciait pas la tournure des choses. Il interféra et capta l'attention du monstre, lui découpant un bras. Cela ne le ralentit pas pour autant : il lui en restait un. Toutefois, il était moins équilibré et plus vulnérable aux attaques des deux Exorcistes. Conscients de sa pénalité, les deux japonais devinrent plus violents et finirent par le coincer.

Dans un acte désespéré, l'Akuma essaya de blesser Seika mais Kanda s'interposa et prit le coup à sa place.

- Yami ! s'écria-t-elle en se tournant vers lui.

Le monstre voulut prendre la fuite mais la japonaise le capta du coin de l'œil et se jeta sur lui, plantant son poing dans sa face. L'Akuma explosa sous ses yeux en même temps que les marques de possession sur ses victimes disparaissaient. La jeune femme se précipita aux côtés de son partenaire qui se tenait le ventre, du sang recouvrant sa main.

- Ça va ?

- T'inquiète.

Elle l'aida tout de même à se redresser. Ils retournèrent sur la place et Seika redonna à l'eau son aspect initial, délivrant les personnes anciennement sous le contrôle de l'Akuma. Elles se redressèrent et se mirent à paniquer, ne se souvenant pas de ce qui s'était passé ces derniers jours. La fille aux yeux bridés dut élever la voix pour se faire entendre et écouter de tous ainsi que de leur donner les indications à suivre.

Premièrement, ils se dirigèrent tous à l'auberge, où elle y déposa le japonais. Frantz lui assura qu'il soignerait les blessures du kendoka puis Seika mena le groupe jusqu'à la mairie. Elle put constater que, pour sortir, ils avaient défoncé la porte principale. Peu importe, elle les mena jusqu'au maire qui espérait leur retour. Il le calma et remercia la japonaise qui prit congé rapidement. Elle retourna à leur lieu d'hébergement et, sans attendre, monta dans sa chambre et s'avachit sur son lit, exténuée. Avant de se laisser bercer par les bras de Morphée, elle s'empara du vieil ours en peluche et s'endormit avec.

Le lendemain, Seika se réveilla en douceur. Prête à finir cette mission, elle prit d'abord une douche avant de retrouver ses collègues au rez-de-chaussée.

- T'es debout ? s'exclama-t-elle, en fixant Kanda.

- Je guéris vite.

- Félicitations ! déclara Frantz. Toutes les personnes sont en bonne santé mais les Finders ont été rapatriés à la Congrégation pour avoir des examens plus poussés. Ils sont partis tôt ce matin.

- C'est une bonne chose mais, nous, on a pas fini notre mission, rappela la jeune asiatique.

- C'est vrai mais avant tout : prenez tranquillement votre petit-déjeuner.

Dès qu'ils finirent, ils prirent leurs affaires et saluèrent l'aubergiste avant de se rendre au quartier de la mairie. Ils fouillèrent mais ne trouvèrent rien, les décourageant bien vite. Se remémorant de ce qu'elle s'était dit la veille, Seika entra tour à tour dans la confiserie, la bijouterie sans y acheter quelque chose et la librairie dans lesquelles elle fit quelques achats, accompagnée du Finder car Kanda ne voulait pas perdre de temps.

Elle fut bien surprise de trouver un ouvrage unique en son genre dans la librairie et négocia fermement le prix, l'achetant pour trois fois moins cher. En le voyant, elle comprit qu'elle était déjà venue ici.

- Vous êtes forte en négociation, s'extasia Frantz.

- On m'a appris quelques trucs. Le magasin de jouets est le dernier ensuite nous rentrons.

- En effet et nous sommes larges dans le temps : le train prend le départ dans une heure et demi.

Ils pénétrèrent dans l'établissement et furent frappés par la beauté du lieu, illuminé par un magnifique chandelier. Ils furent d'autant plus intrigués lorsqu'ils remarquèrent la pierre verte au centre de celui-ci. La japonaise prit un ours en peluche d'un blanc immaculé avec, autour de son cou, un ruban rouge noué.

Sous le charme, elle s'empressa de rendre en caisse. La vendeuse qui était une vieille femme au visage franc sourit en voyant le jouet.

- Vous comptez l'offrir à votre compagnon qui est à l'extérieur ? s'enquit la dame en parlant de Kanda.

- N-non, c'est pour ma sœur...

- Ah ha, cependant un peu de douceur ne fera pas de mal à ce jeune homme.

- Sûrement... Enfin, vous savez d'où provient le joyau central du chandelier ?

- Il me vient de ma mère qui lui vient de sa mère ainsi de suite. J'aurais dû le donner à ma fille mais je n'ai aucun enfant donc j'ai décidé de l'accrocher pour lui rendre hommage.

- Ah c'est un beau geste, intervint Frantz.

- Certes, mais je m'affaiblis de jour en jour. Et ce joyau a longtemps été convoité par toutes sortes de gens ou de choses...

- Les Akuma, précisa Seika.

- Exact.

- Que comptez-vous faire ?

- Je vous l'offre jeune fille et cette peluche également, déclara la vieille en mettant le sac dans les mains de la jeune femme, passablement surprise.

- Quoi ?! Mais p-pourquoi ?

- Parce que vous prenez soin de vos proches et vous avez sauvé ce village cette nuit. Vous la méritez : allez la décrocher.

Ils en restèrent bouche bée puis le Finder réagit et prit une chaise qui traînait là. Il grimpa dessus avec précaution et décrocha délicatement le bijou. Quand il le montra à Seika, elle n'eut plus aucun doute : il s'agissait bien d'une Innocence. Ils remercièrent mille fois la bonté de la vendeuse et sortirent du magasin, satisfaits. Ils informèrent le kendoka de la réussite de la mission.

- Tch. C'est un coup de chance.

- Certes, mais n'empêche qu'on a fini notre travail. Dépêchons-nous : le train part dans une heure.

L'Exorciste aux cheveux longs lorgna le sac de courses que Seika avait en plus de sa valise.

- T'es sûre que Gaki mérite tout ça ?

- Urusai Bakanda, lui dit-elle simplement, en prenant le chemin de la gare.